Sciences humaines & sociales

  • Les meilleurs spécialistes de la période montrent que le genre comme méthode d´analyse donne un nouveau souffle à la réflexion historienne. Ils proposent une analyse inédite des sources classiques et une synthèse unique des travaux les plus récents sur la question essentielle du genre et de la sexualité. Cet outil de travail exceptionnel est un voyage dans le monde gréco-romain à travers une soixantaine de textes commentés en posant un regard différent sur les grandes figures de l´Antiquité gréco-romaine, et plus généralement sur les hommes et les femmes du temps.

  • Cet ouvrage, devenu référence, synthétise les multiples spécificités de la phénoménologie dans une logique dynamique, en apportant un éclairage inédit sur des thèmes majeurs : la nécessité de la relation à l'expérience, la description comme mode de formulation philosophique, la recherche d'une méthode sans présuppositions. Elle permet aux  étudiants de s'approprier cette démarche philosophique dans sa mise à l'épreuve pratique, et en relation avec d'autres disciplines et champs d'expérience.

    Natalie Depraz est professeur de philosophie à l´université de Rouen.

  • L´observation directe du comportement est l´une des techniques de recueil de données les plus utilisées en sciences humaines, que ce soit à des fins scientifiques ou professionnelles. Sa maîtrise suppose un véritable apprentissage, qui fait l´objet de ce manuel qui rappelle les fondements théoriques et ouvre sur toute la variété des pratiques. La première partie expose les différentes étapes d´une observation directe du comportement, de la phase préparatoire jusqu´à l´étape du traitement des données. Dans la seconde partie sont présentés des cas concrets d´observations au travers de recherches empiriques contemporaines en psychologie, ergonomie, éthologie, anthropologie, robotique... L´ouvrage s´adresse en premier lieu aux étudiants en sciences humaines, mais il intéressera également les enseignants et les professionnels de terrain.  HIROKO NORIMATSU est maître de conférences en psychologie du développement à l´université de Toulouse II. NATHALIE PIGEM est maître de conférences Associé (PAST) en psychologie du développement à l´université de Toulouse II, et psychologue clinicienne auprès d´enfants et adolescents.

  • Présentation synthétique de la sociologie dite "pragmatique" qui date du début des années 1980. Analyse critique des présupposés et des résultats de ce type sociologique qui a l'ambition de dépasser l'opposition entre individuel et collectif et de se débarrasser des catégories usuelles (classe sociale, culture, société, etc.) pour construire une approche en continuité avec le sens commun.

  • Panorama synthétique des représentations sociales : les modalités d'étude et leur impact sur les comportements quotidiens, les aspects conceptuels ou socio-historiques ainsi que les grilles de lecture les plus récentes, des exemples liés à la culture et aux valeurs, aux préjugés et aux stéréotypes, à la déviance et aux modes de régulation.

  • L´espace français s´est transformé en profondeur pendant les trente dernières années. Les changements économiques ont bouleversé la répartition des activités. L´essor des transports rapides a raccourci les distances. De nouveaux équipements ont été mis en service. L´urbanisation et la périurbanisation ont considérablement progressé. Plus que jamais, les villes sont devenues les points forts du pays autour desquels gravite toute la vie économique et sociale.  Avec le XXIe siècle, les problèmes ne sont donc plus les mêmes qu´à l´époque où la politique d´aménagement du territoire a été mise en oeuvre. Quels sont désormais les clivages essentiels du territoire ? La disparité Paris-province est-elle toujours marquée ? L´opposition Est-Ouest est-elle encore nette ? Les différences régionales sont-elles marquées en matière de niveau de vie ? La dégradation de l´environnement n´est-elle pas devenue un élément important à prendre en compte ? Le problème prioritaire n´est-il pas aujourd´hui le développement des activités plutôt que celui de leur répartition plus ou moins équilibrée dans le pays ?  C´est à ces questions que ce livre cherche à répondre. Les interrogations soulevées par la gestion du territoire sont nombreuses. Elles sont sérieuses et complexes. Elles appellent des réponses nuancées. Elles réclament des analyses attentives. 

