C & F Éditions

  • Rimbaud écrivait : « On n'est pas sérieux quand on a 17 ans ». Le web a trente ans, Facebook en a quinze. Les choses sérieuses commencent.
    Qu'a-t-il pu se passer pour que tourne au cauchemar un ensemble de technologies et d'usages initialement pensés par leurs concepteurs comme autant de promesses émancipatrices ?
    Dans cet essai au style alerte et acide, Olivier Ertzscheid remonte le fil du désenchantement du monde numérique. Comment quelques méga-plateformes monopolisent notre attention et l'exploitent à leur seul profit ? Comment la société peut-elle réagir collectivement pour défendre un numérique de liberté et de partage ?

  • Tous nos pas dans le cyberespace sont suivis, enregistrés, analysés, et nos profils se monnayent en permanence. Comment en est-on arrivé là ? Les évolutions techniques ont permis à plus de quatre milliards d'internautes de communiquer, de rechercher de l'information ou de se distraire. Dans le même temps, la concentration des acteurs et les intérêts commerciaux ont développé une industrie mondiale des traces. Les États se sont engouffrés dans cette logique et ont mis en oeuvre partout dans le monde des outils de surveillance de masse. Le livre de Tristan Nitot porte un regard lucide et analytique sur la situation de surveillance ; il nous offre également des moyens de reprendre le contrôle de notre vie numérique. Comprendre et agir sont les deux faces de cet ouvrage, qui le rendent indispensable à celles et ceux qui veulent défendre les libertés dans un monde numérique.

  • Rencontrer les élèves des collèges et lycées, mettre au jour leur imaginaire de l'internet : Anne Cordier veut se confronter au réel pour éviter les préjugés et les discours marketing sur les jeunes et les réseaux. Loin des mutants annoncés par certains auteurs médiatiques, elle a croisé des jeunes qui ont besoin de comprendre ce qui se joue derrière les écrans. Leur savoir-faire est évident, mais il masque des difficultés à construire une image mentale de l'information numérique.
    Les nombreuses paroles d'élèves, recueillies patiemment au sein de l'école dessinent un paysage contrasté, qui devrait aider parents, enseignants et professionnels de l'information à accompagner les adolescents pour qu'ils deviennent des acteurs et des citoyens du numérique.


  • « Une grande partie des activités humaines se déroule aujourd'hui sur l'Internet. On y fait des affaires, de la politique, on y bavarde, on travaille, on s'y distrait, on drague... L'Internet n'est donc pas un outil qu'on utilise, c'est un espace où se déroulent nos activités. »

    Les outils de communication ont d'emblée une dimension politique : ce sont les relations humaines, les idées, les échanges commerciaux ou les désirs qui s'y expriment. L'ouvrage de Stéphane Bortzmeyer montre les relations subtiles entre les décisions techniques concernant l'Internet et la réalisation - ou au contraire la mise en danger - des droits fondamentaux. Après une description précise du fonctionnement de l'Internet sous les aspects techniques, économiques et de la prise de décision, l'auteur évalue l'impact des choix informatiques sur l'espace politique du réseau.

  • Au quotidien, nos échanges numériques et nos comportements de consommateurs sont enregistrés, mesurés, calculés afin de construire des profils qui s'achètent et se vendent. Des débuts de la cybernétique aux big data, la surveillance a constitué un levier économique autant qu'idéologique.
    Dans Affaires privées, Christophe Masutti retrace l'histoire technique et culturelle de soixante années de controverses, de discours, de réalisations ou d'échecs. Ce retour aux sources offre un éclairage passionnant sur le capitalisme de surveillance et sur le rôle joué par le marketing dans l'informatisation de la société. Il décrit la part prise par les révolutions informatiques et le marché des données dans les transformations sociales et politiques.
    La surveillance est utilisée par les administrations à des fins de contrôle, et par les entreprises pour renforcer leurs capacités commerciales. Si les pratiques de renseignement des États ont souvent été dénoncées, la surveillance venue du monde des affaires n'a longtemps suscité qu'indifférence. Le business des données en a profité pour bousculer les cadres juridiques et réglementaires de la vie privée.
    Comment développer une économie numérique qui respecterait la vie privée des individus ? Comment permettre à la vie privée d'échapper au pouvoir des affaires ? Christophe Masutti propose une réflexion historique et politique sur les conditions d'émancipation face à l'économie de la surveillance.

