Ateliers Henry Dougier

  • Racines choisies, les paysans résistent ! Bien sûr, il y eut le Larzac. Pour un José Bové, combien de fermes abandonnées et combien de paysans résistants ? L'Aveyron de Raymond Lacombe ou de la Confédération paysanne demeure un laboratoire de toutes les luttes agricoles. En dix ans, le département a perdu des milliers d'exploitations agricoles. S'il reste agricole et rural, la barre symbolique des 10 000 fermes a silencieusement été franchie en 2008. Le spectre du " désert vert " hante les esprits. Une centaine d'agriculteurs, jeunes ou pas, s'installent pourtant en moyenne chaque année sur les anciennes terres du Rouergue. Des milliers à l'échelle de tous les vieux " pays " de France. Là comme ailleurs, le métier se féminise. Fermières néo-rurales ou éleveurs " purs porcs ", tou(te)s ont choisi de vivre et travailler ici. Ne gardent pas les deux pieds dans le même sabot. Coopératives, circuits courts, produits bio ou gîtes ruraux : il faut se multiplier pour faire souche. Les racines d'aujourd'hui sont choisies, pas subies. Condamnées à la disparition, les vaches de race Aubrac sont devenues l'âme d'un futur parc naturel régional. Personne n'aurait l'idée de les enfermer par milliers dans quelques " fermes usines " incongrues dans ce paysage. Aubrac, Larzac, même combat ! Restera-t-il des paysans à l'heure de la mondialisation ? Dans un livre prophétique qui vantait la modernisation des campagnes, le sociologue Henri Mendras diagnostiquait en 1967 la fin d'une civilisation millénaire. Les tracteurs, les engrais de synthèse ou les OGM n'ont pas eu raison des résistances, intérieures comme extérieures. Désormais, ce sont les consommateurs qui ont faim de paysans. Nous sommes leurs meilleurs alliés.

  • Guidés par une même passion, deux cinéphiles - Agnès Salson, étudiante en exploitation à La Fémis, et Mikael Arnal, réalisateur - se lancent pendant une année dans une aventure inédite : partir à la découverte d'une centaine de salles de cinéma indépendantes en France et rassembler sur une plateforme en ligne les initiatives innovantes qu'ils rencontrent sur la route. Leur objectif ? Exposer la vivacité de ce parc de salles unique au monde et dresser un portrait de l'exploitation cinématographique française à l'ère de la société numérique. De territoire en territoire et au fil des rencontres, une esquisse de la salle de demain prend forme : locale et globale, conviviale et connectée, toujours en réinvention.

    Le livre retrace chaque étape du voyage, les rencontres, les réflexions mais aussi les rêveries de ces deux voyageurs, de la genèse du projet à la fin du grand tour. Forts de cette expérience, ils proposent une boîte à idées thématique : Comment s'approprier les nouvelles technologies pour réinventer l'expérience de la salle ? Quels nouveaux espaces créer au sein d'un cinéma ? Quelle place pour les contenus alternatifs ? Quelles actions concrètes pour impliquer le public adolescent ? De l'organisation de rencontres d'équipes de films via Skype à la vente de tickets solidaires, en passant par la diffusion de séries télévisées en salle ou encore la création d'espaces de jeux pour les enfants et de soirées pop-corn, la salle de cinéma a de beaux jours devant elle.

  • Voil une vingtaine d'annes, une ide folle a surgi chez quelques Rochefortais et Parisiens : donner la ville de Rochefort un bateau, qu'ils vont reconstruire l'identique. Mais pas n'importe quel navire. C'est une frgate de la fin du xviiie sicle qui les intresse. L'Hermione, la Formule 1 des mers , fabuleux vaisseau de guerre ultra-performant notamment dans ses records de vitesse, jamais atteints l'poque, dans aucune autre flotte mondiale. L'Hermione est aussi une figure dans l'histoire de France, puisque c'est elle qui, en 1780, transporta le marquis de La Fayette depuis Rochefort jusqu'aux ctes amricaines, o le Franais venait prter main-forte aux insurgs amricains en lutte pour leur indpendance. Pareil pedigree mritait une renaissance. C'est chose faite, grce l'obstination d'une poigne de gens absolument dsintresss, bnvoles pour la plupart, qui vont se consacrer la conception et la fabrication, de la coque au grement, de la poupe la proue, de la cale aux ponts et jusqu' la mture de 17 voiles de cette merveille navale. Une nouvelle Hermione est ne, copie conforme, clone parfait de la frgate d'origine, que la fine quipe s'est aussi vertue faire naviguer. Et accomplir, comme jadis, le voyage de La Fayette, en rejoignant les ctes amricaines. Un dfi russi qui rvle aussi une magnifique aventure humaine.

