Bayard Culture

  • Comment vivre demain, en solidarité avec les humains et la nature ? Comment fair « monde commun » ? Face à cette situation inédite : le réchauffement climatique, la détérioration de la biodiversité et les difficultés qui se profilent pour notre planète, la grande navigatrice Isabelle Autissier, présidente du WWF, (Fond mondial pour la nature) engage un dialogue-réflexion avec Francis Vallat, président de SOS Méditerranée, qui a une vision autre et complémentaire de la sienne. Ils proposent ensemble de réfléchir aux fragilités, aux beautés et aux complexités de la nature, pour mieux la préserver. Ils évoquent bien sûr la mer, qu'ils connaissent bien tous les deux. La mer prend une large place dans cette discussion, comme figure de la mondialisation, témoin du changement de climat, cimetière de réfugiés, mais aussi domaine d'avenir. La mer, miroir de notre société, en porte tous les maux, toutes les tares, et tous les possibles, tous les espoirs.
    Un livre dense, singulier, engagé et agréable à lire, qui transmet une conviction : chacun peut jouer un rôle face aux tempêtes qui s'annoncent et le combat pour la défense de la nature et de l'environnement correspond au plus beau rêve que l'humanité puisse et doive aujourd'hui porter.

  • Comment penser la frontie re ? Franchir les frontie res pour e chapper a la mise re et a la guerre ; e tablir des frontie res pour dessiner les contours de l'E tat-nation ; fermer les frontie res pour se prote ger d'envahisseurs ; re ver sur la frontie re, a un monde plus ouvert de libre circulation... En ce de but de XXIe sie cle, jamais la frontie re n'a e te a ce point un lieu de controverse, d'espoir, de critiques. Une ligne qu'il faut atteindre, renforcer ou de truire.
    Le philosophe et l'historien peuvent nous aider a appre hender cette re alite complexe et contradictoire: un débat qui fait histoire entre Re gis Debray et Benjamin Stora.

  • Ce texte est un débat entre deux historiens du 20e siècle qui interrogent les croisements et les décroisements des mémoires liées à l'immigration et à la colonisation. Une thématique qui ne cesse d'être d'actualité. En évaluant l'impact de l'approche postcoloniale sur les questions migratoires, il s'agit de questionner la place de la mémoire de la colonisation, et de la guerre d'Algérie en particulier, dans l'histoire générale de l'immigration en France.
    En quoi ces mémoires traduisent elles les fractures et les impensés de la société française ? Une rencontre entre le penseur des "Lieux de mémoire" et l'historien spécialiste de la mémoire liée à la guerre d'Algérie.
    Pierre Nora, historien, membre de l'Académie française
    Benjamin Stora, historien. Auteur récemment chez Bayard de Retours d'histoire

  • Aujourd'hui, le climat social, marqué par l'inquiétude, les violences, le sentiment de perte de liberté, marque tous les Français. Ce court ouvrage interroge : qu'aurait dit Martin Luther King, lui qui a oeuvré, par la non-violence, à conquérir les droits civiques du peuple noir, victime de ségrégation, de violence, de dévalorisation ? On ne sait pas bien sûr, ce qu'il aurait dit, mais son époque résonne par bien des aspects avec ce que nous connaissons aujourd'hui, et ses mots, écrits lors de rencontres, de manifestations, éclairent d'une lumière étonnante et salutaire, les réalités que nous vivons. MLK en appelle à la défense des dignités et des droits, sans concession, mais sans non plus se départir d'une volonté que les peuples restent unis et avancent ensemble. Un petit ouvrage qui touche, impressionne et "réchauffe" !

  • La liste de ces figures de communautés nouvelles dont on découvre aujourd'hui qu'ils ont commis des abus spirituels, parfois sexuels, ne semble pouvoir s'arrêter. Comment ces hommes (et ces femmes) si brillants, si lumineux, ont-ils pu laisser la place à une part si sombre ? comment ces communautés qui ont porté tant de fruits dans le sillage du « nouveau printemps » chrétien peuvent-elles révéler aujourd'hui des fondations si fragiles ? C'est impensable et incompréhensible, et pourtant il faut bien reconnaître que coexistent ces réalités.
    Céline Hoyeau, journaliste à "La Croix", et catholique qui a elle-même vécu son engagement dans ces communautés nouvelles ne cesse de se heurter à cette incompréhension. Sans verser dans une moralisation du problème, ni le règlement de compte, elle mène une enquête patiente, précise et éclairante. Pour comprendre comment de si grands charismes ont suscité tant de vocation et de souffrances en même temps, elle a choisi de reconstituer la trame historique, rassemblant de très nombreux témoignages et l'éclairage de spécialistes. Au terme de ce travail, elle dégage des pistes de réflexions nouvelles. Un travail salvateur qui redonne la parole aux victimes tenues au silence.

