Sciences & Techniques



  • Ils nous nourrissent, et pourtant nous les maltraitons.


    Ils ont toutes les solutions pour répondre aux défis du développement durable, changement climatique, biodiversité, transition énergétique...


    Ils reverdissent la terre. La troisième révolution agricole a commencé dans les campagnes. Partout naît une agriculture de précision, de plus en plus propre, de plus en plus écologique.


    Alors pourquoi opposer les modèles au lieu de les associer ? Pourquoi vouloir revenir à un passé où l'insécurité alimentaire était la norme ?


    Les paysans sauvent le monde. Nous devons tout mettre en oeuvre pour les sauver.



    Sylvie Brunel

    , géographe, écrivain, ancienne présidente d'Action contre la Faim, est professeur à Sorbonne Université. Elle a acquis une longue expérience des crises alimentaires et nous livre dans cet ouvrage engagé ses convictions pour l'avenir, dans un monde où la nourriture est de plus en plus stratégique.

  • La science reste l'un des rares domaines qui résistent à la parité. Pourquoi, en dépit des efforts collectifs, les bachelières scientifiques continuent-elles à délaisser les métiers liés à la recherche et les postes d'ingénieur ? Pourquoi les scientifiques qui tentent de réfléchir aux effets néfastes sur leur discipline de la mixité à tout prix sont-ils réduits au silence ? Et s'il ne servait à rien de se battre pour faire plus de place aux femmes dans les carrières scientifiques ?
    À rebours de la bien-pensance ambiante, Fabiola Flex dévoile des vérités que l'on ne veut pas voir.
    Fabiola Flex travaille dans le domaine de l'environnement. Son goût pour les enquêtes de terrain et son refus des idées toutes faites l'ont déjà amenée à écrire deux livres sur l'industrie agroalimentaire.

  • La crise sanitaire du printemps 2020 aura consacré le triomphe du numérique.
    Les nouvelles technologies portaient l'espoir d'un monde plus égalitaire.
    L'espoir est cruellement déçu.
    Il y a d'un côté ceux qui sont tout, de l'autre ceux qui ne sont rien.
    On pensait que le numérique allait libérer les entreprises. En réalité, il assied la domination de quelques titans capables d'imposer leur loi.
    On pensait qu'il allait mêler les classes sociales en donnant à chacun sa chance. Hélas, il sépare les élites technophiles des populations déconnectées et sans avenir.
    On pensait qu'il allait renforcer la démocratie. Que voyons-nous ? Elle n'a jamais été aussi faible, prise en étau entre les dictatures ultramodernes et les revendications de minorités qui en sapent les bases.
    Si nous n'agissons pas, le numérique va détruire la civilisation.
    Nous devons changer nos institutions, maîtriser le pouvoir prométhéen donné par les technologies, redonner à la société son équilibre et aider l'homme à trouver sa nouvelle place.
    Olivier Babeau est le président fondateur de l'Institut Sapiens, un laboratoire d'idées dédié à la réflexion sur la place de l'être humain dans le monde technologique qui naît. Il s'exprime régulièrement dans les médias et a écrit de nombreux ouvrages, dont Éloge de l'hypocrisie (Cerf, 2018).

  • Smartphones, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux, GPS, ils ont envahi notre quotidien. Chaque jour, nous les utilisons pour nous connecter internet, regarder la télévision, communiquer sur les réseaux sociaux, partager des photos, acheter un billet de train...
    Cet univers numérique grossit à une vitesse prodigieuse. Aujourdhui, nous sommes en effet plus de quatre milliards à nous connecter, et la quantité comme le poids des données échangées ne cessent de croître : les 70 Ko qui ont permis d'aller sur la Lune en 1969 suffisent désormais à peine à envoyer un e-mail !
    Cette boulimie a un coût environnemental considérable, notamment en matière d'émission de gaz à effet de serre. L'empreinte écologique de l'univers numérique global représente environ trois fois celle de la France, soit un 7e continent.
    Comment cet univers numérique a-t-il pu devenir aussi gras ? Dans quelle mesure est-il possible d'inverser la tendance ? Face à la crise écologique, comment faire du numérique un outil de résilience ? Quels sont les bonnes pratiques et les bons gestes ? Car tout n'est pas perdu, des pistes existent pour concevoir un avenir numérique plus sobre et responsable.
    Frédéric Bordage est l'expert français de la sobriété numérique. Depuis quinze ans, il anime la communauté GreenIT.fr et aide de grandes entreprises privées et publiques à faire de la low-tech et de l'écoconception des axes d'innovation et de performance.
    « Un constat évident s'impose à nous tous : il est urgent de rendre opérationnelle une approche alternative capable de garantir la production, dès leur origine, d'octets bio, équitables, locaux, accessibles, éthiques, utiles et constructifs, en quantité suffisante, mais surtout pas plus abondante que nécessaire. Ce prisme existe déjà, c'est celui de la conception numérique sobre et responsable. Il pose notamment la question de la place du numérique dans la société et nous guide vers un usage raisonné de cet outil au service de l'humanité, et non l'inverse. »
    Isabelle Autissier, Présidente du WWF France, extrait de la préface


