André Versaille Éditeur

  • Pauline, tutsie, a treize ans lorsqu'éclate, en 1994, le génocide rwandais.

    Le pays s'embrase. Partout, les Tutsis sont pourchassés et assassinés. Pour avoir des chances d'échapper aux tueurs, la famille de Pauline décide de se disperser. Avant de se séparer, la mère prend sa fille à part et lui recommande de se faire passer pour Hutue : elle est trop jeune pour posséder une carte d'identité ethnique et son physique est peu identifiable. L'artifice fonctionnera à plusieurs reprises. Pendant trois mois, Pauline, perdue au coeur de la barbarie, sera témoin de massacres inouïs, mais elle parviendra à échapper à ses bourreaux.

    La guerre s'achève sur la mort de plus de 800 000 Tutsis. Un calme précaire revient. Pauline retrouve son père et, après un exil forcé au Zaïre, retourne dans son village natal. Quant à sa mère, ses frères et ses soeurs, personne ne sait ce qu'ils sont devenus.

    Pauline ne perd pas l'espoir de les retrouver vivants, mais en même temps, elle veut reprendre pied dans la vie : oublier le génocide et s'en sortir... Elle se plonge à corps perdu dans ses études, et elle les réussit brillamment. Mais cela ne suffit pas pour se libérer de sa condition misérable dans un Rwanda ravagé.

    Elle veut aller vivre en Occident. Elle renoue alors avec son mensonge : puisque la France a soutenu les Hutus, elle demandera, en tant que Hutue, l'asile politique à l'administration française. Et elle y parvient.

    Mais que sont devenus les siens ? Le temps passe. Un soir, son père l'appelle et lui annonce la terrible réalité : il a retrouvé les restes des membres de la famille assassinés. Il s'agit maintenant de leur offrir des funérailles, mais en tant que réfugiée politique, Pauline ne peut pas rentrer au pays. Elle entreprend alors un nouveau combat pour obtenir la naturalisation française qui lui permettra de retourner au Rwanda enterrer les siens dans la dignité.

    Ce témoignage qui nous plonge au coeur de l'horreur est en même temps une bouleversante leçon de vie.

    Cet ouvrage a été écrit en collaboration avec Patrick May, coauteur du livre de Yolande Mukagasana, La Mort ne veut pas de moi.

  • L'Europe est en crise. Comment en est-on arrivé là ? Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? Dans l'urgence, les États de la zone euro ne sont-ils pas en train de créer un monstre adémocratique ? L'euroscepticisme est-il réactionnaire ? Une fédération à 27 pourrait-elle fonctionner efficacement ?Ce livre est un appel. Un appel qui s'adresse à l'intelligence de chaque citoyen. Un exercice de lucidité et une incitation à la réflexion. Un cri d'alarme aussi. Le ton est franc, enflammé, les arguments implacables :
    "L'Europe doit une fois pour toutes se défaire du nombrilisme de ses États-nations. Une révolution radicale s'impose. Une révolution européenne de grande ampleur. Une Union fédérale européenne doit voir le jour. Une Union fédérale européenne qui permette aussi rapidement que possible à l'Europe de participer au monde postnational de demain. Par facilité, lâcheté et manque de vision, trop de chefs d'État et de gouvernement préfèrent ne pas voir ce qui est en jeu. Réveillons-les. Confrontons-les à leur impuissance. Ne leur laissons pas un jour de repos. Et montrons-leur la voie vers cette autre Europe, l'Europe du futur, l'Europe des Européens." L'ère de la gesticulation aux Sommets est révolue, le moment est venu de la réalisation.


  • Écrite par le spécialiste français de l'histoire des États-Unis, cette biographie de Kennedy nous aide à mieux percer les mystères qui entourent, encore aujourd'hui, cette personnalité complexe.

    Le 22 novembre 1963, John F. Kennedy était assassiné à Dallas. Si les années ont passé depuis ce drame, le 35e président des États-Unis ne cesse pourtant d'être présent dans la mémoire collective mondiale. C'est que, sur l'homme, sa politique, sa vie intime, sa tragique disparition, l'ombre du mystère continue de planer.
    Mystérieux, cet assassinat dont on ne finit pas de résoudre l'énigme. Surprenante, cette carrière politique dont la réussite repose sur le charme et l'intelligence, sur le goût de la publicité et le souci de l'image, sur d'énormes dépenses, sur un "libéralisme" prudent et tâtonnant. Complexe, cette personnalité qui résiste aux analyses simplistes.
    Aux États-Unis, comme à l'étranger, reste la fascination pour un président qui n'a exercé ses fonctions que pendant mille jours, pour une famille qui a formé un clan, connu bien des vicissitudes et des drames, suscité l'inlassable curiosité des médias et de l'opinion publique.
    Kennedy aurait-il inventé le leadership moderne ? Sert-il de modèle à celles et à ceux qui aspirent au pouvoir suprême ? A-t-il bouleversé la société et la politique étrangère de son pays ?
    Autant de questions qu'il est légitime de poser. Mais les réponses doivent être précises, nuancées, solidement étayées. André Kaspi tente d'établir des conclusions solides, tout en reconnaissant que l'histoire se heurte parfois au mythe et qu'en fin de compte le mythe fait partie de l'histoire.


