Éditions Marcel Broquet

  • « En apercevant mes parents devisant joyeusement, j'embrasse avec amour le
    tableau attendrissant qu'ils forment, et tout à coup, me vient le désir impérieux de retenir, par la puissance des mots, l'essence de leur relation et de leur
    passion pour l'aviation. »
    C'est sous la mouvance de l'onde, au gré des marées, devant l'immensité de
    cet océan, soumise au calme et à la fougue qu'il manifeste tour à tour que les
    mots se sont alignés, inscrivant pour la postérité l'incroyable épopée aérienne
    et romanesque des parents de l'auteure, tous deux jadis pilotes d'avion.
    Dans sa plus grande partie, ce récit s'inspire largement de l'histoire vraie
    d'un héros. Claude Laurin reçut en effet le trophée Robert Piché le 19 juin
    2014, pour acte de bravoure dans l'exercice de ses fonctions de pilote d'avion.
    Intronisé au Panthéon de l'Air et de l'Espace le 16 avril 2016, il est un des héros de l'aviation au Québec.
    « Telle une révélation, un secret longtemps gardé, sans équivoque, l'image me frappe de plein fouet : le temps fuit et le souffle s'amenuise jusqu'à s'éteindre (...) Accablée par le cancer qui m'a sournoisement surprise à la fin de la quarantaine, je sors à peine de mes traitements tentant de vaincre
    le "monstre" ».
    Parallèlement à l'épopée glorieuse et amoureuse de ses parents, l'auteure
    nous emmène dans son combat contre le cancer du sein, qui la frappe au
    meilleur de sa vie, de sa beauté, de sa plénitude. La vérité parfois crue, la
    douleur souvent insupportable n'entament pas la pugnacité de celle qui le porte.
    Dans cette narration poignante de vérité, on entrevoit non seulement l'espoir
    mais aussi une incroyable force, largement puisée dans le regard porté vers la
    mer dont l'infini confère un grand pouvoir : celui du désir de vaincre.

  • Les romans de Bernard Marcoux sont depuis toujours habités par des femmes : Ève, Béatrice, Marie, Chantal, Odile, toutes modernes, libres, autonomes.
    Voici, avec un septième roman, La Mandragore, une autre histoire de femmes : Olga, Charlotte, Nathalie, Agathe, de la même trempe, inévitablement blessées, néanmoins courageuses, tenaces, vibrantes,
    toujours du côté de la vie.
    Le début de La Mandragore est comme un prologue, un vestibule, où le lecteur fait la connaissance de trois personnages. Puis, un
    fait divers met l'histoire en branle : un présentateur de nouvelles de Radio-Canada est enlevé, et un deuxième, et un troisième. Par qui ?
    Pourquoi ?
    La Mandragore, mêlant intrigue policière, art, littérature, amour et mort, vous emmènera jusqu'aux Îles-de-la-Madeleine (Serait-ce la paradis ? se demandent certains personnages). Elle vous racontera
    cet instant d'une ancienne vie, qui tient quelquefois dans un seul mot, et les occasions que le destin nous offre parfois de le revivre, de lui donner une autre couleur, une autre vibration, un autre sens, pour
    rétablir ainsi l'harmonie et recréer le bonheur.

  • Une passion amoureuse perdue puis retrouvée tisse la trame de fond du destin peu banal d'Aurélie et d'Antoine qui se retrouvent une dernière fois dans la transition du mitan de leur vie. Depuis leur rencontre à l'adolescence, où l'insouciance et le plaisir meublaient leur quotidien, les
    années de séparation ont créé tristesse, malaise et désillusion pour Aurélie.
    Épuisé par sa course folle, Antoine s'est, quant à lui, fragilisé. L'amour authentique entre ces âmes soeurs viendra à bout de tous les défis semés sur leur chemin.
    Réunis avec des amis à l'occasion de l'anniversaire d'Aurélie, Antoine est appelé à quitter la fête subitement. Ce départ imposé fera basculer la vie de l'amoureuse abandonnée. Sa marche nébuleuse sur des pavés brûlants la guidera vers l'acceptation et la résilience. Personne ne peut se soustraire à son propre destin. Histoire troublante et fascinante...

