Albin Michel

  • Le symbolisme du corps humain Nouv.

    Le corps a un langage par lequel il exprime sa jouissance et ses souffrances, mais il est aussi lui-même un langage en soi, un «livre de chair». Apprendre à lire le corps, c'est être attentif à son dessin, savoir décrypter les formes du labyrinthe anatomique ; c'est aussi entendre ce que nous disent les grands mythes de l'humanité sur la nature et la fonction subtile de chacun des organes ; c'est enfin, nous dit Annick de Souzenelle, redécouvrir l'Arbre des kabbalistes, car si l'homme est « créé à l'image de Dieu », l'image de son corps doit être lue comme le reflet terrestre de cet «Arbre de Vie » dont nous parle la tradition de la Kabbale.

  • Dans la petite paroisse d'Ambricourt dans le nord de la France, un jeune prêtre tout droit sorti du séminaire arrive avec pour seule force sa foi - car il est sans illusions sur ses propres faiblesses et sur la condition humaine. Son journal décrit la misère d'une population à qui il doit prêcher... l'esprit de pauvreté, et l'arrogance d'une aristocratie déchristianisée. Mais le temps fort de ce chef-d'oeuvre est celui de son dialogue avec la comtesse, qu'il réussira à convaincre de l'existence de Dieu, juste avant qu'elle ne meure. Lui-même mourra à la fin, d'un mal qui l'aura fait souffrir à l'estomac durant toute sa mission.
    Publié en 1936 chez Plon, Grand prix du roman de l'Académie française, ce livre exceptionnel s'est vendu à des millions d'exemplaires dans des dizaines de pays. Il a fait l'objet en 1951 d'une adaptation elle-même exceptionnelle par le cinéaste Robert Bresson.Surtout, il reste toujours aussi actuel dans sa description sans concession des failles de l'âme humaine, que seule la foi peut sauver.

  • Empathie : évocateur d'altruisme, voire d'amour, ce mot a de quoi séduire en ces temps où nous cherchons des raisons d'espérer. Pourtant, l'empathie est menacée, notamment par des manipulations qui en brouillent les enjeux. Ainsi, l'empathie pour la souffrance d'autrui est exploitée à des fins malhonnêtes ; l'idéalisme généreux des adolescents est détourné par des extrémistes ; de nouveaux systèmes économiques exonèrent les acteurs de la maltraitance de leurs responsabilités ; des fabricants d'objets plus ou moins utiles cherchent à détourner notre empathie naturelle à leur profit... D'où l'alerte lancée par Serge Tisseron, psychanalyste et psychiatre. L'auteur de L'empathie au coeur du jeu social nous invite à réfléchir à nos bonnes intentions et aux pièges auxquels elles peuvent nous conduire. L'empathie peut être un terrain miné, un champ de manipulations et même un terrain de luttes idéologiques. Attention : danger !

  • La "biodiversité" recouvre la variété des formes de vie sur terre. Elle est aujourd’hui menacée de toutes parts. Quels sont les enjeux de la protection des espèces et des milieux naturels pour l’avenir de la biosphère et des hommes ? Ce livre essentiel répond à cette question, et à bien d’autres encore.
    Comment inventorier la richesse en espèces de la planète (1,6 millions d’espèces connues sur un total pouvant atteindre 50 millions) ? Comment retracer l’histoire biologique mouvementée d’une terre en évolution permanente, histoire dans laquelle l’espèce humaine est devenue un acteur prépondérant ? Que signifie "conserver la biodiversité" ? Comment les idées se sont-elles formées, oscillant sans cesse entre des points de vue différents sur ce que devraient être les relations des humains avec la nature ?
    Par décision de l’ONU, 2010 est l’année de la Biodiversité. À cette occasion, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, l’UICN, une organisation qui réunit plus de 80 gouvernements et plus de 1000 ONG, va promouvoir une "Éthique de la Biosphère".
    Patrick Blandin, l’un des initiateurs de ce projet, nous livre ici ses propositions pour l’élaboration d’une éthique évolutionniste dans un remarquable et indispensable plaidoyer pour que "Nature vive"…

