Éditions David

  • Un énigmatique carnet. Un cousin ignoré d´une petite île de la mer du Nord. D´entrée de jeu, intrigué, le lecteur se laisse entraîner par la narratrice dans le monde sombre et mystérieux de Thorvald Sørensen, archéologue danois.
    Une naissance tragique, une enfance insolite auprès de parents adoptifs, Ingelise et Erland. Elle, aveugle de naissance, dans le secret de la nuit, initie l´enfant à la beauté envoûtante de la musique. Lui, embaumeur et artiste, consacre sa vie à perpétuer la mémoire des morts. Après une surprenante initiation à l´amour, survient dans la vie de Thorvald une femme sans nom. Leur lien profond le façonnera à jamais, jusqu´à sa mort. Une mort belle, longuement mûrie et librement consentie.
    Puis, il y a la mer, omniprésente, témoin et actrice, mère, maîtresse et traîtresse, berceau et tombeau.
    Aussi serein que déstabilisant, ce roman livre un véritable art poétique de la Mort, où chaque perte est renaissance, initiation à la vie. Depuis toujours, j´entendais la mer est un apprivoisement du deuil, lumineux, envoûtant et libérateur.

  • Enfant au regard cocasse et lucide, amoureuse des odeurs, des saveurs et des mots, Béate se désole davoir des parents qui ressemblent à des enfants, une sur calculatrice et un frère lémurien. Le temps qui passe lui apprendra à voir sa famille sous un autre angle : ses parents sont dévastés, sa sur a une tête de scientifique et son frère est schizophrène.

    Après la mort tragique de ce dernier, Béatrice devra affronter la culpabilité, le passé et surtout la vie qui continue, toujours et encore, malgré tout. Entourée de Wu, une Chinoise qui nen est pas une et qui peint de grotesques personnages, et de Monsieur Pham, le charismatique Vietnamien du dépanneur qui fait de délicieux rouleaux impériaux, elle découvrira le réconfort et la douceur de lamitié.

    Écrit avec une finesse et une fraîcheur remarquables, Quelque chose comme une odeur de printemps embaume le souvenir dun hiver beau et glacial, non sans laisser quelques engelures.

  • Pour ce jeune en perte soudaine d'altitude, « 178 secondes », c'est juste le temps nécessaire pour effacer 18 ans de mensonges, pour découvrir le sens véritable des choses et pour enfin atterrir avec sa propre vérité. « Je ne gardais aucune marque physique de cette agression. Seule ma mémoire inconsciente en gardait la trace indélébile, comme un tatouage direct au coeur. » Bouleversé par la découverte d'un événement ayant marqué sa vie à son insu, Nicola entreprend, le jour de ses 18 ans, un voyage qui le mènera de Montréal au Pacifique, puis de Yellowknife à l'Atlantique. Au cours de ce périple, où il croisera divers visages de la francophonie, il apprendra à se connaître, à trouver sa voie.

  • En juillet 1749, dans l'île Royale (Cap-Breton, N.-E.), la France reprend possession de la forteresse de Louisbourg, perdue aux mains des Anglais quatre ans plus tôt. Mathurin Le Mordant, un jeune lieutenant à la carrière prometteuse, débarque avec les anciens habitants qui y reprennent tant bien que mal leur vie avec ceux qui ont été laissés à leur sort. Dès le premier jour, lorsque le militaire croise le chemin de la ravissante Josette Guion, le sortilège de Louisbourg prend son coeur dans ses mailles et lui réserve les pires tourments.L'attirance réciproque des amoureux se vivra au milieu des dures conditions de vie de leurs amis - militaires, civils ou esclaves -, des luttes de pouvoir et des atroces exécutions qui ont ponctué cet épisode marquant de l'histoire de l'Acadie et de la guerre de Sept Ans. Dans ce roman d'époque, aux accents authentiques, Daniel Marchildon fait revivre, trois cents ans après la fondation de Louisbourg, le mystérieux sortilège qui hante cette forteresse.

  • Après la misère et la pauvreté, la Seconde Guerre mondiale inflige à Théodora une profonde blessure : son fiancé, le résistant Gustave Novotný, meurt. Malgré son mariage avec un médecin, Jaromir Strílka, et la présence vivifiante de ses deux filles jumelles, Mariana et Milcza, Théodora devient de plus en plus distante et mystérieuse. Même le projet familial de partir pour quelques années en Australie ne la séduit pas...
    Ce n'est qu'après la mort de leur mère, que Mariana et Milcza, remontant dans leurs souvenirs, perceront ses secrets et reconnaîtront les liens indéfectibles qui les unissent.

