Éditions Delatour France

  • Tu apprendras à entendre ce qui n'est pas dit, ce qui fait silence au milieu du cri, ce qui hurle caché sous l'oreiller des nuits. Et aussi le pied de l'enfant qui écrase le sable sur ses plages imaginaires, les seules où il peut s'habiller de liberté, le martèlement de l'insecte sur les feuilles et celui de la pluie sur son dos, l'envol de la poussière sur la peau de l'ennui, et le bruissement des plumes dans les nids des oiseaux de l'autre côté du monde.
    Un texte poétique sur l'invitation à la poésie. Sur le travail possible et accessible à tous qu'il est urgent d'aborder. Que chacun peut et doit faire pour le salut d'une humanité malmenée.

  • La pratique de l'analyse musicale a suscité le développement d'un vocabulaire dans lequel étudiants, enseignants ou interprètes ont souvent peine à s'orienter. Ce nouvel ouvrage, considérablement revu et augmenté, recense les termes les plus fréquemment utilisés, tout en s'ouvrant sur des domaines relatifs à l'esthétique, aux langages contemporains, ou à des méthodes d'analyse plus spécialisées. Les définitions restent simples, accessibles au plus grand nombre, contribuant à ce que des notions parfois confuses ou imprécises deviennent des outils communs. 440 entrées, 66 exemples musicaux analysés, schémas ou tableaux, des renvois internes et une large bibliographie offrent au lecteur musicien ou mélomane averti, un outil devenu incontournable.


  • Descriptions du produit



    Extrait


    - Votre siège se trouve dans cette allée, mademoiselle. L'hôtesse m'adresse un sourire réconfortant en me rendant la carte d'embarquement mais rien n'y fait. J'ai horreur des avions et penser que je vais passer une partie de la journée dans cet engin me paralyse. Je n'ai plus le courage d'avancer. Les autres passagers s'entassent derrière moi. Ils marmonnent, la colère gronde. L'hôtesse me saisit par le bras.
    - Venez avec moi. Je vous accompagne.
    Nous remontons l'allée. Voir tous les sièges serrés les uns contre les autres me met mal à l'aise et une avalanche de questions me vient à l'esprit : comment va-t-on tous tenir dans ce coucou ? Comment cet avion peut-il voler sans être déséquilibré ? Est-on sûr d'avoir réparti les masses correctement ? Et si l'appareil se mettait à pencher d'un côté ?
    - Nous y sommes.
    L'hôtesse vient de m'indiquer un siège sur lequel je me rue et sans attendre, je tâte le dessous du fauteuil, sous le regard surpris de mon accompagnatrice.
    - Que faites-vous ? Quelque chose ne va pas ?
    - Je vérifie juste...
    - Vous vérifiez quoi exactement ?
    - Le gilet de sauvetage...
    - Je vois.
    - J'ai peur.
    - Je vois.
    - Mais ça va aller. J'espère... Je vérifie toujours, même si je me dis que porter ce truc jaune gonflé à mon cou ne m'aidera pas beaucoup lorsque l'on survolera la terre ferme. Mais étant donné que le pourcentage de mer survolé est supérieur à celui de la terre, avouez que ce ne serait pas de bol qu'on en vienne à se crasher au milieu des champs !
    - Pas de bol tout court si on en venait à se crasher, en fait. L'hôtesse de l'air fait de l'esprit mais j'ai du mal à me détendre.
    - De vous à moi, j'aimerais vous croire mais pour être franche, j'ai le sentiment que le crash est la solution ultime dès lors que j'ai mis les pieds dans un avion.
    Je me mets à rire et c'est nerveux. Je jette un coup d'oeil autour de moi et j'ai dû parler très fort car les autres passagers me scrutent telle une bête curieuse.
    - Ne vous inquiétez pas, Messieurs-dames, je ne porte pas la poisse, vous pouvez vous rassurer. Cela étant dit, il faut bien mourir un jour.
    L'hôtesse me saisit par les épaules et me fixe de son regard joliment maquillé. Je sens qu'elle perd gentiment patience.
    - Écoutez plutôt ce que j'ai à vous dire : si vous n'avez jamais pris l'avion, vous ne pouvez présager de ce qui peut se passer à bord, et si vous l'avez déjà pris et bien j'ai la délicate mission de vous annoncer que vous n'avez pas péri dans un crash, CQFD. Alors maintenant, prenez place confortablement et tâchez de vous détendre. Je reviendrai vous voir tout à l'heure.

    Présentation de l'éditeur

    « Amoureuse plus jamais tu ne tomberas »
    S'il ne devait y en avoir qu'un, c'est ce commandement qu'Isabelle, jeune trentenaire pétillante et dynamique, se promettrait de respecter. Elle en est maintenant certaine, ce commandement était de tous, le plus sage. Dommage que Moïse l'ait oublié sur le mont Sinaï...
    Et pour sceller cette nouvelle promesse, quoi de mieux que de sauter dans un avion et de fuir ce «largueur» de fiancé, incapable d'assumer l'amour soit disant étouffant qu'elle lui porte ? Destination New York, sa vie tumultueuse, les joggeurs athlétiques de Central Park et les élégants businessmen du NYSE... Ce serait bien le comble qu'elle rompe sa promesse !
    Pourvu que son frère ait reçu son message et l'attende à la descente d'avion... Mais qui est cet Apollon qui tient une pancarte à son nom dans le hall d'arrivée ? Le... voisin de son frère ? Il ne manquait plus que ça. Non Isabelle. RÉSISTE. Une promesse est une promesse.
    Remarquez, y a-t-il un commandement qui interdise de convoiter le voisin ?


