Corsaire Editions

  • Lyon, printemps 1786. Antoine Léonard Toussaint, chirurgien juré auprès du bailliage d'Orléans, est le promoteur d'une science nouvelle, la chirurgie judiciaire qui deviendra la médecine légale après la Révolution. Suite au succès retentissant de son ouvrage, le Traité de chirurgie judiciaire à l'usage des chirurgiens jurés, il a été invité par l'académie des sciences de Lyon à venir donner une série de cours au collège de chirurgie de la ville.
    À peine installé à Lyon, Toussaint se voit confier l'enquête sur le meurtre du recteur Coudurier, en charge de l'apothicairerie de la Charité. Il apprend alors qu'un premier recteur a déjà été assassiné quelques mois plus tôt, dans cette même apothicairerie. Aidé du jeune apothicaire Pierre Michelet et du commissaire Bernardin, Toussaint est confronté aux agissements criminels d'une bande qui sévit à l'intérieur et à l'extérieur de l'hôpital de la Charité pour des enjeux qui se révèlent colossaux.

  • Sables mouvants, tourbillons, trous d'eau... Noyades en série, naufrages de mariniers... Crues terribles qui effacent tout sur leur passage... Plantes invasives allergènes, poissons féroces à la gueule immense... Cyclistes de la Loire à Vélo renversés, kayakistes pendus par les pieds dans les racines des aulnes... Menace des centrales électriques nucléaires qui cacheraient toute sortes de maux...
    La Loire, plus long et plus beau fleuve de France, chargé d'histoire, de patrimoine et de culture, serait-elle un monstre inspirant la défiance, une ogresse avide de dévorer son peuple, une vouivre malfaisante ?
    Elle exige simplement qu'on apprenne à la connaître, à la lire, à savoir évaluer ses dangers. Apprendre à VIVRE LA LOIRE EN SÉCURITÉ.
    Entre croyances, superstitions, rumeurs infondées, inexactitudes parfois volontaires - pour le cas où la peur éviterait le danger - nous apprenons dans ces pages quels risques la cohabitation avec le fleuve nous fait courir, quelles joies il nous fait réaliser quand nous avons vaincu les dangers.
    Découvrez comment vivre avec le fleuve, dans une démarche consciente, responsable, pour cheminer en compagnie de la Loire après s'en être fait une complice. Ce seront alors bien des joies et des émotions à découvrir :

    Tu sais quand le fleuve est l'histoire
    Qu'il nous parle de ses bateaux
    Les plus belles villes sont en Loire
    La Loire c'est comme un berceau

  • À la mort de son père, l'ancien photographe de guerre Franck Archemont retourne en Nouvelle-Calédonie, où il a grandi. Il s'occupe avec sa mère de la propriété familiale, reprenant le travail de son père et de ses deux frères, également disparus. Alors qu'il retrouve un équilibre de vie, des révélations bouleversent son existence puis, des années plus tard, celle de sa fille, Sarah.
    Premier roman.

  • Automne 1793, le coup d'État de thermidor a mis fin à la dictature de Robespierre et de ses amis, qui dominaient le Comité de salut public et la France. Avec la fin de la Terreur, Athanase Delrieu, ancien enseigne de vaisseau, emprisonné après avoir tué un autre officier de marine, peut enfin être libéré.
    Malheureusement, la Convention a décrété un embargo sur la course, et seuls quelques armateurs chanceux possèdent une dérogation pour armer des navires corsaires.
    À force de persévérance, Athanase obtient le commandement d'un petit cotre malouin, l'Iphigénie.
    À son bord, il va reprendre la lutte contre l'Anglais, l'engliche, l'ennemi héréditaire de la marine française. Avec son équipage de ruffians, il va porter de rudes coups au commerce ennemi avant d'être rattrapé par la puissance de la Royal Navy.
    En France, le Directoire prépare un grand débarquement sur l'Irlande et manque de marins qualifiés. Réintégré dans la marine d'État, Athanase va s'y engager.

  • Écrit quatorze ans avant le plus grand désastre maritime civil de tous les temps, ce livre fut publié pour la première fois en 1898 sous le titre Futility par M.F. Mansfield, dans l'Illinois, aux États-Unis. À la suite du naufrage du Titanic survenu le 14 avril 1912, le livre fut réédité sous le titre Le Naufrage du Titan par Mac Lure magazine et le Metropolitan magazine de New York. Il est étrange de constater que Le Naufrage du Titan, oeuvre de pure fiction, fascine le public plus que toute autre histoire écrite sur le naufrage lui-même. Seul le lecteur pourra dire si le récit est une incroyable prémonition, ou simplement la prédiction faite par Robertson, de ce qui pourrait arriver si des changements n'intervenaient pas dans les lois et des règles de navigation qu'il jugeait archaïques, de l'époque.