  • Un chiffre résume la démesure du Off d'Avignon : 1336. Soit le nombre de spectacles présentés chaque jour, pendant trois semaines lors de la dernière édition. Une profusion inouïe qui tient à la nature même de ce festival né voilà cinquante ans du geste de révolte d'un artiste avignonnais, André Benedetto, qui décida de jouer sa propre création en marge du prestigieux festival de Jean Vilar. Beaucoup l'imitèrent, toujours plus nombreux, dans un esprit d'abord libertaire puis en se pliant progressivement aux lois du marché... A Avignon, vient qui veut, vient qui peut, car ce sont les artistes qui paient pour jouer. Comme dans un salon professionnel, le public en plus, Ils cherchent à séduire les programmateurs venus de la France entière et à assurer la diffusion de leur spectacle, voire leur survie. Une chance pour certains, un miroir aux alouettes pour beaucoup, tant la concurrence entre compagnies est devenue féroce et le business omniprésent... Mais comment réformer un festival anarcho-capitaliste que personne ne dirige et dont personne ne contrôle la croissance débridée ? Comment y mettre en oeuvre des politiques culturelles au service des artistes ? Avant de tracer quelques pistes pour sortir de cette jungle, il fallait d'abord raconter la genèse de ce festival né d'une utopie, décrire ses mutations successives, rencontrer ses acteurs et comprendre les logiques qui s'y affrontent. Et pour la toute première fois, un ouvrage retrace cette histoire et tente de saisir le Off dans toute sa complexité. En le considérant non pas comme un appendice du In mais comme un phénomène unique en France.

  • Une chambre d'hôtel sur une cheminée d'usine, des pinsons qui jouent de la guitare électrique, des jardins potagers sur les pelouses, un éléphant mécanique en goguette, des voitures renversées par l'art... Nantes s'est transformée, au fil des ans, en théâtre urbain joyeux et décontracté. A l'origine de cette mutation un chef d'orchestre discret, Jean Blaise, dont le parcours a débuté aux franges de la ville, dans le maquis de friches industrielles, et s'est déployé progressivement sur l'ensemble l'espace public. Aujourd'hui, si Paris s'inspire de Nantes pour sa Nuit Blanche, si Londres vient observer la façon dont s'articule l'urbanisme et la culture sur les bords de la Loire, si la France offre un dragon nantais à la Chine pour fêter l'anniversaire de ses relations diplomatiques, c'est parce que le virus inoculé par cet agitateur impénitent s'est propagé au-delà les rives de la Loire. Ce parcours est illustré par les témoignages de Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, Patrick Bouchain, architecte, François Delarozière, concepteur du Grand Elephant, Christophe Girard, créateur de Nuit Blanche, Thérèse Jolly du Lieu Unique, Pierre Oréfice, directeur des Machines de l'île, Laurent Théry, urbaniste. Avant-propos de Jean-Louis Courcoult, fondateur de la compagnie Royal de Luxe.

  • Comment faire revivre un territoire dévasté par la disparition de l'industrie des mines et de l'extraction du charbon dans le bassin du Pas-de-Calais et y développer un nouveau modèle économique, écologique et social ? C'est le pari audacieux, unique en France, et réussi, du maire écologiste d'une petite commune de 7 000 habitants, Loos-en-Gohelle, nichée au pied des anciens terrils. Cet « écolo » au pays des « gueules noires », Jean-François Caron, mène depuis quinze ans le combat pour une « résilience écologique » et a fait de sa commune l'emblème réalisé de la ville de demain : autonomie énergétique, écrin vert, démocratie présentative, réseaux « intelligents », logements sociaux écoconstruits, laboratoire scientifi que et citoyen... À tel point que l'économiste et sociologue américain Jeremy Rifkin, chantre de la troisième révolution industrielle, a fait de Jean-François Caron un de ses appuis en France afi n de développer ces concepts à plus grande échelle. À travers des rencontres, des récits et des témoignages de personnalités politiques et de chercheurs ayant travaillé avec Jean-François Caron, ce livre raconte les chemins des convictions, les méthodes de travail et les modes opératoires qui mènent à la ville de demain. Une révolution qui se passe aujourd'hui, en France, au moment du grand rendez-vous à Paris pour la COP 21, carrefour mondial pour l'avenir climatique de la planète.

