Jeunesse

  • Comme au temps de Pierre Le Grand, tel un miroir à double face, Saint-Pétersbourg offre aux Russes une fenêtre sur le monde, et pour le monde, une image embellie de la Russie. Tournés vers l'Occident, les jeunes veulent vivre les rêves qu'il suscite. La drogue en est l'un des avatars. Consommée sans retenue, elle représente une évasion de la grisaille quotidienne plus qu'une contestation. Ils ont entre douze et trente ans, enfants des rues ou bannis de la société, étudiants de bonne famille ou anciens militaires, leurs chemins se croisent. L'ancienne capitale des tsars compterait 300 000 toxicomanes... Grand reporter, travaillant sur la Russie depuis dix ans, Nicolas Jallot a vécu l'effondrement de l'Union soviétique... Dans un paysage digne des romans de Dostoïevski, il démontre que la drogue n'est pas une fatalité. Des hommes consacrent leur vie à lutter contre ce fléau. Ce livre raconte leurs destins, parfois étonnants. Dans ce combat de David contre Goliath, ils prouvent que le développement d'un pays passe, aussi, par la réinsertion de jeunes à la dérive.

  • Nous sommes en 1888. Maryvonne a 13 ans et habite à côté de Tréguier dans les Côtes-du-Nord, en Bretagne. Son souhait le plus cher est en passe de se réaliser : Madame Noiret, une bourgeoise parisienne, a décidé de la prendre à son service. Elle sera sa bonne. Découvrez les débuts d'une petite employée de maison. Maryvonne gagnera-t-elle l'amitié de Céline, servante comme elle et de dix ans son aînée ? Résistera-t-elle aux mauvais traitements que lui fait subir Madame Noiret ? Une histoire vraie, suivie d'un dossier sur le travail et la vie des gens de maison à Paris au XIXe siècle.

  • Nous sommes en 1865. Nicolas, 11 ans, est fils de cheminot à Saint Étienne, dans la Loire. Son père, Simon, travaille comme machiniste sur une locomotive à vapeur. Le rêve de Nicolas ? Devenir le Seigneur, à l'image de Simon, d'un de ces monstres d'aciers qui relient Saint Étienne à Lyon. Partez à la découverte des aventures de Nicolas. Réussira-t-il son entrée dans la compagnie de chemin de fer ? Retrouvera-t-il le trésor volé à ses amis ? Une histoire vraie, suivie d'un dossier sur le travail et la vie des cheminots de l'époque.

  • Nous sommes en 1856. Moineau et Marco ont 12 ans. Leurs vies d'enfants, rythmées jusque-là par l'école et les jeux dans leur village de Saint Clément des Levées, vont être bouleversées. Les deux garçons embarquent comme apprentis mariniers sur les gabares de la Loire. Suivez au fil de l'eau l'apprentissage de Moineau et Marco. D'Angers à Nantes, de Tours à Orléans, réussiront-ils à déjouer les pièges que leur tendent fleuves et canaux. Une histoire vraie, suivie d'un dossier sur le travail et la vie des mariniers de la Loire au XIXe siècle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Qu'on soit gai, qu'on soit triste, c'est toujours le bon moment pour lire les poètes qui font rire et sourire.

  • Marie courut, tête baissée, vers sa soupente. Elle farfouilla dans un petit coin sombre. Soudain, elle poussa un petit cri de joie. Je l'ai trouvée ma petite souris ! Marie savait que, dans un trou minuscule de la chambre, une petite souris grise était morte. Elle prit la queue de l'animal tout fripé. Je sais que c'est sale, j'm'en fous. se dit-elle. Elle arriva, les mains derrière le dos, devant le fils des Vidal impatienté.

  • Le directeur de l'usine m'a donné une gifle et s'est moqué de moi, en me traitant d'épouvantail à moineaux, à cause de mes habits trop courts. Sur la place, tout le monde riait et moi, bien sûr, j'étais rouge de honte. En les voyant rire de moi, je me suis senti vraiment humilié, et dès que le directeur m'a lâché l'oreille, j'ai décidé de me venger.

  • La mine était un endroit gigantesque, une sorte de caverne avec mille galeries et des centaines de tunnels. C'était comme un immense labyrinthe tout noir. Un jour, dans son jardin, Léa-Léon avait découvert, en soulevant une grosse pierre, une fourmilière ; c'était, dans la terre, des tas de chemins minuscules où grouillaient des milliards de fourmis, portant sur leur dos des petites miettes de pain. Eh bien la mine c'était pareil, sauf que ce n'était pas des fourmis, mais des hommes, pas des miettes de pain, mais du charbon.

