Éditions Somme toute

  • «À Baie-Trinité, Hélène et les servantes aménageaient la nouvelle maison. Elles avaient la garde des petits pendant qu'à Mingan, Mary-Luce attendait incessamment son septième enfant. Le coeur n'était pas à la besogne, mais plutôt à l'angoisse. Elle s'inquiétait d'Alex. L'adolescent était certainement perdu, noyé lors d'un naufrage. La goélette qui devait le ramener avait passé vers le 27 mai. La seule nouvelle qu'on avait pu donner à la famille, c'est que le jeune avait quitté Trois-Rivières au tout début de mai.»
    Napoléon-Alexandre Comeau, le fondateur de la ville de Baie-Comeau, est au centre de ce roman historique. Il fait partie des grands personnages qui ont contribué à bâtir le Québec. À la fois explorateur, photographe, télégraphiste, maître de poste, inspecteur, guide, trappeur, voyageur, naturaliste, ornithologue, médecin, chasseur et pêcheur, il est à l'image de la Côte-Nord : débrouillard, immense et libre. Grâce à la plume sensible de Pauline L. Boileau, c'est toute une époque qui revit à travers son histoire.
    Née à Québec, Pauline L. Boileau a été comédienne, animatrice à la radio et à la télévision, journaliste et professeure. Elle a consacré vingt ans de sa vie à la défense des droits des consommateurs. Elle est la petite-fille de Napoléon-Alexandre Comeau.

  • «Cache tes coudes, tes genoux et tes clavicules, et porte des bas en tout temps. Ne t'exhibe pas, ne te déhanche pas et retiens tes cheveux par un bandeau. N'écoute pas de musique à la mode. Ne chante pas, ni ne fredonne. Ta voix pourrait charmer les mâles présents. Ne lis pas de livres interdits. Ne te lance dans aucun commentaire inapproprié devant les enfants à propos de sottises. J'ajoute que tu ne dois, en aucune occasion, fixer les hommes dans les yeux, leur adresser la parole, les toucher ou bien les frôler. Ne tends jamais la main la première, ne serait-ce à une femme, c'est plus prudent.»
    À la suite d'un drame, Alexandra Ackerman, une jeune fille russe intelligente et curieuse, est séparée des siens et trouve refuge chez des juifs hassidim du quartier d'Outremont à Montréal. Déracinée, elle est obligée de se fondre dans des traditions ancestrales qu'elle remet sans cesse en question. Témoin privilégié, Alexandra comprendra rapidement que la famille qui l'héberge cache plusieurs lourds secrets, que ses membres portent en eux des cicatrices profondes laissées par l'histoire de leurs ancêtres.
    Née en France, Magali Sauves vit au Québec depuis une dizaine d'années. Elle a obtenu une maîtrise en éducation à l'UQAM et poursuit aujourd'hui des études doctorales sur les mécanismes de la compréhension de lecture à l'Université de Montréal. Yiosh! est son deuxième roman.

  • Les Iroquois les assaillaient sans cesse.
    Le roi avait promis des troupes.
    Mais le temps passait et rien ne venait.
    Ils se sentaient abandonnés au bout du monde...

    Juin 1665. Des troupes arrivent enfin à Québec. Tout au long de l'été, plus de mille soldats débarquent sous le commandement du marquis de Tracy. Le gouverneur Daniel de Rémy de Courcelle et l'intendant Jean Talon arrivent à la fin de l'été pour donner un nouveau souffle au Canada.
    Aussitôt débarqués, les soldats sont envoyés sur la rivière Richelieu pour y ériger des forts. Certains soldats y hiverneront tandis que d'autres seront cantonnés dans l'une des trois bourgades de la Nouvelle-France.
    Ville-Marie compte alors environ cinq cents personnes qui doivent héberger pas moins de deux cent cinquante soldats. La cohabitation ne sera pas de tout repos, d'autant plus que le gouverneur de Maisonneuve doit repartir pour la France. C'est le major de La Freydière, un officier du régiment de Carignan-Salières, qui prend sa place. Retors et malfaisant, cet homme abuse de son pouvoir. Ville-Marie voit apparaître en ses murs viols, tortures, brutalité et commerce illicite.