  • Les imaginaires sociaux : de quoi s'agit-il au juste ? Comment se constituent-ils, comment fonctionnent-ils ?
    Les « pères fondateurs » de la sociologie (Marx, Durkheim, Weber, Simmel,...) ont tous reconnu et pensé l'importance de la question.
    Dans nos sociétés où la représentation commande largement l'action et où se bousculent l'imaginaire « fabriqué » par les industries du spectacle et les médias, les représentations propres aux divers groupes et le « petit cinéma » personnel de chacun, c'est un terrain de recherches aussi foisonnantes que nécessaires.
    D'où l'importance de cet ouvrage à plusieurs voix, première synthèse sur le sujet. Trois parties le structurent, consacrées dans l'ordre à l'examen minutieux de l'emploi de la notion d'imaginaire dans la littérature sociologique, à l'approfondissement des questions épistémologiques et méthodologiques que pose l'utilisation de cette notion, et enfin à la présentation des travaux et lignes de recherche spécifiques sur le thème.
    Illustré par de nombreux exemples (rumeur, rêve, religion, surnaturel, etc.), ce manuel servira de référence à tous ceux qui s'intéressent aux champs du quotidien, du sacré, de la création, du fantastique, et apportera une contribution importante aux réflexions sur les modalités d'évolution de notre société.

    Patrick LEGROS est maître de conférences en sociologie à l'Université de Tours, Frédéric MONNEYRON professeur de littérature générale et comparée à l'Université de Perpignan, et Jean-Bruno RENARD et Patrick TACUSSEL sont professeurs de sociologie à l'Université de Montpellier III.
    L'imaginaire dans la tradition sociologique. L'imaginaire chez les fondateurs de la sociologie. Les fondateurs de la sociologie de l'imaginaire. Épistémologie et méthodologie de l'imaginaire. Interprétations de l'imaginaire. Méthodes (la création des imaginaires sociaux ; techniques d'analyse de contenu ; techniques d'analyse projective). Les champs de recherche. Imaginaire et vie quotidienne. Imaginaire et conceptions du monde. Fiction et imaginaire.

  • Pour le géographe, la notion d'environnement désigne les relations d'interdépendance qui existent entre la nature, l'homme et les sociétés. L'étude de ces relations complexes peut être nommée « géo-environnement ».
    Ce livre présente la démarche géo-environnementale en réfléchissant à la notion d'environnement et à son contenu géographique. Son originalité tient à l'affirmation de la place centrale de la société et à la prise en compte de toutes les autres composantes du géosystème. La dimension historique complète cette analyse. Les exemples traitant de l'espace rural, de l'environnement urbain, des nuisances et des risques fournissent une approche concrète sur les acteurs, les réglementations et les enjeux de la gestion de l'espace et de l'aménagement en France.

  • Un outil indispensable pour tout futur clinicien qui trouvera tous les repères nécessaires pour appréhender les différentes approches taxinomiques. Il rappelle l´historique et les enjeux des classifications des maladies mentales depuis l´Antiquité à nos jours, souligne la finesse du vocabulaire sémiologique psychiatrique qui impose, outre classification, concision et précision. Enfin, il fait le point sur les évolutions de la nosologie psychanalytique tant dans ses dimensions psychiques que psychosomatiques et de ses propositions lors d´investigations cliniques.

    Gérard Pirlot est professeur de psychopathologie psychanalytique à l´université de Toulouse, psychanalyste, membre de la Société Psychanalytique de Paris, ancien psychiatre des Hôpitaux, et directeur du Laboratoire Cliniques Psychopathologique et Interculturelle (LCPI, Toulouse II, EA 4591).

