Albin Michel

  • Le préhistorien et ethnologue que fut André Leroi-Gourhan livre ici les premières synthèses de sa recherche qui devait déboucher sur l'ouvrage désormais classique : Le Geste et la Parole. Théoricien, André Leroi-Gourhan retrouvant la tradition des artistes-ingénieurs de la Renaissance savait aussi tailler un silex, manier d'anciens métiers à tisser et utiliser toutes les autres techniques qu'il a passé sa vie à décrire, classer, suivre dans leurs lentes évolutions historiques. C'est l'incroyable aventure de l'esprit humain et de sa capacité à transformer la nature sous les contraintes de la matière que Leroi-Gourhan explore ici. Et la grande héroïne de cette histoire, c'est la main.

  • À travers l'analyse des techniques de la chasse et de l'agriculture, de la cuisine et de l'habitation, le grand préhistorien et ethnologue que fut André Leroi-Gourhan nous livre sa compréhension de l'univers techno-économique.
    « La technologie doit d'abord être vécue, pensée ensuite si le besoin s'en fait sentir (...). Il est bon d'avoir récolté un sac de pommes de terre avec un bâton pointu avant d'envisager la description des outils agricoles, et rien ne fait mieux désirer la découverte des métaux qu'un arbre abattu et débité avec une hache de silex. »
    Fidèle à ce conseil, l'auteur du Geste et la Parole éclaire ici tous les pans de la vie en société et fait prendre conscience de l'industrieuse alliance entre la main et le milieu.

  • On croit souvent que l'existence d'un paradoxe en physique signifie que la théorie n'a pas encore trouvé sa cohérence et que c'est par l'élimination du paradoxe qu'elle pourra s'accomplir. Le paradoxe, au fond, serait peu ou prou un monstre qu'ils s'agirait de faire disparaître.
    Dans cet essai brillant et alerte, Etienne Klein nous montre que l'existence des paradoxes est au contraire vitale pour la science : total défi à l'intelligence, ils mobilisent l'imagination et l'impatience de comprendre. Sans paradoxes, il n'y aurait qu'une science fermée qui s'assécherait elle-même.
    À la fois historique des paradoxes, histoire de nos préjugés et de notre incapacité à faire la différence entre le réel et sa représentation, c'est à un véritable éloge du paradoxe que se livre Etienne Klein. Il nous en fait saisir la nature et mesurer les enjeux en étudiant les principaux paradoxes de la physique actuelle, en particulier sur la relativité, la mécanique quantique, la réversibilité du temps.
    Etienne Klein, physicien au C.E.A. et enseignant à l'Ecole Centrale, nous donne dans ces Conversations avec le Sphinx l'introduction indispensable à l'esprit de la physique d'aujourd'hui.

  • Alors que la question des rapports entre la science, le mythe et la philosophie se pose avec toujours plus d'acuité en cette fin du XXe siècle, voici la quatrième édition d'un livre devenu de référence.
    À travers une vaste enquête sur les mécanismes de l'invention scientifique, sur les nouveaux modèles de la physique et de la cosmologie modernes, sur les thèmes métaphysiques et parfois même mythiques qui s'y trouvent implicitement mis en jeu, Michel Cazenave, philosophe, écrivain, coordonnateur de programmes sur France Culture, qui présida longtemps le Groupe d'études C.G. Jung de Paris, montre que l'on pourrait repenser une unité fondamentale du monde et de l'homme grâce à la reprise en compte des notions de l'Etre et de l'Un. Il fait ainsi venir au jour une complémentarité de la science et de la mystique que l'on pourrait redéfinir, de même manière Pythagore, Platon, Kepler ou Newton en leur temps l'avaient expérimentée, dans une réunification dialectique qui refuse les confusions, mais s'appuie au contraire sur les différences spécifiques à chacun des domaines étudiés.
    Par cette mise en rapport multidisciplinaire qui enjambe les siècles, c'est une recherche passionnée du Réel qui se joue, et l'avènement d'une critique qui nous réconcilierait avec la vie.