  • La pornographie touche de plus en plus les enfants et les adolescents. Elle est même devenue en quelques années une sorte de nouvelle épreuve initiatique pour les jeunes, la principale en matière de sexualité. Constituant une véritable forme de pédophilie à l'échelle planétaire, cet exhibitionnisme, véritable attentat à la pudeur,  a des répercussions sur leur vie affective et sexuelle ultérieure.  Exemples cliniques à l'appui, Gérard Bonnet expose les difficultés que cette vision de la sexualité entraîne pour les adolescents et indique comment les accompagner. Plutôt que de se réfugier dans la voie du tout-répressif qui ne ferait qu'intensifier le phénomène, il invite à mesurer notre responsabilité collective. Et donne une image ouverte et dynamique de la sexualité humaine.
    Gérard Bonnet, est psychanalyste, enseignant et chercheur, membre de l'Association psychanalytique de France.

  • La Conférence des oiseaux est un des plus célèbres contes soufis, qui a beaucoup influencé le grand Rûmî, et dont le persan Farid al-Din Attar (1142- 1220) fit l´un des plus beaux récits poétiques de tous les temps.
    Il raconte comment les oiseaux se mirent en quête d´un oiseau mythique, le Simorgh, afin de le prendre comme roi. Au terme d´une épopée mystique et existentielle, ils découvrent que le Simorgh n´est autre qu´eux-mêmes :
    " Le soleil de ma majesté est un miroir. Celui qui se voit dans ce miroir, y voit son âme et son corps ".

    De cette allégorie de la rencontre entre l´âme et son vrai roi, Jean-Claude Carrière a tiré une oeuvre théâtrale, mise en scène par Peter Brook en Avignon en 1979.
    Longtemps épuisé, ce classique contemporain, par lequel un trésor du patrimoine spirituel mondial retrouve son oralité première, est enfin rendu à son public.

  • Qui aime les églises romanes n'a pas manqué de s'interroger sur la signi? cation de ces symboles étranges qui entourent le Christ en gloire au tympan de nombreuses cathédrales et abbatiales : un homme ailé ou ange, un aigle, un lion et un taureau ailés. Associés aux quatre Évangélistes, ils s'enracinent dans la vision des « Quatre Vivants » du prophète Ézéchiel, et dans l'Apocalypse de Jean. La symbolique déployée ici a longtemps nourri une vision initiatique du christianisme.
    Dès le XIIIe siècle, l'Église d'Occident n'interrogera plus guère ces quatre images. La Kabbale et les courants mystiques de la Renaissance tardive, puis les mouvements occultistes du XIXe siècle et une certaine tradition ésotérique contemporaine consacreront leurs recherches à cette étonnante métamorphose des qualités et activités symboliques du Christ.
    Michel Fromaget, anthropologue, maître de conférences honoraire de l'Université de Caen-Basse-Normandie, est l'auteur de nombreux essais d'anthropologie spirituelle. Il a publié chez Albin Michel Corps, Âme, Esprit (1991) et L'Homme tridimensionnel (1996).

  • « Dans un monde où l'on meurt encore si mal, la pensée d'Elisabeth Kübler-Ross est un puissant viatique. »Marie de Hennezel
    C'est en observant les symboles gravés par les enfants dans le camp d'extermination de Maidanek des papillons par dizaines que l'éminente psychiatre Elisabeth Kübler-Ross s'est pour la première fois interrogée sur l'état de conscience des mourants. Cet ouvrage, consacré aux réactions d'enfants face à la maladie et à la mort, est un témoignage bouleversant et un document exceptionnel. Il présente les différentes orientations possibles pour l'accompagnement des enfants sur ce chemin difficile qu'est l'imminence de la mort. Le Dr Elisabeth Kübler-Ross (1926-2004), psychiatre américaine d'origine suisse, a été la grande pionnière de l'accompagnement des mourants, ainsi que de l'étude des NDE (expériences de mort imminente).

