Éditions Prise de parole

  • Dans «(12) abécédaires», Herménégilde Chiasson développe une pensée riche et originale, une lettre à la fois. Sur un mode fragmenté, il revisite des thèmes comme l'Acadie, la langue, la culture, l'identité, l'art, la psychanalyse, la spiritualité, le rapport à l'autre et au territoire - et bien d'autres encore. Au fil de ses exporations, Chiasson pose autant de questions qu'il apporte de réponses : il est un défricheur qui ne recule devant aucun territoire et il se tient à distance des vérités toutes faites. S'il aspire à l'universalité, le penseur se fait aussi polémiste et provoque le débat sur des sujets qui dérangent, comme l'acculturation ou le repli identitaire.

    Les douze abécédaires qui composent ce livre ont été lus en public au fil de diverses rencontres; ils sont ici rassemblés et publiés pour la première fois.

  • Cet essai propose de renouveler les termes du débat sur l'identité franco-ontarienne. Il réfute l'idée qu'elle est figée, passéiste, et déconstruit «l'esprit Durham» que les Franco-Ontariens auraient intériorisé et qui les empêcherait de croire à un avenir possible. Il met plutôt en relief les continuités et les ruptures de cette identité minoritaire, en proposant qu'elle procède d'une créolisation créatrice et porteuse d'espoir.

    Découpé en trois parties, l'ouvrage situe d'abord la société franco-ontarienne au travers des perspectives théoriques et du parcours personnel de l'auteure, et l'insère dans l'histoire plus globale des peuples minoritaires. Il dresse ensuite un état des lieux du Nouvel-Ontario, et s'attarde aux changements intervenus au sein de ses organismes culturels depuis les années 1970. Enfin, par l'analyse d'un corpus choisi d'oeuvres littéraires à teneur politique issues de Sudbury, il cherche à mettre en valeur une prise de parole qui contribue à dessiner une identité sans cesse renouvelée dans le Nouvel-Ontario.

    «Perspectives créoles sur la culture et l'identité franco-ontariennes» appelle les périphéries à participer au grand bouleversement du monde.

  • « De face et de billet » comprend une série de soixante-dix billets. À coups d´anecdotes, de vécu personnel et d´analyses, mais aussi de chiffres et de faits à l´appui, Normand Renaud nous livre un recueil bourré de précieux détails qui éclaire l´histoire sociale contemporaine - plus particulièrement celle de l´Ontario, à l´époque des grands bouleversements occasionnés par l´arrivée au pouvoir des conservateurs de Mike Harris. / Le ton des billets varie de la thèse à l´anecdote. Renaud glisse avec aisance d´un style à l´autre, tantôt docte, tantôt conteur, tantôt farceur, tantôt bonhomme... mais toujours la langue bien pendue. Le commentaire y est doux-amer : une part d´espoir de voir changer le monde, une part de certitude que ce n´est pas par la politique que ça arrivera.

  • Roger Levac saffaire à « lautobiographie dun échec », le sien, le nôtre. Armé dindignation à défaut despoir, il cherche à dire la vérité sur une situation fausse. De quelle nature, au juste, sont les rapports entre la majorité anglophone et la minorité francophone de lOntario? Oeuvre troublante qui tient à la fois de lessai et du journal intime, « lAnglistrose » rassemble sous une soixantaine de rubriques des réflexions mordantes, cruelles, drôles et amères, nourries de lobservation de ses proches et de soi-même. Au fil de ses sautes dhumeur et de son questionnement angoissé, Roger Levac compose une sorte de chronique des asservissements, des trahisons et des mensonges par lesquels les Franco-Ontariens accomplissent chaque jour leur « disparition tranquille ».

  • Le milieu francophone hors Québec n'accepte pas qu'à la marge de la nation québécoise, il en soit l'extension en tant que minorité nationale. Si son histoire coïncide avec l'avènement d'un espace national, l'espace québécois en quête d'une identité plus

  • Dans Aveux et confidences, Maurice Henrie adopte, à la manière des essais de Montaigne, le ton familier du compagnon fidèle, du confident qui se livre sans retenue.

    D'une manière libre, il évoque autant d'anecdotes tirées de sa riche expérience de vie qu'il entame de réflexions profondes sur les sujets qui le captivent, tels que la politique (au grand jour comme en coulisses), les histoires (la grande et les petites), la démocratie, la condition minoritaire, les avancées scientifiques, le rire, le sport, l'amitié des hommes et celle... des femmes. Pour lui, rien de trop banal ni quotidien, de trop beau ni trop grand qui ne puisse retenir son attention. Ses réflexions le révèlent fin observateur de la condition humaine.

    /> L'ensemble en apparence hétéroclite que constitue Aveux et confidences est étroitement uni par le regard de l'homme arrivé à maturité qui reprend tranquillement des questions qui l'ont animé toute sa vie.

  • En décembre 1972, le premier ouvrage des Éditions d'Acadie est lancé, un tout petit recueil d'un animateur communautaire gauchiste : Cri de terre de Raymond Guy LeBlanc. Aujourd'hui, le milieu littéraire acadien identifie cette publication avec l'émergence de la modernité en Acadie. Et l'année 1972 comme l'année culturelle de référence. Pourquoi ?

    Pourquoi cette manifestation - une publication - a-t-elle été si porteuse, bien au-delà de l'ouvrage lui-même ? À force de creuser cette question, David Lonergan s'est aperçu que plusieurs poèmes de Cri de terre avaient été publiés en août 1969 dans la revue Liberté à l'occasion d'un « spécial » Acadie. Que 1969 avait également été marquée par la dernière vague de manifestations étudiantes commencées l'année précédente, ce dont témoigne le film L'Acadie, l'Acadie de Michel Brault et Pierre Perrault. Qu'en 1972, Raymond LeBlanc est un pianiste qui accompagne les chansonniers, Herménégilde Chiasson est un artiste visuel qui écrit de la poésie, Léonard Forest, un cinéaste et poète, que Jacques Savoie compose aussi bien des poèmes que des chansons...

    David Lonergan démontre, dans Acadie 72, comment la naissance des Éditions d'Acadie marque l'aboutissement d'une suite d'événements, d'un ensemble de démarches commencées plusieurs années auparavant et qui convergent vers ce point unique. Chaque événement est ici présenté dans son contexte et en lien avec ce qui a précédé.

  • Le théâtre l'Escaouette de Moncton, fondé en 1977, a choisi dès le départ de se consacrer à la création, un mandat qui se poursuit toujours. En cela, l'apport de la compagnie est unique sur le territoire acadien et c'est en grande partie grâce à elle si une dramaturgie acadienne existe aujourd'hui, la majorité des pièces ayant été créées par ses artisans.

    Raconter les 35 ans de l'Escaouette, c'est donc retracer les enjeux et les transformations en ce qui a trait à la vision et à la direction de la compagnie, à son organisation, au financement ; mais c'est aussi, et surtout, faire l'état d'une dramaturgie en action, telle qu'elle se crée au fil des saisons de la compagnie.

    /> David Lonergan, dans une approche très minutieuse, a documenté chacune des créations, résumant chaque pièce, la situant dans le contexte particulier qui l'a vue naître, avant de faire état de la réception critique.

    L'ouvrage comprend une importante iconographie, proposant une sélection d'affiches de spectacles, dont une majorité a été créée par Herménégilde Chiasson, qui en plus d'être « l'auteur maison?», en est aussi le principal graphiste

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