    Une histoire émouvante, tout en retenue, qui montre que, dans des temps difficiles comme l'après-guerre, l'amour filial peut triompher de la haine et de l'indifférence.

  • 1984 : les émeutes du pain - 2010 : la Révolution du jasmin. Deux périodes tumultueuses vécues à près de trente ans de distance par une mère et sa fille.
    Nadia quitte sa Tunisie natale pendant les émeutes qui secouent le pays en 1984. Révoltée contre ses parents, elle est surtout indignée par la culture du silence et la soumission que la jeunesse ne peut plus tolérer. Reniée par sa famille, elle émigre au Canada et y refait sa vie.
    Vingt-cinq ans plus tard, sa fille, Lila, encouragée par sa mère, séjourne à Tunis chez un couple ami, Tante Neila et Oncle Mounir. Elle fera face à une autre révolution, celle qui enflammera bientôt tout le monde arabe et à laquelle elle va finir par s'associer.
    Un roman identitaire qui livre un témoignage poignant sur les destins des femmes arabes dans une société musulmane en pleine mutation.

  • Six victimes en douze mois. Des prostituées sont retrouvées sans vie sur la voie ferrée où passe le West Coast Express. Un tueur en série rôde et sème la terreur à Vancouver dans le Downtown Eastside, l'un des quartiers les plus pauvres et les plus criminalisés en Amérique.
    À travers des récits entrecroisés, gravitent une galerie de personnages aussi marginaux qu'attachants : Raymond, un sans-abri qui pousse son panier inlassablement pour fuir ses démons, Jarod, le chef de gang sans pitié, traqué par la police, Sylvia, Inga et plusieurs filles qui vivent dans un climat de violence permanente... entre les clients et la drogue.
    Au coeur de cette tourmente, Rachel, son mari François, policier de la GRC, et leur fille Sophie cherchent à trouver leurs repères dans leur nouvelle province d'adoption et verront leur vie transformée de façon irréversible.

    Au rythme des allées et venues du train de banlieue dont le cri se répercute dans la nuit, ce roman, à la fois dur et émouvant, nous plonge au coeur d'une profonde détresse sociale et humaine.

  • Une femme se fond dans les contours d´un paysage champêtre, évoluant dans un espace travaillé à la spatule, à grands coups de lumière. Un professeur à la retraite anticipe sa fin dans la nature morte d´un tableau cubiste. Un sans-abri s´évade du présent par la contemplation des vitraux d´une station de métro.
    Sortir du cadre est d´abord à prendre au sens littéral : les palettes de couleurs, les textures et les formes s´ouvrent sur le réel, définissent un nouvel espace physique et psychologique. Sortir du cadre, c´est aussi une manière de s´affranchir des conventions et d´explorer l´ailleurs.
    Dans une perspective résolument contemporaine, l´espace pictural et l´écriture façonnent à travers ces nouvelles un monde surprenant, où la vie, inspirée ou issue de l´oeuvre d´art, n´a plus tout à fait le même sens.
    Sortir du cadre, un regard inédit sur les êtres et les choses, celui d´une artiste qui confirme ici ses talents d´écrivaine.

  • Nomade

    Mila Younes

    Nomade sinscrit dans la continuité du récit autobiographique Ma mère, ma fille, ma soeur. Après une adolescence déchirée entre les valeurs traditionnelles berbères et celles de la France, pays daccueil de ses parents, Mila apprend à devenir une femme libre sur sa nouvelle terre dadoption, le Québec.
    Elle laisse derrière elle un passé dont elle croyait pouvoir se libérer aisément. Mais il lui faudra force et détermination pour transformer ladversité et ne pas sombrer dans labîme.

    Oser. Apprendre à vivre autrement que selon les diktats de sa culture dorigine et, tout en allant à la rencontre des peuples autochtones, partir en quête de son identité véritable.

  • Treize nouvelles insolites, cocasses, drôles, où la mort fera passer un bon moment à tous les amateurs de polars et aux fervents d'ironie et d'humour noir.



