Éditions Somme toute

  • Une fois qu'on est dans l'indignité, on ne peut plus s'en sortir. On y sombre. Et le fond semble étrangement lointain. On regarde les livres sur nos tablettes : La première année de bébé, Comment nourrir sainement votre progéniture ou Aider votre enfant à bâtir son estime de soi. On les regarde, ces bouquins, et on ricane. La première année de bébé nous semble noyée dans le brouillard du manque de sommeil. Côté nourriture, aucune inquiétude, puisque c'est avec notre équilibre mental que notre progéniture casse la croûte. Quant à l'estime de soi, c'est plutôt celle des parents qu'il faut rebâtir brique par brique, roman policier par roman policier, gin tonic par gin tonic.
    Et tome par tome, d'où ce tome 2 qui, espérons-le, vous fera rigoler autant que le premier. On pourrait aussi bien dire que ça vous fera réfléchir, mais ce serait un mensonge éhonté.


    Longue vie à l'indignité!

    Caroline Allard a mis deux enfants au monde. Bien qu'elle les aime énormément, elle ne peut réprimer une envie irrépressible de défoulement qu'elle soulage en écrivant des chroniques rigolotes à leur sujet. Son premier roman, tiré de son blogue, a remporté le Grand Prix littéraire Archambault et lui a aussi permis de visiter moult Salons du livre, ce qui a pour avantage de l'autoriser à fuir ponctuellement la maison pour s'amuser en bonne compagnie. Son principal projet d'avenir est (cochez la bonne réponse): A) Avoir 13 autres enfants pour subséquemment écrire 13 nouveaux tomes de Mère indigne; B) Attendre que ses filles grandissent pour leur faire rédiger ses chroniques à sa place; ou C) Aller se préparer un gin tonic, parce qu'écrire une bio, ça donne soif.

  • «À Baie-Trinité, Hélène et les servantes aménageaient la nouvelle maison. Elles avaient la garde des petits pendant qu'à Mingan, Mary-Luce attendait incessamment son septième enfant. Le coeur n'était pas à la besogne, mais plutôt à l'angoisse. Elle s'inquiétait d'Alex. L'adolescent était certainement perdu, noyé lors d'un naufrage. La goélette qui devait le ramener avait passé vers le 27 mai. La seule nouvelle qu'on avait pu donner à la famille, c'est que le jeune avait quitté Trois-Rivières au tout début de mai.»
    Napoléon-Alexandre Comeau, le fondateur de la ville de Baie-Comeau, est au centre de ce roman historique. Il fait partie des grands personnages qui ont contribué à bâtir le Québec. À la fois explorateur, photographe, télégraphiste, maître de poste, inspecteur, guide, trappeur, voyageur, naturaliste, ornithologue, médecin, chasseur et pêcheur, il est à l'image de la Côte-Nord : débrouillard, immense et libre. Grâce à la plume sensible de Pauline L. Boileau, c'est toute une époque qui revit à travers son histoire.
    Née à Québec, Pauline L. Boileau a été comédienne, animatrice à la radio et à la télévision, journaliste et professeure. Elle a consacré vingt ans de sa vie à la défense des droits des consommateurs. Elle est la petite-fille de Napoléon-Alexandre Comeau.