  • Pierre Rabhi est un homme en marche. Vers plus de solidarité, plus de fraternité. Vers ce point d'équilibre où l'humanité et le cosmos, les peuples du Nord et ceux du Sud, les sociétés qui meurent de leur gaspillage et celles qui s'éteignent dans la misère, devraient retrouver l'harmonie. Déchiré, dans son enfance algérienne, entre une origine musulmane et une éducation à l'occidentale, il fut le témoin de ces populations écartelées entre leurs traditions séculaires et la modernité.

    Travailleur immigré confronté au racisme et à l'absurdité de l'univers urbain, il parvint en compagnie de sa femme à exploiter une petite ferme cévenole, réalisant ainsi son rêve de retour à la terre. Fort de cette réussite, il chercha dès lors à transmettre son savoir-faire agronomique et lança en France, en Afrique noire et au Maghreb, de nombreuses initiatives visant à fertiliser les terres arides, à promouvoir une réconciliation entre les hommes et la Terre-Mère, et à inaugurer une autre éthique dans les échanges internationaux.

    Ce pionnier d'une révolution écologique tranquille s'adresse aussi bien aux hommes en lutte contre la désertification de leurs terres qu'à ceux qui découvrent la désertification de leur âme.

  • Qui croit encore au péché originel ? Les Eglises elles-mêmes n'en parlent plus guère, et la sécularisation nous a fait ranger ce dogme au rang des vieilleries moralisantes. Et pourtant ! Après avoir terrorisé nos ancêtres, il fait encore sentir ses ravages dans bien des domaines, et notamment celui de l'éducation : que nous le voulions ou non, nous avons intégré cette perception négative de la nature humaine, et la reproduisons sans cesse.Lytta Basset décrit ici la généalogie et l'impact de cette notion profondément nocive qui remonte à saint Augustin, et qui contredit les premiers Pères de l'Eglise. Elle montre comment ce pessimisme radical est totalement étranger à l'Evangile : tout au contraire, les gestes et paroles de Jésus nous appellent à développer un autre regard sur l'être humain, fondé sur la certitude que nous sommes bénis dès le départ, et le resterons toujours. Appuyé sur le socle de cette Bienveillance originelle, chacun de nous peut oser la bienveillance envers lui-même et envers autrui, et passer ainsi de la culpabilité à la responsabilité.Mobilisant les ressources de la psychologie, de la philosophie et des sciences humaines, voici un ouvrage novateur et fondateur, propre à renverser notre vision de l'humanité, de son potentiel et de ses limites.

  • Chaque âge de la vie exprime une nouvelle métamorphose et contient son propre "pouvoir". Il possède sa beauté, ses ressources et sa magie. Il n'est surtout pas altération du précédent ! La décrépitude n'existe pas.
    L'auteur de La Mort viennoise et de La

  • « M'étant séparé de mon moi illusoire, j'ai cherché désespérément un sentier et un sens pour la vie. » Cette phrase définit parfaitement le projet biographique d'Alexandro Jodorowsky : restituer l'incroyable aventure et quête que fut sa vie. Né au Chili en 1929, c'est en effet un homme et un artiste aux mille facettes. Chantre de l'expansion de conscience, poète, romancier, comédien, fondateur du « théâtre panique » avec Arrabal, réalisateur notamment de films cultes tels que El Topo et La Montagne sacrée, scénariste de célèbres bandes dessinées comme L'Incal, Jodorowsky a aussi élaboré deux techniques thérapeutiques : la psychomagie, qui renvoie les faits quotidiens à des modèles mythiques, et la psychogénéalogie, qui agit sur les héritages psychologiques familiaux.
    Il brosse ici la fresque d'une existence qui exalte, au-delà de toute mesure, les potentialités de l'être dans le but de repousser les limites de l'imaginaire et de la raison, et d'éveiller le capital de transformation et de vie qui se trouve en chacun de nous.