  • En 1793, alors que la terreur bat son plein, la Marine française s'adapte tant bien que mal aux bouleversements de la Révolution. Pour Athanase Delrieu, c'est une aubaine : à 18 ans, cet aspirant de première classe va prendre le commandement de sa frégate après une bataille meurtrière contre les Anglais qu'il va continuer à combattre mission après mission, jusqu'en Amérique.
    Mais l'Angleterre n'est pas son seul ennemi. Il va devoir affronter le farouche Jacobin Bourdier, aspirant à bord du même bateau, des Royalistes et surtout une troupe de Chouans avec à leur tête Olympe de la Sablière de Grandet. Et Athanase n'est pas insensible au charme et au courage de la belle.
    Canon de marine

  • Angleterre

    Né en 1921, fils d'un pasteur anglican, John Bradburne a longtemps cherché la voie qui était la sienne, ne la trouvant ni dans l'enseignement, ni dans l'armée, ni dans le mariage, bien qu'il y ait souvent pensé, ni dans les ordres, bien qu'il fait de nombreuses tentatives dans ce sens. En 1947 il devient catholique. Depuis 1956, disciple laïc de saint François, il entre en 1969, comme directeur et homme à tout faire, à la léproserie de Mtemwa,
    en Rhodésie du Sud, le futur Zimbabwe. En 1979, lors des conflits pour l'indépendance du pays, il est assassiné par un groupe de rebelles. Il laisse une oeuvre poétique immense, peut-être 200 000 vers.

  • C'est aujourd'hui que la grave question des deux Chambres, posée par la Constitution, va être résolue. Deux chambres sont-elles utiles ? Une seule chambre est-elle préférable ? En d'autres termes, faut-il un Sénat ? [...] Messieurs, j'y insiste. Il dépend aujourd'hui du Sénat de pacifier la France ou de troubler le monde. La France est aujourd'hui désarmée en face de toute la coalition du passé. Le Sénat est son bouclier [...] Sénateurs, prouvez que vous êtes nécessaires.
    Le Sénat, en votant la dissolution compromet la tranquillité publique et prouve qu'il est dangereux. Le Sénat, en rejetant la dissolution, rassure la patrie et prouve qu'il est nécessaire [...] Non, le passé ne prévaudra pas. Eût-il la force, nous avons la justice, et la justice est plus forte que la force. Nous sommes la philosophie et la liberté.
    Victor Hugo au Sénat, le 21 juin 1877
    Victor Hugo a été pair de France de 1845 à 1848. Il a été sénateur de Paris de 1876 à 1885. À la Chambre des pairs comme au Sénat, il a été le chantre du progrès et de la liberté. Son action et les discours qu'il y a faits sont parfois oubliés. L'objet de ce livre est de les mettre en pleine lumière.
    Ancien élève de l'École Normale de Saint-Cloud, Jean-Pierre Sueur a été maître de conférences à l'Université d'Orléans. Il a été député du Loiret, maire d'Orléans, secrétaire d'État aux collectivités locales. Il est sénateur du Loiret.

  • Les poèmes de Gaston Couté sont régulièrement mis à l'honneur : disques, spectacles et interprètes de marque : Édith Piaf, Patachou, Bernard Lavilliers, mais aussi certains groupes de musique rap, électro, techno et hip-hop. L'un d'eux Le petit crème interprète principalement du Gaston Couté. Qu'est-ce qui peut bien valoir à Gaston Couté mort en 1911 à l'âge de 31 ans, une audience que bien d'autres poètes ont perdue ? Celui qui, selon Victor Méric « flagellait les tartuferies, magnifiait les misères, pleurait sur les réprouvés et sonnait le tocsin des révoltes. » était le chantre des gueux, des damnés de la terre. Ce qui explique sans doute que ses complaintes soient éternelles.

  • Bien qu'âgé de 55 ans en 1914, l'officier A. Dreyfus est mobilisé durant toute la Grande Guerre. Si son dossier militaire permet de connaître tous ses états de service, son itinéraire est ici reconstitué grâce à des archives familiales, son carnet de guerre et des lettres, où il exprime ses émotions et ses craintes. Ils constituent le témoignage d'un acteur direct du conflit.

