Academia

  • Partant de l'inexistence d'ouvrages de stylistique s'appuyant sur les littératures francophones, ce volume propose différentes explorations de ces écritures composites, venant d'aires diverses : Afrique, Maghreb, Caraïbe, Océan indien, Chine, Québec, mais aussi Europe - Belgique et France. Ces littératures décentrées illustrent l'expérimentation stylistique vécue par l'écrivain de l'entre-deux langues, qui produit une poétique métamorphique de la langue et met en oeuvre une hybridation des cultures.

  • Portant sur maintes littératures française, cubaine, québécoise, américaine, acadienne et maghrébine, se rapportant à différentes périodes qui vont du Moyen Âge à l'époque contemporaine et étudiant aussi bien des oeuvres consacrées que le manuscrit de certains textes inédits, les contributions réunies dans ce volume interrogent la notion d'écriture subversive tout en mettant l'accent sur les modalités et les enjeux littéraires, esthétiques et sociopolitiques de la subversion.

  • Écrire un récit de vie invite à s'appuyer sur des documents, à intégrer divers éléments d'archives publiques ou privées : carnets, journaux personnels, correspondance, articles de presse, photographies - qui peuvent être à l'origine du récit, le soutenir ou l'accompagner. Ce livre propose des analyses d'universitaires et témoignages d'écrivains, qui se penchent sur la mise en récit de ces traces familiales : de quelle manière les intégrer au récit, les transformer, comment leur redonner vie ?

  • Après Citations I qui envisageait la dimension intersémiotique de la citation, Citations II met en lumière la visée interne de l'acte citant, son rôle dans la structuration d'un genre de discours, puis les visées externes de la citation (didactique, argumentative, identitaire...).

  • Étude interdisciplinaire de l'intersémiotique de la citation : comment cite-t-on de l'oral à l'écrit et réciproquement? Comment cite-t-on du verbal avec du pictural, du gestuel, du musical, etc. Comment ce phénomène de citation est-il pris en charge par les nouvelles formes de communication développées par la presse et par l'internet? C'est à ces questions que s'attache ici le groupe de chercheurs international et interdisciplinaire "Ci-dit", linguistes, sémioticiens, sociologues, historiens de l'art, littéraires...

  • Ce livre part du constat formulé par Harald Weinrich : " La linguistique est bien d'essence textuelle et la littérature faite de mots - mais de mots chargés d'histoire et de culture ".
    En six études, les auteurs croisent leurs regards de linguiste et de comparatiste, leurs méthodes et leurs outils pour explorer quelques grands textes des littératures européennes. Une histoire tragique de Jean-Pierre Camus, des contes d'Andersen et des Grimm, les Fleurs du Mal de Baudelaire ainsi qu'un cahier de travail de Kafka y sont examinés au coeur de leurs langues d'origine et de leur textualité.
    Cette exploration linguistique et comparative éclaire autrement leur complexité et leur singularité que ne le font des approches mono-disciplinaires qui restent dans l'optique d'une seule langue et culture. Les six études proposées accordent une importance théorique et méthodologique particulière aux questions de généricité, de mise en recueil, de traduction et d'intertextualité. L'analyse textuelle et comparative permet de redéfinir ces concepts dans une optique discursive et interdisciplinaire.

  • Alors que dans les études françaises de sémiotique structurale les contes constituaient l'un des lieux privilégiés des échanges entre littérature et linguistique, ils font aujourd'hui l'objet de productions séparées. Le présent ouvrage, qui fait dialoguer des linguistes et des littéraires travaillant sur Perrault, entend produire l'analyse critique de ce cloisonnement disciplinaire. Prenant appui sur le corpus des Contes, il réfléchit aux conditions de possibilité d'un retour de l'interdisciplinarité.

  • Bien qu'abondamment étudié, le recueil de Mallarmé sera toujours l'objet de nouvelles investigations. La présente étude l'examine du point de vue de l'esthétique de la réception. Elle se propose de montrer que l'examen du rapport entre écriture et lecture

  • Cet ouvrage expose la relation tissée entre l'archive patrimoniale du conservateur, la valorisation scientifique assumée par le chercheur et la transmission des savoirs dont l'éditeur est garant. Il réunit des généticiens du texte, des conservateurs, des éditeurs, chacun faisant part de son expérience concernant la numérisation, l'appropriation des manuscrits et l'édition de genèse.

