Littérature générale

  • Ce texte a un caractère d'urgence littéraire : Sainte-Beuve est le premier à introduire Leopardi en France, et celui-ci est le seul écrivain étranger dépeint dans les Portraits contemporains. La lecture de nouveaux manuscrits convainc Sainte-Beuve que s'y joue quelque chose de décisif, que sous ses yeux se présente l'ouvrage d'un grand esprit, revenu d'une Antiquité oubliée et inaccessible. Le sublime désespoir de Leopardi, sa stupéfiante précocité et son intimité avec les Anciens suffisent à fasciner. Ce que Sainte-Beuve parvient à transmettre avec une étonnante clarté : la vie de l'auteur, son itinéraire spirituel et intellectuel ainsi que les remous de son âme apparaissent si limpides que nous achevons cette lecture avec le sentiment d'être réellement initiés à la parole de Leopardi.

    Sainte-Beuve (1804-1869) fut critique, poète et romancier. A une enfance marquée par la piété familiale, Sainte-Beuve, pourtant auteur d'une somme sur Port-Royal, oppose un anticléricalisme forcené. Ami de Victor Hugo, il a plongé dans le premier romantisme. Dans La Revue des Deux Mondes, il a fait paraître ses célèbres portraits, où brille sa faculté de saisir l'âme d'une personne.

  • Daté de 1839, ce pamphlet paraît aujourd'hui absolument prémonitoire : "deux littératures coexistent dans une proportion bien inégale et coexisteront de plus en plus", y déplore Sainte-Beuve. Deux littératures : l'une, commerciale, l'autre, l'expression délicate du talent, propice à engendrer des monuments. À l'émergence de la première, plusieurs facteurs : le développement de la réclame dont peut dépendre le succès dun livre, l'"émulation effrénée des amours-propres" ou encore, plus simplement, la volonté de vivre de sa plume. L'auteur aborde des questions brûlantes à son époque mais qui nont pas cessé depuis de consumer la littérature, à savoir le mercantilisme, la collusion dintérêts entre auteurs et journalistes ou encore la démocratisation du métier décrivain. Sil se résigne à cette dernière, Sainte-Beuve désapprouve le style qui en découle. Lui défend la "bonne" littérature, celle qui serait le fruit d'un travail acharné et désintéressé. Organiser la vie des lettres, c'est tuer le talent ou, pis, l'inspiration. L'industrie culturelle qui gangrène la littérature est ici pressentie. Cette même industrie qui sera dénoncée par Benjamin et Adorno près d'un siècle après ce manifeste.

  • La collection L'Anthologie poétique vous propose de découvrir les plus grands poèmes d'écrivains célébrés ou disparus.

    Retrouvez dès à présent le poète Hégésippe Moreau, né en 1810 et décédé prématurément à l'âge de 28 ans. Il fait partie aujourd'hui des plus importants poètes français.

    À son sujet le célèbre critique français, Laurent Pichat, déclare : « Je prétends placer d'emblée cet auteur auprès de Lamartine et de Hugo, au rang littéraire d'Alfred de Musset, et de signaler le jeune maître qui était en lui. » Cet eBook contient :

    - Une table des matières dynamique - Une notice biographique rédigée par Sainte-Beuve - Les plus beaux poèmes de Hégésippe Moreau Notre travail éditorial vous offre un grand confort de lecture, spécialement développé pour la lecture numérique.

  • En septembre 1839, Sainte-Beuve publie dans la "Revue des Deux Mondes" un article qui n´a pas fini de faire parler de lui tant il semble avoir été écrit pour notre époque où la confusion la plus totale règne entre l´auteur, ses livres, sa notoriété, ses frasques, et mettez tout cela dans le désordre vous obtiendrez une image certes peu claire mais assez ressemblante de l´état de la librairie, au sens large. "De la littérature industrielle" occupe dix-sept pages de la "Revue". Il répond à une lettre que Balzac avait publiée le 18 août dans "La Presse". Nous donnons en annexe la lettre, rarement jointe dans ce contexte, car sur elle reposent bien des arguments de Sainte-Beuve. Il déborde cependant d'une simple réponse. Le critique se plaint de ce qu´on écrit trop, et trop mal, sans se soucier de faire oeuvre. Et les journaux qui acceptent les annonces payantes pour les nouveautés font naître le soupçon sur leurs articles littéraires, si bien qu´à la fin, au lieu de prospérer, le commerce du livre s´étiole puisque les lecteurs n´ont plus confiance dans la qualité de ce qu´ils achètent. La littérature industrielle est, selon Sainte-Beuve, un mal qu´il est nécessaire de contenir dans des proportions raisonnables, tâche difficile dans la mesure où tout semble fait pour qu´elle prenne le dessus. On se croirait presque deux siècles plus tard. Sinon qu´on cherche le Sainte-Beuve d´aujourd´hui.

