Stephane Lebecq

  • Stéphane Lebecq est professeur d'histoire médiévale à l'université de Lille III.

  • Voici, pour la première fois réunis, les principaux articles que l'auteur a publiés entre 1984 et 2010. Qu'ils s'intéressent aux rituels funéraires et au processus de christianisation des sociétés barbares, au paysage des contrées littorales ou au devenir des vieilles cités, à l'émergence d'une nouvelle économie portuaire ou à la floraison monastique, aux communications terrestres ou aux mouvements de bateaux, c'est toute l'histoire des mers du nord de l'Europe et de leurs régions riveraines qui est ici brassée, entre le déclin de l'Empire romain dont elles n'étaient qu'un horizon lointain et l'émergence de l'Occident médiéval dont elles sont devenues le centre. Dans le premier volume Peuples, cultures, territoires, on trouvera les études relatives aux contacts ethniques et culturels entre les peuples barbares du Nord, en particulier à leur christianisation, et à l'histoire des paysages et des sociétés littorales ; et dans le second volume Centres, communications, échanges, on trouvera les études relatives aux « places centrales » héritées des temps anciens (les cités) et aux nouveaux pôles de vie et d'activités humaines (les monastères, les emporia), à la logistique des communications maritimes, fluviales et terrestres, et à toutes les formes d'échanges (de l'échange primitif à l'échange commercial) qu'elles ont rendues possibles.

  • Voici, pour la première fois réunis, les principaux articles que l'auteur a publiés entre 1984 et 2010. Qu'ils s'intéressent aux rituels funéraires et au processus de christianisation des sociétés barbares, au paysage des contrées littorales ou au devenir des vieilles cités, à l'émergence d'une nouvelle économie portuaire ou à la floraison monastique, aux communications terrestres ou aux mouvements de bateaux, c'est toute l'histoire des mers du nord de l'Europe et de leurs régions riveraines qui est ici brassée, entre le déclin de l'Empire romain dont elles n'étaient qu'un horizon lointain et l'émergence de l'Occident médiéval dont elles sont devenues le centre. Dans le premier volume Peuples, cultures, territoires, on trouvera les études relatives aux contacts ethniques et culturels entre les peuples barbares du Nord, en particulier à leur christianisation, et à l'histoire des paysages et des sociétés littorales ; et dans le second volume Centres, communications, échanges, on trouvera les études relatives aux « places centrales » héritées des temps anciens (les cités) et aux nouveaux pôles de vie et d'activités humaines (les monastères, les emporia), à la logistique des communications maritimes, fluviales et terrestres, et à toutes les formes d'échanges (de l'échange primitif à l'échange commercial) qu'elles ont rendues possibles.

  • Le monde méditerranéen antique a inventé une forme culturelle qui a reçu le nom de polis en grec et de civitas en latin, d'où viennent en langues romanes les termes « politique » et « citoyenneté ». Dans cette structure, un groupe d'hommes, en principe originaires d'un territoire modeste, organisait sa vie par le moyen d'assemblées où seul le citoyen mâle avait droit à la parole et au vote. Si les femmes étaient maintenues à l'écart de ces institutions, elles avaient cependant une importance propre, non seulement dans d'autres sphères (domestique, religieuse), mais dans le domaine politique lui-même où leur fonction était essentielle. Plutôt que d'examiner du point de vue anthropologique et social la part limitée prise par des femmes dans les structures de pouvoir des civilisations de la Méditerranée antique, je voudrais examiner leur rôle dans la transmission de la qualité civique, c'est-à-dire dans la transmission de l'appartenance au groupe privilégié des citoyens. En tant que filles de citoyen ou - à Rome - comme affranchies d'un citoyen, elles pouvaient donner naissance à des enfants citoyens. Elles avaient donc une position fondamentale dans les lignées et dans la transmission du pouvoir civique.

  • En juillet 2002, les meilleurs spécialistes mondiaux de Bède le Vénérable (c. 670-735) se sont retrouvés à Lille et à Amiens pour dresser un bilan des études relatives à l'oeuvre et à la postérité du grand écolâtre anglo-saxon, et pour ouvrir sur elles de nouvelles perspectives de recherches. Venus de Grande-Bretagne, d'Irlande, du Canada, des États-Unis, du Japon, d'Italie, d'Allemagne, de Belgique et de France, ils ont passé trois jours à exposer leurs travaux, à écouter, à échanger, dans une athmosphère à la fois studieuse et confraternelle. Les organisateurs du colloque sont heureux de publier aujourd'hui les principaux résultats de ces fructueuses journées. Presque toutes les communications qui y ont été faites sont ici réunies, augmentées de quelques contributions originales que leurs auteurs n'avaient pu présenter en juillet 2002. Les unes et les autres ont été regroupées sous cinq titres dans lesquels on retrouvera, à quelques nuances près, le découpage initial du projet : 1. Bède et ses sources ; 2. Bède, l'exégète ; 3. Un historien en son milieu ; 4. La postérité de Bède ; 5. Les traductions de Bède. De cette harmonieuse polyphonie se dégage l'image d'un érudit qui, bien loin de se limiter à celle de l'ascète coupé du monde, rigoureux, voire rigoriste, qui a longtemps été mise en avant, montre un homme engagé, souvent indulgent à l'égard de mouvements ou de tendances ecclésiales peu orthodoxes, et toujours soucieux de réformer l'Église et la société de l'Angleterre de son temps. Pour y parvenir, il est allé puiser ses arguments dans des traditions testamentaires, patristiques et historiographiques dans lesquelles il a opéré un choix souvent original, et qui expliquent aussi bien le caractère unique que la portée universelle de son oeuvre.

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