  • Qu'est-ce que l'écologie intégrale ? Qui sont les collapsologues ? Quels sont les défis de la permaculture ? Comment la ville peut-elle devenir écologique ? Éric de Kermel, écrivain, directeur de Terre sauvage, très impliqué dans les combats écologiques, nous livre ici les repères essentiels pour comprendre l'écologie d'aujourd'hui.
    La lucidité écologique, défendue aujourd'hui par un certain nombre de théoriciens de l'effondrement, doit être portée par l'élan de la joie : ce n'est pas un combat triste. Bien au contraire, dans le sillage de Laudato si' et de l'écologie intégrale, le cri de la terre se fait entendre en interrogeant le lien entre les hommes et le souci de soi. Cultiver ces différents liens est source de joie, de créativité. Il est possible de voir dans l'effondrement une chance de recommencement, pour chacun de nous. C'est cette piste que l'ouvrage explore au fil des entrées.

  • De but 2019, le climat est lourd dans les milieux catholiques. Les re ve lations et les scandales se succe dent : l'effondrement menace... Comme pour l'effondrement écologique, faut-il choisir entre une résignation sourde (un climato-scepticisme) ou bien des solutions personnelles isolées (un néo-survivalisme) ? Isabelle de Gaulmyn explore une troisième voie, celle de la "transition catholique", c'est-à-dire celle d'un christianisme de liberté, construit avec des chrétiens à l'action inspirante. Elle est partie à la rencontre de personnalités comme Anne Lécu, dominicaine, médecin en prison, auteur de nombreux ouvrages, comme François Sureau, avocat et écrivain, Gilles Rebèche, diacre dans le Var et écrivain, ou encore Vincent de Conninck qui travaillait pour le Secours catholique dans la Jungle de Calais, etc. De l'Ardèche à Lille, en passant par Lyon ou Le Mans, la liberte de dire les choses prend le pas sur tout. Les propos sont décapants. Après son « Histoire d'un silence », la journaliste engagée nous offre ici un hymne à la parole libre et inspirante. Ce voyage peut répondre à la question : comment va-t-on s'y prendre pour réinventer une vie chrétienne ? Car penser l'effondrement, c'est aussi penser un recommencement.

  • Dans ce témoignage exceptionnel, Michael Lonsdale revient sur son parcours personnel et évoque avec sensibilité, respect, admiration les grandes personnalités qui l'ont marqué à jamais. Il revoit sa vie de comédien ayant joué avec les plus grands metteurs en scène et réalisateurs et aussi sa vie d'homme ayant vécu seul avec sa mère jusqu'à ses derniers instants. Ils s'appellent Laurent Terzieff, Marguerite Duras, Jean Tardieu, Luis Bunuel, Georges Pérec, Aimé Césaire, tous ont eu une influence immense sur le cours de sa vie. Ce témoignage unique, où le grand comédien parle comme il ne l'a jamais fait de ces rencontres qui ont éclairé sa vie est illustré de ses propres peintures, elles aussi inédites.
    L'auteur : Michaël Lonsdale est comédien. Il a joué avec les plus grands metteurs en scène et cinéastes. Il a remporté un César pour son interprétation de frère Luc dans le film de Xavier Beauvois Des hommes et des dieux. Il est l'une des voix chrétiennes appréciées du grand public.

  • Lucetta Scaraffia a créé en 2012 l'unique journal féminin du Vatican, le mensuel "Les femmes, l'Église, le monde", supplément de l'Osservatore Romano. Elle en a démissionné avec son équipe sept ans plus tard, et s'en est expliquée dans une lettre adressée au pape François, dénonçant l'emprise masculine sur le travail de son équipe. Dans ce nouveau livre, elle raconte l'aventure de ce mensuel et elle élargit son propos en dénonçant la situation des femmes au Vatican, (les religieuses notamment dont certaines ont été abusées, sexuellement, spirituellement et moralement) où tout est organisé pour que les femmes aient accès au "moins" : moins de formation, moins d'écoute, moins de responsabilités... Elle s'interroge sur les raisons de cette déviance du christianisme, (puisque Jésus avait une grande considération pour les femmes, qu'il avait choisies comme premiers témoins de la résurrection). Cette féministe modérée, prône une "réconciliation", et montre que la nécessaire réforme de l'Église passera par une plus grande place des femmes. Un essai très accessible, engagé, profond.