  • En 1945, le monde du baseball professionnel est ébranlé suite à la signature, par l'équipe de baseball des Dodgers de Brooklyn, d'un athlète de race noire : Jackie Robinson. L'année suivante, Robinson est assigné à la principale filiale des Dodgers : les Royaux de Montréal.
    Rempli de craintes face à cette aventure, Jackie Robinson se présente à Montréal en compagnie de sa jeune épouse Rachel, enceinte. Le couple s'installe dans un quartier populaire de la métropole, au
    milieu de gens ne parlant pas leur langue. Rapidement, Rachel Robinson remarque
    la présence insistante de deux enfants, Paul et Marie, et de leur bébé, une poupée
    prénommée Irène. Les deux petits font tout pour gagner l'amitié de la femme.
    Parallèlement, la mère du garçon cherche à faire la même chose. Rachel se laisse progressivement convaincre par la drôlerie des deux enfants, alors que Jackie se montre méfiant, mais dépose les armes à la fin de son séjour à Montréal.
    CARACTÉRISTIQUES :
    Une comédie respectant rigoureusement la réalité alors vécue par le couple Robinson.
    Il s'agit d'un roman alternant les passages enfantins avec ceux où les adultes sont en vedette. Un texte positif, relatant avec humour un passage de notre histoire
    auréolé de tolérance. Femmes, adolescents et hommes pourront apprécier en
    harmonie et avec le sourire.

  • Basées sur des faits réels et peignant des archétypes humains fascinants, ces nouvelles décrivent l'univers intimiste de personnages qui se débattent avec les ennuis et surprises de chaque jour. Leur
    courage de vivre ou de survivre séduit, nonobstant les événements contrariants, et nous rappelle à nous-mêmes.
    Avec un souci du détail et une plume légère, fluide, ces pages interrogent différentes facettes de notre société. Elles révèlent qu'une part de lumière investit le quotidien et l'empêche de s'enliser dans le noir, en dépit de l'omniprésence de la mort et de la racine du mal difficile à arracher.
    Tant que Vie, personnage à la fois Impérieux et fragile, nous habite, elle nous propulse vers des expériences et des horizons parfois palpitants, où se côtoient réel et merveilleux, ordinaire et inattendu, plaisir et déplaisir, amour et aversion.
    Le réalisme poétique et la dose optimale d'humanité de ces épisodes de vie saisissent les mouvements subtils des labyrinthes de l'âme, la dimension transcendante, souvent cachée, qui conduit à l'éveil.

  • «Que ce soit au Québec ou ailleurs, qu'on les nomme Colons, Chûtons,B.S . Bougons, Paumés ou Miséreux, Itinérants? ce sont des exclusde la société qui respirent, vivent et aiment tout comme nous. Pourtant,nombre d'entre eux ont des petits boulots, élèvent des familles et sont tout àfait dignes d'estime.Gilles, le personnage principal du roman, hérite de son grand-père non pasune fortune mais bien la capacité de voir une lueur au bout du tunnel et dedevenir lui-même. Jamais il ne l'oubliera.Ce roman d'action et d'espoir est surtout centré sur le destin inusité de Gilles,de sa famille et particulièrement de ses soeurs, puis des femmes qui l'ont aiméou in uencé. L'intrigue se situe dans une période charnière de l'histoire duQuébec et est tru ée de dialogues truculents qui plairont aux lecteurs.