  • Comment fonctionne la phrase littéraire dans des textes aussi divers que ceux de Rimbaud, Perse, Proust, Ponge, Racine, Le Clézio ou Schéhadé ? Pour les écrivains, la phrase est une unité de composition et de pensée. Les possibilités qu'elle offre et les effets qu'elle en tire sont susceptibles de déterminer l'écriture d'un auteur et permettent de caractériser quelques aspects de son style

  • «Tout texte est un intertexte», affirmait R. Barthes. Mais comment se tissent, au cours de sa fabrication, les relations d'un texte donné avec d'autres textes, notamment lorsqu'il s'agit d'écrits autobiographiques ? Sur quels documents, quels livres, quelles archives les auteurs se sont-ils appuyés pour construire une représentation d'eux-mêmes ? Et sur quels modes les différents textes se sont-ils échangés, entrelacés pour créer un nouveau texte ? C'est pour répondre à la polysémie du concept de «transtextualité» (G. Genette) qu'est ici analysée la part des emprunts dans l'élaboration d'un discours sur soi : au fil des lectures (Raymond Queneau, Philippe Soupault, Marie-Claire Blais) ; au travers du dialogue de deux personnalités (Paul Valéry/Catherine Pozzi ; André Gide/Madeleine Rondeaux ; Ingeborg Bachmann/Paul Celan) ; sous forme de palimpseste (Dominique Arban, Jacques Roubaud) ; ou encore à partir d'une multiplicité de sources (Roland Barthes, Georges Perec, Julio Cortázar, Christiane Rochefort).

  • En quoi les discours sont-ils des lieux d'émergence de la figuralité et pas seulement des lieux d'exercice des figures ? À quelles conditions certaines formes linguistiques font-elles figures ? Au risque de bousculer les classifications existantes, peut-on envisager la naissance de nouvelles figures ? Comment les figures qualifient ou requalifient-elles les discours ? C'est à ces questions que s'intéressent les seize études rassemblées dans cet ouvrage. Portant sur des corpus variés et adoptant des perspectives diverses, elles contribuent toutes à la réflexion sur l'interaction entre figures et discours.

  • Longtemps réduits à n'être qu'une source de renseignements historiques et biographiques, journaux personnels et correspondances sont devenus de véritables objets d'étude.
    Cependant, la plupart des réflexions théoriques ont choisi de traiter de l'un ou de l'autre genre au détriment d'une véritable comparaison. Or, en tant que protocoles d'écriture datée et fragmentaire, la lettre et le journal personnel présentent maintes ressemblances. Les itinéraires de leurs mutations historiques se rencontrent à la fin du XVllle siècle : la lettre puis le journal personnel deviennent alors les lieux essentiels d'une petite fabrique de l'intime.
    Lettres et journaux présentent d'indéniables affinités. Pourquoi ne pas fonder un projet critique sur leur comparaison ? Nous nous appuyons sur un noyau de textes bien connus (de Barbey d'Aurevilly, Gide, Maurice et Eugénie de Guérin, Catherine Pozzi) mais aussi sur des textes plus rares parce que tous peuvent contribuer à une réflexion sur une écriture intermédiaire qui relève à la fois de la pratique ordinaire et de la littérature.
    A travers une approche historique puis poétique, cet ouvrage entend analyser les trajectoires liées des journaux et correspondances dans l'histoire de leur publication ; élaborer une poétique comparée des deux genres pour montrer, au-delà de leurs divergences, des caractéristiques communes que l'on peut lire comme les traits d'une esthétique appelée à renouveler notre perception de l'oeuvre littéraire ; sonder toutes les zones de frottement entre lettre et journal pour saisir les significations de ces hybridations.

  • L'ouvrage réunit des entretiens avec et sur Jude Stéfan, une suite d'hommages très variés de ses ami-e-s écrivains et artistes d'aujourd'hui et un cahier central de photographies de l'exposition qui lui a été consacrée en 2010. Il comporte des inédits exceptionnels de Jude Stéfan : "Sur le « coup de foudre » littéraire", "Carnets d'un Anti-musicien" et "Abrégé d'utopie (essais)" et "Les Voix", seule pièce de théâtre qu'il ait écrite.

