Littérature générale

  • Écrire un récit de vie invite à s'appuyer sur des documents, à intégrer divers éléments d'archives publiques ou privées : carnets, journaux personnels, correspondance, articles de presse, photographies - qui peuvent être à l'origine du récit, le soutenir ou l'accompagner. Ce livre propose des analyses d'universitaires et témoignages d'écrivains, qui se penchent sur la mise en récit de ces traces familiales : de quelle manière les intégrer au récit, les transformer, comment leur redonner vie ?

  • Le nom de Philippe Soupault évoque le début du surréalisme, les Champs magnétiques (il en fut coauteur)et la poésie. On néglige souvent le reste de sa production : romans, nouvelles, critiques, textes autobiographiques. Jean-Jacques Queloz a étudié l'oeuvre autobiographique et critique (Lautréamont) de Soupault selon une perspective génétique qui lui a permis de dégager des éléments de poétique. Il constate grâce à eux que les oeuvres autobiographique et critique se font écho et se complètent.

  • Ce livre part du constat formulé par Harald Weinrich : " La linguistique est bien d'essence textuelle et la littérature faite de mots - mais de mots chargés d'histoire et de culture ".
    En six études, les auteurs croisent leurs regards de linguiste et de comparatiste, leurs méthodes et leurs outils pour explorer quelques grands textes des littératures européennes. Une histoire tragique de Jean-Pierre Camus, des contes d'Andersen et des Grimm, les Fleurs du Mal de Baudelaire ainsi qu'un cahier de travail de Kafka y sont examinés au coeur de leurs langues d'origine et de leur textualité.
    Cette exploration linguistique et comparative éclaire autrement leur complexité et leur singularité que ne le font des approches mono-disciplinaires qui restent dans l'optique d'une seule langue et culture. Les six études proposées accordent une importance théorique et méthodologique particulière aux questions de généricité, de mise en recueil, de traduction et d'intertextualité. L'analyse textuelle et comparative permet de redéfinir ces concepts dans une optique discursive et interdisciplinaire.

  • «Tout texte est un intertexte», affirmait R. Barthes. Mais comment se tissent, au cours de sa fabrication, les relations d'un texte donné avec d'autres textes, notamment lorsqu'il s'agit d'écrits autobiographiques ? Sur quels documents, quels livres, quelles archives les auteurs se sont-ils appuyés pour construire une représentation d'eux-mêmes ? Et sur quels modes les différents textes se sont-ils échangés, entrelacés pour créer un nouveau texte ? C'est pour répondre à la polysémie du concept de «transtextualité» (G. Genette) qu'est ici analysée la part des emprunts dans l'élaboration d'un discours sur soi : au fil des lectures (Raymond Queneau, Philippe Soupault, Marie-Claire Blais) ; au travers du dialogue de deux personnalités (Paul Valéry/Catherine Pozzi ; André Gide/Madeleine Rondeaux ; Ingeborg Bachmann/Paul Celan) ; sous forme de palimpseste (Dominique Arban, Jacques Roubaud) ; ou encore à partir d'une multiplicité de sources (Roland Barthes, Georges Perec, Julio Cortázar, Christiane Rochefort).

  • L'ouvrage réunit des entretiens avec et sur Jude Stéfan, une suite d'hommages très variés de ses ami-e-s écrivains et artistes d'aujourd'hui et un cahier central de photographies de l'exposition qui lui a été consacrée en 2010. Il comporte des inédits exceptionnels de Jude Stéfan : "Sur le « coup de foudre » littéraire", "Carnets d'un Anti-musicien" et "Abrégé d'utopie (essais)" et "Les Voix", seule pièce de théâtre qu'il ait écrite.

  • Cet ouvrage est une étude linguistique et stylistique de l'oeuvre romanesque familiale de Jean Rouaud, qui comprend cinq titres : "Les Champs d'honneur" (1990), "Des hommes illustres" (1993), "Le Monde à peu près" (1996), "Pour vos cadeaux" (1998), "Sur la Scène comme au ciel" (1999). Il étudie l'oeuvre à partir de la question de l'énonciation romanesque et rend compte des phénomènes d'émergence de la voix dans l'écriture.

  • Comment réunir sous l'idée d'un unique style des oeuvres aussi différentes que L'Étranger ou La Chute ? Comment situer le style de Camus dans l'histoire, à partir d'expériences qui s'essaient toutes à un genre différent ? Au moment du centenaire de l'auteur, c'est à ces questions que l'on voudrait répondre, pour mieux cerner un style de « l'entre-deux », entre classicisme et invention, nihilisme et sens du symbole, entre écriture blanche et lyrisme, révolte et célébration.

  • Projection de la critique ou statut effectif du texte, invention postmoderne ou dimension inhérente à la figuration de soi, style d'écriture ou convention de lecture ? L'autofiction concentre les principales questions de la poétique des genres. Le présent ouvrage propose, contre toute définition a priori, d'explorer la pertinence de cette catégorie littéraire ainsi que son potentiel de variation aux niveaux générique, sémantique et stylistique.

  • Les articles de cet ouvrage, écrits par des spécialistes d'horizons divers, apportent à la question des registres dits « littéraires » un éclairage nouveau. Les registres y sont considérés comme des actes de langage à part entière et envisagés dans leur dimension illocutoire. Chacun montre, sur un corpus précis, comment les registres, une fois « dé-figés » et dégagés d'une vision perceptive codifiée, participent à la construction du sens, à la dynamique du discours, voire à l'émergence du style.

  • Devenir un (grand) écrivain, c'est savoir trouver sa place dans le champ littéraire, se façonner une identité énonciative, à la fois condition et produit d'une oeuvre. Ce qui revient à élaborer une paratopie personnelle, produire une figure singulière de l'impossible appartenance de l'écrivain à la société. Bien peu y parviennent. Ce livre met à l'épreuve ce concept de paratopie en comparant les carrières de deux poètes de la fin du XIXe siècle : José Maria de Heredia et Emile du Tiers.

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