Vincent Engel

  • Genève, 1849. Le jeune Atanasio, tout juste arrivé d'un petit village de Toscane, apprend le décès de son protecteur de toujours, don Carlo. Le notaire lui remet une lettre cachetée du défunt, accompagnée de plusieurs portraits. C'est le legs d'un père à celui qui ignorait être son fils. Un legs doublé d'une mission : venger don Carlo par-delà la mort, en tuant tous ceux et celles qui ont empoisonné son existence.
    Venise, 1800. Alors que le Grand Canal bruit en contrebas, une enfant naît dans un palais en ruine : Alba. Radieuse et sauvage, elle grandit en se moquant des hommes comme de la morale, et n'entend pas changer de vie en épousant le prince Giancarlo Malcessati, alias don Carlo.
    /> Mais une nuit, au coin d'une rue mal famée, surgit Wolfgang. L'Allemand s'éprend aussitôt d'Alba. Entre eux, pourtant, il s'agira moins d'adultère que de
    crime...
    De Venise à San Francisco, en passant par Milan, Berlin et New York, voici les destinées romanesques de personnages guidés par l'obsession de la vengeance, au prix du bonheur, de la paix et peut-être de leur vie.

  • Les pandémies avaient d'abord décimé les vieux. C'était triste, bien sûr, mais somme toute... Somme toute, c'est le mot. Le décompte pouvait être rentable. Sauf que les virus ne se laissent pas commander par des logiques politiques. Et puis, après la régression économique effroyable qui avait suivi la première grande pandémie, les gens s'étaient dit qu'à l'avenir, ils préféreraient sans doute sacrifier les vieux que leurs revenus personnels...
    Avec 30?% de plus de 60 ans et une population active réduite à la portion congrue, le gouvernement décide d'établir une politique, volontariste mais discrète, de gestion des seniors. C'est ainsi que naissent les VSA, Villages de Santé pour Aînés où, moyennant la gestion par L'État de l'ensemble de leurs biens, les pensionnaires voient leurs besoins quotidiens pris en charge. Mais qu'adviendra-t-il d'eux lorsque leur patrimoine ne suffira plus à financer leurs soins??
    Inspirateur de ces structures et de leur cadre légal, Maître Alexandre Geoffroy est chargé d'en assurer la promotion. Mais entre ses activités douteuses d'avocat spécialisé dans la gestion de patrimoine et sa volonté de prendre soin de sa vieille mère dans les meilleures conditions, le grand écart devient vite intenable. Bientôt, le piège se referme...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, Vincent Engel a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.

  • Maramisa

    Vincent Engel

    Professeur d'archéologie en mal de reconnaissance, Charles Vinel mène une vie d'ennui tissée de rêves de grandeur. Jusqu'au jour où il fait la rencontre d'un certain Hermann Kopf, richissime et énigmatique. Ce dernier lui confie une mission de la plus haute importance : ressusciter « Maramisa ». Une civilisation perdue, inconnue du reste du monde, et pourtant d'une humanité rare. Le projet est fou. Exaltant. Dangereux peut-être. Mais Vinel accepte. Commence alors pour lui la plus belle et la plus terrible des quêtes.
    Maramisa pourra-t-elle renaître ?Et surtout, de quoi est-elle vraiment le nom ?

    Plus d'information sur www.maramisa.world

  • Les diaboliques

    Vincent Engel

    Décor : Paris sombre du XIXe siècle
    1855. Allongé dans une sordide mansarde du Marais, Gustave Morgan agonise, dévoré par la vérole et le remords. La confession qu'il livre à son homme de confiance éclaire d'un jour nouveau la vie dissolue qu'il a menée. Croyant soulager sa conscience, il ne sait pas encore que la plus belle ruse du Diable est de vous persuader qu'il n'existe pas.
    Cette confession n'est que le prélude à une succession de retournements de situations qui enserrent peu à peu Gustave et tous ceux qui lui furent chers dans une logique implacable et terrifiante.
    Plongez-vous sans plus attendre dans ce roman aux allures gothiques, à la découverte d'un Paris angoissant...
    EXTRAIT 
    Ce qu'il y a à dire de ma personne tiendra en peu de lignes ; et si ces quelques renseignements n'étaient pas nécessaires à la bonne compréhension du récit qui suivra, je m'en serais abstenu avec plaisir, tant il est vrai que j'exècre me mettre au premier plan. L'abbé Ducret aurait peut-être évoqué ma « remarquable modestie naturelle » qui, selon lui, déterminait mon caractère. Mais outre que la modestie est une qualité qui se dissout sitôt qu'on se l'adjuge, je pense qu'il s'agit davantage, dans mon cas, d'un besoin inné de demeurer dans l'ombre. Il ne faut voir là qu'un souci fort commun de sérénité. Sans doute l'abbé y verrait-il encore un effet de cette vertu, ce dont je me garderai bien toutefois.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Vous succomberez au charme maléfique de ces Diaboliques qui louchent du côté de Maupassant et de Barbey d'Aurevilly. Au 19e siècle, Fabian s'éprend de la fantasque Lucie. Mais une histoire familiale tue leur amour dans l'oeuf. Ensemble, ils sont confrontés à une série d'épreuves effroyables et leurs chemins finissent par se séparer. Leurs confessions mutuelles - autant de coups de théâtre - vont venir clarifier les crimes du passé... et laisser le lecteur pantelant, stupéfait de s'être laissé berner par les miroirs aux alouettes tendus par un Vincent Engel très en verve. » (Femmes d'aujourd'hui)
    - « Une fable sur les turpitudes humaines aux allures de thriller. Une intrigue bluffante par son ingéniosité et sa succession de retournements. » (L'Avenir)
    - « La fascination pour le mal est à l'oeuvre dans un livre qu'on ne parvient pas à abandonner en route, les engrenages savants du récit étant de ceux qui vous avalent en entier une fois que vous y avez mis un doigt. Une habileté retorse aspire le lecteur convaincu après quelques surprises que le personnage le plus diabolique ne sera pas celui qui a été désigné comme tel. » (Pierre Maury, Le Soir)
    A PROPOS DE L'AUTEUR 
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. 
    Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/