  • Description du produit


    Extrait

    « ...revenu sur la... plage... avec mes ch...èvres...
    C'est... endroit... paisible. Les rochers... des formes plus...
    que le reste de l'île... Je m'asseois ?... Je m'assied dans les dunes... Et je parle... À qui ?... Sais pas... À l'île... À la mer... Il faut parler, je dois parler à voix haute... c'est recommandé... dire, clamer, proclamer, déclarer... murmurer aussi, parfois... n'importe quoi, des vérités, des mensonges... le ciel est rose, carmin, gris de peine, bleu cendré... énumérer départements, préfectures, prénoms féminins... Pas de souvenirs, surtout !... Non, parler simplement, sans crier, c'est pas la peine,
    il n'y a pas de vent, jamais de vent !... Énumérer des mots sans suite... étranges et surprenants sont les mots insensés...
    ou si peu, finalement !...
    Les chèvres ne sont pas suffisantes. »
    (Mercredi, page 53)
    Présentation de l'éditeur
    Les nouvelles sont pour Laguionie ce que les « pafinis » sont aux « toupins » dans l'un de ses derniers films... Lorsqu'elles sont ainsi ouvertes, les nouvelles rappellent aux êtres limités que nous sommes, tous ceux des films, des romans, des idées... des êtres qui ne verront jamais le jour, dont le nombre est infini. Par là, elles nous rappellent l'imposture de ce qui se donne pour réel.
    Dominique Frot, directrice de collection.

  • Comment le son est-il relié à l'image ? Avec les nouvelles technologies, image, écriture et son apparaissent désormais sur un même support, une nouveauté radicale dans l'histoire humaine. Pourtant, on peut chercher à comprendre comment cet entrelacement est possible : c'est le propos de ce livre. Il suit un fil rouge, la partition musicale.
    L'écriture de la musique, inventée sous les Carolingiens, ménage une instabilité qui est motrice : d'un côté, elle fait voir le son, par la note de musique, lointain ancêtre de l'image dite abstraite ; de l'autre, elle analyse la parole en intégrant en son sein une béance, puisqu'elle sépare les mots et la manière dont il faut les dire. Écriture, son et image sont ainsi d'emblée étroitement mêlés. L'ordinateur autant que l'image dite abstraite en seraient-ils de lointains descendants ?

  • Le 25 mai 1961, John Fitzgerald Kennedy avait promis la Lune aux Américains. Il connaissait exactement les capacités de ses techniciens, et il avait mis l'argent sur la table. Huit ans plus tard, Niels Armstrong (adieu, l'ami) foulait le sol de l'astre des nuits.
    A ce jour, personne n'est capable d'assurer aux peuples du monde que l'Homme se rendra bientôt sur Mars. Ni demain, ni après-demain.
    Les spationautes devraient retourner assez rapidement sur notre satellite naturel. Mais entre un voyage dans notre banlieue proche et une expédition interplanétaire, il y a un gouffre.
    Le constat dût-il en être un peu douloureux, ce court ouvrage se propose de montrer que nous ne sommes pas prêts pour débarquer sur la planète rouge, ni scientifiquement, ni financièrement, ni surtout humainement. Ce qui n'implique bien entendu aucun renoncement.

  • Les lettres de Léon Bloy à sa famille, à l'évidence, n'étaient pas destinées à la publication. Elles firent, malgré tout, l'objet d'une édition à tirage limité en 1952, et sont depuis longtemps devenues introuvables. Elles sont accompagnées, dans le présent ouvrage, des souvenirs d'enfance de Madeleine Bloy-Souberbielle, fille cadette de l'écrivain, et sont enrichies d'une iconographie qui, pour partie, n'était jamais sortie d'un cadre privé. En annexe, figure un charmant récit de Madeleine Gilbert-Fuget, fille de l'architecte Raoul Gilbert, une évocation de ses visites de petite fille chez les Bloy au tournant du XXème siècle.
    Les textes introduisent le lecteur dans l'univers quotidien de Léon Bloy, sous un éclairage intime, souvent singulièrement poignant, et, à ce titre, ils offrent un complément au célèbre Journal de l'écrivain. Les connaisseurs verront apparaître fugitivement des figures familières : les Maritain, les Van der Meer, les Rouault, les Levaux, Jehan Rictus, le père Léonce Petit, Ricardo Viñès, Félix Raugel, Vincent d'Indy, ou encore le grand géologue Pierre Termier... hôtes de passage qui viennent dîner, faire de la musique ou entendre Bloy lire ses dernières pages d'une belle voix de basse.
    A propos de la correspondance intime, Léopold Levaux écrit : «C'est d'un homme de douleur et de combat [...] qu'émanent les lettres qu'on va lire. Contraste émouvant et prenant, avec elles nous pénétrons dans le grand univers de Bloy par une toute petite porte, secrète et douce, qu'on serait tenté d'appeler, en recourant à l'épigraphe du dernier volume de son journal, la porte des humbles».