  • BnF collection ebooks - "Qu'il est glorieux d'ouvrir une nouvelle carrière, et de paraître tout à coup dans le monde de savant, un livre de découvertes à la main, comme une comète inattendue étincelle dans l'espace ! Non, je ne tiendrai plus mon livre in petto ; le voilà, messieurs, lisez.

  • BnF collection ebooks - "Pour jeter quelque intérêt sur la nouvelle chambre dans laquelle j'ai fait une expédition nocturne, je dois apprendre aux curieux comment elle m'était tombée en partage. Continuellement distrait de mes occupations dans la maison bruyante que j'habitais, ...

  • BnF collection ebooks - "La partie méridionale de la cité d'Aoste est presque déserte, et paraît n'avoir jamais été fort habitée. On y voit des champs labourés et des prairies terminées d'un côté par des remparts antiques que les Romains élevèrent pour lui servir d'enceinte, et de l'autre par les murailles de quelques jardins.

  • BnF collection ebooks - "Les montagnes du Caucase sont depuis enclavées dans l'empire de Russie sans lui appartenir. Leurs féroces habitants, séparés par le langage et par des intérêts divers, forment un grand nombre de petites peuplades, qui ont peu de relations politiques entre elles, ...

  • BnF collection ebooks - "Le courage d'une jeune fille qui, vers la fin du règne de Paul Ier, partit à pied de la Sibérie, pour venir à Saint-Pétersbourg demander la grâce de son père, fit assez de bruit dans le temps pour engager un auteur célèbre à faire une héroïne de roman de cette intéressante voyageuse."

  • BnF collection ebooks - "Les soirées littéraires, dans lesquelles les poètes se réunissent pour se lire leurs vers et se faire part mutuellement de leurs plus fraîches prémices, ne sont pas du tout une singularité de notre temps. Cela s'est déjà passé de la sorte aux autres époques de civilisation raffinée ; et du moment que la poésie cessant d'être la voix naïve des races errantes, l'oracle de la jeunesse des peuples, a formé un art ingénieux et difficile, dont un goût particulier, un..."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • BnF collection ebooks - "Depuis plus d'un siècle que Boileau est mort, de longues et continuelles querelles se sont élevées à son sujet. Tandis que la postérité acceptait, avec des acclamations unanimes, la gloire des Corneille, des Molière, des Racine, des La Fontaine, on discutait sans cesse, on révisait avec une singulière rigueur les titres de Boileau au génie poétique."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Après le plaisir de faire l'amour, il n'en est pas de plus grand que d'en parler, d'en décrire les ivresses, d'en rappeler les émotions, les joies et les douleurs. Aussi les héroïnes de tragédie n'apparaissent-elles sur le théâtre que flanquées d'une confidente à qui elles dépeignent leur tourment, et qui répond comme un écho aux agitations passionnées de leur âme. La contagion a gagné nos grands écrivains ; chacun d'eux se croit tenu de nous rendre compte de ses bonnes fortunes, et le public devient ainsi leur confident.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Ce jeudi 20 juin (1861). Princesse,Je suis touché comme je le dois du si aimable témoignage de souvenir dont vous m'honorez. Non, en effet, on ne vit plus à Paris ; c'est ailleurs qu'on respire : heureux les ombrages où l'on rêve ! Je suivrai samedi les indications que vous daignez me donner ;Et je mets aux pieds de Votre Altesse impériale l'expression de mes plus respectueux hommages. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • (1818)
    Mon cher ami,
    Je pense sans cesse à toi ; et, étant aussi séparé de mes parents, je ressens plus que jamais le besoin d'un ami, et je n'en puis trouver tel que toi. Je ne puis me rappeler sans une douce sensation ces petites promenades que nous faisions sur le sable, et qui nous délassaient si agréablement le corps et l'esprit. La pension où je suis est, au moins, semblable à celle de M. Blériot ; mais le fils du maître de pension est un excellent jeune homme et ne manque pas de connaissances.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


  • Au Cayla, 10 juillet 1832.