  • Maillard, Bizot, Hardenne : trois soldats chargés de nourrir les troupes. Malheureux rescapés d'une armée en déroute, sur une terre dévastée qui a perdu le goût de vivre, ce trio improbable va éclater en morceaux lorsque Maillard et Bizot seront tués à leur tour.
     Dominique Hardenne est peut-être le seul survivant du désastre, alors en bon fermier, il veut rentrer chez lui. Mais la guerre est passée ici aussi, et au village il ne trouve que des corps, parfaitement conservés dans leur dernière posture et qui lui en disent beaucoup sur la vie qui s'est écoulée en son absence. 
    Ses parents sont à la messe, comme toujours ; Madame Amédée, l'ancienne bigote, est devenue tenancière d'un bordel ; Nathalie, la belle Nathalie, est là aussi... Dominique Hardenne veut comprendre mais doit lutter contre la folie qui le guette à force de solitude et de doutes. 
    Au milieu des corps figés des habitants du village et des fantômes de Maillard et Bizot, les deux frères d'armes dont il porte les reliques, Dominique Hardenne entre dans une course contre la montre : contre la pourriture des corps, contre la prolifération des insectes, contre la folie distillée par la solitude. Dans son refus de céder la terre aux cloportes, Hardenne ramène l'humanité à ses peurs et ses rêves fondamentaux.

  • Depuis 75 ans, l'Occident tente de digérer le désastre absolu qu'il a provoqué et subi à la fois : la Shoah. Tout ce qui fondait la fierté, l'orgueil de l'Europe - sa culture, ses valeurs, sa « civilisation » - a été remis en cause, bouleversé par ce crime sans précédent. L'idée de la « solution finale », sa mise en oeuvre active, la tolérance passive ; comment cela a-t-il été possible ?

  • Toscane, 1928.
    Dans un village isolé et pauvre, la fille du maire, qui n'a plus prononcé un mot depuis la disparition de sa mère, semble s'éveiller à l'arrivée d'un cirque itinérant sur la place du bourg.
    Bientôt s'installe une confrontation entre les saltimbanques et le maître des lieux. Que s'est-il passé, jadis, dans la forêt qui borde le village?? Quel mystérieux pouvoir possède le vieil éléphant de la troupe?? Où commence l'illusion, où s'arrête la réalité??
    Une histoire pour réfléchir à la réalité du pouvoir et au pouvoir de la réalité.
    EXTRAIT
    Assis sur la planche en bois à côté de Luigi, Sandro somnole. La route de terre est douce pour les roues du vieux chariot, et les deux chevaux, à l'avant, prennent leur temps sous le soleil pesant. À quoi servirait de courir ? Luigi laisse les rênes pendre et se fie à ses montures. Ils arriveront toujours à temps dans le prochain village ; là, il faudra voir l'accueil. Il y a des fascistes qui n'aiment pas les saltimbanques, et le cirque de Luigi n'est pas du genre flamboyant. Depuis 1922 et l'arrivée au pouvoir du Duce, les affaires périclitent. Mais peut-être est-ce une excuse. C'est peut-être lui, Luigi, qui vieillit. L'illusionniste s'illusionne avec ses « peut-être » ; il vieillit, et Mussolini n'y est pour rien. Ce qui n'empêche pas Luigi de détester Mussolini.
    Pourtant, en matière d'illusion, il faut reconnaître que le Duce s'y connaît. Luigi a assisté à quelques meetings et il a vu comment les rues des villes et des villages paradaient en l'honneur de celui qui rendait à l'Italie humiliée son honneur et ses vertus... Ce que le saltimbanque réussit à faire dans le huis clos minuscule de son chapiteau, Mussolini l'accomplit à l'échelle d'un pays entier. Il a dressé les Italiens et les Italiennes, quitte à les dresser les uns contre les autres, il en a fait des moutons, ou des chats, ou des cochons pour certains, des loups pour d'autres. Tous viennent manger dans sa main, et tous redoutent son fouet. Luigi crache par terre ; jamais il n'aurait engagé ce Benito dans son cirque, même si la fortune était assurée. Jamais les spectacles de Luigi n'ont trompé les gens pour le plaisir de les berner. S'il les trompe, c'est pour leur offrir du plaisir, sans qu'ils soient dupes.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Une très belle histoire de rêve et de poésie. Une histoire qui donne à réfléchir sur le pouvoir de la réalité. Premier livre de Vincent Engel pour la jeunesse, une réussite. » (L'Ibby Lit)
    - « Vincent Engel use de son art de conteur pour nous plonger, une fois encore, dans la Toscane qu'il nous fit découvrir avec Retour à Montechiarro. Décrivant les dessous d'une société totalitaire, ce nouveau roman jeunesse mêle fiction et illusion. L'auteur aborde avec poésie une réflexion sur la puissance de l'illusion et du rêve... transportant le lecteur dans le fantastique où magie et force d'imagination auront pouvoir de guérison sur le corps... sur l'esprit. » (La bibliothèque du rat)
    - « Une confrontation entre villageois et gens du cirque décidés à faire la lumière sur un drame qui s'est déroulé des années auparavant en forêt. » (Livres Hebdo)
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, Vincent Engel a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD.
    Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.