  • Un mystérieux tueur sème sur sa route des cadavres de femmes mutilées. Les flics aux abois aimeraient bien trouver enfin une piste sérieuse... C'est William Carvault qui va tomber dessus un peu par hasard, lui qui envisageait pourtant d'arrêter investigations et distributions de châtaignes pour soigner son vieux coeur d'artichaut au blues et à la bière extra-light. Toujours aussi désabusé et désopilant, William mène une enquête qui rebondit comme un ballon de rugby dans les marais de Bourges.

  • Le premier tome des OEuvres poétiques d'André Chénier avait été inscrit dès sa parution au programme de l'agrégation 2006, au titre d'édition de référence. Cinq ans après cette publication profondément remaniée des Élégies et de L'Art d'aimer, voici le deuxième volume, contenant les Bucoliques, les Épîtres et L'Invention. C'est ainsi la majeure partie de la production du poète qui est maintenant lisible dans sa pleine intégrité. Il a d'abord fallu la dégager de manipulations souvent hasardeuses ; car, restée inachevée, puis démembrée dans des liasses qui n'ont jamais été facilement disponibles et où manquent les meilleurs manuscrits publiés, elle a posé mille problèmes à ses éditeurs. C'est après avoir soumis toutes les données accessibles à une minutieuse enquête que Georges Buisson a établi le texte - dans tous ses états - selon les règles suivies pour l'édition rigoureusement scientifique du tome I. Un appareil critique considérable justifie et éclaire cette édition renouvelée ; il offre, outre le repérage des influences antiques et modernes, une riche étude du texte.Deux siècles après la mort du poète, Georges Buisson réussit la gageure de restituer son oeuvre poétique dans le meilleur état qu'elle ait jamais connu.

  • Des textes pour cheminer vers les lieux de pèlerinage. Les Cinq Prières dans la cathédrale de Chartres ont été écrites par Charles Péguy (1873-1914) à la suite du pèlerinage qu'il fit pour rendre grâce à la Sainte Vierge de la guérison d'un de ses fils. Ces textes allaient produire un étrange miracle : celui de renouer avec une vieille tradition médiévale. Chaque année, plusieurs milliers d'étudiants parcourent les 96 kilomètres de route plate et rectiligne qui séparent Paris de Chartres. Comme des milliers d'hommes et de femmes l'ont fait des siècles avant eux, ils prennent leur bâton pour cheminer sur la route les menant vers les lieux de pèlerinage, vers Dieu.

  • Sueños isleños / Rêves insulaires est la première anthologie poétique bilingue de Basilio Belliard ; elle aspire à ouvrir une nouvelle fenêtre sur la République Dominicaine grâce à cet artiste qui a remporté en 2002 le Prix national de poésie.
    « Nul n'est plus solitaire qu'un insulaire » écrit ce poète avant d'ajouter : « L'insulaire se nourrit d'espace : il a soif de voyages et d'envols. Il naît avec des ailes et porte en son coeur une barque. » (Isla al aire / Île en l'air).
    Ces réflexions peuvent sans nul doute s'appliquer à leur auteur. Ses poèmes sont de petits tableaux dans lesquels s'invite souvent la mer des Caraïbes, silencieuse, déchaînée, lieu de naufrages ou métaphore de la femme désirée.

  • Vincent mène une vie rêvée. Une carrière prometteuse de cardiologue à Strasbourg, une épouse amoureuse, une grande maison dans le quartier huppé de l'Orangerie, sans oublier une belle voiture et un compte en banque confortable.
    Cette mécanique bien huilée se dérègle le jour où le brillant jeune homme reçoit une série de lettres inquiétantes qui vont ravager son existence.
    L'auteur nous fait suivre les efforts d'un homme désemparé pour modifier le cours d'un destin que l'on imagine irrévocable. Jusqu'à la culbute finale ...

  • Depuis douze ans, un accident endeuille chaque année le Festival de Cannes. La victime est toujours un proche de Claude Bergerac, le célèbre producteur de films. À la veille de la soixante-septième édition, la commissaire Clémence Malvoisin est dépêchée sur la Croisette, sous une identité d'emprunt. Adoptée par les stars, elle tente de prévenir le prochain meurtre et de confondre le mystérieux assassin.