  • Partition pour piano
    À la suite de Schumann et sans avoir voulu l'imiter, voici quelques pièces que le monde de l'enfance m'a inspirées. La Berceuse est sous forme de thème et 4 variations. Elle semble traduire la vie en gestation jusqu'à la naissance. Avant d'entrer sur la grande scène du Concertgebouw d'Amsterdam en 1982, j'improvisais comme d'habitude en pensant à ma fille Hélène qui avait alors 4 ans ; la Comptine est une mise en forme de cette improvisation. La rêverie du petit soldat (de bois !) est une pièce que peut jouer un très jeune - mais talentueux - pianiste. Le regard émerveillé des enfants sur le sapin de Noël prometteur de bonheurs m'a inspiré cette courte pièce. L'Enfantine et l'Adolescente, à la suite du grand Couperin, évoquent les charmes de l'innocence et de la première jeunesse.

    - 2ème berceuse
    - Comptine
    - Rêverie du petit soldat de bois
    - Devant le sapin de noël
    - L'enfantine l'adolescente


  • Descriptions du produit


    Extrait

    « La tête me tourne un peu... Quelle histoire ! Je passe d'une pièce à l'autre. Il y a des bruits qu'on essaie de transformer en silence, des gens qui entrent ou qui sortent de la maison. Ils me font rire. La consigne d'Antoine est de faire semblant d'être triste. Et je n'y arrive pas !... Tout à l'heure, l'un d'eux a passé sa main dans mes cheveux. Je l'ai giflé dans ma tête, mais j'étais tellement heureux que je me suis mis à rire, bêtement. Par bonheur il était déjà dans l'escalier pour aller consoler maman...
    Dès qu'ils seront partis, j'irai dans ma chambre. Il faut que j'écrive ce qui s'est passé. Si je ne le fais pas, tout va s'envoler comme d'habitude, et je me laisserais embobiner par les Convaincants ! »
    (Antoine est parti, page 29)


    Présentation de l'éditeur

    Les nouvelles sont pour Laguionie ce que les « pafinis » sont aux « toupins » dans l'un de ses derniers films... Lorsqu'elles sont ainsi ouvertes, les nouvelles rappellent aux êtres limités que nous sommes, tous ceux des films, des romans, des idées... des êtres qui ne verront jamais le jour, dont le nombre est infini. Par là, elles nous rappellent l'imposture de ce qui se donne pour réel.

    Dominique Frot, directrice de collection.


  • Description du produit


    Extrait

    « ...revenu sur la... plage... avec mes ch...èvres...
    C'est... endroit... paisible. Les rochers... des formes plus...
    que le reste de l'île... Je m'asseois ?... Je m'assied dans les dunes... Et je parle... À qui ?... Sais pas... À l'île... À la mer... Il faut parler, je dois parler à voix haute... c'est recommandé... dire, clamer, proclamer, déclarer... murmurer aussi, parfois... n'importe quoi, des vérités, des mensonges... le ciel est rose, carmin, gris de peine, bleu cendré... énumérer départements, préfectures, prénoms féminins... Pas de souvenirs, surtout !... Non, parler simplement, sans crier, c'est pas la peine,
    il n'y a pas de vent, jamais de vent !... Énumérer des mots sans suite... étranges et surprenants sont les mots insensés...
    ou si peu, finalement !...
    Les chèvres ne sont pas suffisantes. »
    (Mercredi, page 53)


    Présentation de l'éditeur

    Les nouvelles sont pour Laguionie ce que les « pafinis » sont aux « toupins » dans l'un de ses derniers films... Lorsqu'elles sont ainsi ouvertes, les nouvelles rappellent aux êtres limités que nous sommes, tous ceux des films, des romans, des idées... des êtres qui ne verront jamais le jour, dont le nombre est infini. Par là, elles nous rappellent l'imposture de ce qui se donne pour réel.

    Dominique Frot, directrice de collection.

  • Préface de Bernard de Crépy

    Ce livre s'adresse aussi bien à des musiciens de musique Pop ou de Jazz qu'à des musiciens Classiques, quel que soit leur niveau. Il se distingue par l'originalité et la simplicité de son approche, désacralisée et iconoclaste, avec d'incessants allers-retours entre harmonie Classique et harmonie Jazz. Cette approche permet à chacun de réussir à écrire, à la table qui plus est, des musiques bien construites et qui sonnent bien.
    Cet outil d'analyse pratique a notamment prouvé son efficacité auprès de nombreux élèves de conservatoire, et ce avant qu'ils n'abordent les cours d'Écriture. La richesse du contenu de cette méthode satisfera tout autant les musiciens avancés qui y puiseront des renseignements et éclairages précieux.

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