  • «La télé, la radio, les journaux, ils exultent sous le conseil. On nous parle partout de vie pratique. Ça ne me repose pas d'entendre parler de vie pratique, ça m'ennuie. Au coton. Et comme je l'ai déjà dit, les gens trouvent peut-être ça inutile les analyses, la philosophie, les discussions intellectuelles, mais, pour ma part, faire venir trois spécialistes pour parler pendant vingt minutes de bûches écologiques, c'est quand même assez élevé dans l'échelle de l'inutilité.
    On nous dira qu'il y a un public pour ça. Certes, certes. Il y a un public pour tout. Mais il y a aussi un public qui ne veut pas de ça. Alors il fait quoi ?»
    «Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.»
    Ces paroles de Nicolas Boileau pourraient facilement s'appliquer à la démarche de Catherine Voyer-Léger lorsqu'elle écrit ses chroniques. D'abord publiés sur le blogue de l'auteure, les textes réunis dans cet ouvrage couvrent des sujets aussi divers que la critique culturelle, le féminisme, la place des arts dans notre société, l'écriture, le rapport au corps et la littérature. À la fois précise et nuancée, la plume de Catherine Voyer-Léger creuse des pistes de réflexion qui nous sortent de notre confort et de notre indifférence.
    Après des études supérieures en science politique, Catherine Voyer-Léger consacre sa carrière à sa passion, les arts et la culture. Elle travaille actuellement comme directrice du Regroupement des éditeurs canadiens-français. En plus de fréquenter frénétiquement les lieux culturels d'Ottawa et de Montréal, elle est connue comme blogueuse prolifique et tweeteuse hyperactive. Détails et dédales est son premier livre.
    Le livre est préfacé par Marie-France Bazzo.

  • « Moi, tout ce que je veux, c'est une vie loin des tumultes. Comme je suis seul à porter tout le fardeau de mon existence, mes responsabilités me pèsent. Je savais qu'un jour ou l'autre j'aurais la sensation d'être encore trop petit pour supporter tout ça. Maintenant que je suis un adulte, je n'ai plus le choix. Je suis trop investi dans la galère de la vie pour rebrousser chemin. Et c'est justement ça qui fait peur. »
    Écrire un journal, c'est consigner au fil des jours ce qui nous façonne et nous transforme subrepticement. C'est aussi nommer l'indicible à travers les questionnements, les doutes, les espérances, les défaites, les élans, les petits drames et les rencontres probables et improbables, réelles ou fictives.
    /> Ce livre, où l'on suit les pas d'un jeune homme de vingt ans dans les années 1990 à Montréal, aurait aussi bien pu s'intituler Comme un roman, mais malheureusement ce titre était déjà pris.
    Côté écriture, Éric Simard est une tortue qu'on pourrait comparer à celle de la célèbre fable, car il parvient toujours à finir les nombreuses courses qu'il entreprend, souvent même avant le lièvre. Mine de rien, Le Mouvement naturel des choses est sa quatrième publication en quinze ans. Il nous avait auparavant offert Martel en tête, Cher Émile et Être.

  • «Je me tourne sur le côté, je sens une douleur pointue entre mes seins qui se change en coups de poing, puis en pression constante. Quelqu'un insiste et veut pénétrer mon coeur. La crise cardiaque, elle me suit depuis des années. Elle tachycardise mon temps et mon espace. Elle accélère et ralentit mes gestes. Elle me surprend, m'indispose et ose. Sans cesse, elle m'effraie.»
    Viscéral serait le bon mot pour décrire l'univers de Passagers de la tourmente. Du dégoût d'une grand-mère pour son petit-fils à la sexualité exacerbée d'une fillette de huit ans, les conventions et les repères habituels ne sauraient y tenir la route. De même qu'aucune ligne droite, pure et sans failles ne sauraient définir tous ces personnages rongés de l'intérieur. Anne Peyrouse fait habilement défiler sous nos yeux leurs réalités dans une langue à la fois crue et sensible, aussi dérangeante que délectable.
    Docteure en littérature, enseignante en création littéraire à l'Université Laval au département des Lettres, directrice littéraire aux éditions Cornac, Anne Peyrouse a publié plusieurs recueils de poèmes et un recueil de nouvelles qui se sont mérité plusieurs prix. Elle a également fait paraître des anthologies sur le slam, sur la poésie amoureuse et la poésie humoristique. Elle écrit pour le magazine Entre les lignes. Passagers de la tourmente est son deuxième recueil de nouvelles.