    R.I.P. : « Qu'il repose en paix ». Curieusement, ceux qui trouvent la paix, dans ces nouvelles de Claude Forand, ce sont ceux qui donnent la mort. Ils tuent « de bon coeur », comme on dit, sans remords ni scrupules.



    Accidentelle ou provoquée, froide ou banalisée, nécessaire ou pas, la mort échappe ici à toute forme de compassion ou de morale. « La mort est inévitable, profitons-en », semblent penser les héros ordinaires de ces histoires mourantes.



    Jusqu'à l'ultime clou qui scelle leur dénouement, ces treize histoires font des grimaces à la mort. Leur auteur, féru de littérature policière, jongle sans retenue avec les ingrédients du polar pour donner lieu à des inventions inusitées, bizarres et rocambolesques d'où la mort sort toujours gagnante.

  • « Jadis, sa parole était si facile. Comme un petit ruisseau en cascades, les mots débordaient au rythme de ses mains, qui les accompagnaient. Maintenant, ils s'affolent, s'embarrassent, pour finir par se perdre dans le brouillard. Timides, ils manquent de

  • Ma mère, ma fille, ma sur nous plonge au cur du drame personnel dune adolescente dorigine kabyle vivant en France, déchirée entre les valeurs traditionnelles berbères et celles de son pays daccueil. Ce récit autobiographique nous éclaire sur une réalité mal connue et rarement exprimée par ces femmes mères, filles et surs , victimes innocentes des traditions arabo-musulmanes.

  • Un journaliste établi à Vancouver profite d'un séjour à Québec pour faire des recherches, à la demande d'une amie, sur le passé de son aïeul chinois. Il découvrira un visage méconnu de sa ville natale : celui des sépultures de la communauté chinoise et d'un possible trafic d'ossements, celui d'un tunnel inachevé et des marginaux qui s'y retrouvent et celui des tragiques incendies, nombreux, qui ont stigmatisé la vieille capitale.

  • Survivant de l´enfer afghan, le journaliste Jonathan Dupuis rentre chez lui dévasté. Au terme d´une enquête intensive et d´un travail sur lui-même, il parvient à reconstituer les pans manquants de son histoire.

    On dit que le véritable dépassement de soi passe par les défaites. Que sans l´adversité, l´humain ne serait rien. Jonathan Dupuis l´apprend à ses dépens. De retour d´une mission journalistique à Kandahar qui a mal tourné, l´homme qui revient chez lui n´est plus que l´ombre de lui-même. Il hésite sur ce qu´il va dévoiler à la presse et à ses proches. Qu´a-t-il vraiment vécu là-bas??

    Sa mémoire vacillante, criblée de trous noirs, ramène inlassablement à son esprit un souvenir salvateur : les yeux de la douce Rachida sous sa burka. En proie à un trouble profond, attisé par les manigances d´un père dominateur, il va tenter par tous les moyens de reconstituer les pans manquants de son histoire.

    Un roman bouleversant sur le drame d´un journaliste, miraculeusement sorti de l´enfer afghan, qui réussit, grâce à sa force intérieure, à devenir enfin transparent et à se raccrocher à la vie.

  • Éditeurs déchus ou en fuite, personnages à la dérive, conspirateurs et marginaux : les héros dégradés qui peuplent Le tribunal parallèle partagent une même soif dabsolu dans une société asséchée par le conformisme et les diktats sociaux. À limage de lécriture qui les anime, ils sont tout entiers tendus vers un ailleurs où se profile une inquiétante éthique de lautre.

  • Un homme traverse un désert. Deux amies partent en excursion. Un éleveur de chevaux quête son chemin vers l´hippodrome. Une foule se fait parachuter des billets de loterie. Au début, tout semble vraisemblable... Et puis, soudain, une faille - un regard différent, une attention autre, une logique détournée, un ancrage précis - et nous voilà entraînés malgré nous dans une histoire bien étrange.

    Côtoyant tantôt l´absurde, tantôt l´horreur, la fantaisie ou le mystère, les nouvelles réunies dans ce recueil s´amusent, dans un style juste et délicat, à nous surprendre, parfois à nous confondre, pour nous faire réaliser que la vie n´est pas toujours aussi ordinaire qu´on croit.