  • La métaphysique

    Lefranc

    Parménide, Platon, Aristote, Descartes, Leibniz, Kant, Hegel, Schopenhauer, Nietzsche, Heidegger : c'est en se référant en particulier à ces auteurs que sont étudiées les problématiques essentielles de la métaphysique.La métaphysique n'est-elle qu'un abus de langage ? Peut-elle prétendre à une science supérieure, fondatrice des autres sciences ? Peut-elle parvenir à se critiquer elle-même ? À se dépasser elle-même ? Il semble bien que l'interrogation métaphysique reste sous-jacente à notre modernité.Dans cet ouvrage, plus particulièrement destiné aux étudiants en philosophie des 1er et 2e cycles universitaires et des classes préparatoires aux Grandes Écoles, les notions fondamentales (être, idée, substance, sujet ...) et les grandes positions doctrinales sont caractérisées dans leur origine et leur évolution.Jean Lefranc est maître de conférences honoraire à l'université de Paris-Sorbonne, dont il fut à la tête, pendant plusieurs années, de l'unité d'enseignement et de recherche de philosophie. Il a publié récemment L'esprit des Lumières et leur destin (A. Colin, 1997), La philosophie en France au XIXe siècle (PUF, 1998) et dirigé un important Cahier de l'Herne sur Schopenhauer (1997).
    La métaphysique comme langage : Qu'est-ce que la métaphysique ? Critique de la langue du métaphysicien. Des mots premiers d'abord grecs. La métaphysique comme science fondatrice : L'énigme de l'être et du mouvement. Être et paraître : l'idée. Être et devenir : la substance. Être et penser : le sujet. La métaphysique comme interrogation fondamentale sur elle-même : La métaphysique de la métaphysique. Métaphysique et objectivité : l'idéalisme transcendantal. Métaphysique et historicité : le système dialectique. Métaphysique et critique de la subjectivité : le « dépassement » de la métaphysique. La métaphysique comme généalogie de la modernité.

  • Schopenhauer est le plus méconnu des grands philosophes du XIXe siècle. L'influence de son pessimisme a été considérable chez les philosophes (Nietzsche), les musiciens (Wagner), les artistes, les écrivains russes (Tolstoï), allemands (Mann), anglais (Conrad), français (Maupassant, Mallarmé, Proust...) Pourtant, la portée de son oeuvre, malgré ou à cause de ses qualités littéraires, à très souvent été appréciée à contre-sens. On a vu en lui un romantique, un irrationaliste, un contempteur des sciences, un moraliste pénétrant mais amer, misogyne et réactionnaire, et, de plus, peu conséquent avec lui-même. Les wagnériens en ont fait le prophète d'une religion de la musique et de l'art total. Plus récemment, il est devenu un précurseur de l'existentialisme ou d'une philosophie de l'absurde.Le présent ouvrage entend rectifier cette image. Schopenhauer, successeur authentique de Kant, prolonge la critique de la raison par elle-même et en tire toutes les conséquences. Sa métaphysique de la volonté correspond bien à la physique des forces contemporaine et ne se confond ni avec une philosophie de la décadence ni avec une exaltation mystique. Son pessimisme, ni psychologique ni historique, mais métaphysique, reste une instance critique radicale. Son renversement des philosophies de la conscience ouvrant sur Freud, comme confrontation de la tradition biblique occidentale et de la pensée religieuse de l'Inde se sont avérés riches de prolongements.

    Jean LEFRANC, agrégé de philosophie, est maître de conférences honoraire à l'université de Paris-Sorbonne dont il a dirigé plusieurs années l'UFR de philosophie. Il a publié sur la philosophie française du XVIIIe et XIXe siècle, sur Kant, Schopenhauer, Nietzche, Freud. Un philosophe inactuel. Critique du théisme occidental. La résolution métaphysique de la crise kantienne. La métaphysique à la rencontre des sciences. La destinée du sujet humain. Le déchiffrement du monde.

  • Cet ouvrage part de la pratique des dictionnaires, de certains concepts de la sémantique structurale et de ce que la rhétorique appelle " figures de style " ou " tropes " pour élaborer une théorie de la description du sens des lexèmes qui soit à la fois cohérente et efficace et qui explique notamment comment le signifié d'une unité significative donnée peut présenter, en énoncé, des effets de sens différents et même des significations différentes. Ne se limitant pas à la signification des unités lexicales, il envisage les particularités sémantiques de trois grandes classes de morphèmes, le verbe, le nom et l'adjectif, et précise comment les principales fonctions syntaxiques contribuent à la signification de l'énoncé. Il montre enfin que cette signification de l'énoncé est plus que la simple somme des significations des morphèmes qui le constituent et correspond à une structuration précise et spécifique de l'information. S'adressant avant tout aux étudiants en lettres modernes, en sciences du langage et en langues vivantes, qui doivent analyser le vocabulaire de la langue sur laquelle ils travaillent et auxquels il est souvent demandé de définir le sens des mots d'un texte, il explicite également tous les concepts sémantiques et lexicologiques qu'il utilise. Il propose une synthèse la plus complète possible en sémantique proprement linguistique et avant tout descriptive.