  • Loin du haut niveau, le sport est utilisé comme moyen d'accéder à d'autres savoirs. Il est repensé en tant que tel par des milliers d'associations diverses et de collectivités, notamment auprès des jeunes, à des fins de santé, de mixité, de comportement, d'éducation, d'insertion professionnelle... Cet aspect généreux des liens créés par le sport se heurte à un écheveau administratif français complexe, plutôt tourné et conçu vers un apprentissage technique. Ce but de compétition ne répond plus globalement à la réalité vécue d'une jeunesse confrontée à des difficultés sociales et économiques. Des quartiers de banlieue défavorisés à l'école, le sport est redéfini par des citoyens qui s'en servent comme tremplin vers la « vraie » vie.

  • L'histoire commence il y a dix ans, quand un activiste catalan dérobe 500 000 euros à une quarantaine de banques pour les reverser à des mouvements sociaux. De cette action de désobéissance civile naîtra une des expériences d'autogestion parmi les plus importantes et intrigantes du moment en Europe. Avec 2 000 membres, un budget d'un demi-million d'euros et 70 personnes payées pour construire les bases d'un nouveau monde, la Coopérative intégrale catalane est un mastodonte de l'alternative. Santé, logement, éducation, transport... Les membres multiplient les initiatives concrètes pour établir leur autonomie localement et inventer un autre modèle.

  • « Je n'ai pas de temps à perdre avec un aveugle ! »... Ou comment un coach d'athlétisme aurait pu enterrer à tout jamais les rêves de course du jeune Timothée Adolphe. Dix ans plus tard, le voilà champion d'Europe en titre du 200 mètres et du 400 mètres. Surnommé le Guépard Blanc, ce sprinter longiligne ne s'est pas laissé abattre par les discours sceptiques qui auraient pu lui faire croire que sport et handicap ne faisaient pas bon ménage. Timothée Adolphe a su franchir les obstacles et sprinter vers la réussite. Redwane Telha l'a suivi lors de sa préparation aux Jeux paralympiques de Rio. Portrait d'un champion clairvoyant.

  • Qu'est-ce qui n'a pas déjà été écrit sur le thème de l'emploi ? À problématique majeure, productions prolifiques. Et pourtant, cet ouvrage apporte une nouvelle pierre au débat commun, celle de la réconciliation entre l'analyse et l'action, entre la réflexion macro et les initiatives locales, entre les experts du temps présent et les inventeurs de l'avenir. Écrit en collaboration avec les acteurs du Pacte civique, ce livre assume une ambition forte et nécessaire : poser un diagnostic juste sur le marché de l'emploi français, donner à voir des actions concrètes porteuses de solutions et montrer comment s'invente aujourd'hui un nouveau rapport au travail... pour que demain nous puissions éradiquer ce fléau qu'est le chômage.

  • La France a besoin de relancer son industrie, mais les Français sont réticents : voici un livre qui devrait changer leur vision de l'usine. Joseph Puzo, fils d'ouvriers immigrés d'origine italienne devenu ingénieur, rachète en 1985 l'entreprise de fabrication de câbles dont il était le directeur, et l'emmène vers des sommets de technologie. Sa société Axon' produit aujourd'hui des câbles qui équipent les satellites européens, l'accélérateur de particules du CERN ou encore le coeur artificiel Carmat. Son entreprise, une "multinationale de poche", emploie 1 800 personnes, dont la moitié en France. Elle fait partie de ces entreprises de taille intermédiaire (ETI) innovantes et exportatrices qui représentent pour notre pays d'énormes opportunités de développement économique et de création d'emplois. En suivant Joseph Puzo dans ses aventures, le lecteur découvre qu'il est possible de réinventer l'industrie pour en faire quelque chose à la fois de très excitant et de très humain : des entreprises efficaces et conquérantes, mais aussi des entreprises à vivre.