  • Claude Jasmin et Jean Faucher, deux auteurs reconnu et grands amis ont eut un réel plaisir à livrer le fruit de leurs réflexions sur leurs parcours communs au cours de l'été 2006. Ils ont pensé, « avant que notre mémoire à tous ne se détériore complètement, qu'il serait agréable de faire renaître quelques souvenirs, évoquer des moments dont on est fiers, ou des avatars peut-être oubliés mais dont on se serait bien passés. À nos âges, même si le présent n'est pas tellement enthousiasmant, il peut être éclairé par certaines heures d'autrefois. Quand, avec un ami, on remue ses souvenirs, c'est comme si on se regardait dans un miroir? qui réfléchit et qui vous interpelle. Comme un ami, il n'hésite pas à vous louer sans exagération. S'il vous adresse quelques menus reproches, ils sont intelligents, parfois constructifs, toujours compréhensifs. Nous avons vécu les mêmes instants : la disparition de l'époque Duplessis, la révolution tranquille, les excès du FLQ, la souveraineté, l'Expo de 1967, la multitude de créations de canaux de télévision, le passage du 20e au 21e siècle et nos retraites. Bref, tout ce qui a marqué nos cheminements a fortifié notre amitié qui a résisté à ces événements d'actualité sans parler des grands hommes que nous avons rencontrés. En les ramenant à la vie, cela nous aide à enrichir la nôtre qui se vide tranquillement. Nos rencontres, aveux, découvertes, conversations, dialogues ont illuminé ce fameux été.

  • Des humains aux destins qui se croisent, où les souffrances des uns ravivent les blessures des
    autres. Ce suspense suggère que le présent reste étrangement lié aux expériences passées.
    Il met en lumière la quasi-impossibilité de sortir du cercle de l'abus ou de la violence conjugale.
    Sous le ciel de Charlevoix au Québec, dans des circonstances tout à fait nébuleuses, une nuit,
    un drame se joue. Une petite fille, Ima, nait. Sa mère ne daigne même pas la regarder. Nancy,
    l'infirmière présente à l'accouchement décide d'en faire son enfant. Cette superbe femme s'investit
    frénétiquement dans une vie de maman pour oublier sa propre réalité. Celle d'une femme battue
    tentant désespérément d'échapper à son agresseur et harceleur, Francis, dont elle est divorcée.
    Philippe, le père d'Ima, étouffe sous la torture de ses valeurs d'homme droit. Comment peut-il
    laisser logiquement son enfant à Nancy, qui fut un temps sa maîtresse ? Sera-t-il capable de
    renoncer définitivement à son attirance viscérale pour elle ?
    La mère biologique d'Ima, traumatisée par une série de drames, disparait avec un de ses autres
    enfants. Pourquoi ? Dans le dessein de mettre fin à leurs jours ?
    Francis, lui, rêve toujours de réconciliation. Déprimé depuis sa sortie de prison, il se complaît
    à échafauder et mettre en oeuvre un projet chimérique. À partir de ce moment, la vie de Nancy
    et celle d'Ima ne tiennent qu'à un fil.

  • Mis en terre par un écureuil étourdi, un gland est devenu un petit chêne au bord d'une rivière paresseuse. Découvrant qu'il peut parler, il demande au vent de transporter un message à un autre arbre afin de se faire un ami. Son voeu est exaucé: un grand érable à sucre planté sur un terrain de banlieue dans une grande ville lui apprend qu'il a reçu son message.

    C'est ainsi que naît une amitié télépathique au cours de laquelle le jeune campagnard et le vieux citadin vont apprendre à connaître la vie de l'autre et découvrir des horizons nouveaux.

    Ce roman fantastique "à quatre mains" est structuré sur le mode d'une correspondance qui rend compte de l'évolution des deux arbres, mais aussi de l'observation des humains qui vivent dans leur environnement immédiat. Il est destiné au grand public.