  • Préface de Yehudi Menuhin

    Le pranayama dpika est un guide digne de foi qui s'offre à tous ceux qui désirent progresser dans l'art de la respiration yogique. L'élève y trouvera un cours complet progressif étendu sur 200 semaines avec mention particulière des difficultés et des dangers à éviter dans la pratique, ainsi qu'une vue d'ensemble de la philosophie du yoga et des sujets tels que les nads, les bandhas, les chakras et les bja-mantras.
    Avec 190 photographies et 20 dessins anatomiques, ce livre est indispensable à tous ceux qui cherchent à approfondir leur connaissance et leur pratique du yoga.
    Comme l'écrit Yehudi Menuhin dans sa préface, « avec ce livre, B. K. S. Iyengar, mon guru en yoga, a ajouté une nouvelle dimension, plus vaste, à la vie des Occidentaux... ».

    B. K. S. Iyengar est né dans le sud de l'Inde en 1918. Adolescent chétif, il est pris en charge par le mari de sa soeur qui dirige une école de yoga. Il se consacre depuis corps et âme à cette discipline. En 1952, Yehudi Menuhin devient son élève et le fait connaître dans le monde occidental où le yoga se met rapidement à rayonner. Il est mort le 20 août 2014 à Pune, en Inde, à l'âge de 95 ans.

  • Préface de Francis Hallé
    De minuscules êtres unicellulaires savent résoudre des labyrinthes complexes ; des abeilles, dont le cerveau a la taille d'une tête d'épingle, sont capables de comprendre des concepts abstraits ; certaines plantes parasites comme les cuscutes peuvent évaluer le contenu nutritionnel de leurs victimes avant de décider de s'y installer...
    Comment nommer ces comportements ? Les humains sont-ils les seuls à posséder une « intelligence » et à prendre des décisions rationnelles en toute autonomie ?
    L'auteur montre que les bactéries, les plantes, les animaux et les autres formes de vie non humaines font preuve d'une étonnante disposition à faire des choix déterminant leurs actions. Il nous emmène dans un voyage extraordinaire - de la forêt amazonienne aux laboratoires hi-tech - à la rencontre de guérisseurs traditionnels et de scientifiques de pointe qui explorent les sciences du vivant.
    Cette nouvelle édition intègre notamment une préface de Francis Hallé qui prolonge la réflexion de Jeremy Narby sur la nature de l'intelligence des plantes.
    Jeremy Narby est un anthropologue canadien diplômé de l'université de Stanford (Californie). Il a passé plusieurs années dans la forêt amazonienne péruvienne et s'investit aujourd'hui auprès de l'organisation d'entraide Nouvelle Planète pour la défense des peuples indigènes. Il vit actuellement dans le Jura.

  • Plus de 300 loups se sont installés en France et 8 200 animaux domestiques ont péri sous leurs crocs en 2014. Symbole de la biodiversité et d'un retour naturel réussi, le prédateur est aussi un drame pour les éleveurs. Depuis 1992, des visions antinomiques s'exacerbent tandis qu'il recolonise désormais une trentaine de départements, passant des montagnes aux plaines.
    Le loup, véritable révélateur de nos choix de société et d'environnement, met en lumière nos faiblesses et nos divisions. Il est urgent d'y voir clair pour comprendre et agir. D'où viennent nos représentations ? Où se trouvent les loups et comment évoluent leurs effectifs ? Sont-ils dangereux et l'ont-ils été dans le passé ? Quel est leur impact sur la faune sauvage et le bétail ? Comment est-il possible de gérer cette espèce protégée en minimisant les dommages qu'elle provoque ?
    L'auteur dresse un état des lieux sans équivalent et souligne les ambiguïtés qui subsistent dans notre conception du sauvage et des campagnes. Il nous convie à faire oeuvre de pragmatisme à l'échelle régionale mais aussi européenne. Un bilan qui interpelle notre rapport à la nature.
    Jean-Marc Moriceau, ancien élève de l'École normale supérieure, est professeur à l'université de Caen. Membre de l'Institut universitaire de France, il dirige une enquête européenne sur les relations entre l'homme et le loup.

