Steiner

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Présumée disparue

    Susie Steiner

    Une nuit, après une énième rencontre Internet ratée, Manon Bradshaw est envoyée sur une scène de crime. Edith Hind, étudiante à Cambridge, belle, brillante et bien née, a disparu. Peu d'indices, des traces de sang... Chaque heure compte pour la retrouver vivante. Les secrets que l'inspectrice Bradshaw s'apprête à découvrir auront des conséquences irréversibles, non seulement pour la famille d'Edith mais pour Manon elle-même.
    Une formidable galerie de portraits, des reparties caustiques, une réflexion sur la solitude, une construction diabolique... L'inspectrice Manon Bradshaw fait une apparition fracassante sur la scène du polar mondial.

  • Après des mois de traque à travers la jungle amazonienne, un commando israélien met la main sur Adolf Hitler. Mais cette capture suscite de délicates interrogations. Que faire de ce trophée ?
    Ce thriller envoûtant met en scène quelques thèmes tabous de notre époque. Hitler était-il juif ? Israël est-il un legs du Troisième Reich ? Peut-on laisser ce vieillard décrépit faire entendre la magie noire de sa voix ? Ce récit ensorcelant a donné lieu à une rare controverse, dont l'auteur s'explique dans une postface inédite.
    Éminente figure de la pensée occidentale, George Steiner (1929-2020) était surtout connu pour ses nombreux essais. Près de trois décennies après sa parution, la réédition du Transport de A. H. permet de redécouvrir le rare talent littéraire de ce brillant érudit qui aura marqué son siècle.

  • La Philosophie de la tragédie est son troisième livre, une oeuvre de sa première période, publiée originellement en 1901 dans Le Monde de l'art, la célèbre revue de Diaghilev, puis en volume en 1903. Chestov poursuit ici la réflexion amorcée dans Shakespeare et son critique Brandès, qui était déjà « une apologie de la tragédie » telle qu'elle apparaît dans Hamlet, Lear ou Macbeth. Son second livre, L'Idée du bien chez Tolstoï et Nietzsche, rompait plus nettement encore avec l'idéalisme en opposant la philosophie de Nietzsche, dont la rencontre l'a bouleversé, à la sagesse du romancier russe. Tolstoï (encore vivant à l'époque de la rédaction du livre) est également présent dans La Philosophie de la tragédie, mais Chestov s'attache ici, d'une manière si personnelle qu'elle trahit sans doute une expérience autobiographique, à éclairer chez le romancier de La Voix souterraine et chez le philosophe de Humain trop humain le moment où les convictions idéalistes entretenues dans leur jeunesse se sont trouvées bouleversées et où ils ont pénétrédans un domaine de l'esprit humain où les hommes n'entrent d'habitude qu'à leur corps défendant. Or c'est là, à proprement parler, pour Chestov, le domaine de la tragédie. Dès ce moment, et c'est ce qui rend son oeuvre actuelle et prophétique, Chestov décrit l'idéalisme comme « semblable aux états despotiques orientaux » : « Du dehors tout apparaît splendide et bâti pour l'éternité; mais à l'intérieur, c'est atroce. » Aux tenants de l'idéalisme, c'est-à-dire à la quasi-totalitéde la tradition philosophique, il préférera donc toujours les Nietzsche et les Dostoïevski : ceux qui donnent la parole à « l'homme souterrain » qui s'offense des lois de la nature et, dans la souffrance, cherche « là où personne n'avait cherché, là où, selon la conviction générale, il ne peut y avoir que ténèbres et chaos », ceux qui brisent les chaînes qui entravent l'esprit humain, avide de liberté.

  • Personne inconnue

    Susie Steiner

    Pour son retour sur le devant de la scène, la détective Manon Bradshaw se retrouve confrontée au pire : un meurtre ultra-médiatisé pour lequel sa famille est au premier rang des suspects.
    La victime, un richissime banquier de Londres, est en réalité plus proche d'elle qu'elle ne l'aurait jamais imaginé. Même ses collègues les plus chers se méfient d'elle.
    Manon sera-t-elle capable de mener cette enquête avec l'impartialité requise ?