  • C'est compliqué ; les vies numériques des adolescents Nouv.

    Pour répondre aux angoisses des adultes devant les médias sociaux, danah boyd est partie à la rencontre des adolescents. Loin du sensationnel médiatique, les paroles recueillies expriment le désir farouche des jeunes d'accéder à une vie sociale dans des espaces publics. En confrontant les théories sociologiques et les pratiques des adolescents, danah boyd nous offre une contribution majeure autant qu'un véritable message d'espoir et de confiance dans la jeunesse.
    « C'est compliqué », statut sentimental favori des adolescents sur Facebook, sert ici de métaphore espiègle pour nous inciter à prendre en compte tous les aspects de leurs vies numériques.

  • Il fallait un amoureux du web et des médias sociaux pour décrypter les enjeux culturels, relationnels et démocratiques de nos usages numériques. Olivier Ertzscheid met en lumière les effets d'échelle, l'émergence de géants aux appétits insatiables. En concentrant toutes nos activités numériques sur quelques plateformes, nous avons fait naître des acteurs mondiaux qui s'épanouissent sans contrôle. Nos échanges, nos relations, notre sociabilité vont nourrir des algorithmes pour classer, organiser et finalement décider pour nous de ce qu'il nous faut voir.

    Quelle loyauté attendre des algorithmes qui se nourrissent de nos traces pour mieux alimenter l'influence publicitaire ou politique ? Comment construire des médias sociaux et un accès indépendant à l'information qui ne seraient pas soumis aux ambitions des grands acteurs économiques du web ? Pourquoi n'y a-t-il pas de bouton « sauver le monde » ?

  • Les livres, comme les chats, auraient neuf vies. Leur passage en librairie dure quelques semaines, mais une autre vie commence dans les mains des lecteurs et des lectrices.
    Aimer un livre, c'est le prêter, l'offrir, le recommander, en parler, le commenter sur son blog, le présenter sur YouTube ou dans un cercle de lecture, et puis le poser sur un rayonnage ou le laisser quelque part, en quête d'une autre vie.
    Au travers des témoignages de lecteurs-échangeurs, se dessine tout un panorama des usages du livre, et des changements provoqués par internet et le livre numérique. Le livre-échange met en lumière une écologie de la lecture, dans toute la diversité des pratiques.

  • Produire, vivre, s'organiser : la numérisation de la société provoque des changements majeurs dans le système capitaliste comme dans la subjectivité ou la résistance des dominés.
    Giorgio Griziotti brosse la fresque de l'évolution fondamentale du capitalisme, depuis la production des objets jusqu'à celle de l'économie de l'attention, de la connaissance et des affects. Il montre comment, après avoir mis en place la connexion permanente, la numérisation gagne aujourd'hui les corps, sinon le code génétique de la vie même. Avec le biohypermédia, nos vies sont prises dans un réseau dominé par quelques acteurs qui accaparent toute l'énergie collective.
    Expert du numérique, épris de politique, Giorgio Griziotti nourrit sa réflexion d'exemples pertinents et explicites, nous guidant dans les ramifications de cette économie en mutation, offrant le recul nécessaire pour penser les formes actuelles de production, de vie et d'organisation. Le lieu central des affrontements n'est plus l'usine, mais la ville ; ce n'est plus le monde des appartenances, mais celui des traversées. Il s'agit dès lors de mobiliser la force du commun pour tracer des perspectives d'émancipation.

  • Aux sources de l'utopie numérique : de la contre-culture à la cyberculture, Stewart Brand, un homme d'influence Nouv.