  • Au-devant de Genevoix relate une courte et intense rencontre, menée sur les berges d'un étang du Loiret, entre un lecteur passionné et l'écrivain qu'il admire. Cette rencontre est autant fictive, dans son déroulement, que réelle dans son contenu. Fictive, parce qu'elle procède d'un dialogue imaginaire avec un personnage se situant hors du temps. Réelle cependant, parce qu'elle rend compte de cette parenté vivante, éprouvée par chacun de nous, qui s'établit de manière archaïque entre un écrivain et ses lecteurs.
    L'auteur de ce livre, profondément habité par le personnage de Maurice Genevoix pour l'avoir lu et relu, développe un dialogue souvent troublant. Il ne se contente pas d'imaginer ou de rendre plausible une telle conversation : il l'ancre dans la réalité même du personnage et des lieux. Les procédures mimétiques employées, qui renvoient parfois au style même de Genevoix, dont sont reproduits aussi bien le parler du Grand échiquier ou d'Apostrophes, que l'écriture de Raboliot ou de Trente mille jours, participent de ce réalisme.
    Cette rencontre se nourrit aussi, en vis-à-vis de cette très simple conversation déambulatoire autour d'un étang, d'un ensemble d'éclairages sur les convictions profondes de Genevoix. Voir en lui un grand témoin de la Grande guerre, un écrivain régionaliste, ou même un chantre de la nature sauvage, demeure terriblement réducteur. L'homme dont il s'agit procède plutôt d'un enchevêtrement de champs de forces qui le propulsent, à partir de son expérience mutilante du front, dans une célébration aimante et poétique de la vie, en ce qu'elle a de visible ou d'invisible. Un tel élan intérieur, aux accents parfois mystiques, échappe à toute catégorisation littéraire.
    Jacques Tassin reprend le style allégorique de Un Jour, roman testamentaire de Maurice Genevoix, pour nous aider à découvrir la part la plus intime d'un très grand écrivain. En tant qu'écologue et naturaliste, à l'écriture sensible, grand lecteur de Genevoix, fin connaisseur du personnage, à qui il a déjà consacré plusieurs livres, il nous guide sur les berges d'un homme hors du commun qu'il revient à chacun d'entre nous de préserver de l'oubli.

  • Postface d'Antoine Prost.
    René-Louis Brunet était chaudronnier. Originaire de La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), il habitait Orléans en 1914.
    Emile Buat était ouvrier agricole et vivait à Arzillières (Marne), près de Vitry-le-François.
    Les deux hommes sont mobilisés dans un bataillon de chasseurs à pied (BCP), une unité d'élite, et subissent les conditions effroyables de la vie des Poilus de la Grande Guerre.
    Au printemps 1917, après l'échec de l'offensive Nivelle au Chemin des Dames, les mutineries éclatent. Lors de réunions de soldats, Brunet et Buat incitent leurs camarades à désobéir aux ordres et à refuser de combattre. Dénoncés, ils sont traduits en conseil de guerre, condamnés à mort par une justice expéditive et exécutés le 10 juin 1917 : les deux premiers « fusillés pour l'exemple » des mutineries.
    Après avoir relaté l'itinéraire de ces deux valeureux combattants, ce livre analyse en profondeur le déroulement du conseil de guerre, dans le contexte de la répression des mutineries de 1917 par le général Pétain, nouveau commandant en chef des armées. Il aborde également les problématiques du débat actuel sur la réhabilitation des « fusillés pour l'exemple » de 14-18.
    Docteur en histoire contemporaine et spécialiste de la Troisième République. Georges Joumas a consacré plusieurs ouvrages et articles au capitaine Dreyfus et à son Affaire. Il est également l'auteur de La tragédie des lycéens parisiens résistants en Sologne.

  • Le 30 octobre 2018, pour la première fois en France, un prêtre Pierre de Castelet et un évêque André Fort sont jugés conjointement à Orléans au tribunal correctionnel. Le premier pour des actes de pédocriminalité et le second pour avoir omis de les dénoncer. Les peines, lourdes, tombent un mois plus tard : trois ans de prison avec un an de sursis pour l'abbé et huit mois avec sursis pour l'ancien évêque d'Orléans. Un procès qui entache durablement l'image de l'Eglise en révélant un silence « assourdissant » de plusieurs décennies.
    L'année 2019 sera dense avec en février, à Lyon, le très médiatisé procès Barbarin et début 2020 celui de l'ex-prêtre Bernard Preynat. Des procès qui ont eu le mérite de mettre fin au silence pesant de l'Église qui étouffe ces affaires depuis de trop longues années.
    La journaliste Sophie Deschamps s'est longuement penchée sur ces procès hautement symboliques et riches d'enseignements tout en donnant la parole aux victimes à qui elle dédie ce livre.
    Elle s'interroge également sur la question qui prime aujourd'hui à savoir : comment éviter à l'avenir de tels dérapages de la part d'hommes d'Église ? Mais l'Église n'est pas la seule à devoir apporter des réponses à ce fait de société qui en vérité nous concerne tous.