  • On a pu dire de l'oeuvre considérable de George Steiner qu'elle tourne tout entière autour du langage, de son sens et de ses conséquences morales et religieuses. On s'en convaincra aisément en lisant cet ouvrage écrit voici quarante ans, par l'auteur de Après Babel et Réelles présences, et qui, dans un style clair et rigoureux, analyse les menaces qui pèsent sur le langage, sur la position du poète face à la barbarie et la survie d'un sens lié à la culture occidentale. Les humanités survivront-elles ? Chacun sait que la réponse est un combat qui ne cessera jamais.

    George Steiner est né à Paris de parents juifs viennois, le 23 avril 1929. Il quitte la France en 1940 pour New York où il poursuivra ses études au lycée Français. Diplômé en sciences physiques et mathématiques, critique littéraire et professeur de littérature anglaise et comparée à Genève, il connaît un succès notoire avec son cours sur Shakespeare ; son enseignement genevois se double d'une activité de conférencier auprès des instituts universitaires les plus prestigieux du monde. George Steiner ne se définit lui-même ni en tant que critique, ni en tant qu'écrivain ou universitaire, mais bien plutôt comme « maître à lire ». Ses lectures infinies se sont cristallisées aussi bien dans ses articles publiés dans le New Yorker que dans d'innombrables publications.

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      Notions de droit  en transversalité dans les chapitresPrise en compte de la  digitalisation de l'environnement professionnelMobilisation de  compétences informatiques ou rédactionnellesEntraînements illustrés par des cas d'entreprises fictifs ou réels  : Nintendo, Go Sport, King Jouet, La Ruche qui dit oui, Kusmi Tea Paris...Des fiches outils transversales, la présentation des épreuves, et un lexique des mots-clés viennent compléter les ouvrages.Zoom sur la structure des chapitres  :Une entrée en vidéo permet de découvrir le thème du chapitre.Une situation professionnelle expose une entité et une problématique.Un objectif est assigné à l'étudiant qu'il atteindra en réalisant 2 ou 3 missions  : un travail concret qui s'appuie sur de nombreuses ressources.La partie cours constituée des ressources notionnelles est facilement identifiable sur fond jaune et par le picto 'Notion'.Une partie Entraînement propose des batteries d'exercices progressifs et variés.Deux pages de synthèse  rédigée  et visuelle  donnent l'essentiel à retenir.Les rubriques Se Tester et Mots-Clés clôturent le chapitre.Ce manuel est enrichi de ressources numériques foucherconnect : vidéos et auto-évaluations interactives pour dynamiser l'apprentissage en accès direct sur www.foucherconnect.fr.
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  • « Qu'est-ce que jouer ? Soumise à des psychiatres et à des psychanalystes, cette question pouvait promettre des textes savants et impersonnels. Il n'en est rien. Le joueur, c'est chacun d'entre eux dans son articulation intime au jeu.
    Michel Steiner a rassemblé autour de lui un collectif d'auteurs qui ont tous en commun d'être psys et joueurs passionnés. Il en résulte une oeuvre unique : quinze récits ardents sur leur passion du jeu, toujours éclairés de leur érudition.
    Ici le joueur n'est pas le patient, cet autre compulsif et dépendant dont le thérapeute questionne le comportement « addictif ». Ce terme, très usité depuis le début des années 2000, prétend en désigner le pathos et fait entrer le jeu dans le champ médical. Mais le jeu est-il en soi une pathologie ? N'aurait-il pas plus à voir avec la poésie du hasard, l'émotion du « bon coup », la révolte de l'être ? Cependant qu'en filigrane nous sont aussi racontés la souffrance, la passion triste du joueur...
    Éros et Thanatos sont de la partie : qu'il s'agisse du poker, du jeu d'échecs, du backgammon, des jeux de casino ou des jeux vidéo, le sujet reste ouvert, sulfureux et intemporel.