    Voici bientôt trois mois et demi que je suis à la campagne, sous le toit paternel, at home (délicieuse expression anglaise qui résume tout le chez soi), au centre d'un horizon chéri. J'ai vu le printemps, et le printemps au large, libre, dégagé de toute contrainte, jetant fleurs et verdure à son caprice, courant comme un enfant folâtre par nos vallons et nos collines, étalant conceptions sublimes et fantaisies gracieuses, rapprochant les genres, harmonisant les contrastes à la manière ou plutôt pour l'exemple des grands artistes.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Dès l'année 1398, plusieurs bourgeois de Paris, maîtres maçons, menuisiers, serruriers, maréchaux ferrants et autres, gens de piété plutôt que de plaisir, avaient imaginé de se réunir régulièrement les jours de fête dans le village de Saint-Maur, près Vincennes, pour y représenter les traits les plus intéressants du Nouveau Testament, la conception, la passion, la résurrection de Notre-Seigneur, ou les miracles et martyres des saints et saintes les plus connus.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Ce 18 février 1843.
    AMSCHASPANDS ET DARVANDS, PAR LAMENNAIS. - PHÈDRE ET MADEMOISELLE RACHEL. - LES JÉSUITES.
    J'ai sous les yeux le livre de Lamennais intitulé : Les Amschaspands et les Darvands : ce sont les bons et les mauvais Génies qui se livrent la guerre en ce bas monde sous le regard d'Ormuzd et d'Ahriman, les deux puissances rivales. C'est une satire de la société actuelle et du gouvernement, entrelardée d'Hymnes mystiques sur le bonheur du passé et de l'avenir.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Deux révolutions, deux coups d'État, un consulat, deux empires, deux monarchies, deux républiques et une commune, ce n'est pas sans raison qu'on surnomme le 19e le "Siècle des révolutions". Les dix ouvrages proposés ici, dont aucun n'est un classique de l'histoire politique, ne prétendent nullement faire le tour d'un siècle aussi riche en événements. Ils nous présentent différents moments ou morceaux du 19e siècle. Biographie ou essais biographiques sur Napoléon et Saint-Just (Chaptal, Sainte-Beuve), histoire de France de la Révolution de 1789 jusqu'à celle de 1848 (Guizot), histoire anecdotique de 1830 à la naissance de la IIIe République (Du Camp), essai politique sur le phalanstère et la pensée sociétaire (Cantagrel), sur 1848 (Proudhon), sur le "trop d'État" (Laboulaye), nouvelles littéraires sur la guerre de 1870 (Céard, Huysmans), souvenirs d'un boulangiste antidreyfusard (Meyer), ces dix regards croisés nous font sans cesse changer d'optiques et d'échelles de temps.
    Ce coffret contient dix oeuvres de la littérature française, avec une préface et une présentation de Jean Demerliac : Mes souvenirs sur Napoléon de Jean-Antoine Chaptal, L'Histoire de France depuis 1789 jusqu'en 1848 racontée à mes petits-enfants de François Guizot, Galerie de portraits historiques de Charles-Augustin Sainte-Beuve, Les Confessions d'un révolutionnaire de Pierre-Joseph Proudhon, Le Fou du Palais Royal de François Cantagrel, L'État et ses limites d'Édouard Laboulaye, Souvenirs d'un demi-siècle de Maxime Du Camp, La Saignée de Henry Céard, Sac au dos de Joris Karl Huysmans, Ce que mes yeux ont vu d'Arthur Meyer.
    Retrouvez dans la même collection : Le Siècle positif, Le siècle de fer, Argent, bonheur et richesse, Esprit es-tu là ?, Le Tour du monde, L'Invention de Paris : des bas-fonds au Gai Paris, Des Parisiens et des Parisiennes, L'Amour dans tous ses états, Miscellanées.

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    Ils m'ont dit, ces mortels en qui toujours j'ai foi, Ceux qui savent le Ciel et l'homme mieux que moi ; Ces poètes divins que le génie inspire Et qu'au livre du coeur, dès l'enfance, il fait lire ; D'Ossian, de Milton, jeune postérité, Qui sans cheveux blanchis, sans longue cécité, Introduits de bonne heure au parvis des cantiques, Ont dans leur voix l'accent des vieillards prophétiques ; Ils m'ont dit, me voyant dans mon âme enfermé, Malade et dévoré de n'avoir point aimé, Morne, les yeux éteints, frappant cette poitrine D'où jamais n'a jailli la flamme qui la mine, Et me plaignant au Ciel du mal qui me tuera : « Enfant, relève-toi, ton heure sonnera !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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