Les Editions Blanche de Peuterey

  • De bono conjugali, ou "De ce qui est bien dans le mariage", "De ce qui est bon dans le mariage", ou encore "De ce qui fait que le mariage est bon".
    Daté de l'an 401, cet écrit reste une référence pour l'enseignement de l'Eglise sur la vie matrimoniale. Une étude morale sur la bonté du mariage dont saint Augustin se fait le défenseur.
    Avec son style précis, l'évêque d'Hippone montre aux détracteurs de son temps que le mariage est bon. Il en profite pour rappeler ses finalités (la génération des enfants et la fidélité entre époux), et il détaille la moralité des actes matrimoniaux.
    L'Eglise s'est souvent appuyée sur cette étude de saint Augustin, et Pie XI l'utilisera en abondance pour son encyclique Casti Connubii

  • La parabole du fils prodigue est l'une des trois paraboles de la miséricorde dont parle le pape François dans sa bulle d'indiction de l'année de la miséricorde. Plusieurs auteurs spirituels lui ont consacré des écrits ou des homélies, parmi lesquels saint Augustin, saint Jérôme, et surtout saint Pierre Chrysologue, ...

  • Saint Augustin reçoit une lettre de Paulin de Nole, frère dans l'épiscopat, qui lui demande son avis sur une question « pastorale » : est-il nécessaire que les morts soient ensevelis près des tombeaux des saints ? Saint Augustin répond assez rapidement à la problématique posée, mais il ne se contente pas de cela : il veut profiter de l'occasion pour étudier plus largement cette question de nos relations avec les personnes défuntes : les défunts ont-ils besoin de nos prières ? Les défunts ont-ils besoin d'une sépulture ? Si l'on ne peut donner une sépulture à un défunt, que se passe-t-il ? Qu'en est-il des martyrs dont les corps ont été littéralement détruits ?
    L'ouvrage n'est pas macabre, mais profondément pastoral. Réfléchir sur ce que nous faisons pour les défunts nous est toujours utile. De nos jours où la mémoire des défunts se résume souvent à quelques chrysanthèmes déposés à la Toussaint (qui n'est pourtant pas la fête des morts, mais la fête de tous les saints), ou des cendres éparpillées, comme si la vie venait de s'arrêter, il est bon de lire un texte raisonné, qui nous éclaire et fortifie notre désir de prier pour nos défunts. Ce n'est que a conséquence de la foi chrétienne en la résurrection des corps et la vie éternelle.

  • Alors que le pape François vient de publier une exhortation apostolique sur la sainteté dans la vie quotidienne, on retrouve ce texte de saint Augustin dans lequel l'évêque d'Hippone commente le sermon sur la montagne, et donne, lui aussi, de nombreux conseils sur la sainteté.
    « En étudiant avec piété et avec prudence le sermon que Notre Seigneur Jésus-Christ a prononcé sur la montagne, tel que nous le lisons dans l'évangile selon saint Matthieu, on y trouvera, je pense, pour tout ce qui concerne les bonnes moeurs, un parfait modèle de la vie chrétienne ». Voilà comment saint Augustin introduit ce passage de l'évangile selon saint Matthieu.
    Notre Seigneur annonce les béatitudes, puis un ensemble de conseils que tout un chacun peut vivre et mettre en pratique. Un texte simple, dans lequel on voit que l'enseignement du Christ n'est pas un discours théorique, mais qu'il s'applique simplement à la vie de tous les jours.
    Nous reprenons au début du texte les trois chapitres de l'évangile selon saint Matthieu, pour que le lecteur puisse les avoir en tête et les retrouver facilement tout en lisant le commentaire de saint Augustin.
    Illustration de couverture par William Brassey Hole

  • A l'occasion de deux livres écrits au comte Valère, saint Augustin réfute les théories des pélagiens sur la grâce, en particulier autour du mariage. Indirectement, à travers la volonté de l'évêque d'Hippone de montrer en quoi les pélagiens se trompent, nous profitons de son exposé sur le mariage.
    Les pélagiens ne croient pas en la nécessité de la grâce, et pensent que par sa seule liberté, l'homme peut faire le bien. Ils ne croient pas au péché originel, et remettent en cause certains idées sur le mariage :

    Si le mariage est une chose sainte, l'homme et la femme peuvent-ils s'abstenir de l'acte matrimonial ?
    Si le mariage est une chose sainte, pourquoi il y a-t-il la concupiscence ?
    /> Si le mariage est une chose sainte, comment l'enfant, fruit du mariage, peut-il naître avec le péché originel ?

    Face à ces idées, saint Augustin parle de la bonté et de la beauté du mariage, en particulier dans le premier livre.
    Le second livre, plus petit que le premier, est également plus théorique. Saint Augustin a appris que le Comte Valère avait reçu de Julien, évêque pélagien, un livre qui espérait réfuter le précédent ouvrage d'Augustin. Valère a transmis partiellement ce livre à l'évêque d'Hippone, qui réfute les idées qui y sont contenues.
    « Du mariage et de la concupiscence » fait partie des livres qui exposent les notions fondamentales sur le mariage, présentées par la science pastorale de saint Augustin.




  • Pourquoi Les Confessions ont-elles fait date ? Parce qu'elles sont porteuses d'une double puissance inaugurale. Celle d'un style tout d'abord, dont Bossuet se réclamera treize siècles plus tard : une «prose poétique» incantatoire, hydraulique et entêtante. Puis celle d'un genre, l'autobiographie : le premier récit rétrospectif d'un «moi» de l'histoire de la littérature occidentale, dont Rousseau s'inspira plus tard. Mais ne nous y trompons pas, des Confessions d'Augustin à celles de Jean-Jacques, il n'est d'équivalence que du titre. L'un exalte son moi et s'accommode de ses erreurs, l'autre se tient devant son Dieu et les hommes, pour prendre la mesure du don de grâce qui lui est fait. Cette parole primordiale, à la fois charnelle et céleste, est ici magnifiquement modulée par la voix profonde et douce de Daniel Mesguich.

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