  • « Un jour, on se souviendra avec honte qu'en France, au début du XXIe siècle, une démocratie, son État, ses gouvernants et ses juges, ont criminalisé ce geste élémentaire d'humanité : la solidarité. Et qu'ils l'ont fait alors que notre continent, face à un défi humanitaire sans précédent depuis les catastrophes européennes du siècle passé, avait rendez-vous avec son âme... »
    Ce court texte sincère et brûlant est un véritable « J'accuse » contemporain qui dénonce l'injustice de criminaliser celles et ceux qui se portent au secours des migrants partout en Europe. Rédigé dans l'urgence, diffusé dans une première version sur le Net, il a rencontré un très grand intérêt dans toute l'Europe.
    Edwy Plenel a voulu proposer un petit livre accessible au plus grand nombre, très argumenté et précis, pour réveiller les consciences endormies et ou hypocrites de notre continent. Ils rappellent les valeurs républicaines et européennes de la solidarité du « vivre ensemble », d'une « même exigence d'humanisme » toutes trahies par les agissements des politiques.
    Criminaliser le « secours à autrui », comme dans le cas de Cédric Herrou, c'est s'opposer aux « droits imprescriptibles et naturels de l'Homme » (Déclaration des droits de l'Homme.)
    Notre devoir est de « jeter des ponts » et d'accueillir l'autre homme, si nous ne voulons pas perdre notre âme et notre histoire.

  • La star de la littérature jeunesse, Susie Morgenstern, poursuit dans ce deuxième livre « pour adultes » son récit de sa vie amoureuse.
    À plus de 70 ans, après avoir vécu trente années dans le souvenir de son premier mari, le mathématicien Jacques Morgenstern, elle rencontre, par internet, Georges, plus âgé, veuf lui aussi, et suisse. Une rencontre détonante, racontée avec un humour irrésistible, qui avec légèreté et finesse, ouvre à toutes les questions graves : le bouleversement dans la famille, l'accompagnement de la maladie, les difficultés d'adaptation... et qui met l'accent sur l'élan de vie retrouvé, la joie, la sexualité, l'entente profonde... Un formidable témoignage sur l'amour des séniors.

  • Alexandra David-Neel (1868-1969) est présentée comme une figure spirituelle majeure du XXe siècle. Ses longs voyages en Inde et en Asie, sa connaissance du bouddhisme et des coutumes tibétaines, son intérêt pour les philosophies orientales laissent penser que cette femme de lettres s'est engagée dans une quête mystique et a fini par adopter les croyances de l'Extrême-Orient. Une lecture attentive de ses écrits montre qu'Alexandra David-Neel était au contraire une matérialiste convaincue, hostile à toute forme de religion. Ce livre, fondé sur des textes connus, oubliés et inédits, retrace l'itinéraire de cette femme hors du commun. Il montre la manière dont la jeune artiste lyrique Louise David, catholique convertie au protestantisme, à l'ésotérisme fin-de-siècle, puis au nihilisme et à l'anarchisme, s'est inventé un programme de vie hétéroclite qu'elle nomma « modernisme bouddhiste » et qui lui inspira un personnage devenu mythique : Alexandra David-Neel, journaliste-orientaliste, « lampe de sagesse », « femme aux semelles de vent ».