  • Nous partageons l'ordinaire de nos vies avec les animaux. Par choix, des chiens et des chats habitent nos maisons ; de fait, insectes, pigeons et rats résident en ville. Il serait aisé d'oublier ceux que nous mangeons, ceux dont nous revêtons la peau, ceux encore sur lesquels ont été testés les produits d'entretien et les médicaments que nous utilisons.
    Nous préférons souvent ignorer qu'il a fallu interrompre une vie pour pouvoir bénéficier des produits finis que nous en tirons. Dailleurs, la mise mort d'animaux est parfois insoupçonnable et contre-intuitive - comment deviner la présence de gélatine de porc dans un sorbet ? - ou reste imperceptible car elle nest qu'une étape dans un processus de fabrication, comme c'est le cas pour toutes les substances testées sur les animaux.
    À travers l'étude de gestes apparemment insignifiants ou de pratiques grande échelle - l'élevage industriel et l'exprimentation animale -, l'auteur nous pousse à nous interroger : que nous apprennent ces pratiques ? Sont-elles justifiables ? justes ? Pourquoi la reconnaissance par le droit du caractère sensible des animaux provoque-t-elle de tels débats ?
    Florence Burgat est philosophe, directrice de recherche à l'INRA, membre des Archives Husserl de Paris (CNRS-ENS). Elle travaille notamment sur la condition animale dans les sociétés industrielles. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Une autre existence. La condition animale, en 2012.


  • Préface de Jacques Perrin

    Le loup et le lynx, l'élan, le tarpan et le bison, l'esturgeon et le saumon. Nombreuses sont les espèces qui, après avoir disparu de nos territoires, font aujourd'hui leur retour.
    Ces réapparitions sont parfois naturelles, comme celles du loup et du phoque, ou résultent de programmes volontaires et organisés comme pour le vautour, l'ours ou l'esturgeon.
    Spontanés ou suscités, ces retours provoquent presque toujours des levées de boucliers : non seulement le sauvage fait peur et réveille de multiples fantasmes, mais il remet en cause certaines pratiques traditionnelles, notamment dans les domaines agricole et pastoral. Cette difficile cohabitation est pourtant nécessaire et la réapparition d'espèces sauvages ne peut pas s'envisager sans la restauration d'espaces sauvages.
    Au final, le retour d'une faune sauvage et diversifiée représente un espoir pour résoudre certains problèmes actuels : érosion de la biodiversité, dérèglement climatique, crise économique.
    Pierre Athanaze, forestier de métier, a été membre du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage (CNCFS) et administrateur de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) pendant dix ans. Longtemps bénévole dans des associations de protection de la nature, il a créé, en tant que président de l'Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS), le label Réserve de Vie Sauvage.

  • Tout père est un mâle mais tout mâle n'est pas forcément un père !
    Certes, dans la nature, les femelles sont en moyenne plus impliquées que les mâles dans les soins parentaux, mais cette règle souffre de très nombreuses exceptions. Comment expliquer ce phénomène ? Pourquoi et comment, au cours de l'évolution, les mâles ont-ils dépassé chez plusieurs espèces le simple rôle de géniteurs pour devenir de bons pères de famille ? Et en quoi l'observation de la nature est-elle pertinente pour mieux comprendre le rôle des pères au sein de notre propre espèce ?
    Cette histoire naturelle du comportement paternel s'appuie sur de très nombreux exemples de pères, des plus édifiants aux plus insolites, allant des invertébrés jusqu'à l'homme. Au moment où notre société s'interroge sur l'évolution des moeurs familiales, elle donne à réfléchir sur l'intérêt et les limites des comparaisons entre l'homme et l'animal, et montre que la valeur d'exemple du vivant réside avant tout dans sa diversité.
    Frank Cézilly est professeur et chercheur en écologie comportementale à l'université de Bourgogne (Dijon) et membre senior à l'Institut Universitaire de France. Il travaille notamment sur l'évolution de la monogamie chez les oiseaux. Reconnu dans le monde scientifique, il a été, de 2000 à 2012, éditeur en chef de la revue Behavioural Processes. Il a publié de très nombreux articles scientifiques, dont plusieurs dans de prestigieuses revues internationales (Science, Proceedings of the Royal Society Series B, Behavioral Ecology and Sociobiology, Animal Behaviour, Ecology).