  • « Thérèse Steiner, en tant que pédopsychiatre, reçoit des enfants et des adolescents en difficulté et les situe toujours dans leur contexte de vie.  Ainsi elle se centre sur les interactions du jeune avec sa famille, ses enseignants, ses éducateurs, ses copains. Elle peut être amenée à rencontrer les uns ou les autres en fonction des contextes et des patients.

    Comment ses jeunes patients imaginent-ils une vie plus agréable, une vie qui leur convienne mieux ? Que font-ils déjà qui va dans ce sens ? Le plus souvent les solutions n'ont pas de liens avec les problèmes.

    Pour autant, cet intérêt pour les solutions ne rend pas les thérapeutes phobiques des problèmes. Leur regard sur les problèmes est différent. Ils y perçoivent les exceptions, c'est-à-dire les moments où le problème est moins prégnant, et les capacités de résilience, les façons dont les patients font face aux difficultés de la vie. Cette perception facilite l'affiliation à la souffrance du patient et permet de coconstruire d'emblée un socle de compétences.

    Thérèse Steiner évoque à de nombreuses reprises l'expertise du patient et en donne de nombreux exemples tirés de séances de thérapie.

    La thérapie orientée vers les solutions a été construite et se construit toujours de façon pragmatique et déductive. Il ne s'agit pas de l'application d'une théorie à la thérapie. Thérèse Steiner nous montre comment elle s'est appropriée les principes généraux du modèle, comment elle les a confrontés et adaptés mais aussi comment elle a intégré de nouvelles techniques venues parfois d'autres champs. Chaque praticien souhaitant appliquer ce modèle a à faire la même démarche. » Marie-Christine Cabié

  • On dit George Steiner intransigeant. Il a la passion de l'absolu. Certains le redoutent pour son esprit acide et ses attaques virulentes, d'autres l'admire pour sa culture polyglotte, sa connaissance des textes classiques, ses engagements intellectuels et sa croyance éperdue, après la Shoah, d'une communauté humaine encore possible.
    Avec Laure Adler, George Steiner évoque sa jeunesse (il est né en 1929 de parents juifs viennois, ils migrent en 1940 à New York) et sa formation aux États-Unis, sa position sur le judaïsme, son amour des langues et les grandes mythologies de notre siècle : psychanalyse, marxisme, structuralisme. Il parle aussi de son amour infini pour ce qui fait le goût de la vie : la musique.
    Ce témoignage d'un des plus grands universitaires du XXe siècle au soir de sa vie, avec la complicité intellectuelle de Laure Adler, est une parfaite introduction à l'ensemble de son oeuvre.

    Portrait de George Steiner © Oscar Elias / AISA / Leemage Ce livre est issu de plusieurs series d'entretiens inities par France Culture entre 2002 et 2014, puis reecrits et restructures par les auteurs.
    © Flammarion, 2014.

  • Bohème

    Olivier Steiner

    "On nous dit que l'amour rend aveugle. On nous dit que le romantisme est mort, que le discours amoureux est mièvre, que la passion, c'est de l'hystérie. Je dis qu'il n'y a rien de plus faux et de plus mensonger. Aimer, c'est connaître. L'amour ouvre les yeux, il est connaissance. Ce livre n'est pas la transcription ou la narration d'une histoire d'amour que j'aurais vécue dans ma vie, il est tout entier et à lui seul cette histoire d'amour." Olivier Steiner.