  • Angéline, Lilith, Mélusine. Trois prénoms, un seul personnage énigmatique, assoiffé d´envol et de créativité, qui vit au coeur d´une forêt, en symbiose avec la nature. C´est en suivant une confrérie de corneilles en pleine tempête de neige que Beltran Aguilar, hybrideur de roses et ancien pianiste, rencontre la mystérieuse femme aux pas ailés, résurgence de la Mélusine mythique. Au fil de la fascinante révélation de leurs origines, s´amorce entre ces deux solitudes aimantées une relation aussi improbable qu´espérée.
    Artiste marginale, victime de préjugés, Mélusine est internée à la suite d´un délit étrange. Forte des pouvoirs de l´imaginaire, cette femme-oiseau, ivre de liberté, tentera de transformer les barreaux de sa cage en labyrinthe salvateur.
    Après Depuis toujours, j´entendais la mer, couronné par plusieurs prix littéraires, Andrée Christensen signe ici une oeuvre riche et puissante, soutenue par une écriture maîtrisée, qui exalte l´imagination, l´amour et la liberté.

  • Un roman sensible, qui nous transporte dans l´Algérie des années 1970 et nous propose un regard encore très actuel sur la condition des femmes dans des pays de confession musulmane.

    Alger, 1978. Dès sa descente d´avion, Anna subit un choc : femmes voilées, présence inquiétante de l´armée, regards hostiles et mépris des hommes pour la femme occidentale qu´elle incarne.

    Mariée depuis peu à un diplomate canadien, la jeune pianiste vient d´abandonner sa vie et sa carrière à Boston pour suivre son mari en Algérie.

    Sous les appels obsédants des muezzins, le quotidien s´organise péniblement, entre les pénuries d´eau et de nourriture, le harcèlement des garçons du voisinage et la méfiance de la population.

    Presque murée dans sa résidence - malgré son passeport diplomatique -, Anna cherche à comprendre ce qui se passe autour d´elle. Heureusement, elle peut compter sur la fidélité de sa servante Zohra, la complicité d´une amie, Nadia, et d´un médecin, Philippe, pour surmonter son désarroi.

    Basant son roman sur un épisode de vie personnel, Suzanne Gagnon nous fait vivre le drame d´une jeune Occidentale exposée brutalement à l´hostilité et à la ségrégation que les femmes subissent encore dans certaines régions du monde.

  • Après nous avoir fait découvrir dans «Les fossoyeurs», premier volume de la série «Dans la mémoire de Québec», un visage méconnu de la vieille capitale, celui de sa communauté chinoise, André Lamontagne nous entraîne cette fois-ci dans les arcanes des escaliers de Québec, véritables métaphores de l'ascension sociale et des rites de passage. Les lecteurs retrouveront avec plaisir Olivier, le journaliste enquêteur, Rachel Ng, sa compagne d'origine chinoise, et leur ami Jérôme, qui vit le deuil de son père. En faisant une recherche sur l'histoire du syndicalisme dans la ville, Olivier découvrira l'étonnant passé de sa famille et sera vite partagé entre les racines militantes de son arrière-grand-père paternel et l'héritage obscur de son aïeul maternel, un puissant industriel anglophone. «Les escaliers» : un récit identitaire magnifiquement construit, lieu de mémoires croisées et d'étranges filiations.

  • Cambodge, 1975. Anouk'chet a cinq ans et file une enfance heureuse dans un milieu aisé. Sa vie bascule lorsque les Khmers rouges saisissent le pouvoir. S'ensuit une dictature d'une extrême violence. Les Khmers rouges évacuent les villes et chassent les habitants de leurs maisons, les obligeant à laisser leurs biens derrière. On les envoie travailler dans les campagnes. Ils sont mal logés, privés d'eau, de riz et de toute nourriture digne de ce nom.

    Âgée d'à peine sept ans, Anouk'chet doit aider à bâtir des digues dans les rizières. Au cours des quelque trois ans qui suivent, elle est séparée de sa famille, souffre de faim, de soif et d'un sentiment d'abandon. Constamment surveillée et contrainte d'obéir aux ordres, elle rêve de liberté. Ce désir de liberté et sa force de caractère permettront de se révolter intérieurement et de survivre aux ignominies du régime.

    Ce récit est une histoire de résilience. Anouk'chet est à l'image du lotus qui émerge des eaux stagnantes pour éclore et manifester toute sa beauté.