  • L'histoire du vivant est tissée d'une multitude d'événements où le hasard intervient comme autant de coups de dés - mais de coups de dés au milieu d'une partie bien réglée où la nature ne conserverait que les seuls coups gagnants. À partir de la même organisation cellulaire, du même code universel, s'est déployée une stratégie explorant toutes les voies et combinaisons possibles. Ainsi, il a fallu marier la constance des matériaux de base et l'exubérante fantaisie de leurs combinaisons. Le vivant, durant quelque trois milliards et demi d'années a oeuvré en automate, et c'est ignorant tout de sa propre existence qu'il est passé des molécules aux sociétés organisées. Or, voici que, s'affranchissant du déterminisme génétique, il s'est lentement frayé un chemin de liberté : celle-ci devenant manifeste avec les comportements d'apprentissage et s'imposant chez l'homme avec l'émergence de la conscience et de la capacité de discernement. Constance et fantaisie du vivant retrace, avec une remarquable clarté, comment la vie s'est affirmée sur terre et a triomphé des obstacles rencontrés dans sa marche.
    Agrégé et docteur ès sciences, Jean-Louis Revardel conduit ses recherches à l'université de Bordeaux-I sur les mécanismes de régénération des vertébrés. Il enseigne la microbiologie et participe à la préparation à l'agrégation de sciences naturelles.

  • En apparence tarots et gris-gris, voyance et astrologie relèvent de l'irrationnel ; rien ne s'oppose davantage à la science, précise, rationnelle, autorisée, que ces pratiques plus ou moins florissantes selon les époques.
    Mais au dire même de certains scientifiques, il semblerait que cette opposition ait fait son temps. Ces pratiques étaient dites irrationnelles pour la seule raison qu'on n'en connaissait pas les fondements. On avait une conception restrictive de la rationalité qu'il faut maintenant concevoir largement. Aujourd'hui la science ménage une place à l'irrationnel, lui concède des droits, lui donne un fondement ; plus encore : elle y trouve sa raison. En ce jour on célèbre un mariage : celui du rationnel et de l'irrationnel.
    Sommes-nous en présence d'un retour du magique ? À l'état pur, lorsque les formes en sont traditionnelles, à l'état diffus lorsqu'il est « scientifique » et s'appelle, par exemple, auto-organisation. C'est cette rationalisation de l'irrationnel qui fait l'objet de ce livre, il en explore les voix et les expressions. La science, dans certaines de ses branches, contribue sans doute à la réhabilitation de pratiques ou de modes de raisonnement qu'elle excluait, mais l'autorité croissante dont jouissent les savants dans la cité contemporaine n'y contribue-t-elle pas également ? L'Orient et l'appel qu'il exerce ne donnent-ils pas une dimension géopolitique à la question ? Quant aux élaborations théoriques des épistémologues et des sociologues de la connaissance, sont-elles aussi théoriques qu'elles se présentent ? Ne pactisent-elles pas indirectement, par le biais d'un relativisme rénové, avec cet irrationalisme diffus qui s'appelle aussi rationalité élargie ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Depuis leur apparition il y a 850 millions d'années - bien avant l'homme ! -, les insectes se sont adaptés à toutes les conditions de vie. Grâce à leurs ailes et au vol, ils ont colonisé tous les biotopes. Leur fécondité, leurs multiples moyens de défense ou leur mimétisme leur ont permis de devenir les représentants du règne animal les plus abondants sur terre, tant en nombre d'espèces qu'en nombre d'individus.
    Inventant l'outil, des modes de communication et de transport performants, les hommes ont à leur tour investi tous les milieux. La confrontation avec les insectes était inévitable. Si certaines espèces (pollinisateurs, prédateurs des ravageurs de culture...) sont utiles à l'homme, d'autres - parfois les mêmes - représentent un danger car ils sont venimeux ou vecteurs de maladies. Les moustiques, notamment, véhiculent le paludisme qui cause deux millions de décès par an. Pourtant, c'est souvent l'homme lui-même qui favorise ces catastrophes en modifiant de manière intempestive le fragile équilibre écologique, alors que les insectes s'organisent pour résister à leur destruction.
    Docteur ès sciences, enseignant l'écologie à l'université de Bordeaux I, Michel Lamy a consacré plus de trente ans à la recherche entomologique. Il est l'un des meilleurs connaisseurs des insectes. Par cet ouvrage ouvert à tout public, il nous révèle l'infinie variété de cet univers offrant au chercheur et au curieux un champ d'investigation passionnant. Mais au-delà de la fascination que les insectes ont toujours exercée sur l'imaginaire, Les insectes et les hommes pose la question d'une cohabitation difficile et essentielle pour l'avenir de notre planète.

