Collection XIX

  • Dans tout voyage de pension, la journée du départ est précédée de plusieurs journées d'attente et de préparatifs, qui sont désastreuses pour l'étude et pour la bonne latinité. C'est que, pendant que la personne des voyageurs garde encore le logis, descend en classe et accomplit à l'ordinaire toutes les fonctions d'école, l'esprit, depuis bien des jours, est parti pour les montagnes, où il gravit, respire, s'essoure pour les cités lointaines, où il visite les musées, les théâtres, les monuments publics, où il entre à l'auberge et se garde par-dessus tout d'entrer en classe. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • (1818)
    Mon cher ami,
    Je pense sans cesse à toi ; et, étant aussi séparé de mes parents, je ressens plus que jamais le besoin d'un ami, et je n'en puis trouver tel que toi. Je ne puis me rappeler sans une douce sensation ces petites promenades que nous faisions sur le sable, et qui nous délassaient si agréablement le corps et l'esprit. La pension où je suis est, au moins, semblable à celle de M. Blériot ; mais le fils du maître de pension est un excellent jeune homme et ne manque pas de connaissances.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Considérations sur la guerre. - La critique après l'art. - Singuliers débuts de Jomini. - Première carrière eh Suisse. - Retour en France ; camp de Boulogne. - Campagne d'Ulm. - Jomini envoyé à Napoléon ; son Traité de grande Tactique.

    La guerre a été le premier état naturel de l'homme à l'origine des sociétés : guerre contre les animaux de proie, guerre des hommes entre eux. La faim était la conseillère impitoyable. Puis les haines, les vengeances, le point d'honneur, éternisèrent les guerres entre les familles, les tribus.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Ce jeudi 20 juin (1861). Princesse,Je suis touché comme je le dois du si aimable témoignage de souvenir dont vous m'honorez. Non, en effet, on ne vit plus à Paris ; c'est ailleurs qu'on respire : heureux les ombrages où l'on rêve ! Je suivrai samedi les indications que vous daignez me donner ;Et je mets aux pieds de Votre Altesse impériale l'expression de mes plus respectueux hommages. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


  • Au Cayla, 10 juillet 1832.

    Voici bientôt trois mois et demi que je suis à la campagne, sous le toit paternel, at home (délicieuse expression anglaise qui résume tout le chez soi), au centre d'un horizon chéri. J'ai vu le printemps, et le printemps au large, libre, dégagé de toute contrainte, jetant fleurs et verdure à son caprice, courant comme un enfant folâtre par nos vallons et nos collines, étalant conceptions sublimes et fantaisies gracieuses, rapprochant les genres, harmonisant les contrastes à la manière ou plutôt pour l'exemple des grands artistes.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Lorsque nous fûmes arrivés à Riom, nous commençâmes à nous reposer et à nous louer de notre voyage. Nous y fûmes si bien reçus par le lieutenant général, et nous fûmes logés chez lui avec tant de propreté et même de magnificence, que nous oubliâmes que nous fussions hors de Paris. La ville n'est pas de grande étendue, mais elle est fort agréable et fort riante ; elle n'est pas fort percée, mais les rues en sont fort larges et les maisons y sont d'assez belle apparence.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Dès l'année 1398, plusieurs bourgeois de Paris, maîtres maçons, menuisiers, serruriers, maréchaux ferrants et autres, gens de piété plutôt que de plaisir, avaient imaginé de se réunir régulièrement les jours de fête dans le village de Saint-Maur, près Vincennes, pour y représenter les traits les plus intéressants du Nouveau Testament, la conception, la passion, la résurrection de Notre-Seigneur, ou les miracles et martyres des saints et saintes les plus connus.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Après le plaisir de faire l'amour, il n'en est pas de plus grand que d'en parler, d'en décrire les ivresses, d'en rappeler les émotions, les joies et les douleurs. Aussi les héroïnes de tragédie n'apparaissent-elles sur le théâtre que flanquées d'une confidente à qui elles dépeignent leur tourment, et qui répond comme un écho aux agitations passionnées de leur âme. La contagion a gagné nos grands écrivains ; chacun d'eux se croit tenu de nous rendre compte de ses bonnes fortunes, et le public devient ainsi leur confident.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Ce 18 février 1843.
    AMSCHASPANDS ET DARVANDS, PAR LAMENNAIS. - PHÈDRE ET MADEMOISELLE RACHEL. - LES JÉSUITES.
    J'ai sous les yeux le livre de Lamennais intitulé : Les Amschaspands et les Darvands : ce sont les bons et les mauvais Génies qui se livrent la guerre en ce bas monde sous le regard d'Ormuzd et d'Ahriman, les deux puissances rivales. C'est une satire de la société actuelle et du gouvernement, entrelardée d'Hymnes mystiques sur le bonheur du passé et de l'avenir.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Appel à l'activité de la mobile. - Organisation du bataillon de l'Eure. - Départ d'Évreux pour Louviers.Le décret qui appelait toute la mobile de l'Ouest à l'activité nous fit quitter Paris le 18 juillet 1870 pour nous rendre à Évreux, où il était plus facile d'obtenir des ordres qu'au ministère de la guerre. Dans ces bureaux il y avait déjà un surcroît de besogne et une confusion d'autant plus grande que les services de la garde mobile y étaient à peine organisés.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • APRÈS une convulsion violente, l'Europe redoute de nouveaux malheurs, et sent le besoin d'un repos durable ; les souverains de toutes les nations européennes s'assemblent pour lui donner la paix. Tous semblent la désirer, tous sont célèbres par leur sagesse, et cependant ils ne parviendront point où ils veulent arriver. Je me suis demandé pourquoi tous les efforts des politiques étaient impuissans contre les maux de l'Europe, et j'ai vu qu'il n'y avait de salut pour elle que dans une réorganisation générale.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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    Ils m'ont dit, ces mortels en qui toujours j'ai foi, Ceux qui savent le Ciel et l'homme mieux que moi ; Ces poètes divins que le génie inspire Et qu'au livre du coeur, dès l'enfance, il fait lire ; D'Ossian, de Milton, jeune postérité, Qui sans cheveux blanchis, sans longue cécité, Introduits de bonne heure au parvis des cantiques, Ont dans leur voix l'accent des vieillards prophétiques ; Ils m'ont dit, me voyant dans mon âme enfermé, Malade et dévoré de n'avoir point aimé, Morne, les yeux éteints, frappant cette poitrine D'où jamais n'a jailli la flamme qui la mine, Et me plaignant au Ciel du mal qui me tuera : « Enfant, relève-toi, ton heure sonnera !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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