Éditions de l'Herne (réédition numérique FeniXX)

  • Pris dans les négativités alternées de l'orgueil et de la honte, les rapports de l'être pour soi, et de l'être pour autrui, souffrent, dans l'ontologie sartrienne, de l'agnosticisme fondamental d'un penseur, qui pose d'emblée la conscience comme forme vide et isolée, non communicante. Toute vision gnostique implique, au contraire, une expérience vécue de la communication en tant que positivité absolue, ce qui revient à dire que l'intersubjectivité, en tant que propriété au moins potentielle de tout étant, est inhérent à l'être.

  • Les réalités et les comédies du monde, entretien réalisé par O. Germain-Thomas, et paru en Janvier 1975, est, sans doute, le dernier texte ou Malraux expose, aussi largement, sa philosophie de l'Histoire, par rapport aux grands événements qui ont secoué le 20e siècle. En mars de la même année, dans un entretien paru dans Le Point : Elle a des ailes, il expose clairement ses conceptions de l'amour, et ses relations avec l'univers féminin. La question des conquérants présente le point de vue de Malraux sur son roman, à l'occasion du débat public organisé, en 1929, par l'Union pour la Vérité, à la suite de la parution de cette oeuvre, qui suscita de nombreuses réactions passionnées parmi les intellectuels de l'époque. Enfin, nous republions la réponse de Malraux à une enquête menée en 1933, parmi la revue Avant-Poste : Sur le fascisme en France.

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