  • La science de l'occulte

    Rudolf Steiner

    • Triades
    • 1 Janvier 2012

    «?La science de l´occulte est la science de ce qui n´est pas perçu au-dehors dans la nature mais reste "occulte", en ce sens que l´âme le recherche lorsqu´elle tourne son être intérieur vers l´esprit.
    La "science de l´occulte" fait ainsi pendant à la "science de la nature".
    Elle procède de deux pensées qui peuvent prendre racine chez tout être humain : il y a d´abord l´idée que derrière le monde visible existe un monde invisible, et que celui-ci reste tout d´abord caché aux sens ainsi qu´au raisonnement attaché à ces sens?; il y a ensuite l´idée qu´il est possible à l´homme de pénétrer dans ce monde caché s´il développe certaines facultés qui sommeillent en lui.?»

  • Huis clos dans une maison du bord de mer. Tandis que la dépouille d'Émile repose dans une chambre à l'étage, le narrateur attend le dominateur. Une voiture se gare, c'est lui, le voilà dans l'embrasure de la porte, pile à l'heure, et sa ponctualité est déjà une forme de sévérité. Se joue alors la scène primitive, danse d'Éros et Thanatos, entre ombres et lumières, "sexe et effroi". Poussés aux derniers retranchements de la chair et de l'esprit, les corps exultent, souffrent et jouissent, livrent leur essence même. Avec La vie privée, Olivier Steiner signe un voyage sans retour, magnifique oraison funèbre, expérience de lecture rare où se dévoile notre humanité dans ce qu'elle a de plus noir et de plus cru.

  • Après Bohème et La Vie privée publiés aux éditions Gallimard, Olivier Steiner clôt ce tryptique sur ses années de formation avec La main de Tristan.Ce troisième texte n'est pas tout à fait un roman, pas tout à fait un récit. C'est une lettre d'amour, un journal de deuil. Ou simplement un roman au sens que lui donne Pascal Quignard : "le roman est l'autre de tous les genres."Né à Tarbes en 1976, Olivier Steiner a d'abord été comédien avant de tourner vers l'écriture et publier son premier livre en 2012.

  • Par une nuit noire et pluvieuse sur la côte de la mer d'Écosse, un groupe d'hommes charge des caisses de whisky et des armes sur un navire à destination des rebelles irlandais. La police arrive, forçant les hommes à s'enfuir dans la nuit. Parmi eux se trouve le père de Corto Maltese, qui décide alors de confier la garde de son fils adolescent à son meilleur ami, le capitaine Kee. Corto va naviguer avec le fils du capitaine et un groupe de solides gaillards : difficile de deviner jusqu'où les mènera leur voyage car à bord de l'embarcation se trouve une mystérieuse statuette de pierre - un corbeau - qui renferme des secrets occultes et ésotériques. Au cours de cette incroyable épopée maritime, Steiner parvient à recréer l'atmosphère si singulière qui caractérise l'oeuvre d'Hugo Pratt. Truffé de références historiques et littéraires, Le Corbeau de pierre évoque une période fascinante et jusqu'alors inconnue du grand public : la jeunesse de Corto Maltese.

  • La mise en marché de produits moralement sensibles, comme ceux touchant à l'intimité des personnes, à leur intégrité, à la santé ou au maintien de l'ordre public, est l'objet de cette réflexion collective qui met en regard neuf cas de « marchés contestés ». Certains de ces marchés contestés sont effectifs, comme dans le cas du tabac, de la pornographie, des jeux d'argent ou des défunts. Certains sont potentiels dans le sens où les poissons génétiquement modifiés, les données personnelles ou le cannabis sont à la recherche des moyens de rendre acceptables les transactions marchandes. D'autres, enfin, sont bannis car la marchandisation des enfants adoptés ou des organes humains reste moralement inacceptable. La tension entre les principes marchands et moraux au coeur des marchés contestés est dans chaque contribution éclairée par l'identification des formes de la contestation morale et des dispositifs juridiques, fiscaux, sanitaires, éthiques, rendant possible ou au contraire irréalisable l'édification d'un marché. La prise en compte de « populations fragiles », qu'il s'agit de protéger du marché, mais aussi de protéger par le marché, émerge dans tous les chapitres comme un élément explicatif essentiel des avancées et des reculs des marchés contestés.