  • «Cache tes coudes, tes genoux et tes clavicules, et porte des bas en tout temps. Ne t'exhibe pas, ne te déhanche pas et retiens tes cheveux par un bandeau. N'écoute pas de musique à la mode. Ne chante pas, ni ne fredonne. Ta voix pourrait charmer les mâles présents. Ne lis pas de livres interdits. Ne te lance dans aucun commentaire inapproprié devant les enfants à propos de sottises. J'ajoute que tu ne dois, en aucune occasion, fixer les hommes dans les yeux, leur adresser la parole, les toucher ou bien les frôler. Ne tends jamais la main la première, ne serait-ce à une femme, c'est plus prudent.»
    À la suite d'un drame, Alexandra Ackerman, une jeune fille russe intelligente et curieuse, est séparée des siens et trouve refuge chez des juifs hassidim du quartier d'Outremont à Montréal. Déracinée, elle est obligée de se fondre dans des traditions ancestrales qu'elle remet sans cesse en question. Témoin privilégié, Alexandra comprendra rapidement que la famille qui l'héberge cache plusieurs lourds secrets, que ses membres portent en eux des cicatrices profondes laissées par l'histoire de leurs ancêtres.
    Née en France, Magali Sauves vit au Québec depuis une dizaine d'années. Elle a obtenu une maîtrise en éducation à l'UQAM et poursuit aujourd'hui des études doctorales sur les mécanismes de la compréhension de lecture à l'Université de Montréal. Yiosh! est son deuxième roman.

  • être

    Eric Simard

    «Boris ne veut plus avancer. Il a la chienne. Il ne comprend plus ce qui lui arrive. Avant, il se foutait des autres et de leur stupidité. Maintenant, il est tout à l'envers à la seule idée de mettre le gros orteil dans la cour de récréation. En même temps, c'est tellement clair dans sa tête qu'il n'a plus envie qu'on le traite comme on l'a toujours fait. Pour une fois dans sa vie, il aimerait pouvoir faire une entrée discrète et se fondre dans le décor sans qu'on se rende compte de sa présence.
    Être là, tout en ayant l'air de ne pas y être. Comme la plupart des autres enfants.»


    L'existence est au coeur de ce recueil de nouvelles qui s'intéresse aux actions importantes de la vie d'un être humain. Qu'ils vivent en marge de la société ou non, de Vivre à Mourir, on découvre des facettes complexes de personnages qui se battent pour exister pleinement. À la fois dérangeant, dur, tendre et émouvant, jamais désespéré ni complaisant, l'auteur reste fidèle au style qui le caractérise.

  • « Au moment où son tour arriva, elle aperçut l'étoile, juste au-dessus du comptoir-caisse : un assemblage de carton et de cures-pipes jaunes retenu par des fils étincelants qui
    imitaient le mouvement de l'astre. De longues pointes pendaient vers le bas, menaçant les employés qui allaient et venaient entre leur poste, le comptoir à cigarettes et la valideuse de billets de loterie. "Drôle d'étoile protectrice !" songea Mariette. »

    Au passage met en scène des personnages laissés à eux-mêmes. En plus de la solitude, ils ont en commun un territoire, la basse-ville de Québec, qui devient le théâtre de leurs croisements. Aux prises avec leurs habitudes, voire leurs obsessions, ces hommes, ces femmes et ces enfants acceptent, pour un temps, de s'abandonner aux jeux du hasard ou de suivre les signes qui s'offrent à eux. Vulnérables, toujours tentés de se réfugier quelque part, ils traversent leur espace intime autant que les lieux publics pour avancer vers l'autre et, peut-être, le rencontrer.
    Il y a beaucoup de magie et de poésie qui se dégage de l'écriture d'Emmanuel Bouchard et les petits riens qui unissent chacune de ces histoires sont tout à fait charmants.

    Emmanuel Bouchard est né à Chicoutimi en 1973. Il enseigne la littérature au cégep de Sainte-Foy. En 2007, il a complété un doctorat en littératures de langue française à l'Université de Montréal. Il a publié des articles, des comptes rendus et des nouvelles dans différents
    périodiques et collectifs.