    Stewart Brand occupe une place essentielle, celle du passeur qui au delà de la technique fait naître les rêves, les utopies et les justifications auto-réalisatrices. Depuis la fin des années soixante, il a construit et promu les mythes de l'informatique avec le Whole Earth Catalog, le magazine Wired ou le système de conférences électroniques du WELL et ses communautés virtuelles.
    « Aux sources de l'utopie numérique » nous emmène avec lui à la découverte du mouvement de la contre-culture et de son rôle déterminant dans l'histoire de l'internet.

  • Deep earnings : le néolibéralisme au coeur des réseaux de neurones Nouv.

    Et si l'inspirateur de l'intelligence artificielle n'était autre que le père du néolibéralisme, Friedrich von Hayek...
    Intelligence artificielle, deep learning, réseaux de neurones occupent le devant de la scène technologique. Quelle ne fut pas la surprise de Pablo Jensen en découvrant que Frank Rosenblatt, qui invente en 1958 les réseaux de neurones, fait de l'économiste Friedrich von Hayek la source majeure de son inspiration. Ce dernier est surtout connu comme l'idéologue du néolibéralisme.
    Politique et informatique, algorithmes et marchés héritent-ils d'une vision commune de notre société ? La modélisation des activités humaines et sociales est-elle soluble dans l'informatique ? C'est à ces questions que répond, avec une grande clarté, la passionnante enquête de Pablo Jensen.

  • Internet est notre quotidien, tant nos activités sont désormais tissées de numérique. De ce sujet sérieux, Xavier de La Porte fait un feuilleton plein de variations et de rebondissements. Par son regard mi-scrutateur, mi-amusé, il analyse ses propres pratiques quotidiennes ainsi que les enjeux globaux du réseau.
    Au travers de ces chroniques diffusées chaque matin sur France Culture entre septembre 2013 et juin 2014, nous découvrons notre reflet dans le miroir de la vie numérique. Nous réalisons également que le monde ne change pas aussi vite que veulent bien le dire les commentateurs pressés et les tenants de la disruption : les pratiques évoluent, mais les questions fondamentales demeurent. C'est d'elles qu'il est question ici.

  • Avec les réseaux numériques, les jeunes deviennent acteurs des mondes connectés, multipliant les espaces de partage et les expériences culturelles participatives. Les trois universitaires réunis dans cet ouvrage analysent les pratiques et ouvrent des pistes de réflexion sur l'éducation, la culture et la construction de communautés. La dynamique de leurs échanges éclaire la littératie numérique et l'éducation aux médias et à l'information
    Une conversation scientifique entre Henry Jenkins, Mizuko Ito et danah boyd.
    Titre original : Participatory Culture in a Networked Era A Conversation on Youth, Learning, Commerce, and Politics Polity Press, 2016.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Bruno Barrière
    Préface par Hervé Le Crosnier

  • En rencontrant le numérique, ce qu'on appelle "document" connaît de profond bouleversements."Texte", "support" ou "mémoire" sont largement redéfinis et "auteur", "éditeur", lecteur" ou "bibliothécaire" se trouvent repositionnés. Les formes contemporaines de production, de circulation et d'usage du document numérique accompagnent l'émergence d'une nouvelle modernité analysée et mise en perspective avec style et clarté par Roger T. Pédauque. Les trois textes réunis ici constituent ainsi le premier "classique" des humanités de cette ère numérique.

  • Soigner : manifeste pour une reconquête de l'hôpital public et du soin Nouv.

    La pandémie du covid a démontré l'urgence de faire vivre et développer le service public de santé et les pratiques du soin. Une telle reconquête demande une vaste réflexion collective incluant l'ensemble de la population, partant des besoins et du travail vivant.
    Cet ouvrage regroupe un manifeste collectif, un glossaire critique et des témoignages sur le travail du soin à l'hôpital et hors de ses murs. Il exprime un refus de voir périr l'hôpital public sous nos yeux, de voir se déliter le soin sous la pression de spécialistes financiers, d'experts en management et de cabinets de conseil, enfermés dans un langage qui nous échappe.
    « La santé, les services publics de santé, le prendre soin, avec l'épidémie, n'ont jamais été autant au oeur de nos vies. Aussi voulons-nous les remettre au coeur de la cité. Nous voulons en faire l'affaire de tous, une res publica. »