  • Alma viva

    Vincent Engel

    Dans les pas d'un compositeur au destin incroyable !
    Venise, 1740. À peine remis de l'échec de son dernier opéra, don Antonio est contraint à un nouveau succès s'il ne veut pas être cloîtré à la Pietà, l'établissement pour jeunes orphelines où il enseigne la musique. D'autant que l'on prétend que sa musique est vieille, sans parler des rumeurs qui bruissent sur les moeurs du vieux prêtre. Son ami l'ambassadeur d'Espagne lui présente alors Lorenzo, qui écrira un livret à la hauteur du défi. Défi multiple, car il s'agira aussi pour le compositeur de sauver certaines de ses élèves les plus douées et les plus jolies. Se mettent alors en mouvement des rouages qui pourraient broyer à jamais le destin du prêtre roux. Ou le conduire à la gloire, une ultime fois...
    Ce que l'on sait de la vie de Vivaldi tient en quelques anecdotes, et tout le monde ignore les raisons pour lesquelles il a quitté Venise pour Vienne, où il mourra. Vincent Engel a puisé les confidences du plus célèbre des compositeurs vénitiens dans sa musique ; c'est elle qui lui a dicté les pensées et les gestes de cet amoureux de la vie.
    Un roman biographique suivi d'une pièce de théâtre qui dévoilent les secrets de la vie et de l'oeuvre de Vivaldi !
    EXTRAIT
    Maudit nuage... Le compositeur se redresse, rouvre les yeux. La gondole est immobile, Zianni semble s'être mué en pierre. Le soleil revient ; l'air est délicieux. Renoncer ? L'idée n'a été qu'une péripétie dans l'intrigue de sa vie, pour mieux faire rejaillir sa volonté, sa force créatrice.
    Il est temps d'affronter ces vieux rabougris de governatori. Ils ne règlent pas la musique à Venise. Dieu ne les écoute pas, sinon pour grimacer. Dieu ne les regarde pas. Comme Antonio, il préfère les jeunes filles de la Pietà, les belles et les moins belles, toutes gracieuses sitôt qu'elles prennent leur instrument entre leurs doigts ou qu'elles offrent leur voix à la musique.
    - Allons-y, Zianni. Ne faisons pas attendre ces Signori.
    Le gondolier redevient chair et grogne.
    - Pas pour eux... Mais j'ai à faire, moi aussi. Il me tarde déjà de retrouver la Pietà...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    [L]es mots [de l'auteur] se laissent lire avec autant de plaisir que se laisse écouter la musique de Vivaldi. - Blog L'Ivre Lecteur
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, Vincent Engel a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.

  • L'Italie au lendemain de la Première Guerre. Entre mer et forêt, au coeur des Pouilles, se niche le village de San Nidro où grandissent Basilio et Lucia. Née de parents inconnus, Lucia est différente et les villageois s'en méfient : enfant presque sauvage, elle est l'amie des signes envoyés par la nature. Basilio, lui, vient de perdre son père. Pour conjurer le chagrin, il oscille entre deux mondes, sa vie de pêcheur sous la voile du sage Luigi, l'univers magique et inspiré de la petite fée des bois. Liés par le destin, Lucia et Basilio s'aiment et se jurent fidélité sans même se l'avouer.
    Mais un acte irréparable (un bûcher dressé par les enfants pour incinérer le corps du vieux Filippo, qui avait pris Lucia sous sa protection) va faire basculer ces amours enfantines dans le cours tragique de l'Histoire. Sur ordre des fascistes, Lucia est enfermée dans un couvent de Bari. Elle parvient à s'enfuir et se retrouve à Rome. Basilio, désespéré, fera tout pour la retrouver. Une quête faite d'espoirs et de rendez-vous manqués à l'heure où l'Italie mussolinienne pactise avec le diable... 
    Une destinée à mille lieues du « paradis » de San Nidro attend les deux jeunes gens au cours de ce roman envoûtant. Après sa période toscane, Vincent Engel nous emporte dans une géographie sauvage et romantique où affleure toute l'âpreté d'un Sud qui échappe au temps.


  • À la faveur d'une douce soirée, après un dîner en agréable compagnie, le narrateur se laisse aller à conter une histoire qu'il tient de seconde main.



    Raphael von Rüwich est le fils adoptif et l'héritier de riches aristocrates berlinois. On lui attribue de lointaines origines italiennes : la grâce qui émane de ses traits fins, ses cheveux bouclés et ses yeux bruns ne peuvent être germaniques.



    Voyageur, il a eu quelques liaisons, mais jamais n'a été frappé par la foudre de l'amour... jusqu'à la magnifique fête donnée en son honneur : il reconnaît en Lætitia Malcessati son double, la jeune fille lumineuse, l'être exceptionnel qui le complète. La passion est immédiatement réciproque.



    Premiers émois, premières palpitations de jeunes gens qui se cherchent des yeux, Vincent Engel nous entraîne dans le tourbillon sentimental de ces deux amants dont la destinée ne cessera d'être contrariée et l'amour empêché... De Berlin à Venise, en passant par Paris et le lac de Garde, il nous lance à la poursuite de cet idéal féminin.



    Raphael et Lætitia peut être considéré comme la matrice, l'origine des romans « italiens » de Vincent Engel.