  • Autrefois, les enfants travaillaient autant que les adultes. Histoires vraies raconte leurs métiers à travers une aventure imaginaire, suivie d'un petit documentaire. Armel a quitté Arles et sa famille quand il avait huit ans, pour apprendre le métier de berger au mas de monsieur Borelly. Guillaume, le maître-berger, lui a confié son premier troupeau et, dans un mois, tous les moutons et les bergers partiront là-haut, dans les Alpes. Cette fois, Armel en est sûr, il sera du voyage...

  • L'école est le lieu privilégié de toute culture. Mais, après plus d'un siècle d'instruction publique gratuite et obligatoire, la seule transmission des connaissances n'apparaît plus suffisante : l'éducation doit acquérir une dimension supplémentaire. Elle doit aussi faciliter le développement de la sensibilité. Un peu partout, amplifiant une tendance déjà ancienne, des instituteurs, des professeurs, des éducateurs, ont prolongé leur enseignement par des activités culturelles faisant appel aux richesses artistiques, amenant les enfants vers la participation et la création. S'ébauche ainsi toute une politique de la culture en milieu scolaire. Au ministère de l'Éducation nationale, la Mission d'action culturelle a participé à ce grand mouvement, parti de la base à partir de 1977, jusqu'à sa suppression en 1986. Jean Desmeuzes a réuni, dans ce livre, un grand nombre d'expériences culturelles ; elles montrent que l'école est riche d'enthousiasme, de réussites : musique, théâtre, lecture, poésie, musées, télévision, télématique, nombreux sont les domaines que l'école ouvre aux enfants. À partir d'exemples concrets, Jean Desmeuzes dessine le visage rajeuni de l'école d'aujourd'hui et de demain, car ce livre incite à l'action. Il pouvait d'autant mieux le faire que, s'il fit partie de la Mission d'action culturelle, il a exercé au sein de l'Éducation nationale de nombreuses fonctions, qui lui donnent une vue cavalière de notre système éducatif : tour à tour instituteur, directeur de collège, inspecteur départemental, chargé de cours à l'université, inspecteur de l'enseignement du français dans les lycées agricoles, Jean Desmeuzes connaît bien l'école, qu'il interroge en pédagogue - et qu'il aime en poète.

  • Lorsque le crochetier vit le malheureux Gilles passer en courant, il crut avoir affaire à un voleur : il l'empoigna par le collet et le maintint en l'air. Halte-là garnement ! Où te sauves-tu comme ça ? Tu n'aurais pas chipé quelque chose par hasard ? dit-il de sa grosse voix. Gilles le supplia : Je vous en prie, laissez-moi partir, sinon quelqu'un risque d'apercevoir ma bourse dans la charrette et la voler ! Enfin le crochetier finit par le lâcher, et Gilles tomba lourdement sur le sol.

  • Faut que vous preniez des forces parce que demain, on commence à s'entraîner dur dur, surtout toi, mon petit Marco. Jeudi, c'est ton grand jour. Tu jongleras devant un vrai public. Tu verras, au début, ça fait très peur, après tu peux plus t'en passer. Ta vie, c'est ton public. Jeannot avait parlé à son fils, comme à un grand, il s'aperçut que Marco avait l'air inquiet. Alors, il lui fit une grimace, qui déforma tellement son visage que tout le monde éclata de rire. Même le chien Miko. - Toi, t'es un vrai clown ! s'écria Gilda en reprenant son souffle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Te voici avec ce livre en main. Tu l'as pris. Tu l'as ouvert. Tu l'as feuilleté. Rien à faire : tu viens de constater que le contenu est conforme au titre. On parle, dans ces pages, de politique. Te voilà perplexe. Soyons francs. Soyons nets. Tu hésites à aller au-delà de cette première page. Pourquoi donc ? La politique ? Bof !... Ou bien tu es persuadé que c'est farfelu. Ou bien tu t'imagines que c'est trop complexe. Ou bien même, la politique, tu la détestes. Parce que ce que tu en as vu à la télé t'indigne. Parce que tu crois ceux qui affirment que la politique, c'est de la magouille. Ton allergie ? Elle est très naturelle ! Tu crois que je te flatte pour mieux t'allécher ? Tu n'as pas tort. Bravo d'être perspicace. J'avoue. Je suis beau joueur. Je suis heureux que tu m'aies percé. La première qualité d'une citoyenne ou d'un citoyen, c'est d'avoir l'esprit toujours en alerte. Mais la politique existe. Même si la politique c'est bête et méchant, il faut voir clair sur les causes de son existence. Allons ! Elle vaut le voyage ! L'univers politique, la politique est un pays surprenant. Passionnant. À le parcourir, on va de découverte en découverte. De surprise en surprise. Il est à la fois ce que l'on pense, et il n'est pas ce que l'on imagine ! Accepte de parcourir en feuilletant, voire en lisant, ce livre.

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