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  • Parmi les méga-événements sportifs qui rythment le calendrier de nos sociétés contemporaines, les courses de Formule 1 révèlent des enjeux qui dépassent les frontières sportives. La discipline reine du sport automobile est un terrain particulièrement propice aux tensions et aux rapports de force entre, d'une part, les industries du spectacle et du sport et, d'autre part, les villes, les pays et les communautés d'accueil.
    Du Grand Prix de Montréal à l'incontournable circuit de Monte-Carlo, en passant par les nouvelles destinations de l'Asie orientale, les auteurs font la lumière sur le visage qu'a pris le sport-spectacle qu'est la Formule 1 au cours des dernières années.
    Cet ouvrage s'adresse à la fois aux passionnés de F1 et à tous ceux qui cherchent à décrypter les multiples informations que diffusent quotidiennement les médias à son sujet.

    Julien Laurent est sociologue et chargé de cours à l'UQAM. Il possède une formation en sociologie urbaine et du sport. Il a cosigné deux livres et publié de nombreux articles.
    Sylvain Lefebvre est professeur au Département de géographie de l'UQAM et directeur du Groupe de recherche sur les espaces festifs (GREF). Il a dirigé l'ouvrage Sports et villes, enjeux économiques et socioculturels (PUQ, 2003).
    Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'UQAM et directeur de l'Observatoire de géopolitique de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques. Il a dirigé Géopolitique de la Coupe du monde de football 2010 (Septentrion, 2010), en plus d'avoir cosigné trois autres livres.

  • Le présent ouvrage traite de l'analyse réflexive en éducation.Il s'adresse principalement aux professeurs et aux enseignants qui oeuvrent en formation professionnelle et technique, ainsi qu'à ceux qui se dirigent vers ce domaine d'enseignement. En outre, les étudiants actuellement inscrits dans un de ces programmes y trouveront leur compte, puisque la réalisation de ce livre s'inscrit dans une volonté de les sensibiliser à l'analyse réflexive en leur proposant des textes accessibles en lien direct avec leur cheminement.

    L'analyse réflexive en enseignement professionnel et technique met en lumière le fait que les enseignants sont profondément habités par la nécessité de penser et de réfléchir à leur propre pratique pédagogique. Ce livre répond à un besoin maintes fois répété et ouvre la voie à une meilleure compréhension des enjeux propres à la formation professionnelle et technique, ainsi qu'à la manière dont l'analyse réflexive contribue à faire progresser ce secteur essentiel au développement socioéconomique du Québec.

    Alliant théorie et pratique, les différents chapitres contiennent des témoignages d'enseignants, de futurs enseignants et de praticiens. Ils tentent de répondre à des questions fréquemment soulevées par les acteurs de ce milieu et proposent des réflexions issues du travail de reconnaissance des acquis disciplinaires spécifiques à ce type de formation.

    Sylvain Beaupré a été responsable du programme de la formation professionnelle à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. La méthodologie qualitative et l'étude du monde du travail figurent parmi ses intérêts de recherche.

    Julie Lefebvre est professeure au Département d'éducation et formation spécialisées à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Spécialiste de l'initiation à la profession enseignante, elle s'intéresse au développement de la pratique réflexive.

    Yves de Champlain est professeur au baccalauréat d'enseignement en formation professionnelle et technique à l'UQAM. Il se spécialise en explicitation des savoirs pratiques et en reconnaissance des acquis de l'expérience.

  • Le dialogue est-il au coeur de notre vie sociale ? Est-il aujourd'hui un pilier de la démocratie ? Un remède au conflit ou un rempart contre les passions et la violence ? Quels échanges permet-il entre élus et citoyens ou entre experts et profanes ? L'ouvrage tente de répondre à ces questions par la critique des théories et des pratiques du dialogue et de leurs usages politiques. Il prend le parti d'explorer les points aveugles du dialogisme et de ses méthodes, de la logique à l'anthropologie, et de l'éthique à la politique, à partir d'auteurs tels que Habermas, Jacques, Latour, Callon, Mansbridge, Rosanvallon, Honneth. Il s'appuie en outre sur un ensemble de cas qui révèlent les conditions et les limites du dialogue dans une variété d'arènes, de la sphère publique à la sphère privée : Grenelle de l'environnement, débats publics, jurys citoyens, organisations de travail... L'ouvrage tire toute sa richesse des contributions de chercheurs confirmés issus de plusieurs disciplines (philosophie, linguistique, sociologie, science politique,...).

  • Ouvrage clé permettant de comprendre le rôle politique des fondations subventionnaires, le présent collectif est la première grande synthèse de l'histoire de la philanthropie canadienne et québécoise.

    Dès le début du XXe siècle, la dimension sociopolitique des organisations philanthropiques a été remise en question : quelle légitimité d'action pouvaient avoir des acteurs privés fortunés dans le domaine de l'entraide ? Cet ouvrage répond à cette question en se basant sur une variété de travaux dirigés par différentes équipes de recherche.

    Plusieurs thèmes centraux sont abordés : survol historique et comparatif du rôle des fondations, au Québec, au Canada et ailleurs ; proposition de classification théorique et empirique des fondations ; caractérisation des relations entre les différents acteurs de l'éco­système philanthropique ; identification des stratégies mobilisées par ces différents acteurs ; réflexions sur le rôle des fondations dans la création de politiques publiques... Ce livre propose une vue d'ensemble éclairante du secteur de la philanthropie subventionnaire qui, malgré son champ d'action restreint, demeure fondamental dans les reconfigurations sociales en cours.

  • La société postindustrielle produit de plus en plus de « cités fantômes », ces villes, quartiers et rues désertés par leurs habitants lors d'une crise économique (Détroit, Michigan ; Gary, Indiana), d'un accident nucléaire (Pripiat, Ukraine ; Fukushima, Japon), d'une catastrophe naturelle (New Orleans, Louisiane ; Plymouth, Montserrat) ou encore, à l'occasion d'un plan d'urbanisation forcée, ou d'un projet industriel avorté (Ordos, Mongolie ; Hashima Island, Japon). Ces zones urbaines, si souvent représentées dans leur matérialité brute - décombres, ruines et objets du quotidien désertés de toute âme -, interrogent particulièrement le devenir de nos sociétés ébranlées par les successives crises économiques, écologiques et humanitaires, articulées aux nouvelles configurations du local au global.

    Les ruines et les vestiges de la cité sont depuis longtemps l'objet de réflexions philosophiques. Leur présence, témoignage d'une béance, invite à une méditation sur le déclin et la disparition des civilisations passées, sur l'inexorable passage du temps et l'échec de son contrôle, sur l'incertitude des activités humaines, sur la perte, le manque, la mort. En elles s'exprime « [...] la fatalité en germe au coeur de toute chose » (Lacroix, 2008, p. 85), et elles appellent en ce sens une conscience aiguë, sensible, du temps, un « temps pur » (Augé, 2003) qui se donne, avant toute mise en récit, comme sensation et condition. L'esthétique de la mort dans les ruines de la cité, qui joue de ce dessaisissement vertigineux provoqué par la sensation du temps qui court, se transforme radicalement au début du XXe siècle pour interroger non plus un passé disparu qu'on regretterait, mais bien un présent de guerre et de décombres, un présent-catastrophe (Makarius, 2004 ; Benjamin, 1991).

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