  • Deux amis d'enfance, Robert Daigneault, lutteur professionnel et Jean-Luc Dupré, comptable, se croisent le 6 décembre 1989 devant l'école Polytechnique, où leurs filles étudient. Les deux hommes ont à peine le temps de se saluer, mais Robert prononce des paroles qui rappellent à Jean-Luc une tragédie qui les a profondément marqués : la disparition en 1950 d'une petite amie qu'ils appelaient « Minou », de son vrai nom : Micheline Martucci. Troublé, Jean-Luc reprend contact avec Robert dans une lettre où il évoque ce passé douloureux.
    C'est ainsi que débute une correspondance qui durera deux ans. Le but avoué des deux hommes est de résoudre un mystère que la police n'est jamais parvenue à éclaircir. Plongeant dans leurs souvenirs, dévoilant leurs secrets les plus intimes, fouillant dans les archives, retrouvant les acteurs du drame, retournant sur les lieux, Jean-Luc et Robert rassemblent petit à petit les pièces du casse-tête. Sans jamais se rencontrer, ils se confrontent, se dévoilent, évoluent. Leurs motifs profonds et leurs rêves respectifs se révèlent bien plus complexes que ceux qu'ils avouaient au début de leurs échanges. Leur enquête sur l'affaire Martucci permettra aux deux hommes de dévoiler leur être profond, de combattre leurs démons, de renforcer leurs liens d'amitié.

  • Jake, brillant informaticien, se retrouve en prison après avoir commis un acte criminel dont la sentence est la peine capitale.
    A cours de son incarcération, il fraternisera avec d'autres détenus, en particulier avec Benny et ses proches. L'obtention de privilèges inhabituels les conduira à découvrir le triste sort qui leur est réservé.
    N'acceptant pas cette éventualité, l'évasion deviendra la seule solution envisageable.
    En dépit des embûches survenues au cours de l'évasion, Jake deviendra le seul appui de Charlie, le fils de Benny. Il devra faire face à un dilemme qui le plongera au plus profond de sa conscience afin de prendre la bonne décision.
    Il se rendra compte que malgré lui, seul le destin aura le dernier mot.

  • Doté d'un corps asymétrique, Robin, le Zog, rêve de traverser l'énigmatique « rivière à damiers » qui déchire en deux hémisphères sa petite planète.
    Son ambition? Rien de moins que d'établir le « contact » avec les Zots, l'autre peuple dont on ne connaît pas grand-chose et dont on en dit encore moins de bien. La rivière est pourtant infranchissable : tel un échiquier où les cases noires contiennent des remous meurtriers et les cases blanches une eau parfaitement calme, elle est à la fois monstre de légende et frontière naturelle. Mais quelle idée saugrenue que de tenter de traverser? Son voyage ne sera pas de tout repos, et il sera témoin de l'ultime abomination qui lui coûtera bien plus que ses illusions.
    À des années lumières de là, Hubert, un GNOM (pour Génétiquement NON Modifié) et ses trois amis humains « normaux », sont à ce point blasés par leur travail dans un coin perdu de la galaxie qu'ils s'organisent une petite virée sur Terre aux « frais de la reine ». Certes, les technologies ont évolué dans les 2000 dernières années... mais pas l'humanité avec ses défauts crasses et ses éléments parasitaires qui embourbent un système socio-économique
    tout aussi corrompu, et encore plus chaotique. Aussi impossible que soit ce
    parcours, il mènera pourtant Hubert aussi près qu'il n'a jamais été de réaliser lui aussi son rêve : découvrir une nouvelle souche de vie dans l'univers... à moins qu'il ne finisse parqué dans une « réserve naturelle » pour humains non génétiquement modifiés!

  • Qui n'a pas rêvé de posséder une maison à la campagne et de vivre en harmonie avec la nature ? C'est dans cette atmosphère de dépaysement utopique que le destin des
    personnages de ce roman, qui n'est pas sans cruauté, se croisent et se scellent.
    Or la vie à la campagne est loin d'être de tout repos et la quête d'une vie en dehors du tissu banal de l'existence n'a rien à voir avec la réalité.
    Paul et Gisèle l'apprendront à leurs dépens lorsqu'ils seront entraînés dans une suite d'évènements dont l'achat d'une maison de campagne n'est pas le moindre.