    Texte inédit

    Née à Montréal, Josée Mongeau fait ses études à l'Université de Sherbrooke. Séduite par la région, elle décide de s'y installer. Sa passion pour l'histoire et la généalogie l'amène à l'écriture de romans historiques. En 2002, elle fait paraître le premier tome des Chroniques de Ville-Marie (Et vogue la galère). Après cette expérience, elle retourne sur les bancs d'école. En 2007, elle obtient une maîtrise en histoire. À la guerre comme à la guerre est la suite d'Et vogue la galère.

  • «Ma chérie,

    Si vous lisez cette lettre, c'est que, Dieu merci, vous foulez le sol de Québec. Nous partons dans quelques instants, sur l'ordre du général Burgoyne, pour le lac Champlain. Ne me demandez pas si j'ai hâte de vous voir: j'attends impatiemment que vous me rejoigniez. Plaise à Dieu que cela se fasse avant un engagement contre nos ennemis. Embrassez les enfants.

    Vôtre pour toujours, Friedrich.»


    C'est l'amour qui pousse la baronne Charlotte von Riedesel à quitter son Allemagne natale pour venir s'installer en Amérique à la fin du XVIIIe siècle. En dépit de sa famille, du mépris de son entourage et des préjugés de son époque, elle s'embarque avec ses trois jeunes enfants pour une périlleuse traversée qui les conduira jusqu'au Canada où elle retrouvera enfin son mari, le baron Friedrich von Riedesel.

    Ce n'est que le début de l'incroyable histoire de Charlotte, à qui l'on doit les traditions du sapin de Noël, des marinades et du papier-tenture. Autour d'elle gravitent des personnages tous plus fascinants et colorés les uns que les autres qui, chacun à leur façon, révèlent une facette de cette contrée à ­apprivoiser.

    Initialement paru en 1998 chez Libre Expression, Charlotte et la mémoire du coeur relate l'aventure de cette héroïne inoubliable qui doit constamment se battre pour faire sa place et s'épanouir au sein de sa nouvelle terre d'accueil.

  • Et vogue la galère
    roman historique
    Ils étaient paysans ou artisans.
    Ils trimaient dur pour gagner le droit de vivre.
    Le peu qu'ils gagnaient, ils devaient le remettre à d'autres
    sous forme de cens, de dîmes, de tailles et de gabelles.

    Ils n'avaient rien.
    Ils n'avaient rien à perdre.
    Ils sont partis pleins d'espoir,
    pour un monde meilleur...

    Du moins le croyaient-ils...

    Juillet 1659. Olivier Charbonneau, Pierre Goguet, Simon Cardineau, leurs épouses, leurs enfants et quelques autres quittent leur village de Marans en Aunis pour aller s'établir à Ville-Marie, en Nouvelle-France. Jeanne Mance leur prêtera les sous nécessaires pour la traversée et Marguerite Bourgeoys enseignera à leurs enfants. Ils côtoieront aussi les Maisonneuve, Dollard des Ormeaux, Lambert Closse et monseigneur de Laval.
    Appuyée par une recherche rigoureuse s'inspirant de faits historiques, Josée Mongeau retrace le parcours de ces gens qui ont contribué à bâtir Montréal. À l'instar d'un album de famille qu'on prend plaisir à parcourir attentivement, chacune des pages de ces chroniques fait revivre cette période avec bonheur et sensibilité.

    Nouvelle édition

    Née à Montréal, Josée Mongeau fait ses études à l'Université de Sherbrooke. Séduite par la région, elle décide de s'y installer. Sa passion pour l'histoire et la généalogie l'amène à l'écriture de romans historiques. En 2002, elle fait paraître la première édition d'Et vogue la galère. Après cette expérience, elle retourne sur les bancs d'école et, en 2007, elle obtient une maîtrise en histoire.

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