  • Un tueur en série continue de semer la terreur dans la région vancouvéroise : une autre femme au corps mutilé est retrouvée sans vie près de la voie ferrée où passe le West Coast Express.
    Le psychopathe, qui se fond depuis des mois dans le Downtown Eastside, a modifié son modus operandi depuis son dernier meurtre. Son terrain de chasse s'étend désormais aux parcs et aux sentiers de la forêt. Les enquêteurs, Tony, Pierre, François et Nicolas, dirigés par Greg McLeod, se lancent dans une traque sans précédent. Réussiront-ils enfin à attraper ce ou ces tueurs insaisissables ?
    En toile de fond, les lecteurs renoueront avec Raymond, le sympathique sans-abri qui inlassablement pousse son panier à travers les sombres rues de la ville, la toxicomane, Sylvia, la prostituée, Inga, tous ces personnages attachants qui nous font pénétrer au coeur de cette folie meurtrière. Sans oublier Rachel, la journaliste, qui devra affronter ses propres démons...
    Après Terreur dans le Downtown Eastside, Jacqueline Landry nous fait revivre ici toute la détresse qui imprègne un des quartiers les plus pauvres et les plus criminalisés en Amérique, avec ses toxicomanes et ses prostituées, ses revendeurs de drogue et ses bons Samaritains.

  • Victime du patriarcat qui régissait la société tunisienne au siècle dernier, Farida va toutefois résister au rôle qu'on lui assigne en devenant un exemple de résistance dans cette culture arabo-musulmane qui nie le pouvoir des femmes. Forcée par son père de se marier à un cousin dépravé, elle va petit à petit conquérir son indépendance après avoir mis au monde un garçon, Taoufiq, puis élevé sa petite-fille, Leila, qu'elle veut forte et déterminée.
    À travers son histoire, mais aussi celles de sa cousine Fatma et de sa belle-fille Jouda, on peut suivre cette lente affirmation des femmes, qui n'a pas été très souvent dépeinte, mais qui explique pourtant comment la domination des hommes a profondément évolué au cours des quatre-vingts dernières années.
    Après Du pain et du jasmin, qui nous transportait au coeur de la Révolution arabe, Monia Mazigh rend ici hommage à une génération entière de femmes qui ont marqué l'histoire récente de la société tunisienne et qui nous forcent à revoir nos vieux clichés sur l'ignorance, l'oppression ou la soumission des femmes arabo-musulmanes.

  • Cela fait plus de vingt ans que Jak a quitté sa ville natale dans l'espoir de trouver une vie meilleure, loin de son pays plombé par la dictature. Mais le passé le rattrape et il ne parvient pas à oublier le meurtre de Rosa, son premier amour, victime des manifestations.
    L'ombre de Rosa raconte cette semaine où Jak revient chez lui pour tuer l'homme qui a ruiné ses espoirs. Une semaine à errer sur les lieux qu'il a souvent hantés avec Rosa et ses amis étudiants, comme le Café Yasmine où resurgissent certaines figures oubliées. Une semaine à se convaincre que son choix est le bon et qu'il n'est pas un assassin, mais un justicier...
    Dans une lutte à finir, aux allures kafkaïennes, entre le bien et le mal, se joue le destin d'un homme en colère, déchiré entre son besoin de vengeance et sa lente marche entre hier et demain.

  • San Martín (Mexique), décembre 2010. Lexplosion gigantesque dun pipeline secoue toute la ville et une marée de pétrole en feu se déverse dans les rues, emportant tout sur son passage. Les responsables de ce désastre : des narcotrafiquants.
    Inspiré de ce fait divers, Le cartel des volcans raconte lhistoire tragique de Juan Esteban Duarte, un jeune délinquant qui sombre dans la violence et les activités criminelles, sous la férule de Ramón qui, depuis un soir dété de son enfance, est devenu lhomme quil déteste le plus au monde. Son frère cadet, Diego, assiste, impuissant, à sa descente aux enfers.
    Sous les étoiles, apparemment calmes, les volcans Popocatepetl et Iztazihuatl se profilent à lhorizon, toujours silencieux. La nuit, Juan Esteban et ses compères siphonnent le pétrole et le revendent, impunément. Les hommes de Ramón sont heureux jusquà ce que Juan Esteban ne puisse plus contenir sa colère et sa soif de vengeance Le cartel des volcans, un roman noir, réaliste et engagé, qui dénonce les ravages de la drogue et du crime organisé dans un pays pas très éloigné du nôtre.

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