  • Plus ancienne fête de France, traditionnelle et contemporaine, ancrée dans la cité d'Orléans et dans la mémoire vive de ses habitants d'hier et d'aujourd'hui, immuable mais très marquée par les circonstances politiques et sociales de son époque : depuis près de six cents ans, les Fêtes de Jeanne d'Arc mobilisent la population de l'Orléanais et concernent le pays tout entier, dès lors que l'invité du maire saisit sa présidence d'un jour pour parler à tous les Français de leur histoire et de la mémoire nationale.
    Si cette libération nous parle, bien loin des tentatives de détournement de l'héritage de l'Héroïne, c'est que les orateurs du 8 mai saisissent cette occasion, depuis 1920, pour évoquer l'actualité, les enjeux du moment, des lendemains de la Grande Guerre à la Reconstruction sur les ruines de la ville martyrisée par la Seconde Guerre mondiale. Cent ans après la venue du maréchal Foch, ces « Voix d'Orléans » rythment des fêtes que seules les guerres ont interrompues et les « malheurs des temps » reportées.
    Florilège d'une concordance des temps, les grands discours des maires d'Orléans et de leurs invités civils retracent l'histoire d'une ville, de son rapport à son passé et de son rôle dans la vie de la nation. Même exceptionnellement décalées en automne, à Orléans, les Fêtes de Jeanne d'Arc marquent toujours le sacre du printemps, la ferveur d'une renaissance urbaine et patriotique.

  • Cailloute

    Rémy Beaurieux

    Cailloute, « braconnier d'eau, coureur de filles, rôdeur de bouges et, quand il n'avait rien de mieux à faire, tireur de sable à l'Orbette », rassemble en lui toute la rudesse, la dureté des bateliers de Loire. Mais aussi l'insouciance et l'humour, l'orgueil et la noblesse qu'un amour difficile pour une « pas grand-chose bourgeoise » lui fera renier. À travers la description de la vie quotidienne, à travers la vengeance et l'amour, à travers l'initiation d'un jeune bourgeois, « une bille » qui doit ressembler comme un frère à Rémy Beaurieux jeune, l'auteur nous fait entrer au coeur de ce monde et nous permet, grâce à la qualité de son écriture, d'approcher ce que fut son langage.

  • Témoignage dans lequel Yves Bodard, travailleur social, rend hommage aux personnes défavorisées afin qu'elles prennent la parole et expriment un cri de douleur, de protestation et d'indignation.

  • Un meurtre commis dans un jardin du festival de Chaumont-sur-Loire sidère par sa mise en scène.
    La juge chargée de l'enquête appelle le commandant Boistôt comme consultant. Tous sont loin d'imaginer que ce tueur (ou cette tueuse ?) qui ne correspond à aucun profil, frappera encore dans d'autres jardins célèbres. Et que font ces mystérieuses cartes du Mont Saint-Michel auprès des victimes ?
    Très médiatisée, l'affaire fait croître tension, impatience et angoisse auprès de la population et des autorités.
    Dans ce polar imbibé d'humanité, Robert Reumont emmène le pittoresque Boistôt, l'inénarrable Marnay et la sculpturale et incendiaire Wyvine, dans ces magnifiques régions de France où coulent de divins vins. Ce trio frondeur et épicurien investiguera à travers toute la France jusqu'au Mont Saint-Michel.
    Mystère, surprises, suspense et humour (l 'auteur est belge)se liguent avec brio dans un récit palpitant. C'est également une découverte des meilleures spécialités culinaires et gastronomiques de nos régions.
    Plaisirs, terroir, gourmandises, cuisine et saveurs.

  • Le Roman de Renart est un vaste chantier sur lequel plus de vingt auteurs ont travaillé entre 1175 et 1250. C'est une oeuvre mouvante qui célèbre la joie physique et la ruse. Elle s'élabore autour du goupil, dans une constante interaction du langage, de l'imaginaire et de la réalité, dans un va-et-vient permanent entre l'instinct animal et l'intelligence humaine.Jean Dufournet étudie d'abord diverses branches et figures marquantes du roman ; il s'intéresse ensuite à ses continuations, du XIIIe siècle à nos jours : dernières branches, refontes du vieux roman, ouvrages pour la jeunesse et bandes dessinées, qu'elles soient destinées aux enfants ou violemment politiques...

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