  • Quelles sont les raisons qui poussent les uns à rechercher la compagnie de leurs semblables et les autres à la fuir ? Quel manque creusent en nous le départ et l'absence des êtres aimés, ce vide qui sera l'ombre de nos vies ?
    Dans la Toscane du XIXe siècle, autour de Montechiarro, Gioacchino Bruchola et Domenico Della Rocca suivent, sur le fil rouge de l'absence, deux parcours aussi différents que possibles, mais qui auront leurs points de rencontres, de vie, d'amour et de mort. Anges ou fantômes, quelques femmes nourriront leurs inquiétudes et les pousseront toujours plus loin sur la voie d'une éducation sentimentale qui prendra la forme de leur destin. Arianna et son secret englouti ; Laetitia, disparue après avoir mis au monde Domenico et affolé Gioacchino ; Alicia, frêle messagère rédemptrice
    Un siècle plus tard, dans une Venise dénaturée par le tourisme, Baptiste Morgan, jeune écrivain inconnu, connaîtra à son tour l'initiation de l'art, de l'amour et du deuil, sous la houlette d'un Asmodée Edern toujours aussi mystérieux. Il relira et reliera les récits anciens de ces familles qu'il n'a pas connues, et dont son écriture, seule, assurera peut-être la pérennité.

  • Belgiques t.3

    Vincent Engel

    Le plat pays comme source d'inspiration...
    Cet ouvrage se compose des textes suivants :
    - Boire un petit coup...
    - Qui ?
    - Cosmétique de la Belgique
    - Au coeur des ténèbres
    - Bel-G1000
    - Une coquille vide
    - Stupeur et ravissement
    - Avec la mer du Nord...
    - Géante Wallonie
    - Un tour pandable
    - À vot' bon coeur...
    - L'argent du beurre
    - Sans chichis
    - Les Victoires du Ridicule
    - Au nom du sain esprit
    - Ça plane pour moi
    - Vie et mort de...
    Un recueil de récits courts consacrés aux lieux, personnages et concepts emblématiques de la Belgique. Retrouvez également les textes d'Alain Dartevelle et Luc Baba sur le même thème !
    EXTRAIT DE BOIRE UN PETIT COUP...
    Il avait plu presque sans relâche les trois premières semaines de juillet, mais depuis son arrivée, le 20 juillet à 9 heures 33, Bart Vanwaffel n'avait pas à se plaindre : le soleil brillait sans discontinuer depuis presque dix heures et certains commençaient à se plaindre de la canicule. En buvant sa bière avec Elio qui venait d'arriver, il soupira d'aise.
    - Ça doit être ça, être belge, tu crois pas ? Toujours se plaindre !
    Elio opina et vida sa blonde.
    Cela faisait vingt-trois ans qu'ils se retrouvaient chaque année au camping de la Rive, au bord de l'Ourthe. Vingt-trois ans qu'ils appréciaient autant ces retrouvailles. Pendant l'année, ils ne se voyaient pas, ne s'écrivaient pas. Ni l'un ni l'autre n'avait de compte Facebook ; mais dès qu'ils se retrouvaient, ils ouvraient une chope et refaisaient, sinon le monde, du moins la Belgique.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, Vincent Engel a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.

  • L'imposture

    Vincent Engel

    Et si vous étiez contraint d'héberger un officier allemand sous la période de l'Occupation?
    Dans la France occupée, Charles de Vinelles, écrivain en herbe, est obligé d'héberger dans son château un officier allemand féru de littérature française. 
    Avec Le silence de la mer, la fameuse nouvelle de Vercors en toile de fond, la pièce interroge l'impossible neutralité du sujet dans la tourmente. Et pose au final le terrible dilemme : une oeuvre à naître vaut-elle plus que la vie d'un enfant ? 
    Une pièce de théâtre qui pose au spectateur et au lecteur la question du courage ou de la lâcheté.
    À PROPOS DE L'AUTEUR 
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
    Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/
    EXTRAIT 
    Scène 1 : Charles
    La scène est coupée en deux ; à gauche, une grande pièce de château, qui sert à la fois de salon et de salle à manger, avec une cheminée, une armure, un mobilier ancien et plutôt vétuste. À droite, la chambre de Charles. Il y a un bureau devant une fenêtre qui laisse filtrer, entre les lattes des volets, une lueur d'aube. Un lit, une penderie, deux chaises, une table avec un broc.Charles dort. On entend, venant de l'étage, des bruits : ceux d'un homme qui se lève, marche jusqu'à la fenêtre qu'il ouvre, qui pousse les volets. À cet instant, le coq chante.Charles se réveille, difficilement. On entend l'autre, au-dessus, qui se lave. Puis, une porte claque et des pas descendent un escalier. Charles se lève à son tour et va à la fenêtre. De dehors, on entend des pas dans du gravier, un cheval, des bribes de conversation en allemand. Charles ouvre discrètement les volets, regarde et se recule vivement. Le cheval part. Charles s'assied à son bureau et ouvre un cahier qu'il se met à lire, d'abord silencieusement puis à voix haute.
    CHARLES« Par une matinée du mois de mai, une amazone parcourait, sur une jument, les allées du bois de Boulogne »... Non. (Écrit un mot.) « Une ravissante amazone. » (Rature.) « Élégante amazone, sur une somptueuse jument »... (Rature encore.) « Une superbe jument alezane »...