  • Que peut-il y avoir de commun entre l'écrivain maudit du XVIIIe siècle et un romancier controversé de notre époque ? Cet ouvrage interroge les points de convergence existant entre celui que l'on nomme le Divin Marquis et Michel Houellebecq. En effet, l'hypothèse surgie de la scène sadienne alliant sexualité et économie se retrouve dans les romans houellebecquiens. Mais l'analyse de la crise de la société démocratique révèle des projets d'écriture extrêmement différents.

  • Les rémunérations - salaires, bonus,stock-options, retraites « chapeau »,Golden hello- flambent aux sommets de la pyramide sociale. Régulièrement, la presse se penche sur ces « très hauts revenus », offrant à l'homme ordinaire un aperçu du monde des « surhommes » du capitalisme moderne. Et, en janvier 2010, le président américain Barack Obama demandait - en vain - que Wall Street cesse de verser des « bonus obscènes » aux banquiers, alors que la crise de 2008 a plongé dans la misère des millions d'Américains.
    Dans cet essai vif et documenté, Philippe Steiner met à jour l'ampleur de ces rémunérations obscènes. Il montre comment les économistes prétendent en expliquer la formation, au prix de contorsions compliquées sur le thème de la concurrence. Et à partir de la vision alternative que propose la sociologie, il s'intéresse aux réactions de l'opinion publique face aux informations médiatiques. Les réactions morales ne seraient-elles que l'expression de la méconnaissance des « lois de l'économie mondialisée » ? La manifestation pathétique de l'impuissance ? Ou plutôt le ferment d'une force politique de contestation, tant les rémunérations ont partie liée à un mouvement profond du capitalisme financier contemporain, creusant toujours plus les inégalités économiques ?

  • Des premiers textes abolitionnistes du début du XVIIIe siècle à son abolition finale en 1848, la question de l'esclavage resta au coeur de la science politique française. Cette discussion sans fin, dont les débats révolutionnaires et l'abolition de 1793 ne constituèrent qu'un moment, vit s'affronter valeurs morales et principe de réalité économique. Écrit par une historienne de l'esclavage et un sociologue de la pensée économique, ce livre retrace l'évolution de longue durée au cours de laquelle s'affirma progressivement la nécessité morale de l'abolition de la traite et de l'esclavagisme, à mesure que la pensée économique, armée d'instruments statistiques d'une précision croissante, démontrait l'efficience amorale de l'économie de plantation.Aujourd'hui connu des seuls historiens de l'esclavage et de la pensée économique, ce débat mobilisa les meilleurs penseurs français, de Turgot à Tocqueville en passant par Condorcet et Jean-Baptiste Say. Attentif aux conditions de l'affrontement intellectuel et à l'enchaînement des arguments et des oppositions, ce livre rappelle combien la naissance d'une science sociale quantitative, alors à ses débuts, contribua à replacer sur leur vrai terrain, moral et politique, la question de l'esclavage et l'idée de l'émancipation. La leçon vaut aussi pour aujourd'hui.