  • L'histoire des femmes suscite depuis quelques décennies l'intérêt des chercheurs et la curiosité du public. Portée par l'élan des années 1970, prolongée ensuite par des travaux plus méthodiques, c'est désormais un champ de recherche reconnu et prometteur.L'étude des femmes dans l'Antiquité classique présente des contraintes particulières : la modestie des témoignages et l'origine essentiellement masculine des sources disponibles sont des obstacles à surmonter.Cet ouvrage propose d'offrir des éclaircissements sur quelques questions majeures. Quelles sont les normes et les pratiques d'intégration des filles dans les cités ? Quels sont les attendus et les implications concrètes d'un mariage en termes de rapports conjugaux ou de sexualité ? Dans quels domaines les femmes exercent-elles leurs activités laborieuses ? Comment définir leurs relations à la vie publique, politique ou religieuse ?Autant de thèmes abordés dans ce livre qui met l'accent sur les distinctions sociales et juridiques, sur les disparités régionales et s'appuie sur une bibliographie française et anglo-saxonne récente.Nadine BERNARD est maître de conférences à l'Université de Rouen. Elle est l'auteur de À l'épreuve de la guerre. Guerre et société dans le monde grec, Seli Arslan, 2000.
    La femme dans l'histoire. Women's Studies, Gender History : de nouvelles perspectives. L'histoire des femmes en France. Les sources : faits, fiction et fantaisie. Les sources littéraires. Les sources épigraphiques. Les sources iconographiques. La quête du sujet. Les filles : reconnaissance et intégration. La question de l'exposition. La reconnaissance des filles. Les jeux de l'enfance. L'éducation féminine. Les rituels de sortie de l'enfance. Les services religieux des filles. Les filles, un luxe inutile. Les liens du mariage. Préludes d'une union. Aspects juridiques et rituels du mariage. Les obligations des époux. L'horizon domestique. Les relations conjugales. L'usage des corps. La procréation. Devenir mère. Au service des plaisirs. Le travail au féminin. La distribution des tâches : idéal et réalité. Les travaux et les soins de l'intérieur. Les autres formes du travail féminin. Capacités et initiatives économiques. Droit de cité et rôles publics. Femmes et citoyenneté. L'intervention des femmes dans la vie religieuse. Les limites de la participation. La place des femmes dans les célébrations communes. Conclusion.

  • Cet ouvrage offre un panorama complet de l'histoire allemande depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il retrace les destins parallèles de la RFA et de la RDA jusqu'à la réunification et présente les racines et lignes de conduite qui font aujourd´hui de l´Allemagne la puissance majeure de l'Union européenne.
    Cette étude comparative des deux régimes, de part et d´autre du Mur, est inédite. L'auteur prend soigneusement en compte les dernières recherches des historiens allemands, tout en apportant un éclairage original.

  • Pourquoi revenir à Kierkegaard ? Dans le contexte présent de désarroi de la pensée, sa philosophie, naguère rangée au rayon d'un existentialisme ou d'un pré-existentialisme dont les pensées de transformation du monde auraient eu raison, a retrouvé une franche actualité - que signe l'inscription de Kierkegaard dans la liste des auteurs susceptibles d'être étudiés dans les classes de terminale. Beaucoup moins diluée et « littéraire » qu'on s'est plu à le croire, sa pensée demande désormais tant un effort d'exégèse qu'une approche résolument orientée par un souci de confrontation au contemporain. C'est à cette double exigence que répond le présent ouvrage. Au fil d'un parcours herméneutique de haute tenue, France Farago montre combien Kierkegaard, philosophe de la genèse de soi, sait retrouver la valeur de l'intériorité et de la subjectivité vivante. Déjouant l'abstraction de la rationalité moderne qui stérilise notre rapport au monde, cet exégète parmi les plus éclairants du christianisme réactualise le message existentiel de la tradition spirituelle occidentale et répond à notre angoisse d'hommes tardifs écartelés entre la déconstruction des modèles et la volonté de réédification. Ce livre, accessible à ceux qui s'initient à la philosophie comme aux littéraires, s'adresse aux étudiants et aux enseignants du secondaire soucieux de faire connaître Kierkegaard à leurs élèves ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent de près à cet auteur ou réfléchissent en général sur les réponses à apporter au malaise contemporain de la pensée.France Farago, agrégée de philosophie, enseigne en classes préparatoires aux ENS au Lycée Chaptal à Paris.