  • Montréal au coeur de la nuit. À bord de son taxi, un chauffeur va et vient en observant la ville et ses gens. Animé par ceux-ci, le conteur s'allume et les mots se mettent en mouvement. Voici entre vos mains un carnet de bord hétéroclite, à l'image de la cité qui l'inspire.
    Jouant avec les genres, Pierre-Léon Lalonde propose à travers ses textes et ses photos de l'accompagner dans ses déambulations nocturnes. Du portrait poétique au règlement de conte urbain, Un taxi la nuit vous invite à monter à bord pour une promenade littéraire qui sort de l'ordinaire.
    Ce deuxième opus poursuit la route tracée par le premier tome, finaliste au Prix des libraires 2008. Avec, en conclusion, une nouvelle inédite où l'auteur nous fait pénétrer dans son taxi et dans son monde un soir de pleine lune. Un voyage introspectif jusqu'au bout de la nuit.


    Détenteur d'un DEC en lettres, Pierre-Léon Lalonde décroche de l'université (il a commencé des études en histoire de l'art et en histoire à l'UQAM) pour partir sur les chemins. Après des voyages en Europe et sur la côte ouest-américaine, il roule sa bosse de nombreuses années dans le milieu de la musique underground, signant des textes dans des zines aujourd'hui disparus, dont Rectangle et Carnet Noir et travaillant pour le défunt producteur Tir groupé. Pierre-Léon a également été DJ pour l'émission Y'a d'la joie dans le ghetto sur les ondes de CIBL et a contribué au site Web de l'émission Kaosmag.com, diffusée à Télé-Québec dans les années 1990. Chauffeur de taxi depuis plus de 15 ans, il poursuit sa route.

  • «Moumbala, je suis dans un café pour oiseaux de nuit, pas trop loin du marché bigarré. Oui j'ai survécu, mais rien n'est gagné. Le sein manque à l'amoureuse, à la trapéziste, le sein de la mère manquera à l'enfant s'il advient. Le sein du chirurgien restera de glace sous les caresses. Je ne sais hurler que dans les déserts, je ne sais parler de ces choses enfouies qu'à toi.»

    Toulouse, à vingt-huit ans, combat un cancer. Elle vient de subir l'ablation d'un sein. Son corps d'acrobate, solide, souple, l'a trahie. Odilon son amour s'est éloigné. La maladie la ramène sur les traces de son ancêtre, de son enfance, près des siens, si peu liants. Elle se replie sur elle-même et cherche une façon de renouer avec le désir.
    Traversé par la grâce, est un roman d'une grande beauté qui nous transporte dans l'univers lyrique d'Hélène Lépine.

    Hélène Lépine a étudié la littérature comparée et le russe. Elle a vécu en Bulgarie, à Moscou, puis à Saint-Domingue où elle a enseigné le français et l'anglais. Par la suite, elle a été professeure d'espagnol et de lettres au Collège Brébeuf à Montréal, sa ville natale. Un léger désir de rouge est sa quatrième publication. Les trois premières sont parues aux Éditions Triptyque.

  • Les Iroquois les assaillaient sans cesse.
    Le roi avait promis des troupes.
    Mais le temps passait et rien ne venait.
    Ils se sentaient abandonnés au bout du monde...

    Juin 1665. Des troupes arrivent enfin à Québec. Tout au long de l'été, plus de mille soldats débarquent sous le commandement du marquis de Tracy. Le gouverneur Daniel de Rémy de Courcelle et l'intendant Jean Talon arrivent à la fin de l'été pour donner un nouveau souffle au Canada.
    Aussitôt débarqués, les soldats sont envoyés sur la rivière Richelieu pour y ériger des forts. Certains soldats y hiverneront tandis que d'autres seront cantonnés dans l'une des trois bourgades de la Nouvelle-France.
    Ville-Marie compte alors environ cinq cents personnes qui doivent héberger pas moins de deux cent cinquante soldats. La cohabitation ne sera pas de tout repos, d'autant plus que le gouverneur de Maisonneuve doit repartir pour la France. C'est le major de La Freydière, un officier du régiment de Carignan-Salières, qui prend sa place. Retors et malfaisant, cet homme abuse de son pouvoir. Ville-Marie voit apparaître en ses murs viols, tortures, brutalité et commerce illicite.