  • Synthèse fondamentale sur Léopold III, cette biographie retrace l'ensemble de la vie du plus controversé des rois des Belges.
    Le but de cet ouvrage n'est cependant pas d'enflammer une nouvelle fois les esprits. En replaçant le personnage dans un large contexte historique, les auteurs ont souhaité contribuer, de façon nuancée, à l'étude d'une période troublée de notre passé. Le règne de Léopold III a beau avoir été le plus court de notre dynastie, la polémique qui s'est développée à l'époque n'a pas d'équivalent dans notre histoire.
    De son éducation et de ses voyages d'études jusqu'aux années d'après-guerre, en passant par l'épineuse question royale, l'ouvrage traite, dans le détail, de la vie et du règne du quatrième roi des Belges.
    Comment le prince Léopold est-il préparé à sa tâche ? Est-il vraiment prêt lorsqu'il monte sur le trône en 1934 ? Quels faits marquants jalonnent son règne ? Pendant les années de guerre, quels sont les mobiles de ses choix politiques et pourquoi la communication est-elle si difficile avec le gouvernement belge de Londres ? Quelle multiplicité d'images a-t-on de ce roi controversé dans la Belgique d'après-guerre ? Quels sont les groupes et les organisations qui prennent sa défense ? Quelles sont les véritables causes de l'abdication ? Que fait-il ensuite ?
    Le livre ne se referme en effet pas sur la question royale. Au moment de son abdication, en 1951, Léopold n'a que 49 ans. Ses années d'après-règne, consacrées à l'ethnologie et à la photographie, sont donc également relatées dans ce livre.

    Cet ouvrage de référence, destiné au grand public, a été établi sur la base d'archives très diversifiées et souvent inédites, et rédigé par des historiens belges, aussi bien francophones que néerlandophones.

    Contributions de : Francis Balace, Vincent Dujardin, Michel Dumoulin, Emmanuel Gérard, Gustaaf Janssens, Pieter Lagrou, Paul Servais, Mark Van den Wijngaert, Herman Van Goethem, Jean Vanwelkenhuyzen, Laurence van Ypersele, Jan Velaers et Étienne Verhoeyen.

  • Négocier avec les nazis pour sauver des centaines de vies, est-ce collaborer ?

    Deux mois après son onzième anniversaire, le 9 juillet 1944, les portes du camp de concentration de Bergen-Belsen se ferment derrière Ladislaus Lb. Cinq mois plus tard, alors que la Seconde Guerre mondiale fait encore rage, il franchit la frontière de la Suisse neutre, hébété mais sain et sauf. Il n'est pas seul : il fait partie d'un groupe de 1 670 Juifs hommes, femmes, enfants venus de Hongrie, sauvés des nazis grâce à un marché exceptionnel conclu par un homme appelé Rezs Kasztner lui-même Juif hongrois avec Adolf Eichmann, le maître d'oeuvre de la Shoah.
    Dix ans plus tard, Kasztner sera accusé de collaboration criminelle avec les SS. Au cours d'un procès retentissant, un juge estimera que Kasztner avait vendu son âme au diable.
    Lorsqu'en 1958 la Cour suprême israélienne annulera la sentence, Kasztner n'est plus : quelques mois plus tôt, an mars 1957, il est tombé sous les balles sous les balles d'un groupuscule de Juifs extrémistes.