  • Comment se repérer dans le foisonnement des diverses psychothérapies ? Comment comprendre la relation  thérapeute/ patient ? Qu'est-ce qui provoque des changements chez le patient et pourquoi ? Qu'est-ce qui permet de comprendre, qu'est-ce qui permet de soigner ? Conçu dans un esprit pragmatique, ce manuel  met le lecteur à même d'opérer des comparaisons pertinentes et de cibler la réponse thérapeutique la plus adéquate, efficace et humaine. La 2e édition s'enrichit d'un chapitre consacré aux psychothérapies à l'adolescence.

    Marie Rose Moro est psychiatre pour enfants et adolescents, psychanalyste et professeur à l´université Paris-Descartes. Chef de service à la Maison des adolescents de Cochin (Maison de Solenn, Paris) et à l´hôpital Avicenne (Bobigny).  Christian Lachal est chargé de cours à l´université Paris 13, pédopsychiatre, psychanalyste et psychothérapeute à Clermont-Ferrand.

    Avec la participation de Thierry Baubet, Benoît Dutray, Antoine Perier.

  • Une introduction à la vie politique américaine et aux systèmes des partis. Après avoir tracé les grandes lignes historiques, l´auteur montre que les partis américains ne sont jamais que des combinaisons toujours bien imparfaites entre plusieurs individus qui aspirent aux postes électoraux. L'auteur souligne le poids de la société civile et propose de l´étudier comme une source de renouvellement, et non un obstacle, pour la vie démocratique. Il effectue un zoom sur le cas Obama et la rupture introduite par la campagne de 2008.

    Professeur des universités, Pierre Sicard est notamment co-auteur de Regards sur l´Amérique, histoire documentaire des États-Unis, Armand Colin, 2011. Il a également publié une Chronologie des États-Unis, Seuil, 2011.

  • Moeurs et rites propres aux sociétés traditionnelles sont évoqués sous l'angle d'une réflexion qui s'appuie sur les études classiques de Morgan, Rivers, Malinowski, Evans-Pritchard et Lévi-Strauss et sur les travaux plus récents de Meillassoux, Godelier, Leach, Spiro, Héritier, Bourdieu, Testart. Cette étude met également l'accent sur les débats et discussions qui ont marqué la discipline.

  • Entre l´Antiquité romaine et l´époque moderne, les siècles qui virent se développer l´islamisation, le califat fatimide et les empires berbères sont mal connus. Cette synthèse inédite offre un outil complet et pédagogique pour découvrir le Maghreb médiéval : des présentations événementielles, des textes et des documents iconographiques traitent tous les aspects, politiques, économiques, sociétaux et culturels de ces régions. Une chronologie, une liste des principaux auteurs médiévaux et une bibliographie complètent l'ensemble.

    Philippe Sénac est Professeur à l´université de Paris IV-Sorbonne.
    Patrice Cressier est chargé de recherche au CNRS (CIHAM-UMR 5648, Lyon).

  • Les courants de pensée, les méthodes, les principales subdivisions de la sociologie sont présentés ici de manière claire et synthétique. L'éclairage adopté (vocabulaire, outils d'analyse, domaines de recherche) permet de faire le point (enjeux, bilan, controverses) sur quelques grands « problèmes » : crise de l'institution familiale, démocratisation de l'enseignement, évolution des modes de vie, précarisation des emplois, nature et fonctionnement de la bureaucratie.

    Cet ouvrage représente une grille de lecture et un instrument de travail particulièrement adaptés aux besoins des étudiants, mais intéressera également tous ceux qui s'interrogent sur les processus de socialisation.