  • Préface de Jean-Luc Brassard

    May O'Leary, fille d'un millionnaire de Vancouver, Patrick Murphy de la Baie James et Simon Latour un écorché vif de Montréal sont trois adolescents décrochés de la famille, de l'école et de la société.

    Ils plongent malgré eux dans la petite misère et la délinquance de la rue. Leur rencontre avec Benoît Craig, à la suite d'un cambriolage, va les mettre sur la piste du raccrochage qu'ils vont parcourir au milieu de défis à haut risque et à travers une tragédie en montagne où l'effort et la détermination leur apporteront un idéal de vie.

    Cette histoire est inspirée de faits réels et c'est par ses trois principaux personnages qu'elle nous révèle la détresse, l'abandon, la haine, l'amour et l'espoir dans un dédale de moeurs, de justice, de cadres scolaires et familiaux et aussi dans un fabuleux décor de montagne.

  • Un jour, l'existence de Charles Désilet est totalement bouleversée lorsqu'il revoit par hasard, dans la rue, celui qui a lâchement assassiné sa s?ur vingt ans plus tôt et qui, à ses yeux, a bénéficié de l'indulgence du tribunal. Une obsession de vengeance s'insinue alors en lui tel un mal incurable.À cinquante ans, c'est un homme déçu autant par la vie que par une carrière de professeur de littérature qui s'achève médiocrement, comme une défaite au bout d'un long combat inutile. Son enseignement est méprisé par ses élèves. Solitaire, il noie son amertume dans l'alcool. Depuis cette rencontre, il se transforme peu à peu en une bête sournoise guettant l'instant où il bondira sur sa proie. Ni la perspective de blesser des êtres chers, ni sa relation voluptueuse avec une certaine Catherine, au passé obscur, ne semblent le freiner dans sa quête infernale. Obnubilé par cette idée fixe, il ne saura mesurer la profondeur du mal de vivre d'une étudiante modèle. Le remords de cette faute s'ajoutera aux regrets que lui a laissés une séparation qu'il traîne comme une ancienne blessure. Glissera-t-il jusque dans l'abîme ou pourra-t-il s'accrocher à la dernière bouée?

  • Le 1er février 1767, Jeanne Barret, sous le nom de Jean Barré, embarqua sur la flûte L'Étoile avec près de 120 hommes pour accomplir le premier tour du monde sous pavillon français. Elle le fit déguisée en homme puisqu'une ordonnance royale du 15 avril 1689 défendait aux femmes de naviguer sur un navire d'expédition du roi sous peine de sévères sanctions.Cette expédition était commandée par le comte Louis-Antoine de Bougainville accompagné par des astrologues, cartographes, ingénieurs, naturalistes, dessinateurs et écrivains qui représentaient bien cet esprit des Lumières qui a tant marqué le 18e siècle. Jeanne Barret accompagnait, en tant que valet, le naturaliste de l'expédition Philibert Commerson. L'histoire de cette femme et de ses compagnons est fabuleuse et nous entraîne en pleine aventure. Elle illustre la force et le courage de ces hommes "et de cette femme" qui osaient aller au-delà de ce qui était déjà connu. Elle rend hommage à cette femme qui eut la volonté de vivre et de travailler comme un homme en masquant sa véritable identité. Audacieuse, curieuse et téméraire, Jeanne Barret a dépassé ses peurs et transgressé la loi pour satisfaire son esprit d'aventure et sa soif de découvertes. La captivante histoire de cette femme méconnue mérite d'être saluée par ce roman qui veut rendre la réalité historique le plus fidèlement possible.Monique Pariseau a enseigné la littérature et le français au Cégep de St-Jérôme (Québec)

  • Dans ce récit de faits vécus, Michelle Dion raconte, dans une langue bien maîtrisée, des tranches de vie et des anecdotes parfois loufoques, souvent anodines, mais toujours véridiques qui intéresseront tout autant ceux qui se souviennent que ceux qui veulent savoir comment c'était avant...
    Benjamine de 11 enfants et orpheline de père dès sa naissance, l'auteure esquisse un portrait de sa nombreuse famille évoluant dans cette société sclérosée d'avant la Révolution tranquille où la religion régnait en maître. Son environnement culturel, économique et social et religieux y est dépeint dans une écriture vive, naturelle et coulante teintée d'un humour discret tout au long du texte.