  • Quand le poids de la maladie vient peser sur un de ses membres, c'est tout le complexe et fragile édifice familial qui en est ébranlé et qui, suspendu à un fil se met à balancer et perd son équilibre.
    Dans son ouvrage basé sur des histoires de patients et des témoignages de soignants, l'auteur affirme :" si nous n'essayons pas de voir l'ensemble du mobile, si nous n'essayons pas de comprendre la nature des liens qui lient le patient à ses proches, si nous n'essayons pas de connaître ces familles alors, pour une large part, nous perdrons notre temps et notre énergie. Nos patients n'existent pas «seuls». Si nous voulons les connaître et les accompagner au plus juste, nous devons élargir notre regard. Peut-être permettrons-nous aussi à ces familles-mobiles, quand la bourrasque aura passée, de retrouver un nouvel équilibre ".
    Un beau témoignage pour raconter la vie. Celle des patients et de leurs proches mais aussi celle des soignants qui tentent d'être là, le mieux possible, tant que dure cette vie. Une preuve bouleversante de l'extension du domaine des possibles, voilà l'histoire singulière des soins palliatifs au 4ème sud, à Narbonne, (Bureaux de l'équipe mobile de soins palliatifs, 4e étage, aile sud de la clinique).
    L'auteur : Claire Fourcade est médecin. Elle dirige une équipe de soins palliatifs dans la région de Narbonne. Elle a publié en 2011 chez Bayard : Mille et une vies en soins palliatifs.
    L'auteur : Claire Fourcade dirige depuis 20 ans une équipe de soins palliatifs

  • La loi de bioéthique 2019, qui prévoit notamment l'extension de la PMA aux couples homosexuels, est un enjeu politique pour le gouvernement. Il faut éviter l'explosion produite par la loi ouvrant le mariage pour tous en 2012-2013.
    Loup Besmond de Senneville, journaliste à La Croix, nous livre ici les fruits d'une enquête qui dépeint la méthode d'Emmanuel Macron, sensée déminer ce sujet ultra-sensible... Car en coulisse, le chef de l'État s'est personnellement impliqué, organisant des dîners discrets auxquels il a convié les protagonistes de tous bords. Plus encore, il est lui-même l'instigateur de nombreux aspects de cette proposition de loi, inspiré par quelques intellectuels très proches de lui.
    Que peut changer cette loi ? Quels en sont les enjeux ? Le philosophe Martin Steffens donne des clés pour comprendre, vivre et dépasser les débats existants. Comment les chrétiens peuvent-ils se situer face à ces évolutions ?
    Cet ouvrage unique déplace la question. Et si le combat relevait, plutôt que d'un débat éthique et théorique, d'un véritable défi spirituel?

  • Homs, 7 avril 2014. Le père Frans, jésuite néerlandais, vivant en Syrie depuis 1966 est assassiné dans le jardin du couvent où il continuait de résider malgré le conflit syrien faisant rage dans cette partie de la ville assiégée, meurtrie par les bombardements quotidiens, par l'absence de ravitaillement. Le Vatican ne tarde pas à envoyer une dépêche : « Un homme de paix est mort. » Le visage de cet homme hors du commun est alors sur tous les écrans de télévisions occidentales. Le père Frans incarne l'esprit de fraternité et une ténacité incroyable à protéger les innocents...
    Le père Ziad Hilal était à ses côté à Homs, de l'autre côté de la ville. Jésuite lui aussi, né en Syrie, le jeune curé de Homs livre ici un témoignage poignant de la solidarité à l'oeuvre sous les bombes. Il est un héros presque ordinaire, de ceux que la fraternité inspire au quotidien, et qui, comme son ami Frans, ne renoncent jamais à vouloir la paix. Il est le frère de ses voisins musulmans qui risquent leur vie pour lui, le médiateur des situations qui semblent désespérés, un veilleur parfois impatient et toujours tenace. Un témoignage rare et inspirant.

  • Correspondant permanent à Rome du quotidien La Croix, Nicolas Senèze, en bon connaisseur du Vatican a mené une longue enquête dans l'entourage du pape François. Au terme d'une année difficile marquée par la crise des abus sexuels au Chili et la tentative de putsch menée par un évêque italien, ancien ambassadeur du pape aux États-Unis, il est apparu que cet évêque exprimait les idées de certains groupes influents américains liés à de puissances financières. Leur but : renverser le pape et préparer l'ère post-François. Ils lui reprochent sa critique du capitalisme néo-libéral américain, sa condamnation de la peine de mort et son ouverture et sa non-condamnation de l'homosexualité.