  • Pygmald Sympholien

    Vincent Engel

    Vaudeville de l'absurde pour cette pièce de Vincent Engel
    Pygmald, qui tient de Meursault et de Woody Allen, a un chat dans la tête. Les docteurs Casimir et Rosenfeldt s'occupent de le soigner, aussi longtemps qu'il a de l'argent pour les payer. Napoléon, le chat, devient son meilleur ami, son double, son frère.
    On passe de Molière à Camus, du comique au morbide, de l'aliénation à la liberté.
    Amour, vie et mort dans cette pièce de théâtre surréaliste et absurde ! 
    À PROPOS DE L'AUTEUR 
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
    Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/
    EXTRAIT 
    Acte 1
    Un salon meublé de la façon la plus hétéroclite qui soit. Un téléphone moderne sur une table, une table et un fauteuil style années 50, un pouf en riz, une télévision horrible, une lampe... On entend une voix qui vient des coulisses, à gauche.
    PYGMALD SYMPHOLIENVoilà ! Voilà !
    Pygmald Sympholien entre en courant. Toute sa démarche est maladroite ; il se tient raide et semble toujours arriver cinq secondes après ses paroles. Il porte une veste à queue de pie élimée et un jeans, des chaussures de basket.Il décroche le téléphone.
    PYGMALDAllô ? Allô ?
    Il manoeuvre le téléphone en tous sens, essaie encore « Allô ? » plusieurs fois puis raccroche, perplexe. Il porte la main à son front et ferme les yeux, comme pris par une migraine, secoue la tête et la penche d'un côté puis de l'autre, tapote sur une oreille. Il va se regarder longuement, comme s'il cherchait à découvrir quelque chose, dans un curieux miroir à pied posé sur un buffet. Il se reprend la tête entre les mains.
    PYGMALDHalala ! (Grimace.) Misère ! (Grimace encore.)
    Il va s'affaler dans le pouf, ferme les yeux, se détend quelques instants puis se redresse vivement, comme s'il avait pris une résolution. Il marche à nouveau vers le téléphone qu'il décroche. Il compose un numéro et attend.

  • Giovanni

    Vincent Engel

    Une pièce de théâtre où l'amour et l'amitié se redéfinissent au contact des différents personnages...
    Don Giovanni, Mozart et Da Ponte sont présents dans l'ombre de cette pièce, qui joue de la langue et des codes du XVIIIe siècle. Mais Giovanni prend ici les atours de Leporello et, comme Montesquieu, préfère la vertu à l'honneur.
    L'amitié entre Ettore et Pietro est à toute épreuve, y compris celle de l'infidélité conjugale?: Rosanella est la femme d'Ettore et l'amante de Pietro. Tout irait bien si, dans les luttes politiques où sont mêlés les deux amis, ne surgissait Luigi... Giovanni, le domestique d'Ettore, observe avec tristesse les ravages de l'honneur et de l'orgueil, essayant de faire valoir une conception plus simple et plus honnête de l'amour.
    Engel développe ici l'argument inventé pour un projet d'opéra par Federico, dans Un jour, ce sera l'aube.
    Découvrez cette oeuvre à caractère philosophique, où honneur et orgueil se côtoient !
    À PROPOS DE L'AUTEUR :
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
    Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/
    EXTRAIT :
    Scène 1 GIOVANNI, ETTORE
    Décor dépouillé. Une porte à gauche, une porte et une fenêtre à droite. Un bureau, une bibliothèque. L'une ou l'autre table basse. Au moins deux fauteuils, de chaque côté du bureau au début. Sur le mur du fond, un grand miroir.
    Giovanni est seul sur scène. Il est occupé à ranger le bureau d'Ettore, mais il travaille distraitement, sans achever ce qu'il commence. Il sifflote un pot-pourri d'airs d'opéra parmi lesquels on reconnaît très clairement le premier air de Figaro dans Les noces de Figaro et le premier air de Leporello du Don Juan. Au moment où, dans l'air de Leporello, on chante : « Se brega gente, non mi voglio far sentir » et que Giovanni s'emporte un peu, Ettore arrive sans que Giovanni l'entende et reste immobile à observer le cirque de son serviteur.
    ETTORE
    Hé bien, Giovanni ! Que fais-tu donc là ?
    GIOVANNI, s'interrompant brusquement, mais sans marquer de gêne excessive
    Ma foi, monseigneur, cela s'entend : je chante, et cela se voit : je travaille.

  • Monsieur Octave

    Vincent Engel

    Don Juan revisité à l'époque de l'Occupation
    J'ai toujours pensé que la vraie ordure, dans Don Giovanni, n'était pas don Juan, mais bien Ottavio, pâle fiancé qui n'attend même pas que le père d'Anna soit mort pour se proposer comme père et mari.Dans le contexte de l'Occupation et de la Résistance, Octave est devenu officier de police, petit tyran qui se croit investi d'un grand pouvoir...
    La pièce de théâtre a été rédigée lors d'une formation à la Fabrique de Théâtre de La Bouverie, consacrée à Don Juan, sous les auspices de Michel Tanner. 
    La réécriture d'une pièce qui fascine l'auteur...
    À PROPOS DE L'AUTEUR 
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
    Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/
    EXTRAIT 
    Scène 1 Anne, Jean
    La scène est coupée en deux (un tiers - deux tiers). À gauche, un salon. À droite, une chambre avec un grand lit.Au début, il fait noir. On devine, aux bruissements des draps et aux soupirs, un couple dans le lit. Ils ont fini ; ce sont les derniers baisers, le souffle qu'on reprend. Puis, on entend une allumette craquer et la lumière monte petit à petit. Jean, sur le bord du lit, tire sur sa cigarette puis enfile son pantalon. Derrière lui, Anne reste couchée.
    ANNETu dois vraiment t'en aller ?
    JEANChaque fois que je te rejoins, tu me poses cette question...
    JEANTu le sais, je n'ai que la nuit. Dormir ressemble trop à la mort quand l'obscurité s'en mêle.
    ANNE, qui essaie de le ramener vers le litTu m'effraies quand tu parles ainsi. Peut-être aussi suis-je jalouse. Que fais-tu quand tu n'es pas ici ? Qui vois-tu ?
    JEAN, qui se dégage en douceurAllons, petite fille, sois sage ! Ne me demande pas d'être ce que je ne puis être, tu cesserais de m'aimer.