    Texte inédit

    Née à Montréal, Josée Mongeau fait ses études à l'Université de Sherbrooke. Séduite par la région, elle décide de s'y installer. Sa passion pour l'histoire et la généalogie l'amène à l'écriture de romans historiques. En 2002, elle fait paraître le premier tome des Chroniques de Ville-Marie (Et vogue la galère). Après cette expérience, elle retourne sur les bancs d'école. En 2007, elle obtient une maîtrise en histoire. À la guerre comme à la guerre est la suite d'Et vogue la galère.

  • Victime d'une agression homosexuelle à l'âge de dix ans, Antoine Dugas, au sortir du collège, se laisse enfermer dans des culottes de tôle. L'Europe de l'émancipation l'en délivre. Il a 33 ans. Il est prêtre. Venu à Paris pour de savantes études en littérature, il apprend l'amour. Il découvre la femme. Il mène de front ses découvertes littéraires et sexuelles. Le théâtre est omniprésent.Trahi par sa façon de marcher, il se rééduque jusque dans les moindres détails. Il s'abandonne au plaisir reçu, se livre au plaisir donné, s'émeut du plaisir partagé. Est-il un cas? Ou la norme? L'autojustification n'est pas loin. Il constate avec quasi soulagement que Claudel rime avec bordel, que Montherlant rime avec enfants.Comme à peu près tous les premiers romans, Col romain et culottes de tôle est entièrement autobiographique. Antoine Dugas est devenu Alonzo Le Blanc. Il l'a même toujours été. Sous le couvert du journal d'un défroqué, il livre une histoire vraie, la sienne, mais aussi celle de bien des prêtres et religieux, celle que le Vatican refuse de considérer.

  • « Un témoin accrédité, eh bien, ça fait deux choses. Ça
    assiste à l'exhumation, et puis ça ferme sa gueule. C'est
    tout. Assister à l'exhumation, ce n'est pas compliqué. Vous
    vous rendez au cimetière, vous faites signer les paperasses,
    vous autorisez qu'on creuse, et quand la boîte est sortie
    de terre, vous accompagnez le cortège jusqu'au Centre
    de Retour. Voilà. Fermer sa gueule, par contre, c'est une
    autre histoire. C'est à la fois ce qui est le plus difficile et le
    plus important. Si j'ai été choisi pour madame Onyx, c'est
    parce que mon dossier est parfait, côté discrétion. »
    Sydney Payne et Clara Onyx sont à l'origine d'un style musical
    puissant, envoûtant, qui a même réussi à sortir les gens de leur
    morosité. Survient toutefois... le prévisible : dans la plus pure
    tradition du star system, Clara Onyx est assassinée. Ce pourrait
    être la fin d'une époque mais un phénomène inattendu ravive
    l'espoir que tout ne soit pas perdu, que tout puisse revivre. Ce
    renversement n'est toutefois pas sans conséquences et la vie
    comme la mort prennent un tout autre sens.
    Né à Montréal en 1958, Sinclair Dumontais a étudié en philosophie
    et en littérature avant de devenir concepteur-rédacteur et conseiller
    en communications-marketing. En 1999, il cofonde le site Internet
    Dialogus (www.dialogus2.org). Quelques années plus tard, il s'établit
    à Québec et publie successivement deux romans : L'Empêcheur
    (Stanké, 2004) et Le Parachute de Socrate (Hurtubise HMH,
    2004). La Deuxième Vie de Clara Onyx est son troisième roman.