  • L'amour. C'est un rêve, un souci, un désir, un compagnon sur le chemin de nos vies. Nous ne pouvons pas nous empêcher de l'interroger, de le bénir, de le maudire. Paradoxalement, même quand nous le fuyons, nous ne cessons de l'espérer. Pourrions-nous vivre sans lui, sans ses tempêtes, ses refuges, ses cavalcades ?  À explorer sans repos les mille chemins de l'espérance humaine, les contes, au fil des âges, ont appris la musique de ce coeur du monde qu'est l'amour. Henri Gougaud, l'un de nos plus grands conteurs, nous en propose soixante-quinze, pour nous éclairer, nous amuser, et cheminer avec nous dans le jeu le plus mystérieux du monde : le jeu de l'amour et du hasard.
    « Je sais, pour les avoir fréquentés toute ma vie, que les contes sont des êtres attentifs et bienveillants. Ils répondent toujours à nos questions, pour peu qu'ils soient interrogés avec cette innocence dont ils sont eux-mêmes pétris. »Henri Gougaud

  • « Notre devoir le plus impérieux est peut-être de ne jamais lâcher le fil de la Merveille. Grâce à lui, je sortirai vivante du plus sombre des labyrinthes. » À partir de cette magnifique formule de Christiane Singer, qui fut son amie, Bertrand Vergely aborde un sujet non seulement essentiel, mais indispensable à l'équilibre de chaque être humain : la faculté de s'émerveiller, encore et toujours, envers et contre tout. Car celui qui s'émerveille n'est pas indifférent, mais ouvert au monde, à l'humanité, à l'existence. Bertrand Vergely enracine sa grande culture et son savoir dans une véritable philosophie du vécu. Un ouvrage plein d'énergie, profond et libérateur.

  • L'Occident s'étonne aujourd'hui de voir le sous-continent indien faire son entrée sur la scène internationale. Mais en réalité, l'Inde « éternelle » et isolée du monde n'a jamais existé, elle fut une invention de l'Europe, confortée parfois par certains discours religieux des Indiens eux-mêmes. Un cinquième de l'humanité est l'héritier d'une histoire complexe, riche en ruptures et en épopées, qui couvre plus de 4000 ans, des premières cités de l'Indus à l'empire d'Ashoka, à celui des Grands Moghols, au Raj britannique, à l'Indépendance et à la Partition. Éric Paul Meyer dresse ici une fresque vivante de ce monde en mouvement. On y voit naître le bouddhisme, se transformer l'hindouisme, s'implanter l'islam, arriver d'Occident les marchands et les missionnaires. Au-delà des indispensables repères chronologiques, l'auteur nous convie à une réflexion plus thématique, centrée sur les liens entre économie, politique et religion, et sur le rapport au passé entretenu par les Indiens. En montrant les enjeux politiques considérables mobilisés par les différentes interprétations qu'ils produisent de leur histoire, il nous aide à comprendre l'un des acteurs majeurs de la mondialisation.

  • "Trois types de souffles, émanant du souffle primordial, agissent de façon concomitante : le souffle Yin, le souffle Yang et le souffle du Vide médian. Ce dernier, tirant son pouvoir du Vide originel, intervient chaque fois que le Yin et le Yang sont en présence. Drainant la meilleure part des deux, il les élève vers la transformation bienfaisante." Cette idée d´un entre-deux évanescent qui insuffle sa vie à la réalité duelle, secret de la rencontre féconde des opposés, est présente en filigrane dans toute l´oeuvre de François Cheng. Lui-même, en tant que poète chinois et français, incarne cet échange incessant. En plus de cent poèmes nourris de sa vision du monde et de son expérience humaine, il nous offre son testament littéraire : il a en effet décidé que c´était là son ultime oeuvre poétique.
    Cette édition augmentée d´une nouvelle préface et de poèmes inédits en constitue la version définitive.