  • Régulièrement mais sans tendresse, les regards de l'opinion se tournent vers la Seine-Saint-Denis. À la faveur d'un fait divers ou de l'annonce d'un nouveau plan pour l'emploi, les caméras se ruent sur le territoire pour s'en aller quelques instants après, en un mouvement pendulaire quasi frénétique. Un temps de l'information qui ne se donne pas le temps de voir ces femmes et ces hommes, nombreux, qui vivent et réussissent dans le 93. Ils s'appellent François, Youness, Laurence, Ahmed, Sarah... Ils sont restaurateur, promoteur, producteur ou développeur. Et ils ont choisi la Seine-Saint-Denis pour s'épanouir, créer de l'emploi et de la valeur. À travers les étapes clés de leur parcours d'entrepreneur, ce livre montre la force et la détermination communes à chacune de ces personnalités exemplaires. Cette série de cinq portraits montre aussi à ceux qui s'intéressent au développement territorial la vitalité, les ressources et le dynamisme d'un département au fort potentiel. L'autre visage d'un territoire attachant qui, par-delà les indicateurs sociaux, constitue évidemment un formidable réservoir de talents pour la France d'aujourd'hui et de demain.

  • Laboratoire de l'économie de demain, l'entrepreneuriat social séduit de plus en plus les jeunes générations. Mais sait-on vraiment ce qu'est une entreprise sociale ? Faut-il suivre une formation spécifique pour se lancer ? Quels sont les parcours et les activités de ceux qui tentent leur chance ? C'est à toutes ces questions que ce livre tente de répondre, en s'appuyant sur la réalité de terrain et l'expérience accumulée depuis plus de dix ans au sein de la chaire Entrepreneuriat social de l'ESSEC. Des témoignages qui ne doivent pas occulter le débat de fond qui traverse les acteurs et les observateurs du secteur : de quelles transformations l'entrepreneuriat social est-il le vecteur ? Et a-t-il vocation à révolutionner le modèle économique dominant ? Témoignages, conseils, analyses d'experts, d'enseignants, de chercheurs et d'entrepreneurs sociaux jalonnent ce livre, permettant de mieux saisir les contours de cette démarche et les interrogations qu'elle suscite.

  • Bâtir plutôt que bétonner; partager plutôt que s'isoler; imaginer plutôt que stagner. Mais aussi économiser, recycler, débattre, entreprendre autrement, co-construire... Sur la rive droite de la Garonne, sur 11 hectares de l'ancienne caserne militaire Niel, la ville se réveille, depuis 2008, en lieu et place d'anciennes friches. Face à "Bordeaux la sage et conservatrice", une poignée de pirates urbains a pris d'assaut un site quasi en ruine pour en faire le laboratoire d'une cité écolo, vivante, imaginative. Philippe Barre, enfant du pays, fils héritier de grands entrepreneurs de la région, a placé toute sa fortune dans la construction de l'éco-système Darwin. Aujourd'hui l'aventure est collective, partagée, foisonnante. Avec un budget de départ de près de 1,3 millions d'euros, dont seulement 5 % d'aides publiques, le lieu est désormais en mouvement, grignotant peu à peu des terrains abandonnés voués aux promoteurs, et y dessine quotidiennement et patiemment un nouveau genre d'espace urbain. Ici, on trouve des entrepreneurs sociaux ou "verts", 190 sociétés s'y sont installées pour un total de 500 personnes travaillant sur le site, mais aussi le plus grand restaurant bio de France, un "Magasin général" 100 % bio, des salles de conférences, de concerts, d'expositions ou de débats. Et puis d'immenses espaces de co-working, des associations hébergées gratuitement, un skate-park gigantesque... Et demain, une auberge de jeunesse, un campus de 1000 étudiants en numérique, art et marketing, des logements partagés, le bric-à-brac d'Emmaüs, une ferme urbaine. A Darwin, l'électricité est d'origine 100 % renouvelable et 80 % des déchets sont recyclés. Derrière l'attitude cool ou "bobo", l'objectif affiché est d'y "construire une autre ville, plus inclusive". Grâce à des récits sur la vie à Darwin, à des rencontres avec celles et ceux qui ont imaginé et construit ce lieu, et avec tous ceux qui y travaillent ou simplement y passent au quotidien, ce livre raconte la longue aventure d'entrepreneurs qui veulent réinventer le travail au coeur de nouveaux espaces urbains. Sous le sceau de la transition écologique et sociale pour y édifier un autre modèle de la ville de demain.

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