  • «le courage qu'il faut à la Maîtresse pour ne pas pleurer pour ne pas montrer qu'elle a peur rester calme en contrôle de la situation malgré la paralysie intérieure qui la gagne surtout ne rien laisser paraître
    les gestes la réplique tout de suite répondre avec aplomb avant d'être complètement démolie une larve une merde une enseignante dont la réputation fera dire aux élèves celle-là on peut faire ce qu'on veut avec»
    La Maîtresse, qui porte avant tout un regard lucide sur la profession d'enseignante, est aussi l'histoire d'un livre qui refuse de s'écrire. Peut-on tout dire, tout montrer, même le monstre en soi? Mère, enseignante, amante, la narratrice confond les rôles, ne sait plus qui elle est dans ce parcours labyrinthique.
    La Dévorante avait révélé sa voix unique. La Maîtresse la confirme. Il n'y a maintenant plus de doute: Lynda Dion construit une oeuvre littéraire solide.
    À l'adolescence, Lynda Dion achète son premier carnet après avoir lu le Journal d'Anne Frank. À l'université, elle s'inscrit en littérature française et empile les manuscrits pendant des années. Enseignante de français au secondaire, elle fonde le concours littéraire Sors de ta bulle! qui permet aux jeunes lauréats du secondaire de publier une première oeuvre. Elle rêvait d'écrire, mais elle a enseigné. Maintenant, elle fait les deux avec passion.

  • « L'image du petit être cyanosé et suffocant s'impose à chaque pas que fait le charretier. Pas moyen de l'ôter de son cerveau où le sang afflue et cogne à grands coups de marteau. »

    « La honte de soi est plus meurtrière que la crainte du regard de l'autre. La honte de soi vient du dedans. C'est du dedans qu'elle attaque.»

    Au tournant du XIXe siècle dans le Morvan en France, au temps où les femmes se louaient comme domestique ou nourrice, Marie tente de fuir un environnement qui lui est hostile. Malgré toute sa volonté et la force de son espérance, elle ne parvient pas à réparer le passé et encore moins à se défaire de son image de putain qui se donne des allures de Vierge.

    À la fois classique et moderne, La louée, grâce au style dépouillé et précis de Françoise Bouffière, est une véritable tragédie humaine hors du temps.

    Sortie en librairie prévue le 18 août 2009.


    Françoise Bouffière est née à Autun dans le Morvan. Elle a immigré au Québec en 1971. Elle possède une maîtrise en éducation. Enseignante et orthopédagogue, elle a travaillé avec des enfants en difficulté durant toute sa vie professionnelle. Elle collabore aux Cahiers de Lecture de l'Action nationale. La Louée est son premier roman

  • « Non, je n'avais pas besoin de vivre ça. Pourtant, je l'ai vécu jusqu'au bout, jusqu'à me perdre complètement. Beaucoup m'ont dit que c'est de cette manière qu'on apprend. Honnêtement, j'aurais préféré apprendre autrement. Je ne crois pas que ce soit toujours nécessaire de se casser la gueule pour avancer. »Se perdre dans l'amour, se perdre dans l'autre, se perdre aux confins de soi est un risque que l'on prend à chaque nouvelle rencontre. Pendant cinq ans, à travers la correspondance houleuse qu'il entretient avec Émile, le narrateur tentera de répondre aux questions qui le hantent. Pourquoi l'échec d'une histoire d'amour fait si mal ? Est-ce que le fait d'être homosexuel peut en être la cause ou est-ce seulement une difficulté supplémentaire ? Tous les états du désespoir amoureux, du questionnement identitaire profond à la déception rageuse, de la soumission pathétique à l'élan de reconstruction salutaire défilent dans ces lettres à Émile.Éric Simard travaille en librairie depuis plus de quinze ans. Il a tour à tour travaillé pour une compagnie de disque, une maison d'édition et pour une compagnie de théâtre.Il entame aussi sa troisième année à la barre de l'émission littéraire Encrage, diffusée sur les ondes de CKRL à Québec et a fait des chroniques littéraires à la télé de Radio-Canada et à TVA,Il a également été scénariste pour la populaire émission jeunesse Macaroni tout garni.On peut le lire régulièrement dans le journal Le libraire.

  • Les Chroniques d'une petite enfance rapportent, en scènes brèves, le cheminement d'un père et de son petit garçon, de sa naissance à sa 4e année. Instantanés lumineux du quotidien, les textes reconstituent les différentes phases de l'évolution de l'enfant, depuis sa totale dépendance de nourrisson jusqu'aux débuts de sa découverte active du monde.Pierre Bureau esquisse d'une plume légère et drôle, mais qui sait aussi décrire le drame et l'angoisse, les tribulations d'un petit d'homme; et saisit d'un regard lucide l'expérience du sentiment paternel.