  • À l'approche de la mort, François d'Assise confiait à ses compagnons son souhait de reposer un moment « nu sur la terre nue ». C'est le sens de ce dévêtement ultime qu'explore ici Gabriel Ringlet, pour apporter un éclairage nouveau sur la fin de vie et son accompagnement.À partir de témoignages bouleversants, dont certains lui sont parvenus après le succès de son livre Ceci est ton corps, l'écrivain et théologien prend le parti de l'infinie douceur pour offrir un viatique qui trouve sens pour chacun.Il témoigne également de son expérience dans un centre de soins palliatifs en Belgique - où la loi autorise pour certains cas l'euthanasie - et donne alors toute sa place à l'écoute et au rituel pour les personnes qui en font la demande. Les mots justes s'allient aux gestes simples pour cet adieu si singulier.Une méditation sublime sur la nudité de l'absence, une célébration de la vie.

  • Si l'on peut dire avec John Cage qu'il n'existe pas de silence total, on peut affirmer que le silence ne cesse jamais d'impliquer son contraire et que seul le fond sonore de notre environnement nous permet de le reconnaître. Le silence, c'est du temps perforé par des bruits.Le silence est la couleur des événements: il peut être léger, épais, gris, joyeux, vieux, aérien, triste, désespéré, heureux... Il se teinte de toutes les infinies nuances de nos vies. Sans cesse, si on l'écoute, il nous parle et nous renseigne sur l'état des lieux et des êtres, sur la texture et la qualité des situations rencontrées. Lieu de la conscience profonde, il fonde notre regard et notre écoute.Le silence intérieur: comment, dans le tumulte des pensées, fantasmes, images qui nous habite, peut-on arriver à retrouver le silence en soi ? Artistes, poètes, philosophes, mystiques savent depuis toujours que dans l'attention au silence de la pensée s'enracine toute créativité. Que de lui, ainsi que l'exprime un Koan zen, s'élève l'esprit immortel.Dans un monde de plus en plus bruyant, la valeur du silence est à redécouvrir.Nous l'avons peut-être oublié, nous sommes des êtres porteurs de toute la sagesse immémoriale du silence.Marc de Smedt

  • Le plus souvent, nous ne pensons pas, nous sommes "pensés" : c'est à peine si nous nous rendons compte de ce qui nous occupe, et les projets, les souvenirs, les mots et les images se succèdent dans notre esprit, se chevauchent, s'entrecroisent comme s'ils vivaient d'une vie autonome. Dans ces conditions, si l'on se sent attiré par la vie spirituelle, comment espérer atteindre un quelconque état d'éveil et goûter à la contemplation sans s'être préalablement exercé à l'art de la concentration, qui vise à la maîtrise du mental ? Lieu et instrument de notre activité psychique consciente et inconsciente, le mental est l'outil incontournable de toute approche de la concentration, condition de l'expérience spirituelle.

    Pierre Feuga, professeur de yoga, nous livre ici les principes fondamentaux d'une concentration calme et active, et les conseils pratiques pour y accéder progressivement.

  • Pierre Rabhi a fondé toute sa philosophie de vie ainsi que son travail de mise en valeur des régions arides et des cultures traditionnelles sur l'ardente passion qu'il voue à la Terre. Après Du Sahara aux Cévennes ou la reconquête du songe, il plaide ici en faveur de l'indispensable réconciliation avec notre Terre-Mère, aussi réelle que symbolique, aussi essentielle dans la pratique que sur le plan spirituel.
    Sous forme de récit préfacé par Yehudi Menuhin, Parole de Terre dresse le bilan d'une civilisation qui, voulant dominer la Terre, la mutile, la torture et la désacralise. A travers Tyemoro, le personnage principal, s'expriment la souffrance et l'abandon dont sont victimes les peuples traditionnels du Sud, soumis à la logique désastreuse du productivisme agricole.
    Cette initiation africaine, d'une portée universelle, veut nous ouvrir les yeux et alerter nos consciences sur les exactions commises à l'encontre de la planète, mais aussi à notre détriment, car Pierre Rabhi nous le rappelle : notre destin est lié à celui de la Terre d'une manière irrévocable.