  • Se doper, dans le sport, c'est avoir recours à des produits ou à des procédés illicites. Mais existe-t-il des principes ou des valeurs qui interdiraient, avant même toute discussion et concertation, l'émergence d'un sport légalisant l'usage des produits et des procédés actuellement appelés « dopants » ? En développant une réponse négative à cette question, cet essai propose une déconstruction des principes hygiénistes, égalitaristes et naturalistes qui sont presque toujours invoqués pour justifier le caractère nécessaire de la lutte contre le dopage. Cela ne signifie pas que nos règlements anti-dopage ne valent rien ou qu'ils sont à abandonner. Nos réglementations anti-dopage sont plutôt conventionnelles : il peut s'agir d'une raison suffisante pour imaginer de nouveaux types de sport définis par un nouveau rapport aux produits et procédés d'augmentation de la performance. Ce nouveau rapport permettrait de prendre autrement en compte les dimensions et les enjeux sanitaires, techniques et égalitaires du sport professionnel, mais aussi les limites des politiques actuelles de lutte contre le dopage. Pierre Steiner enseigne la philosophie et l'épistémologie à l'Université de Technologie de Compiègne. Ses travaux de recherche concernent principalement le pragmatisme, la philosophie de l'esprit, la philosophie des sciences, et la philosophie de la technique. Il est l'auteur de nombreuses publications dans ces domaines ; « Qu'est-ce que la pensée ? » (Vrin, à paraître, 2016).

  • Propos sur le karma

    Rudolf Steiner

    • Triades
    • 1 Janvier 2014

    Rudolf Steiner n´a jamais voulu édifier des systèmes. Son action consistait beaucoup plus à donner des impulsions pour une vie digne de l´être humain, ici et maintenant.
    La série « ?À propos de? » rassemble autour de questions centrales des idées-clés tirées de ses livres et de ses conférences, qui invitent le lecteur à mettre en mouvement sa pensée et à approfondir ses facultés de connaissance et d´action. Les brefs passages choisis ne prétendent pas faire le tour du sujet, mais tentent simplement d´ouvrir un accès à une oeuvre foisonnante et complexe.
    Les indications de sources données en fin d´ouvrage permettent de replacer ces extraits dans leur contexte. Mais ceux qui se contenteront de lire les fragments réunis ici trouveront déjà un précieux fil conducteur pour s´orienter.

  • " Le style, c'est l'homme même " prévenait J. Lacan. La notion de style est lié, en première observation, à une phénoménologie de l'expression qui témoigne des caractéristiques à la fois inimitables et répétitives d'une certaine manière d'être, de dire et de faire d'un individu ou d'un groupe, inscrits dans un espace et un temps spécifiques. On évoque ainsi le style d'une époque, d'une oeuvre, dans un souci de reconnaissance historique. Les auteurs cherchent à expliquer ce qui incite le créateur à matérialiser, à rendre effectives ses modalités d'expression : en quoi consiste l'activité de codage, le choix des éléments qui préside à la combinaison formelle de l'oeuvre ? Cette étude se situe sur un territoire conceptuel complexe que les auteurs parcourent à partir des apports de leurs différentes disciplines.

  • « Si nos processus de pensée étaient moins pressants, moins crus, moins hypnotiques, nos déceptions constantes, la masse grise de la nausée nichée au coeur de l'être, nous désempareraient moins. Les effondrements mentaux, les fuites pathologiques dans l'irréalité, l'inertie du cerveau malade peuvent, au fond, être une tactique contre la déception, contre l'acide de l'espoir frustré. Les corrélations manquées entre pensée et réalisation, entre le conçu et les réalités de l'expérience, sont telles que nous ne saurions vivre sans espoir. Espérer contre tout espoir est une formulation forte, mais en définitive accablante de la brunissure que la pensée jette sur la conséquence. » George Steiner Édition bilingue

  • Cet ouvrage s'intéresse à trois domaines de la psychologie du travail et des organisations. Le premier domaine est centré sur la carrière et permet de mieux appréhender certains des mécanismes participant à la transition vers l'université ou caractérisant l'entrée dans la vie active. Un deuxième domaine a trait aux modes de management et rendent compte de travaux récents sur l'exercice de plusieurs types de leadership, facilitant, abusif ou stéréotypé. Les représentations d'un leader efficace, les liens entretenus avec le désengagement psychologique au travail font partie des thèmes investigués. Les dernières contributions se focalisent sur des situations où la santé mentale au travail est mise à mal comme par exemple dans le cas de violences sexistes, de harcèlement moral ou de changement organisationnel.


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