    Dans ce livre écrit d'une plume retenue, Ladislaus Lb offre un récit détaillé et émouvant de l'affaire Kasztner. Mal connu du public francophone, c'est pourtant l'un des épisodes les plus étonnants de l'histoire de la Shoah et une sombre histoire lui a secoué le jeune État d'Israël dans les années 1950. Pour les uns, Rezso Kasztner fut un collaborateur pour avoir tenté de négocier avec Eichmann le sauvetage de Juifs hongrois promis à la mort. Pour les autres, il fut un héros, devenu un martyr après son assassinat, à Tel-Aviv, en 1957. L'auteur avait onze ans à l'époque. Il eut la chance de faire partie du train Kasztner qui permit à près de 1 700 autres Juifs de Budapest de rejoindre la Suisse en 1944. Son témoignage nous fait pénétrer au coeur d'une terrible question : pour sortir de l'enfer, avec qui négocier sinon avec le maître des lieux ? Ladislaus Lb a également participé à l'extraordinaire documentaire de Gaylen Ross, Le juif qui négocia avec les nazis.

    À lire, pour sortir des visions édifiantes d'une histoire qui saigne encore.


    Henry Rousso

  • De Haan quitte sa Hollande natale en 1919 pour s'installer à Jérusalem. Correspondant d'un quotidien amstellodamois, il a laissé derrière lui près de 400 reportages rédigés sous forme de feuilletons qui constituent une chronique fascinante de la vie palestinienne au cours des années 1919-1924 (année où il est abattu, en pleine rue).
    Des reportages passionnants qui restituent admirablement le climat et l'ambiance de l'époque, et qui sont à mettre dans la lignée de ceux de Joseph Kessel ou d'Albert Londres.

  • L'Union européenne est-elle en coma dépassé ou ne dort-elle que d'un oeil ? A-t-elle eu raison de s'élargir ? Ses racines sont-elles chrétiennes ? Etc.
    Élie Barnavi apporte des réponses toniques à l'heure où les questions sur l'Europe sont prédominantes.

  • Depuis 15 ans, Denis Mukwege, médecin chef à l'hôpital de Panzi (Sud Kivu), soigne gratuitement des femmes victimes de violences sexuelles. Au cours des 10 dernières années, il a ainsi prodigué des soins à plus de 30 000 femmes. Vagins détruits et âmes mortes. Le gynécologue recoud et répare.

    Denis Mukwege parcourt le monde pour témoigner de la souffrance de ces femmes et dénoncer les viols massifs, véritables armes de guerre. Pour son combat, il a reçu de nombreux prix, dont celui des droits de l'homme des Nations unies en 2008, ainsi que le prix international Roi Baudouin, en 2011.

  • Cet ouvrage retrace l'histoire de la danse moderne sous la République de Weimar, puis sous le nazisme.
    Laure Guilbert montre comment une avant-garde authentiquement progressiste s'est insérée dans les rouages de l'État hitlérien et a apporté sa pierre à l'édification du nazisme. Les nazis, qui avaient le culte du corps, firent en effet de la danse une véritable arme idéologique.
    Cet ouvrage, basé sur une documentation largement inédite, éclaire un pan méconnu de l'histoire du nazisme.

  • Pourquoi le plus vieux conflit contemporain n'est-il toujours pas réglé, alors que toutes les conditions à sa résolution semblent réunies depuis longtemps ?
    En pointant les responsabilités de tous les protagonistes du conflit, Élie Barnavi met en lumière les raisons des échecs à répétition du "processus de paix". Il dévoile également les intérêts géopolitiques qui l'entourent et le parasitent. Au terme de cette mise à plat, il démontre pourquoi seule l'intervention déterminée des États-Unis de Barack Obama serait en mesure d'imposer aux différents belligérants le compromis tant souhaité.
    Car ce qui est encore possible aujourd'hui ne le sera plus nécessairement demain.

  • Voici Al-Qaida elle-même, dans sa parole la plus secrète : voilà comment les jihadistes de la Base parlent et se parlent. Dans leur violence la plus crue.
    Ce manuel rédigé par Al-Qaida décrit comment doit se comporter le parfait terroriste. Il détaille, en 18 leçons, comment échapper aux poursuites, recruter, recueillir de l'information, fabriquer de faux papiers, détruire, commettre des attentats, fabriquer des poisons, assassiner, résister aux interrogatoires, s'évader, le tout au nom du jihad "contre les régimes athées et apostats" peuplés "d'infidèles"...

  • Autant le dire d'emblée, la guerre a bien eu lieu ! Des milliers d'hommes, dans les deux camps, ont été tués lors des combats d'octobre 1973.
    Depuis 2010, les archives israéliennes se sont ouvertes et des documents top secret ont été déclassifiés. Et les révélations ne manquent pas ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, l'espion n°1 d'Israël en 1973 n'était autre que le propre gendre du président Nasser.
    Cette enquête, qui mêle géopolitique, psychologie et espionnage, se lit comme un thriller.

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