  • Malentendus

    Vincent Engel

    Tout plaquer pour mieux tout recommencer...
    Une femme quitte son pays et son passé, décidée à tout oublier, à renaître. Elle se marie, donne naissance à une fille à qui elle se consacre entièrement.C'est l'histoire de ces deux femmes, de la naissance de la fille à la mort de sa mère.
    Des tableaux qui disent la difficulté et la force d'aimer, le poids des secrets, les destructions qu'ils occasionnent, les cohésions qu'ils imposent. 
    Cette pièce a été créée au Festival de Spa, en août 2010, puis inscrite au programme 2010-2011 de l'Atelier Jean Vilar à Louvain-la-Neuve, dans une mise en scène de Daniela Bisconti. Elle était interprétée par Cécile Van Snick, Stéphanie Van Vyve et Michaël Manconi. 
    Au final, le constat que la seule vérité est celle des liens qui se tissent entre les êtres.
    À PROPOS DE L'AUTEUR 
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
    Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/
    EXTRAIT 
    LA NAISSANCE - La mère
    LA MÈREViens là mon ange, mon trésor... Oui... Avec moi, tu n'as rien à craindre. Voilà... Je vais te donner à manger. Un bon biberon. Allez... oh non ! Pourquoi tu régurgites ? Arrête ! Tout le bon lait que maman te donne... pourquoi tu ne le gardes pas ? C'est le meilleur, le pharmacien me l'a dit ! Ne pleure pas, ce n'est rien, je trouverai un autre lait, ce n'est pas possible que tu vomisses ce que maman te donne !Tout va bien. Ne pleure pas... ne pleure pas, je te dis... voilà... regarde, ici la vie va être belle. On sera bien toutes les deux... Je t'offrirai l'enfance que je n'ai pas eue. Tu auras toutes les chances d'être heureuse, tu seras belle. Tu seras belle et heureuse. Intelligente. Tu feras des études, tu deviendras... On verra ce que tu deviendras. Je te protégerai. Je ne t'étoufferai pas, rassure-toi...

  • Alessandro

    Vincent Engel

    Une épopée musicale au coeur de Venise !
    Alessandro est un vieux musicien qui n'a plus rien composé depuis des années. Depuis qu'il a fui Venise pour se réfugier à Berlin. Le mécène qui l'héberge lui demande, pour la première fois, de composer une oeuvre à la mémoire de sa jeune femme qui vient de décéder. Incapable d'honorer cette supplique, Alessandro laisse partir son disciple, Jonathan Celnik, à la recherche de partitions léguées jadis à un vieux prêtre... On retrouve ici les personnages et la quête qui sont au centre du roman "Requiem vénitien", paru aux éditions Fayard en 2003 (en Livre de poche).
    Laissez-vous emporter par cette pièce de théâtre aux accents italiens mélodieux.
    À PROPOS DE L'AUTEUR 
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. 
    Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/
    EXTRAIT 
    Scène 1 Alessandro, Jonathan
    Dans la chambre-bureau d'Alessandro. Décor sobre. Un piano, un bureau, des chaises, un lit, des bougeoirs. Alessandro, mal habillé, est assis au clavier qu'il pianote, cherchant des accords. Il griffonne sur une partition, rature. On sent qu'il s'énerve de plus en plus, jusqu'à déchirer la feuille et à refermer rageusement le couvercle du clavier.
    ALESSANDRO, criant
    Nom d'un chien ! Je n'y arriverai jamais ! (Se lève, fébrile, va chercher dans un tiroir un tas peu épais de partitions, liées par une ficelle qu'il dénoue. Pose le tout sur le bureau et commence à consulter les feuillets, un à un, de plus en plus vite. Il finira pour tout balancer en l'air.) Voyons, ici je devrais bien trouver quelque chose... une idée... une inspiration... Le peu que j'ai su composer durant ces trente dernières années ! Non... non... non ! Quelle horreur ! Et ça : quelle platitude ! Mais qu'est-ce qui m'a pris ce jour-là ? Ma parole, on croirait du Wagner ! Autant me mettre à la peinture si c'est pour tomber si bas ! Non !.. Non ! (Jette les rares feuillets qui lui restent en main.) Ah, ce n'est pas vrai ! Pas la moindre mesure pour m'aider, pas le moindre souvenir de ce que je fus pour épauler ce que je suis devenu... Quelle misère ! Pourquoi ai-je commis cette folie de quitter Venise et de venir ici !.. D'accepter...

  • En attendant, go to

    Vincent Engel

    Un huit-clos contemporain et déroutant...
    Quatre jeunes gens se retrouvent enfermés dans un appartement, sans autre moyen de communication avec l'extérieur qu'un ordinateur interactif à la logique programmée et inébranlable.
    Qui sont-ils ? Pourquoi se retrouvent-ils là ? Sont-ils prisonniers, ou les acteurs involontaires d'une télé-réalité ? Et pendant qu'ils vivent et s'interrogent, sur les murs de leur prison, s'étendent des graffitis tracés par une main inconnue...
    Entre Beckett et les langages de programmation Basic, cette pièce s'ancre dans notre modernité et ses angoisses. Elle a été traduite en allemand dans le cadre d'un projet de la SACD.
    Découvrez cette fresque de la société moderne aux accents angoissants !
    À PROPOS DE L'AUTEUR :
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
    Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/
    EXTRAIT :
    Un plateau dépouillé. Un appartement de jeunes, en désordre. Vieux meubles de récupération, pas de télévision. Sur la table basse, des vidanges, des assiettes sales. Sur le divan, Hannah dort. Au centre, une machine étrange, à mi-chemin entre le juke-box et l'ordinateur. Un écran, un clavier.  Jean entre, comme s'il venait de se réveiller d'une nuit trop courte. Il marche vers la machine et l'allume en tapotant sur le clavier. Sur l'écran, une image apparaît tandis qu'une voix retentit, neutre et métallique.
    LA MACHINE
    Bonjour. Sélectionnez votre profil dans la liste qui apparaît à l'écran. Si vous ne figurez pas dans cette liste, cliquez sur « nouvel utilisateur » et introduisez les données qui me permettront de mieux vous connaître.
    Jean tape sur l'écran. La voix de la machine change. C'est à présent une voix féminine très douce, très sensuelle.