  • Elinor Ostrom est mondialement reconnue pour son travail sur les communs. Relire ou découvrir son discours d'acceptation du Nobel d'économie de 2009 montre combien sa vision à la fois écologique et sociale ouvre des perspectives actuelles. Elle a su critiquer les modèles de l'économie dominante et mobiliser son savoir scientifique issu du terrain au profit d'une vision humaniste. Elle propose de remplacer le modèle abstrait d'individus réduits à des calculateurs à la recherche d'avantages vers des coopérateurs protégeant collectivement les ressources vitales. Sa théorie s'appuie sur de nombreuses recherches coopératives sur le terrain dans le monde entier.
    Dans sa préface, Benjamin Coriat remet en perspective les travaux d'Elinor Ostrom au sein des recherches actuelles sur les communs. Il donne des clés pour comprendre les travaux d'Elinor Ostrom et ouvre des perspectives pour le mouvement des communs.
    « Un aspect central de toute politique publique devrait être de faciliter le développement d'institutions tirant parti de ce qu'il y a de meilleur chez les êtres humains » Elinor Ostrom

  • Une recherche d'information efficace passe par l'évaluation des résultats proposés, opération complexe qui dépend de chaque usager, de ses objectifs et de ses connaissances antérieures. Il n'existe pas de grille absolue, de classement automatique des sources documentaires qui puisse répondre à tous les objectifs d'une recherche d'information.


    La manière dont les usagers identifient, évaluent et valident une source, un auteur ou un document, engage et traduit leur rapport général au monde, à la société, aux institutions, à la technologie. Après avoir présenté les pratiques réelles des internautes, et particulièrement des lycéens et étudiants, Alexandre Serres dégage les notions essentielles pour l'évaluation des sources documentaires : autorité, crédibilité, qualité de l'information et pertinence(s).
    Ce livre, véritable état des lieux des pratiques documentaires actuelles, remet les questions centrales de la documentation au coeur des usages de la « Génération Google » et propose des outils pour penser l'éducation à l'information en dehors des mythes et des argumentaires du marketing.

    Si l'évaluation de l'information n'est en rien une opération technique, ni même strictement documentaire, c'est parce qu'elle repose, in fine, sur la plus difficile et la plus précieuse des « compétences » : l'autonomie de jugement, la capacité à penser par soi-même, à distinguer le vrai du faux. « Compétence » qui ne cesse jamais de s'acquérir tout au long de la vie, de se développer, de s'affiner, qui présuppose de longues années d'apprentissage, de lectures, de découvertes, de réflexions personnelles.
    L'autonomie de jugement échappe, par sa nature même, à toute formalisation, à tout enfermement dans un référentiel, à toute « mise en calculabilité ». Elle est insaisissable et entièrement de l'ordre du qualitatif.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Chaque médecin aujourd'hui connaît la dimension psychologique de sa pratique. Il sait que l'efficacité des techniques et des traitements les plus élaborés reste tributaire d'une bonne relation médecin-malade ; il sait également que l'héritage de la Psychanalyse est aussi important pour la Médecine que celui de la rigueur mathématique ; il sait enfin qu'à chaque instant de sa vie professionnelle, il doit intimement mêler « esprit de finesse et esprit de géométrie ». Avec ce livre, Michel Laxenaire tente d'approfondir les divers aspects de la rencontre médicale : rencontre unique, spécifique, mystérieuse, que le médecin doit assumer pleinement s'il veut être pleinement médecin. Le domaine traditionnel de la Médecine est maintenant dépassé : on vient se plaindre du mal de vivre. L'adolescent désemparé, le vieillard désespéré, l'obèse « anxieux » sont des consultants aussi fréquents que le cardiaque angoissé, le cancéreux qui s'ignore ou le déroutant « malade qui n'a rien ». Quel lien, quel fil, quel sens unissent des patients aussi différents ? Quels points communs relient des demandes aux multiples facettes ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage s'efforce d'apporter des réponses précises et concrètes dictées par la pratique médicale courante, celle du médecin soucieux de ne pas manquer « la rencontre psychologique » qui l'attend.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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