  • Cet ouvrage est une étude linguistique et stylistique de l'oeuvre romanesque familiale de Jean Rouaud, qui comprend cinq titres : "Les Champs d'honneur" (1990), "Des hommes illustres" (1993), "Le Monde à peu près" (1996), "Pour vos cadeaux" (1998), "Sur la Scène comme au ciel" (1999). Il étudie l'oeuvre à partir de la question de l'énonciation romanesque et rend compte des phénomènes d'émergence de la voix dans l'écriture.

  • Comment réunir sous l'idée d'un unique style des oeuvres aussi différentes que L'Étranger ou La Chute ? Comment situer le style de Camus dans l'histoire, à partir d'expériences qui s'essaient toutes à un genre différent ? Au moment du centenaire de l'auteur, c'est à ces questions que l'on voudrait répondre, pour mieux cerner un style de « l'entre-deux », entre classicisme et invention, nihilisme et sens du symbole, entre écriture blanche et lyrisme, révolte et célébration.

  • Le nom de Philippe Soupault évoque le début du surréalisme, les Champs magnétiques (il en fut coauteur)et la poésie. On néglige souvent le reste de sa production : romans, nouvelles, critiques, textes autobiographiques. Jean-Jacques Queloz a étudié l'oeuvre autobiographique et critique (Lautréamont) de Soupault selon une perspective génétique qui lui a permis de dégager des éléments de poétique. Il constate grâce à eux que les oeuvres autobiographique et critique se font écho et se complètent.

  • Projection de la critique ou statut effectif du texte, invention postmoderne ou dimension inhérente à la figuration de soi, style d'écriture ou convention de lecture ? L'autofiction concentre les principales questions de la poétique des genres. Le présent ouvrage propose, contre toute définition a priori, d'explorer la pertinence de cette catégorie littéraire ainsi que son potentiel de variation aux niveaux générique, sémantique et stylistique.

  • Les articles de cet ouvrage, écrits par des spécialistes d'horizons divers, apportent à la question des registres dits « littéraires » un éclairage nouveau. Les registres y sont considérés comme des actes de langage à part entière et envisagés dans leur dimension illocutoire. Chacun montre, sur un corpus précis, comment les registres, une fois « dé-figés » et dégagés d'une vision perceptive codifiée, participent à la construction du sens, à la dynamique du discours, voire à l'émergence du style.

  • Faut pas pisser sur les vieilles recettes est la première étude portant sur la série San Antonio, qui a été un phénomène d'édition de 1950 à 2000, Frédéric Dard ayant connu avec cette série les plus gros tirages de la seconde moitié du XXe siècle. Avec cet auteur prolifique, la paralittérature, au-delà du public populaire, atteint le lectorat intellectuel, sensible à la dimension parodique qui renouvelle le genre du roman d'aventure. Françoise Rullier relit les volumes comme autant d'antiromans qui s'inscrivent dans la lignée de Rabelais et de Céline.

  • Les livres qui traitent du multilinguisme de plusieurs auteurs ne sont pas nombreux. Leur approche critique se limite généralement à l'analyse des oeuvres publiées, en laissant en marge les manuscrits qui offrent un accès privilégié aux traces des processus sous-jacents à la création des auteurs multilingues. Offrant une étude scientifique des manuscrits, l'approche génétique utilisée par les contributeurs du volume permet de déceler les véritables enjeux de la création multilingue dont les oeuvres publiées ne gardent souvent aucune trace.

  • Devenir un (grand) écrivain, c'est savoir trouver sa place dans le champ littéraire, se façonner une identité énonciative, à la fois condition et produit d'une oeuvre. Ce qui revient à élaborer une paratopie personnelle, produire une figure singulière de l'impossible appartenance de l'écrivain à la société. Bien peu y parviennent. Ce livre met à l'épreuve ce concept de paratopie en comparant les carrières de deux poètes de la fin du XIXe siècle : José Maria de Heredia et Emile du Tiers.

  • Creuset, réceptacle, confident, le journal abrite ce qui ne peut ou n'ose se dire. Lorsque la société entre en crise, notamment durant les périodes de guerre, il est l'un des derniers espaces de liberté dont l'individu dispose pour exprimer son désaccord ou sa révolte. Ce livre, fruit d'une recherche collective, se concentre sur un corpus de journaux des XIXe et XXe siècles, y étudiant comment la politique et la sexualité y sont évoquées par les auteurs.

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