Hachette Éducation (réédition numérique FeniXX)

  • Pour comprendre ce qu'était la religion dans la France de l'Ancien Régime, il faut d'abord faire un effort de dépaysement intellectuel et psychologique complet. Le religieux, c'est-à-dire la référence à Dieu et à un monde surnaturel, est alors au coeur même des représentations collectives et des consciences individuelles. Il imprègne toute la vie politique, civique et sociale. La religion a défini le temps et l'espace sous la conduite d'un corps spécialisé et hiérarchisé, le clergé, qui est également le premier ordre du royaume. Mais l'histoire a aussi imposé, depuis le XVIe siècle, la présence en France d'une autre forme de christianisme, l'Église réformée protestante. En outre, malgré leur expulsion du royaume à la fin du Moyen Âge, des minorités juives existent localement sur le territoire actuel de notre pays.

  • Des débuts de la presse à nos jours, voici l'histoire des moyens d'information inscrite dans le processus de démocratisation de la vie politique française. Conquête de la liberté, débuts de la grande presse, organisation et fonctionnement de la profession des journalistes, crises et affaires, apparition de la radio, puis de la télévision, rôle des médias pendant la guerre, histoire mouvementée de l'ORTF, difficultés actuelles de la presse et de l'audiovisuel... autant d'évolutions, ou de faits marquants, dont l'analyse est souvent indissociable de l'histoire générale de la France du XIXe au XXe siècle.

  • Après la reddition inconditionnelle du Reich, le 8 mai 1945, le territoire occupé par les armées des pays vainqueurs voit son avenir lié à un antagonisme qui annonce la guerre froide. Alors qu'à l'Ouest s'instaure un État de droit, avec l'entrée en vigueur, le 23 mai 1949, de la Loi fondamentale de la République fédérale allemande, la République démocratique allemande, proclamée en octobre de la même année, trouve sa place dans le bloc de l'Est. Les constitutions des deux pays postulent pourtant chacune, qu'il n'existe qu'un territoire, et un peuple indivisible. Du blocus de Berlin à la construction du Mur, la partition devient rupture des Allemagne, qui vont trouver chacune une identité singulière. De l'année zéro à l'unification, c'est cette histoire, mise en lumière par le contexte international, que l'auteur retrace en trois étapes : l'Allemagne occupée, le temps de la division, puis l'unité en devenir. Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin tombe ; quelques mois après, la division de l'Allemagne prend fin. De nouvelles problématiques naissent alors : le Mur a-t-il disparu ou bien existe-t-il toujours dans les têtes ? L'Allemagne unifiée est-elle toujours un géant économique mais un nain politique ?

  • Du XIIIe siècle au XIXe siècle, l'influence croissante de l'écrit sur la culture s'exerce avec de vrais écarts chronologiques, géographiques et sociologiques. Son évolution est retracée selon trois axes majeurs : l'histoire des supports, l'histoire des apprentissages et, enfin, l'histoire des résistances et combats que suscite dans la société la diffusion du savoir. L'écrit s'impose d'abord aux Français par l'intermédiaire de pouvoirs comme l'Église ou l'État. Pour des raisons, non seulement matérielles mais aussi culturelles, la généralisation de l'instruction n'apparaît utile que très progressivement. Le modèle que les élites ont rapidement adopté devient une référence pour ceux qui veulent accéder à une reconnaissance à la fois sociale et culturelle. Mais d'autres niveaux de légitimation, celui que symbolise le certificat d'études par exemple, s'affirment bien plus tardivement. L'écrit fonde-t-il pour autant la culture vivante, celle des représentations, des valeurs et des comportements qui en découlent ? Cette question, essentielle, a sans doute été trop vite tranchée dans un sens affirmatif.

  • Les XIVe et XVe siècles ont vu l'Espagne et le Portugal partir à la conquête de l'or et des épices. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par l'affirmation des Provinces-Unies, de l'Angleterre et de la France sur la scène coloniale, luttant pour le contrôle de nouvelles productions (tabac, sucre, coton, etc.) et de nouveaux territoires (Amérique du nord, Antilles, Indes). Ce partage du monde extra-européen annonce la naissance des empires coloniaux du siècle suivant. Afin de mieux appréhender les bouleversements militaires, économiques mais aussi géographiques ou religieux, la démarche est d'abord chronologique, rythmée par le poids des guerres. L'ouvrage retrace ainsi la place de la marine de guerre et du commerce maritime, des guerres anglo-hollandaises à l'indépendance des États-Unis d'Amérique. Le commerce atlantique, la traite des noirs, les Compagnies des Indes, l'esprit missionnaire, mais aussi la fragilité des liens avec ces colonies, font ensuite l'objet d'études approfondies sur la longue durée. Cartes, schémas, tableaux, textes, glossaire viennent en appui du texte. Ils font du livre un outil indispensable pour les étudiants en histoire et les candidats aux concours d'enseignement.

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