  • Depuis quelques années, dans l'Église catholique, c'est une avalanche de faits divers sordides et d'occultations, d'abus sexuels autant que de conscience et de pouvoir. Certes, de tels abus ont toujours existé, le secret est une chape trop lourde à lever, ébranlant
    l'institution au passage. Les révélations ne font que commencer. Mais que des clercs et des évêques, des personnes en poste de responsabilité dans l'Église catholique aient pu être à ce point impliquées dans ce scandale à vaste échelle, est incompréhensible, mystérieux, étrange. Cet ouvrage de réflexion voudrait jeter un peu de lumière sur ce qui ne devrait pas être, sur ce qui n'aurait jamais dû être toléré, et qui pourtant marque si profondément l'humanité, les sociétés, les religions, l'Église catholique. Marie-Jo Thiel, en médecin, sait qu'on ne met pas de pansement sur des tissus nécrosés. Il faut nettoyer la plaie localement et examiner globalement par quoi et pourquoi cette nécrose est arrivée. Il n'en va pas autrement des abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique.Un ouvrage de référence par une spécialiste de l'éthique.

  • Gabin, Delon, Belmondo, Depardieu, mais aussi Michèle Morgan, Deneuve, Isabelle Huppert, Adjani... Ces visages, ce sont ceux d'acteurs de cinéma que l'auteur veut saisir à travers leurs différents rôles de manière à comprendre les évolutions de la France depuis les années 1930. Le choix proposé renvoie à chaque fois à de grandes séquences historiques françaises : le monde ouvrier et sa condition, la guerre et l'après-guerre, les années de la décolonisation, la France des Trente Glorieuses...
    C'est à la fois une histoire de la France contemporaine et une histoire du cinéma français à travers ses grandes figures, leurs diverses incarnations de notre vie sociale, la représentation des grands événements nationaux, leur interprétation de nos fractures, inquiétudes, idéaux, combats...
    Olivier Mongin donne une lecture sociologique et historique passionnante de l'acteur. Comme visage d'une nation, d'un peuple.

  • Dans cet ouvrage, la grande journaliste, ancienne directrice du Monde des livres, tient la plume pour faire entrer le lecteur dans une longue conversation avec l'écrivain le plus prolixe en matière de femmes et d'amour : Philippe Sollers. Ensemble, ils évoquent leur longue amitié et peu à peu, Josyane Savigneau amène Sollers à se dévoiler, à évoquer ses relations amoureuses, la jalousie, la création littéraire, mais aussi la viellesse, la religion, la mort, le fait d'être catholique. Il se dégade du texte un charme très captivant, Philippe Sollers fait bien sûr preuve de l'esprit qu'on lui connaît, mais il livre aussi des réflexions très profondes, inédites, étonnantes et révèle, à 83 ans, une pensée pleine de jeunesse et d'énergie.

  • De 2001 à 2014, durant l'occupation de l'Afghanistan par les militaires de l'Otan, l'armée française a employé 800 interprètes (Tarjuman en langue dari). Appelés PCRL, pour Personnel Civil de Recrutement Local, ils représentaient un maillon crucial, indispensable, pour le travail de l'armée sur le terrain, et étaient considérés par les militaires comme des soldats à part entière. Certains portaient l'uniforme et les armes en opération. Pourtant, une fois la France retirée d'Afghanistan, elle a refusé d'accorder des visas à plus de la moitié d'entre eux, sans jamais expliquer pourquoi. Aujourd'hui,leur situation est catastrophique. Menacés de mort, harcelés, ils doivent se cacher des talibans et de la population qui se retournent contre eux. Ce n'est pas la première fois dans son histoire que la France laisse un sentiment de trahison et d'abandon chez ceux qui l'ont servie hors de ses frontières, on pense, bien que le contexte diffère totalement, aux Harkis de la guerre d'Algérie. Cette enquête très complète a été menée sur le terrain et auprès d'un nombre très important de personnes de différents horizons par deux jeunes journalistes pendant plus d'un an. Elle laisse le lecteur ébranlé par l'histoire de ces hommes qui se sont battus pour la paix, pour un avenir meilleur, qui ont aidé la France et que nous avons oubliés.

  • Le monde qui vient fait irruption dans notre présent, comme le précédent ouvrage de Pierre Giorgini l'annonçait, sous le titre la "Transition fulgurante". Comment cette nouvelle donne peut-elle faire sens ? Et comment retrouver joie à habiter un monde où nous n'avons plus nos repères ?
    Ce qui a lieu aujourd'hui a lieu au niveau planétaire ; nous subissons le flux d'informations venu des quatre coins du monde : comment nous situer dans ce nouvel espace-temps ? Comment également participer à l'élaboration de l'intelligence démocratique puisque chacun est appelé dans un système désormais contributif à collaborer à ces grand projets de société ? Là où le sens émergeait jusqu'alors, il n'est plus : le lieu proche a cessé d'être le lieu dont notre avenir dépend et le présent le seul temps qui nous concerne. Il va nous falloir reconstruire, retisser des lieux. Et réinventer un monde plus durable, dans un vaste processus d'humanisation, pour y retrouver le sentiment de la joie, signe que nous y sommes à notre place.
    Préface de Patrick Viveret
    Contrepoint philosophique de Bertrand Vergely

