Del Busso Éditeur


  • Co-édition numérique Del Busso Éditeur/Numeriklivres

    Elle disait « À chaque chaudron son couvercle » et elle savait l'importance d'un couvercle bien ajusté. Elle disait même « Qui choisit prend pire », pour bien marquer qu'on ne doit en aucun cas contrer le destin, qui de toute façon aura raison. Elle n'avait pas lu Claudel, mais elle savait que le destin, comme Dieu - c'était peut-être pareil -, écrit droit avec des lignes courbes.

  • S'il y a une vérité dans ce livre, c'est celle d'un face à face inévitable. Le long débat sur la laïcité nous a habitués aux chartes de droits, aux causes juridiques exemplaires et aux grands principes philosophiques. Le propos du professeur Yvan Lamonde vise plutôt à prendre la mesure de ce qu'ont été historiquement les enjeux de ce débat au Québec. Après deux siècles et demi d'hésitations, de tergiversations et de combats, l'heure est venue, nous dit-il, de faire des distinctions et des choix.


  • «Quinze ans me séparent du moment où j'ai écrit L'homme froissé , de longues, interminables années d'immobilité où je me suis livrée moi-même en pâture à « l'infini turbulent ». Je crois aujourd'hui que si un jour j'ai pu trouver un chemin de traverse dans l'épreuve, c'est en partie parce que l'oeuvre d'Henri Michaux m'avait transmis non un savoir mais un pouvoir de métamorphose, qu'elle m'avait enseigné une grammaire et une gymnastique de l'être dans l'espace intérieur et extérieur, familier et inconnu, fini et infini, réel et imaginé.» Barbara Rivard







  • La culture scolaire, disons-le franchement, ne soutient plus la promesse de former des « citoyens éclairés ». Mais comment prendre acte du déclin de cette culture sans tomber dans les polémiques bien connues ni déchirer sa chemise en public comme le font certains à chaque fois qu'il est question de ce qui devrait être enseigné à l'école ? On nous annonce régulièrement que la catastrophe nous guette. Au gré des humeurs de l'un ou de l'autre, il faudrait faire plus de latin, de secourisme, d'anglais, de français, de finances personnelles, d'histoire, de sport et de religion tout en ajoutant des ordinateurs, des dictées et, bien entendu, des valeurs.

    Et si cette crise autour de l'« essentiel » n'était pas que le signe d'un irréparable déclin, mais plutôt le signal qu'il est temps de poser autrement la question du rôle politique de l'éducation ?

    Ce que Marc Turgeon propose dans ce livre, ce n'est surtout pas une autre « théorie englobante », mais plus simplement un parcours au fil d'idées, de lectures et même d'anecdotes pour comprendre comment aborder l'avenir de l'éducation dans un monde pluriel qui s'accommode mal d'une école uniforme.



  • Co-édition Numeriklivres et Del Busso Éditeur

    Vous recevez des lettres ? Le pape, Tintin et le Père Noël aussi. On vous inonde de pourriels et de chaînes de lettres ? Mademoiselle Nitouche ne vous sera malheureusement d'aucun secours; sa spécialité, c'est le langage des timbres-poste. Vous préférez utiliser le pigeon voyageur ou la bouteille à la mer, voire la lettre chantée ? Vous ne seriez pas le premier. Attendre une lettre pendant des décennies, vous enivrer de son parfum ou payer une fortune pour une missive ne vous semble pas relever du délire ? Les lettres de recommandation vous paraissent dignes d'intérêt ? Vous aimeriez mieux connaître la correspondance des sportifs et celle des tueurs en série ? Vous n'avez pas peur de recevoir des nouvelles d'outre-tombe ? Les curiosités épistolaires ici rassemblées sont pour vous.

  • L'orphelinat

    Richard Bergeron

    Je suis grand. J'aurai bientôt quatre ans. Nous, les quatre plus vieux, occupons la banquette arrière de l'auto de notre père. Le bébé, celui qui a tout juste six mois, n'est pas du voyage. Un monsieur à la voix forte est assis à l'avant, côté passager. Qui est ce monsieur ? Et pourquoi a-t-il une voix si forte ? Une voix à faire peur. (...) Quand nous sommes montés dans l'auto, il m'a semblé voir des larmes dans les yeux de grand-maman. Du reste, il y a bien longtemps que je n'ai pas vu de manifestations de gaieté, il y a bien longtemps que les paroles que les adultes s'échangeaient à voix basse ont paru lourdes de sens. « Ne parlons pas de ça devant les enfants »...

    Voici le récit vrai d'une enfance, comme de celles qu'on ne pense voir qu'au cinéma. Le narrateur est nul autre que Richard Bergeron, spécialiste du développement urbain et candidat à la mairie de Montréal.

  • «Léo s'est levé tôt ce matin, comme d'habitude, même si ce ne sera pas un jour ordinaire : 13 août 1942, il a six ans aujourd'hui et il fait beau. Sitôt levé, il regarde par la fenêtre et voit que la mer scintille sous le soleil - le grand soleil du matin, encore tout étendu dans son lit, dit sa mère Anastasie, qui a déjà mis la table dans la cuisine et versé un grand verre de lait pour chacun des enfants. Léo s'habille en vitesse et en silence, car son frère Gérard dort encore dans le grand lit qu'ils partagent, il ne serait pas content qu'on le réveille avant son heure ; il garde ses souliers dans ses mains pour descendre l'escalier sans faire de bruit. Il a faim et l'odeur du pain et de la confiture aux fraises des champs arrive à ses narines avant même qu'il ne soit assis à table. Anastasie l'accueille avec une joie inhabituelle, l'embrasse pour lui souhaiter une bonne fête et pour Léo, se blottir ainsi contre sa mère, sa petite tête enfouie entre ses énormes seins, est le plus beau des cadeaux dont il pourrait rêver.»