    « Ce petit livre présente, d'une façon agréable mais condensée, l'essentiel des acquis de la sociologie contemporaine. Une synthèse commode et facile à lire. » « Cet essai est un coup de maître. Difficile de donner en aussi peu de pages un aperçu si pertinent des différents aspects de la discipline. Beaucoup d'exemples, et une exposition nerveuse et stimulante. » (Alternatives économiques)

  • Cet ouvrage est un recueil de tableaux de conjugaison, à la manière du Bescherelle du français moderne qui permet d'identifier une forme verbale rapidement et précisément. Les étudiants et les candidats aux concours pourront mieux appréhender les spécificités du verbe en ancien et moyen français et faire face à la grande variété formelle et régionale du français médiéval. Sans oublier  les enseignants chercheurs qui disposeront enfin d´un ouvrage-repère facile d´emploi, véritable aide-mémoire.

    Nathalie Bragantini-Maillard enseigne la linguistique médiévale à l´université Paris-est Créteil.
    Corinne Denoyelle est professeur au département des Études françaises à l´université de Toronto.

  • L'ouvrage fait le lien entre la géographie de la France et l'histoire de la nation. L'accent est mis sur le rôle fondamental de l'État dans l'émergence de la réalité culturelle française. Des traits communs unissent les français et leur territoire : les diversités régionales se maintiennent ; elles sont fondées sur les contrastes environnementaux. L'ouvrage traite l'ensemble des champs de la géographie : démographie, aménagement, réseaux de villes, voies de communication, répartition des productions, espace vécu, place de la France dans l'UE et dans le monde.

  • Qu'est-ce qu'une autobiographie ? Le récit qu'une personne réelle fait de sa propre vie, quand elle s'engage à dire la vérité. En quoi est-ce différent, en quoi est-ce semblable à un roman, à un journal, à une biographie ? Ce livre débrouille ces questions fondamentales à partir d'exemples pris dans la littérature française, depuis le texte fondateur des Confessions de Jean-Jacques Rousseau.



    Il part donc d'une définition, qui permettra ensuite de proposer une liste de textes et de réfléchir aux marges du genre. Il montre la tradition philosophique (examen de soi), religieuse (confession) et sociale (mémoires) dans laquelle est apparue cette littérature de l'individu. Il examine enfin pourquoi et comment s'exposer à autrui fait problème : l'autobiographie est perpétuellement en procès. Est-il bien, est-il mal, est-il même possible de raconter sa vie ? La seconde partie de l'ouvrage est documentaire. Elle donne des instruments de travail pour étendre ses lectures et prolonger ses réflexions : un répertoire de 175 auteurs, une bibliographie thématique classée, une anthologie de "pactes autobiographiques" (préambules des auteurs eux-mêmes expliquant et justifiant leur projet) et de textes critiques situant en particulier l'autobiographie par rapport à la psychanalyse.

  • Qu'est-ce qu'une ville ? Comment définir la ville aujourd'hui ? Telle est l'ambition de cet ouvrage de synthèse, qui vient déconstruire un certain nombre d'idées reçus sur le fait urbain. Les modèles scientifiques de ville couramment utilisés et enseignés sont en effet très déterminés par une représentation purement européenne de la ville, et souvent mythique. Cette ville-là doit être confrontée à des réalités non européennes qui permettent une analyse critique des termes et des méthodes les plus utilisés en géographie urbaine. La démonstration, fondée sur des travaux théoriques antérieurs (école de Chicago, travaux de Jacques Lévy, etc.) et sur l´idée qu´il est nécessaire de comparer pour conceptualiser (en convoquant l'anthropologie et l'histoire), permet à l´auteur de proposer aux étudiants une pratique de l´analyse critique des notions communément utilisées. Cette approche s´impose dès lors que la question urbaine sort du cadre exclusivement européen et s´intéresse à sa dimension mondiale. Elle permet tout à la fois une réflexion originale sur la ville, sur la construction des concepts en géographie et des modèles scientifiques en sciences humaines, sur la mondialisation culturelle à travers l'étude du fait urbain.

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