  • Ce livre raconte la rencontre la plus improbable qui soit. Celle de femmes se prostituant rue Saint-Denis à Paris et d'hommes vivant reclus dans un monastère du Tarn. Il dévoile la force de ces séjours passés tous ensemble où les femmes, parce qu'elles se trouvent dans ce lieu, vont se raconter comme jamais auparavant.
    Il montre leur capacité à se retrouver enfin elles-mêmes, en tant que femmes et non plus en tant que « prostituées ». C'est l'histoire de femmes qui après avoir connu le pire (comme l'esclavage sexuel) retrouvent auprès de ces hommes priants, intégrité et dignité.
    On découvre aussi des personnages inoubliables, comme soeur Solange, de l'association Aux Captifs la Libération, qui depuis des années emmène des prostituées au monastère, y compris des transexuelles. « Avec nous, elles retrouvent une relation saine avec des hommes et ceci constitue notre plus grande joie » résume Frère Daniel. Écrit comme un journal de bord, ce récit étonne et bouleverse.

  • Face aux crises qui secouent l'Église catholique, le pape François a insisté en août dernier sur l'importance d'un engagement des laïcs. Le quotidien "La Croix" a sollicité, dans ce sillage, plusieurs acteurs pour écrire des « Lettres aux catholiques qui veulent espérer ». Elles constituent un témoignage unique et polyphonique de l'espérance qui anime les catholiques dans la variété de leurs expériences, de leur engagement, qu'il soit spirituel, social, éducatif, etc.
    Parmi les premiers contributeurs : Denis Moreau, professeur de philosophie à l'université de Nantes, auteur de "Comment peut-on être catholique ?" (Seuil, 2018) ; Laurent Landete, ancien modérateur général de la communauté de l'Emmanuel ; Lucetta Scaraffia est une historienne et journaliste italienne plaidant la cause des femmes dans l'Église ; Michael Davide Semeraro, bénédictin, a notamment publié "La vérité vous rendra libres" (Salvator) ; Véronique Fayet est présidente du Secours catholique - Caritas France depuis 2014 ; Marie Derain de Vaucresson est spécialiste des droits de l'enfance ; Tugdual Derville est éditorialiste à RCF, chroniqueur à KTO ; Olivier Savignac est musicien professionnel, il a témoigné des violences pédophiles dont il a été lui-même victime.

  • La crèche est une représentation de la venue du Fils de Dieu et de l'accueil que les hommes lui firent.
    La première image de cette venue se trouve dans la catacombe de Priscilla, à Rome, et date de la fin du IIe siècle. Jésus est assis sur les genoux de sa mère et à sa droite figure un personnage que l'on identifie à un prophète.
    La première iconographie de la crèche avec les bergers, l'âne, le boeuf remonte à l'année 343. L'âne et le boeuf sont des symboliques puissantes, alors que beaucoup n'y voient plus que des éléments cohérents du thème de l'étable. Leur présence est évoquée dans le livre d'Isaïe (Is. I, 3).
    Il semble que François d'Assise, en 1223, a créé une des premières crèches "vivantes", dont les personnages étaient joués par les gens du village. Ces crèches ont été remplacées, peu à peu, par des figurines (en bois, en cire, en carton pâte, en faïence, en verre) qui, à partir du XVIe siècle, font leur apparition dans les églises puis, au XVIIIe siècle, dans les familles. La scène de Noël s'est répandue dans le monde entier et a été acceptée dans toutes les cultures. Le travail, les formes de l'habitat, les costumes, expriment l'identité culturelle de chaque peuple. Les Péruviens offrent le condor, leur oiseau sacré, les Zaïrois se présentent avec leurs masques tribaux, les peuples des Andes remplacent l'âne et le boeuf par le lama... Il arrive que la scène de la crèche intègre maintenant lieux de travail,usines, hôpitaux, camps de réfugiés, immigrés, vieillards, enfants, marginaux... Le message est toujours le même : quel personnage suis-je ? Quelle est mon attitude : accueil, indifférence, refus ?

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