Albin Michel

  • En 1950, le grand historien Lucien Febvre, aidé par un jeune assistant en Sorbonne, François Crouzet, se lance un défi : écrire, en réponse à une sollicitation de l'Unesco, un manuel « modèle » d'histoire de la civilisation française. Oublié jusqu'à aujourd'hui dans un grenier poussiéreux, ce livre veut prouver qu'il n'y a pas d'identité française providentiellement surgie de la nuit des temps, mais que la France s'est progressivement créée grâce à un constant métissage ethnique et culturel qui est le cœur battant de sa civilisation. Véritable défense et illustration du caractère « international » et «interdépendant » de toute nation, Nous sommes des sang-mêlés dénonce les tentations de refus de l'autre qui ont conduit aux atrocités des conflits mondiaux du XXe siècle. Selon Febvre et Crouzet, l'historien a pour mission, scientifique et éthique, d'éliminer les ferments de haine xénophobe entretenus par l'enseignement d'une histoire trop nationaliste, et d'ouvrir les esprits à l'idée d'une « fraternité » universelle qui serait l'essence même du passé et donc du présent. Livre singulier d'histoire engagée, promotion d'un projet de paix qui serait l'avenir de l'humanité, Nous sommes des sang-mêlés conserve toute sa pertinence aujourd'hui.

  • « Jacques Benveniste restera l'homme d'une polémique. Dans laquelle il aura tout gagné. Et tout perdu. Jacques Benveniste n'avait pas toujours été un chercheur à part. Jusqu'à sa découverte contestée, il avait été l'un des scientifiques français les plus publiés en immunologie, sa spécialité de départ, et les plus appréciés. En 1971, sa découverte d'un facteur activateur des plaquettes sanguines l'avait même placé dans tous les manuels de médecine ainsi que sur la liste des nobélisables. »

    Eric Favereau, Libération



    « Rencontrer Jacques Benveniste, c'était s'exposer aussitôt à cette marque de la rencontre. La marque de l'intelligence à l'état brut, rapide, en perpétuel mouvement. Une intelligence incarnée, capable d'excès de vitesse et de dérapages, mais ô combien généreuse, ouvreuse d'horizons, de mondes inconnus et d'espoirs infinis. »

    Eric Fottorino, Le Monde


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