  • Nous sommes tous des faits divers. Tous. Victimes ou coupables de ces gestes anodins sur lesquels le destin bascule. De ce hasard de grain de sable qui nous ensevelit ou nous ressuscite.
    À travers ces quatre nouvelles, portées à la scène par Michel Poncelet et Bernard Francq, voici quatre portraits qui nous ressemblent peut-être?: un enfant qui ne vit qu'au son de Bach?; un collectionneur prêt au pire pour assouvir sa vengeance?; un inspecteur à la retraite confronté au meurtrier parfait?; un messie clochard qui visite un cercle juif laïc.
    Des faits divers?? Peut-être. De ceux dont on tisse l'humanité.
    À PROPOS DE L'AUTEUR 
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
    EXTRAIT
    Antonio Araldi
    L'histoire dont je voudrais vous rendre compte aujourd'hui, inconnue ou presque du grand public, a bouleversé cet univers clos et singulier à plus d'un titre des collectionneurs de voitures. Mais cet émoi ne s'attache qu'à l'accessoire, qu'à l'insupportable dénouement, aux yeux de ce cénacle, d'un drame longuement noué, à travers une destinée où un homme amoureux sacri?a beaucoup à une femme exigeante. Pour ceux qui n'appartiennent pas à ce monde et qui ont eu vent de cette affaire, il ne s'agit que d'une anecdote, une excentricité à ajouter à la panoplie déjà longue de ces amateurs tous plus ou moins fous.
    Cette histoire est, en apparence et en vérité, d'une confondante banalité, nonobstant les sommes énormes qui furent nécessaires à son accomplissement - mais cela non plus n'est guère original, quand bien même on considérerait l'argent comme une cause, et non comme un aboutissement. Femme capricieuse, homme richissime, voiture monstrueuse. Sexe, argent, mort. Femme-machine, conduite-virilité. À telle enseigne, on réclamerait le silence, l'abandon d'un récit épuisant de conformisme, mille fois vu, entendu ou lu. On ne tolère pas que les extrêmes soient aussi banals que nos vies quotidiennes, et l'on interdit aux autres ce que l'on s'octroie avec complaisance.
    Et c'est bien pour cela que je raconterai l'histoire d'Antonio Araldi. Tout dépend du regard que l'on pose sur les gens, sur les choses, sur les destinées. Le fruit défendu : une vulgaire pomme, sans cesse et par tous dévorée, repoussant partout et sans cesse ; ou un goût délicieux, savouré en silence. Que tout ait été vécu n'atténuera jamais ni la joie ni la souffrance d'un être, pas plus que cela n'empêchera des enfants de naître, de grandir, de mourir. Nous sommes tous des faits divers.

  • Fiction ou réalité ? Telle est la question...
    Fiction : un mot dont le sens semble aller de soi. Un mensonge, une invention. La fiction s'oppose au réel aussi sûrement que nos rêves à la réalité quotidienne. En est-on certain ? Et d'abord, qu'est-ce que le réel ? Qu'en savons-nous ? Comment nous définissons-nous par rapport à lui ?Partant d'un questionnement sur le réel et notre rapport à lui, Vincent Engel convoque non seulement les spécialistes de la théorie littéraire, mais aussi des psychologues et des philosophes, sans oublier les principaux écrivains de la seconde moitié du 20ème siècle, tels Camus, Sartre, Robbe-Grillet, Gary ou Tristan, afin de confronter leur vision de la littérature et de la fiction à celle des théoriciens. Car les écrivains ne sont-ils pas les premiers concernés ?
    Un livre qui redéfinit la fiction, manière privilégiée de fonder notre humanité et de transmettre la mémoire.
    À PROPOS DE L'AUTEUR 
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
    Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/
    EXTRAIT 
    C'est bien le problème. La page blanche, on le sait, a toujours angoissé l'écrivain. Mais à prendre la question sous cet angle, on se dit que ce n'est pas par peur d'un manque d'inspiration, mais bien par celle qui l'oppose au réel. L'écrivain, le poète, le philosophe ne se satisfont pas des certitudes sur ce qu'ils sont supposés utiliser comme matériau premier. Et si on leur répond qu'ils sont là pour élucider nos rapports à l'évidence, ils rétorquent : quoi ? n'est-ce pas évident ?