  • De 1947 à 1963, Gérard Filion a dirigé les destinées du journal Le Devoir. Selon l'ex-journaliste Gilles Lesage, Filion et son rédacteur en chef adjoint, André Laurendeau, ont constitué «un duo d'enfer» et formé «un formidable tandem», «le plus solide et le plus efficace» que ce journal ait connu au cours de son premier centenaire. Gérard Filion se distingue par son style franc, direct et mordant, travaillant à la hache, donnant des coups francs et bien placés. Laurendeau use davantage de sa plume comme l'outil du chirurgien, décortiquant les situations au scalpel.
    Sous la direction de ce tandem, Le Devoir se démarque de la presse écrite d'alors en abordant des sujets délicats, voire controversés. La façon de les traiter, le choix des mots et, surtout, le fait de les porter sur la place publique vont renforcer la crédibilité du Devoir mais, en corollaire, lui attirer de nombreuses critiques. En s'intéressant aux questions de justice sociale, aux idéaux de liberté et à l'état de la démocratie, ou en prenant la défense des plus faibles et des plus démunis et en ne se privant pas, selon la formule d'Henri Bourassa, de «dénoncer les coquins», Le Devoir va déranger la quiétude de plusieurs. De plus, par ses prises de positions éditoriales, il se révèle un important témoin et un artisan de changements. Sans compter qu'il est également un précurseur dans plusieurs domaines, comme le démontrent les 70 éditoriaux réunis dans cet ouvrage. Sous la direction de Filion et Laurendeau, on assiste au passage de l'ère canadienne-française à l'ère québécoise.

    Michel Lévesque est politologue et historien. Il a publié plusieurs articles et ouvrages portant sur la politique canadienne et québécoise au XXe siècle. Ses intérêts de recherche portent particulièrement sur la démocratie, les idéologies, les partis politiques et les élections.

  • Coincé entre un père colérique et une mère inquiète, le jeune Simon Francoeur est pauvre, il le sait. Dans leur taudis d'un petit village- blotti au fond du Nouveau-Brunswick, il affronte la misère, les quolibets. Il est le -morveux. Seule Stéphanie lui offre sa complicité.Il se réfugie dans la lecture, moyen d'apprendre et de s'évader. Sa famille déménage, il découvre une autre école, une autre façon d'apprendre. De fil en aiguille, il affronte son avenir et marche à la rencontre de son destin. Le creuset de son indigence n'a pas raison de ses ambitions.Le Morveux n'est pas que l'histoire d'un homme qui, à force de volonté, réussit à s'affranchir de la médiocrité. C'est aussi une grande et belle histoire d'amour qui franchit toutes les frontières, même celle de la mort. Guildor Michaud est né à Drummond au Nouveau-Brunswick. Il a fait ses études secondaires et collégiales dans sa province d'origine, puis il a poursuivi aux -deuxième et troisième cycles à l'Université Laval. Depuis 1959, il habite la région de Québec, où il a fait carrière en éducation. Retraité depuis quelques années, il consacre son temps à sa famille, au tournage sur bois et à l'écriture.

  • 20 juillet 1996. Le déluge au Saguenay. Quarante heures de pluie gonflent les rivières. Les eaux se déchaînent et laissent la désolation dans leur sillage.Dix ans plus tard, Pierre, Lily et Élyse emménagent dans une maison nouvellement construite sur les Battures. À l'endroit même où, trois siècles auparavant, une jeune Montagnaise s'aventurait pour cueillir des petits fruits sous la protection des vents du fjord.À peine la famille installée, les voisins prennent des paris sur le moment de leur départ. Combien detemps avant qu'elle ne soit elle aussi éclaboussée par les eaux troubles du ruisseau voisin? Commence alors une longue quête pour reconstituer l'histoire de cette maison et de l'anse où elle est bâtie. Une course s'amorce dans une curieuse lutte contre le temps, car le passé tente de se manifester.Pierre saura-t-il entendre l'esprit du fjord ou sera-t-il emporté par ses eaux?Après avoir été professeur d'histoire associé à l'Université de Sherbrooke, Nelson-Martin Dawson est maintenant chercheur autonome se reconnaissant pour seule attache l'ULRS (l'Université libre du Royaume du Saguenay). Auteur d'une dizaine d'ouvrages historiques, il signe avec Les Battures son premier roman.