  • Préface de Nicolas Hulot

    Que nous arrive-t-il ? Une nouvelle menace, invisible, s'attaque à la santé humaine. Ce sont les perturbateurs endocriniens. Inconnus il y a 25 ans, ils mobilisent aujourd'hui des milliers de scientifiques à travers le monde qui cherchent à percer le secret de ces substances chimiques qui détraquent le système hormonal.
    Bisphénol A, phtalates, pesticides, retardateurs de flamme... La liste est longue des produits d'usage courant qui renferment ces centaines de poisons, suspectés de favoriser cancers, diabète, obésité et autres maladies de la reproduction. Ils se trouvent dans l'air que nous respirons, les aliments que nous mangeons, l'eau que nous buvons, dans les habits et les cosmétiques que nous utilisons chaque jour. Un scandale autorisé par la réglementation, exploité par les industriels et toléré par les pouvoirs publics.
    Pour la première fois en France, un livre fait le point sur la bombe sanitaire que constituent les perturbateurs endocriniens. Qui sont-ils ? Quand sommes-nous exposés ? Pourquoi sommes-nous si mal protégés ? Une révolution de l'espèce est en cours. Et elle se déroule dans l'ignorance et l'indifférence quasi générales.
    Marine Jobert est journaliste, spécialisée dans les questions environnementales. François Veillerette, militant écologiste, est le porte-parole de l'association Générations futures. Ils ont publié ensemble Le Vrai Scandale des gaz de schiste en 2011.


  • Aujourd'hui, un enfant sur six souffre d'une anomalie du développement neurologique, un sur huit de déficit de l'attention, un sur soixante-huit d'un trouble du spectre autistique.
    Ce livre est un cri d'alarme. Il montre comment des produits chimiques - le mercure, l'arsenic, le plomb, les pesticides, les PCB, etc. - que nous croisons tous les jours dans nos environnements, menacent, de façon insidieuse, le développement du cerveau. Cet empoisonnement invisible commence dès les premiers instants de la vie, alors que l'enfant se trouve encore dans le ventre de sa mère. Or, le cerveau, organe particulièrement vulnérable, est unique, irremplaçable. Les dégâts sont irréversibles et lourds de conséquences pour l'individu comme pour la société.
    Il est urgent de réagir ! Les solutions existent, mais elles nécessitent une prise de conscience immédiate. Certains poisons, déjà identifiés, doivent être interdits. Nous devons également exiger des tests systématiques pour tout nouvel élément mis sur le marché, ainsi que des contrôles de nos industries. Il est encore possible de protéger les générations futures et il ne faut plus attendre !

  • Fruit du cheminement personnel et professionnel de l'auteur, cet ouvrage s'appuie sur un argumentaire scientifique solide pour développer une réflexion épistémologique et scientifique sur l'histoire d'une diversité biologique en perpétuel devenir. Il soulève la question de la légitimité d'un anthropocentrisme conquérant et aborde des questions d'ordre éthique et philosophique à propos des relations entre les humains et le tissu de la vie. En altérant profondément la diversité biologique actuelle, l'homme en modifie nécessairement les trajectoires et porte ainsi gravement atteinte à ce qui fonde le bien-être des sociétés humaines. Mais l'espoir n'est pas perdu et l'horizon n'est pas bouché si, conscient des responsabilités qui lui incombent, l'homme se décide avec courage et lucidité à construire un nouveau vivre-ensemble avec la nature.


  • Préface de Jean-Claude Lefeuvre, Gilles Boeuf, Eric Lateltin et Jacques Weber

    « Nos cultures s'appuient sur de multiples mémoires. Elles sont faites de monuments, mais aussi de récits, de livres et de légendes, tous riches de plantes et d'animaux variés. [...] Les éléphants, par exemple, jouent un rôle clé dans la dynamique et l'entretien des paysages africains, dans la diffusion de certaines espèces végétales. Mais, je soutiens qu'ils sont beaucoup plus que cela : comme la baleine, comme notre cousin gorille, l'éléphant est dabord une véritable cathédrale vivante. [...]
    Oui, quelque part au fond de nous, les splendeurs de la vie ont quelque chose de sacré.
    Oui, un monde sans baleines serait, pour notre inconscient collectif, un océan meurtri, désespérément vide: le lieu de notre honte indéfiniment répétée de vague en vague - proclamation sourde de notre fin en tant qu'homme. »
    Avec conviction et lucidité, Robert Barbault nous met face nos responsabilités. Mais il n'est pas trop tard pour redresser le cap, développer une nouvelle solidarité écologique et sauver le vivant : il est encore temps de nous réconcilier avec la nature, car c'est notre nature !
    Robert Barbault était l'un des grands spécialistes de la biodiversité. Il venait d'achever de rédiger ce livre lorsqu'il nous a quittés un matin de décembre 2013. Professeur à l'université Pierre et Marie-Curie et directeur du département d'écologie et de gestion de la biodiversité au Muséum d'histoire naturelle, il consacrait une large part de son temps à sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux de la biodiversité.