  • Mayday

    Vincent Engel

    La mise en scène d'une tragédie moderne qui dépeint notre monde actuel.
    Notre époque a-t-elle tué la tragédie?? Celle-ci ne survit-elle plus que sous des formes dégradées, dans les séries télévisées et les faits divers?? 
    Dans Mayday, Jason et Médée sont devenus des acteurs de séries B que dirige, sans enthousiasme, Youri, avatar défait d'Euripide. Jason rêve de devenir cosmonaute et ne reconnaît pas dans Mady la figure de sa tragédie?; elle n'a jamais rien oublié et poursuit sa vengeance à travers le temps.
    Un spectacle «?multimédia?» sur l'usure du tragique et le drame d'une société sans mémoire. 
    À PROPOS DE L'AUTEUR 
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
    Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/
    EXTRAIT 
    Scène 1
    On se trouve sur un plateau de télévision. Le décor est celui de la série que l'on s'apprête à tourner : un salon à l'américaine d'un côté, avec une cheminée dans laquelle des bûches artificielles attendent qu'on allume le gaz pour donner l'illusion de la chaleur ; de l'autre, un bout de salle de restaurant cossu. Différents écrans de télévision sont accrochés de-ci de-là, certains allumés, d'autres éteints. On voit, sans le son, différentes émissions représentatives des programmes habituels : une série, un journal, un « talk-show », une téléboutique... Par moments, le son jaillira de l'une ou l'autre émission. On peut imaginer un écran géant, en fond de scène, qui reprendra alors l'émission que l'on entend.On commence d'ailleurs par une émission de téléboutique. Pendant qu'on la suit, Youri rentre en scène, en traînant les pieds et s'impatientera en regardant l'heure et en feuilletant les pages d'un script.Télévision
    LE VENDEURJe crois, Rachel, que vous avez un produit tout à fait exceptionnel à proposer à nos spectateurs...
    LA VENDEUSEAbsolument, John. Un kit qui devrait faire fureur !

  • Fait divers tragique qui a bousculé les certitudes de tout un pays, retour sur l'affaire Mawda.
    Mai?2018. Sur une autoroute belge, une course-poursuite s'engage entre un fourgon chargé de migrants et une escouade de policiers. Dans le feu de l'action, un des poursuivants tire sur la camionnette.
    La balle perce la tôle et provoque la mort d'une fillette, dans les bras de ses parents.
    C'est l'histoire de Mawda. C'est une histoire d'amour impossible. Une histoire de guerre. Une histoire de souffrance et de contradictions. Une histoire où puiser la force de bâtir un monde plus juste et plus humain.
    D'abord roman choral à travers les yeux de chacun des acteurs de l'histoire, le livre se poursuit par une contre-enquête journalistique à propos de l'affaire Mawda. Car les faits décrits dans ce livre se sont réellement déroulés, aussi révoltant que cela puisse paraître, en Europe occidentale, au XXIe?siècle...
    Entre roman et enquête journalistique, Deux ans et l'éternité revient sur l'affaire Mawda et décrypte les dérives d'une société déshumanisée.
    EXTRAIT
    Mon histoire commence au Kurdistan. Je n'y suis jamais allée. Kurdistan, Syrie, Afghanistan, Érythrée, Somalie... je n'aurais jamais imaginé qu'il y avait tant de pays. Tant de pays que l'on veut fuir. Angleterre, Angleterre, Angleterre ; si peu de pays où on rêve d'arriver. Est-ce que vous croyez qu'il y a quelqu'un, là-haut, qui décide : toi, tu vas naître là, et toi, ici ? Toi, tu vas devoir apprendre à courir très vite, et toi à barricader ta porte ? Et il les fait comment, ses choix ? Sur notre tête ? Mais on n'est même pas encore nés...
    Moi, je ne peux pas croire qu'on choisit. Ni nous, ni personne. C'est le hasard. Ou alors c'est l'injustice. Une accumulation d'injustices, d'erreurs petites et grandes. Des injustices en uniforme, des erreurs en costume trois-pièces. Des ministres qui bombent le torse, des fous qui jettent des bombes. Parfois, ce sont les mêmes. Sauf que les ministres ne se salissent pas les mains, ils engagent les fous pour faire le job. Un drôle de mot, ça : job. Job, job. Dans la Bible et le Coran, on raconte l'histoire de Job. Ayoub, dans le Coran. Un saint homme, un prophète noble et généreux. Dieu l'aimait beaucoup, Ayoub Job. Et pour prouver à Satan combien Ayoub Job était fidèle, Dieu a accepté qu'il subisse tous les malheurs possibles. Et Dieu a gagné son pari. Ayoub Job a tout perdu : ses richesses, sa femme, ses enfants, son bétail, mais il a continué de croire. Et Dieu lui a rendu sa famille, et même un peu plus. N'empêche, les premiers, ils étaient morts, et bien morts. Personne ne parle d'eux. On ne connaît même pas leurs noms.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, Vincent Engel a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD.
    Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Alma Viva, Mon voisin, c'est quelqu'un, Raphael et Laetitia, Les Diaboliques et Et dans la forêt, j'ai vu. Il a également participé aux recueils collectifs Le peuple des lumières, dans lequel une quinzaine de voix majeures de la littérature francophone aident un public adolescent à mieux comprendre le monde qui les entoure à travers la fiction ainsi qu'à L'heure du leurre, ouvrage consacré au populisme et à la démagogie.

  •            Le prêtre qui a imaginé le Big BangC'est à l'âge de 9 ans, en 1903, que George Lemaitre prend la décision de donner son existence à Dieu et à la science. « La science n'a jamais ébranlé ma foi et la religion n'a jamais amené à mettre en question ce que je concluais de mes raisonnements scientifiques », écrira-t-il plus tard. Et pourtant, le salut ne peut être ni démontré ni expérimenté. La science a quelque chose de commun avec Dieu ; plus on en sait moins on en sait... 
    Formé en Belgique, puis aux États-Unis, il va être le premier à contredire Einstein qui a imaginé un univers stable pour proposer l'idée révolutionnaire d'un univers en expansion, à l'origine rassemblée en un point ; l'hypothèse du Big Bang est née : Fiat lux...Vincent Engel s'est plongé dans la vie de ce savant belge. De sa formation scientifique et spirituelle à sa maturité où ses talents de mathématicien astronome inspirent ses successeurs, de son rôle de grand professeur à l'université de Louvain à celui de directeur de l'Académie pontificale des sciences où il contribuera avec Pie XII à rapprocher enfin l'Eglise des sciences.

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