  • Personnalité inclassable, chilien d'origine russe, Alexandro jodorowsky est cinéaste (La Montagne sacrée, El Topo, Le Voleur d'arc-en-ciel...), dramaturge, tarologue et fondateur, avec Arrabal et Topor, du concept de "théâtre panique".
    À la manière d'un Carlos Castaneda, Alexandro Jodorowsky nous entraîne, tout au long de ce dialogue avec Gilles Farcet, dans un périple magique, qui est celui même de sa vie.À partir de ses multiples expériences, Alexandro Jodorowsky a développé une véritable psychothérapie de groupe où jeu et je se répondent pour délier les noeuds enfouis dans l'inconscient. En soulignant le pouvoir de guérison propre à l'imagination, il nous révèle ici les secrets d'un parcours entièrement tourné vers la recherche d'une authenticité intérieure enfin vécue.

  • Je veux parler d'amour dans ces pages, toutes ces pages. Tout ce qui a été écrit sur terre, dit, murmuré, hurlé, crié, parle d'amour...
    Trois fois j'ai vécu dans ma vie de moniale les incursions du divin - ces instants de suffocation où le ravissement et la terreur se confondent. Chaque fois, oui, chacune de ces trois fois monta tout aussitôt en moi un cri : Ah, Seigneur, pas sans Abélard, pas sans lui !
    Pour dire la passion éprouvée au plus profond de l'âme et du corps, Christiane Singer revit celle d'Héloïse, quintessence de l'amante et de la mystique. Elle nous donne à travers cette confession tout à la fois païenne et spirituelle, ce bréviaire fou, cette exaltation unique du plaisir et de l'extase, un texte qui restera parmi les plus intenses jamais écrits sur l'amour.

  • Le silence et l'intériorité ne sont pas l'apanage de l'Orient ; il existe une manière chrétienne très simple de prier en silence, en tentant de se recentrer inlassablement sur la présence de Dieu par la répétition intérieure de son Nom.
    Cette façon de prier a une longue histoire : on en trouve des témoignages depuis les débuts du christianisme ;on l'a parfois appelée prière monologiste (prière sur un mot) ou, plus récemment, prière du silence intérieur ou oraison de simple regard. A certaines époques, comme dans le courant de la mystique rhénane ou au XVIIe siècle en France, elle a constitué une façon de prier très répandue. Aujourd'hui, une grande part de cette tradition chrétienne est tout à fait ignorée.
    /> L'enseignement proposé ici l'a d'abord été pendant plusieurs années dans des sessions où il a fait l'objet d'une mise au point progressive, ce qui lui permet aujourd'hui d'être accessible au plus grand nombre.

  • Il a connu tout ce qu'un fils d'immigrés, noir, pauvre, élevé par une mère seule avec six frères et soeurs, peut connaître de la délinquance des cités : vols et trafics en tous genres, argent facile, frime et rapports de force, sans oublier les proches tués par balles, morts d'overdose, ou qui ont sombré dans le fanatisme. Converti à l'islam - ou plutôt à cet islam obscurantiste qui sévit dans certaines banlieues -, il a parcouru les routes de France pour prêcher dans des mosquées de fortune. Abd al Malik avait tout pour entrer dans l'univers de « la haine ».
    Pourtant, la bénédiction qu'il appelle aujourd'hui sur son pays d'accueil embrasse dans une même sincérité juifs, chrétiens ou laïcs, sans oublier toutes les femmes. Car Abd al Malik a trouvé sa voie dans le soufisme, islam lumineux centré sur l'amour universel, qui l'a réconcilié avec l'esprit de la citoyenneté. Le succès de son nouvel album, Gibraltar, a fait découvrir à un large public son verbe, son coeur et son intelligence profonde de l'humain.

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