  • Jean Faucher, réalisateur à Radio Canada, a relu la correspondance que ses parents échangeaient avec lui entre 1951 et 1984. Lui, ce fils exilé au Québec, sa nouvelle patrie, où il vit avec son épouse Françoise, ont pu entretenir un lien étroit avec ses parents durant 33 ans. Son père, Léonard Faucher, aveugle de naissance et pourtant musicien, mène une vie bourgeoise, tranquille, sans éclats, accompagné par sa femme Aimée à qui il dicte religieusement ses lettres hebdomadaires par-dessus l'Atlantique, ce fossé qui les séparent de son fils. Entrecoupé de faits et d'anecdotes sur le milieu culturel, ce récit témoigne de la vie quotidienne à la fois au Québec et en France qui se remet de l'après-guerre. Une époque qui se veut joyeuse et sans histoire. Une famille casanière, fidèle à ses valeurs?..Toutes ces lettres auront permis à des familles séparées, de mieux se comprendre et d'entretenir des liens serrés malgré la distance et les différences. Réalisateur et metteur en scène, Jean Faucher fut un acteur privilégié des débuts de la télévision au Québec à la Société Radio- Canada

  • Lucien Théorêt, protagoniste de ce roman, a été l'un des grands artisans de la Révolution tranquille, avant d'inaugurer l'âge de la révolution tranquillisée. Avec énergie, avec maladresse parfois, de tout son c?ur, il a participé aux bouleversements sociaux qui ont changé le visage du Québec. Il a été étroitement mêlé à tous les courants de pensée qui ont laissé des traces indélébiles avant de céder la place à d'autres idées. Ce grand poète de dix-huit ans, qui n'a jamais publié un vers, a été salué comme une des voix les plus prometteuses de son époque. Son ?uvre, qui n'a jamais été écrite, a reçu le prix littéraire international le plus prestigieux de son temps. On trouve, dans son admirable parcours, les soubresauts d'une conscience qui s'éveille au monde et les péripéties de jeunesse qui forment le caractère. À travers ce singulier personnage, plongé dans des situations souvent incongrues, se démenant dans un monde tumultueux et trace le portrait d'une époque, la bohème montréalaise des années soixante, le recul des contraintes traditionnelles, le terrorisme naissant, les turbulences politiques et l'effervescence intellectuelle et artistique à l'origine du Québec moderne.

  • En 2007, Hervé Léger, personnage principal à la fois sympathique et touchant, vit seul, après avoir vécu deux mariages et deux divorces. Il n'en est pas malheureux. Toutefois, le gars des vues viendra bouleverser sa vie. Qui ne connaît pas le gars des vues ? Au Québec, tout le monde en parle, tout le monde l'invoque. En même temps, personne ne l'a jamais rencontré. Qui est donc ce personnage insaisissable ? Ce roman, dépeignant extraordinairement bien une relation père-fi ls, vous surprendra par la fraîcheur et la qualité de son écriture, par son humour et aussi par ses moments d'émotions intenses.