  • Dans le Montréal des années 1920, Laurette Boucher a des rêves, des espoirs de jeune fille. Mais la vie en décidera autrement pour elle. Déçue par l'amour, elle choisit de suivre les traces de son jeune frère Roland et d'entrer en religion afin de devenir missionnaire. Les obstacles s'accumulent et elle doit, à contrecoeur, quitter la vie religieuse.Alors que la trentaine s'envole et que les portes se referment, elle passe en revue le courrier du coeur. Une lettre d'un veuf de la paroisse de Macamic en Abitibi retient son attention. C'est le début d'une vie de misère que Laurette affronte dignement, une histoire racontée à travers les yeux de sa fille Catherine. Originaire de Macamic en Abitibi, Cécile Hélie-Hamel vit à Authier-Nord. Enseignante à la retraite et mère de six enfants, elle n'arrête jamais. Active autant sur le plan politique que social, plusieurs causes lui tiennent à coeur: la lutte contre le cancer et la sclérose en plaques, la condition féminine, les aînés, la politique municipale. L'écriture est le moyen pour elle d'évacuer le trop-plein d'une vie éprouvante. Elle signe avec Comprends-tu ça Laurette? son troisième livre.

  • Ce qui se dit et se joue sur le divan d'un psy est inaccessible, secret professionnel oblige. Mais dans ce premier roman de Louis Laliberté, l'interdiction est levée. Le lecteur est invité à s'introduire dans le cabinet d'une jeune psychothérapeute de Québec, Dhyâna, autour de laquelle gravitent des patients aux névroses profondes mais aussi des figures d'équilibre, comme son amie d'enfance LeeAnn.Dhyâna est tiraillée entre son sens du devoir et sa propre difficulté à contrôler ses émotions, entre sa conscience rationnelle et ses sentiments. Porteuse d'un passé énigmatique, elle voit son objectivité professionnelle disparaître pour faire place à une culpabilité grandissante. Comment parvenir à traiter les troubles les plus complexes sans sombrer elle-même?Imago est un roman fort, où les dynamiques de l'inconscient s'entrechoquent brutalement, et dans lequel les miroirs et leurs reflets n'ont rien de décoratif.Louis Laliberté est né à Québec. Il s'intéresse particulièrement à la psychologie et au monde équestre tout en se passionnant pour la littérature. Il a travaillé en ressources humaines et en relations publiques, avant de devenir professeur de yoga et d'écrire ce roman qui l'a longtemps habité.

  • Laurie Pelletier, une travailleuse sociale liée par son ex-mari à la communauté atikamekw est envoyée dans le cadre de son travail sur leur territoire pour effectuer une étude sur la violence. Au fil des saisons atikamekw elle vivra une incursion au coeur d'un monde méconnu et pourtant si proche, celui d'une communauté autochtone contemporaine au Québec, à Opitciwan, petit village de mille huit cent personnes isolé aux confins de la Mauricie. Confrontée à ses propres combats, elle renouera avec le quotidien de ce peuple, partagera ses combats et ses espoirs et découvrira comment les contradictions de la modernité occidentalisée pèsent sur leurs traditions ancestrales.

  • Raphaëlla, joaillière dans une petite municipalité du sud du Québec, vit une véritable descente aux enfers auprès de son mari. Battue, violée, séquestrée dans sa propre demeure, elle est arrachée à cette vie cauchemardesque alors qu'elle est enceinte de huit mois. Elle tente tant bien que mal de reprendre une vie normale.Quatre ans plus tard, son passé la rattrape. Roman noir à l'intrigue captivante, Le Collecteur est un suspense brutal et percutant.

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