  • Nouveau-nés, nous rêvons le monde et cela participe à la maturation de notre cerveau. Adultes, nous rêvons moins, ayant perdu la capacité de rêver librement et de dormir à volonté. La qualité de ce sommeil, nous pouvons la retrouver et ainsi vivre sans crainte notre imaginaire ; notre réalité quotidienne en bénéficiera. D'après de nouvelles recherches américaines, même les cauchemars peuvent disparaître, le rêve et le sommeil, bien vécus, nous apportent alors une plus grande créativité. Ils sont au service de notre individualité, pour un plus grand éveil au monde et à nous-même. Quels sont donc les progrès récents des études psychophysiologiques de l'éveil, du sommeil et du rêve ? Grâce à l'informatique, il est possible d'illustrer par des cartes l'activité électrique émise par le cerveau, qui varie au cours du temps et aussi selon les différentes régions cérébrales. Cette nouvelle méthode appelée « cartographie E.E.G. dynamique » a été mise au point par l'auteur et appliquée pour la première fois à l'étude des rêves. Elle permet de relier l'approche électro physiologique la plus moderne du fonctionnement cérébral et l'approche introspective des récits de rêves. Pourra-t-on bientôt préciser physiologiquement l'état de conscience d'un vécu de rêve ? Les neurosciences reposent maintenant les grands problèmes philosophiques, tels que la question de la conscience, de son évolution et de son devenir. Du rêve à l'éveil, qui présente au lecteur l'apport précieux des recherches et des techniques de pointe en ce domaine, est suivi de deux entretiens avec le Dr Odile Benoit, spécialiste du sommeil et le Dr Pierre Solié, psychiatre et psychanalyste.

  • Le siècle où nous vivons a vu la communication se développer, se diversifier et s'imposer, en les modifiant, à des activités telles que la gestion et l'administration qui semblaient, à première vue, indépendantes de la technique. L'ambition de cet ouvrage est d'aider le lecteur à saisir les trois phases de cette évolution. Après un bref rappel des principes généraux de transmission du message, l'exposé de la théorie de l'information qui leur sert de philosophie et un aperçu sommaire des miracles de la technologie sans lesquels les idées ci-dessus seraient restées lettre morte, les chapitres suivants insistent particulièrement sur les services que les nouveaux appareils, associés en réseau, rendent à l'homme en le débarrassant des besognes intellectuelles répétitives ou passives et en remplaçant son cerveau dans les activités où la machine le surpasse : la mémoire, le classement, le calcul, etc. Au fil des pages, une place de plus en plus grande est faite à l'organisation, à la collaboration homme-machine, les appareils eux-mêmes - la quincaillerie, le hardware - s'effaçant peu à peu devant les procédés d'utilisation - les programmes, le software - qui à leur tour cèdent le pas aux études de structure et à la poursuite des optimums - la recherche opérationnelle. L'aspect humain de cette évolution n'a pas été ignoré. C'est en effet un bouleversement profond de la société qui résulte de l'amélioration spectaculaire de la communication, et, comme toute révolution, il a ses bénéficiaires et ses victimes. Si cet ouvrage permettait, en leur donnant une meilleure compréhension de ce qui se passe autour d'elfes, de diminuer le nombre de ces dernières, il aurait atteint son but.,

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