  • Sur les grandes places du Caire, de Madrid, d'Athènes ou de New York, des mouvements de contestation et d'opposition au capitalisme financiarisé se font jour.
    Ils sont la marque, selon David Harvey, d'une revendication, toujours renouvelée, du « droit à la ville ». Car la ville, en tant que centre par excellence d'accumulation du capital, est également la ligne de front des luttes pour le contrôle de l'accès aux ressources urbaines. Promoteurs immobiliers, banquiers et financiers dictent ainsi la qualité et l'organisation de la vie quotidienne d'une population tenue à l'écart des décisions les concernant au premier chef.
    Villes rebelles place la cité au coeur de la réflexion sur le capitalisme et la lutte des classes. À travers la Commune de Paris, Occupy Wall Street ou les émeutes de Londres, Harvey s'interroge : dans quelle mesure peut-on construire des villes socialement plus justes et écologiquement plus rationnelles ? Ne sont-elles pas le foyer d'une résistance anticapitaliste ? Mais aussi le lieu d'une réappropriation révolutionnaire du tissu urbain ?
    David Harvey, géographe britannique, enseigne à l'université de la Ville de New York. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la ville, la justice sociale, le capitalisme et ses limites, parmi lesquelsBrève histoire du néolibéralisme (Les Prairies ordinaires, 2014) ou encore Le capitalisme contre le droit à la ville : néolibéralisme, urbanisation, résistances (Amsterdam, 2011).

  • Préface de Philippe Kourilsky

    Cancers, asthme, allergies, maladies neurologiques et métaboliques, obésité... En quoi la forte progression de ces pathologies est-elle liée aux profondes transformations de notre environnement ?
    Nous sommes aujourd'hui continuellement exposés à des mélanges de substances toxiques (pesticides, PCB, amiante, polluants atmosphériques, perturbateurs endocriniens, nanoparticules...) : quels sont leurs impacts sur notre santé ? Quel est leur itinéraire une fois qu'ils ont franchi nos barrières de protection (peau, poumon, système digestif) ? Comment notre organisme s'adapte-t-il à ces agressions ? Doit-on craindre les effets d'autres agents, par exemple les ondes électromagnétiques ?
    Les réponses à ces questions sont essentielles, non seulement sur le plan individuel mais aussi en termes de politiques publiques. Certaines relations entre la santé et l'environnement sont scientifiquement avérées et amènent les pouvoirs publics à réglementer ; doivent-ils faire encore plus ? D'autres sont suspectées (comme l'impact sanitaire des perturbateurs endocriniens, par exemple) et la décision, pour la gestion de ces risques incertains, s'appuie, en cas de doute sérieux, sur le principe de précaution.
    Les trois auteurs ont choisi ici de partager leurs connaissances avec un public non spécialiste afin de lui ouvrir des voies pour comprendre et agir en citoyen.
    Francelyne Marano est professeur émérite de biologie cellulaire et de toxicologie à l'université de Paris Diderot. Elle participe activement aux différents plans nationaux santé-environnement.
    Robert Barouki est toxicologue et professeur à l'université Paris Descartes.
    Denis Zmirou est épidémiologiste de l'environnement et professeur à l'École des Hautes Études en Santé publique et à l'université de Lorraine.

  • Notre planète est entrée dans une nouvelle ère géologique, l'anthropocène, et traverse aujourd'hui une crise sans précédent. Elle doit affronter de nombreux défis, notamment les effets du changement climatique et l'imprévisibilité des conditions météorologiques, la pollution, la perte de la biodiversité, la fonte des glaciers et les migrations forcées...
    Face à ce constat alarmant, Gaia Vince décide de parcourir le monde afin de comprendre comment faire face à ces bouleversements : c'est l'occasion pour elle de faire des rencontres extraordinaires : en Asie, en Afrique ou en Amérique, des femmes et des hommes proposent déjà, au niveau local, des solutions parfois surprenantes, souvent inventives, dont nous pourrions tous nous inspirer.
    Car au final, la seule question qui demeure est la suivante : quelle planète souhaitons-nous transmettre aux générations futures ?
    Gaia Vince est journaliste britannique, spécialisée dans les questions scientifiques et environnementales. Éditrice pour les journaux Nature, New Scientist et Nature Climate Change, elle publie régulièrement des articles, notamment dans Science, The Guardian, The Times et Scientific American.

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