  • Le héros de ce nouveau Jasmin fut le meilleur ami de Jésus et Aran veutnarrer sa jeunesse avec son drôle d'ami, le crucifi é célèbre. Le romancierquébécois illustre des lieux, des gens, des loisirs, des jeux sur un ton léger,moderne et vivant. Jasmin s'est amusé ici à jouer une sorte de rôle grave, celui,en apôtre apocryphe d'un cinquième évangéliste.Agnostique, mais fervent croyant, le romancier s'est rapproché de Jésus deNazareth, qu'il dit toujours admirer énormément. Le rire de Jésus est aussi unconte oriental. Le rire de Jésus fait rêver. Jasmin, avec ce roman néo-christianiste,joue de fi ction et d'histoire. Les lecteurs vivront là-bas aujourd'hui en des tempsanciens. Le rire de Jésus est une légende vraisemblable qui fait du fameux crucifi éun jeune être humain tout à fait ordinaire. Voici donc une fable, mais voiciaussi toute une série de péripéties quotidiennes au temps d'Hérode et dePilate.Après avoir lu ce livre, on verra Jésus autrement, plus vrai, moins « céleste »,plus vivant, moins grandiose, mais plus attachant. Lisez ce documentaireétonnant. Il s'accompagne d'un récit captivant à propos d'un pêcheur deNazareth qui va à sa croix.

  • Lovita !
    On ne sait plus si ce prénom désigne la jumelle d'Émilie ou un personnage fantasmatique qui envahit ses rêves éveillés ou nocturnes. Après la mort de ses parents au Nicaragua, la petite Émilie se retrouve donc orpheline. Un jour, elle se réveille dans la maison d'un chaman, nommé Don Alberto. À travers le récit de son existence, nous entrons en contact intime avec la culture et les croyances religieuses d'un peuple aborigène, les Miskitos.
    Un matin, elle revoit le visage de sa mère, Maria, dans la grotte du Diable. Cette dernière y a trouvé la mort dans des circonstances nébuleuses. Par l'occulte, après un voyage dans la folie et les hallucinations, elle entrera en communication avec la défunte et en arrivera à éclaircir le mystère qui entoure sa mort, ainsi qu'à résoudre l'énigme de son histoire personnelle et des liens bizarres qui l'unissent à Lovita.

  • En réalité, nous voyons des fantômes d'étoiles. Elles scintillent à l'endroit où
    elles étaient, il y a des millions d'années ou plus. En fait, nous les admirons
    là où elles ne sont plus.

    Il en est de même du transcendant - ce qui dépasse notre ordre naturel
    de perception. Nous ne possédons pas l'équipement mental nécessaire à
    son appréhension certaine, qui convaincrait jusqu'au dernier humain. Nous
    tâtonnons, trébuchons comme l'Ermite de la neuvième lame du Tarot, qui
    porte ce nom. On y aperçoit un homme habillé de bure, qui cherche, lanterne
    en main.

    Il ne doute pas que l'objet de sa quête existe. Quant à trouver? Et dans
    quelles conditions?

    Perplexité et scepticisme marquent ses traits. Une spiritualité en marge des
    institutions religieuses. Une spiritualité axée sur la recherche patiente et la
    découverte parfois fulgurante de la transcendance.

    Ce livre s'adresse à toute personne en quête de réflexion sur l'authenticité
    de l'être humain. Elle sera comblée par cette suite de réflexions.

  • Entre 1890 et 1915, la vie d'errances et de surprises d'un quêteux surnommé Gros-Nez. Homme au physique imposant, quelque peu philosophe, vivant là où bon lui semble, rendant service à tout le monde en retour d'un repas ou d'un gîte. Avant tout : un observateur des attitudes et des moeurs de ses frères et soeurs humains.
    Roman sans chronologie, chacun des chapitres thématiques forme une petite histoire en soi ayant peu de relation entre elles. L'accumulation des thèmes (psychologie humaine, les quatre saisons, l'amour, l'amitié, la campagne, la ville, etc.) sert à décrire la bonté et la justice qui caractérisent le personnage principal. Un roman à la troisième personne, mais où les êtres humains côtoyés ne portent pas de noms, sinon celui de Joseph Tremblay, ami de Gros-Nez. Les moeurs des époques abordées sont respectées, ainsi que les quelques aspects d'histoire sociale. Le roman présente une grande touche humoristique.

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