    Le troisième volet de la trilogie autobiographique de Jean Cléo Godin.



  • Que faire d'un père qui dort, comme une sorte de Rip Van Winkle éhonté, fuyant dans le sommeil ses responsabilités? Comment faire, surtout, pour tuer le père et s'assurer ainsi de pouvoir atteindre sa propre maturité d'homme? Comment grandir quand le destin m'a fixé devant un bol de soupe, dans une enfance de trois ans dont je ne sais plus quoi faire à soixante?

    J'ai beau tourner et retourner la question, j'en reviens toujours à ce sommeil inamovible, mais qui n'est pas éternel, à cette mort qui n'aurait pas dû survenir.








  • Co-édition Amérik média et Numeriklivres

    Si certains grands chefs prétendent qu'ils n'ont rien créé, mais qu'ils ont tout simplement redécouvert, l'histoire de la tourte et de la tourtière prouve que cette affirmation, sans être tout à fait juste, n'est probablement pas loin de la vérité. En effet, en ce qui concerne la cuisine ménagère ou "ordinaire", qui est la base de notre quotidien, notre histoire sociale sociale et culinaire prouve sans l'ombre d'un doute que rien ne se perd, que rien ne se crée et que tout se transmet. Et l'une des raisons permettant de comprendre l'incroyable force de perpétuation de certaines traditions est que les peuples s'identifient si profondèment à leur nourriture qu'ils en croient les seuls créateurs.
    L'auteur Jean-Pierre Lemasson nous propose de retracer la formidable épopée d'un plat dont la longévité dépasse l'entendement et démontre à quel point nos coutumes alimentaires sont tenaces. Si certaines, qui peuvent nous sembler anciennes, datent à peine du siècle dernier, d'autres traversent les millénaires et les continents. En ce sens l'histoire de la tourtière est épique car, hormis les soupes, aucun autre plat ne peut prétendre avoir été au commencement de notre civilisation.


  • Co-édition Del Busso Éditeur



    André Belleau écrivait en 1983 que l'essayiste travaille « dans le champ culturel avec les signes de la culture »; il est celui qui a « le bonheur d'habiter la sémiosphère ». Cette définition convient parfaitement à l'oeuvre de Benoît Melançon . Qu'il étudie les lettres de Diderot ou qu'il commente l'actualité linguistique québécoise, qu'il se penche sur le courrier électronique ou qu'il démonte un mythe sportif, Benoît Melançon fait partager ce bonheur à ses lecteurs depuis plus de vingt ans, par des livres et des articles, mais aussi dans Internet. De deux séjours à Bangkok, il a rapporté cesNotes de voyage, qui sont autant de réflexions sur la culture et ses signes. Tendons l'oreille.
    À propos de l'auteur
    Benoît Melançon est directeur du Département des littératures de langue française de l'Université de Montréal et directeur scientifique des Presses de cette université. Spécialiste de la littérature française du XVIIIe siècle (Diderot épistolier, 1996), il situe ses travaux aux frontières de plusieurs disciplines : communication (Sevigne@Internet, 1996), sociolinguistique (Dictionnaire québécois instantané, 2004), histoire culturelle (les Yeux de Maurice Richard, 2006, 2008 et 2009), histoire des représentations (Des mots et des muscles !, collectif, 2005), histoire du livre (le Savoir des livres, collectif, 2005). Récipiendaire de plusieurs prix pour ses ouvrages, Benoît Melançon a été président de la Société canadienne d'étude du dix-huitième siècle et vice-président de la Société internationale d'étude du dix-huitième siècle

  • Quand une idée simple vous amène plus loin que vous n'auriez pu l'espérer.

    En co-édition avec Amérikmédia

    En 2006, Kyle McDonald, un montréalais de 26 ans, fait le pari d'échanger un simple trombone rouge contre une maison sur Internet. À l'époque, les aventures de ce jeune canadien avait fait la Une de tous les grands quotidiens du monde. Kyle a réussi son pari incroyable. Ce n'est pas tant la conclusion de cette histoire qui donne toute la force à ce récit mais plutôt la chronologie de tous les événements qui se sont enchaînés dès lors que Kyle a décidé de tout faire pour échanger son trombone rouge contre une maison. L'auteur, avec sa verve, unique, raconte les 14 échanges qui l'ont mené à la réalisation de son rêve.
    Avant de déboucher sur une maison de Kipling, en Saskatchewan, Kyle a notamment échangé avec l'humoriste Michel Barrette un baril de bière contre une motoneige puis, avec le producteur hollywoodien Corbin Bernsen, une boule à neige contre un rôle parlant dans un film. Au fil des échanges plus inusités les uns que les autres, il a compris qu'un objet n'avait qu'une valeur relative. Une simple idée, cependant, l'a mené plus loin qu'il n'aurait pu l'espérer.
    Son récit est captivant, son enthousiasme contagieux, ses réflexions pleine d'humour et de bon sens.


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