Denoël (réédition numérique FeniXX)

  • De tout temps le crime organisé a su tirer un maximum de profit de la technologie. Les gangs de Chicago ont été parmi les premiers utilisateurs du téléphone. À l'heure d'Internet et des autoroutes de l'information, les nouvelles technologies apportent aux mafias de la planète des opportunités inespérées. Cosa Nostra, les triades chinoises, les gangs californiens, la mafia russe, pratiquent désormais des hold-up électroniques. Ceux-là mêmes qui blanchissent aujourd'hui leur argent sale dans les paradis fiscaux le feront demain en utilisant la monnaie électronique. Les mafiosi risquent de devenir les parrains du cyber-espace.

  • 11 juin 1994 : Émilie Tanay, 9 ans, meurt après avoir absorbé une cuillerée de Josacine empoisonnée au cyanure. 27 juillet 1994 : Jean-Marc Deperrois, adjoint au maire et chef d'entreprise normand, est mis en examen pour empoisonnement avec préméditation. 25 mai 1997 : Après douze refus de mise en liberté, J.-M. Deperrois est condamné à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Rouen. Les médias se sont emparés de cette affaire. Les thèses de la défense de J.-M. Deperrois ont été largement répandues dans la presse, dans les journaux télévisés et radiophoniques. L'une d'elles se fonde sur l'hypothèse d'un accident domestique et rejette implicitement la faute sur la famille d'Emilie. Mais il y a les vérités journalistiques et les vérités judiciaires. Malgré la pression médiatique, les jurés ont condamné J.-M. Deperrois qui a toujours clamé son innocence.

  • La guerre des images est déclarée. Trois, quatre, cinq chaînes début 1986, bientôt huit, dix, vingt... Les programmes publics et privés de plus en plus nombreux, la multiplication des réseaux câblés, les émissions déferlant directement des satellites : le carcan audiovisuel, dans lequel étouffait depuis trop longtemps le téléspectateur français, éclate de toute part ! Un véritable raz de marée d'images s'apprête à submerger la France et l'Europe. José Frèches ouvre le dossier brûlant de ce conflit international, qui est sans doute le plus important de notre temps. Il en présente tous les éléments techniques, économiques, politiques et tire la sonnette d'alarme : si nous n'y prenons garde, la première victime de la guerre des images sera notre identité culturelle. Face à l'offensive des super-puissances de l'audiovisuel que sont les États-Unis, le Japon, et bientôt d'autres pays comme le Brésil, la contre-attaque ne peut être qu'européenne. Ce livre clair et brillant est un vibrant appel à la constitution d'une Europe de l'audiovisuel, puissante et concurrentielle, capable de faire rayonner sa culture et ses valeurs au-delà de ses limites géographiques. L'enjeu est énorme, et le temps presse. Dans quelques années, il sera trop tard. Un ouvrage fondamental sur un sujet essentiel qui nous concerne tous.

  • Ancien rédacteur en chef de «Paris-Jour», «Paris-Presse» et «France-Soir», l'auteur fait le récit de l'épopée du monde à travers quatre-vingts journées décisives de son histoire. Des événements et des hommes qui ont marqué le XXe siècle.

  • Le miracle chinois fait rêver. La mutation capitaliste de Pékin fascine le monde entier. La Chine a fait son entrée dans le siècle, avec faste et autorité. Pourtant, l'empire légué par Deng Xiaoping ressemble à un volcan en ébullition. Sous la main de fer du pouvoir, la société s'agite en turbulences explosives : guerre des campagnes contre les villes, de la base contre le Parti-État, des femmes contre les hommes, de la religion contre l'idéologie, des minorités ethniques contre la majorité chinoise... Géant du XXIe siècle, « future première puissance », l'empire rouge demeure aussi opaque et méconnu qu'il l'était à l'époque maoïste. Le Volcan chinois est le récit vivant d'une plongée dans les entrailles du Grand Dragon. L'auteur, qui a vécu dix ans en Chine, nous fait comprendre - de l'intérieur - cette Chine bouillonnante qui risque, un jour, d'entrer en éruption.

  • Des textes qui témoignent d'un itinéraire intellectuel et d'un engagement politique qui firent de Souvarine un ardent bolchevique, fondateur du P.C.F., puis un opposant radical au système communiste tel qu'il s'est développé dans les pays de l'Est.

  • Comme les ombres chinoises, dont nous n'appréhendons que les silhouettes, notre connaissance du Japon est superficielle et les Japonais nous présentent une réalité manipulée par une habile politique de communication. Nous ne connaissons presque rien de leur culture et de leur histoire, si ce n'est le fanatisme des kamikazes s'écrasant sur les porte-avions américains. Leur puissance industrielle, commerciale et financière nous inquiète, mais nous ne voyons pas les faiblesses de leur système politique et le coût social que les Japonais sont obligés de payer pour alimenter la politique de conquête du Japon Inc. Ce sont ces ombres japonaises, cette face cachée de l'empire du Soleil levant que révèle ce livre, pour aujourd'hui et pour demain...

  • Si la corrida est un spectacle de lumière, elle a aussi ses ombres... et ses voyous. Des héros et des tricheurs, de grandes tragédies et de petits arrangements. Manolete, Dominguín, Ordóñez et El Cordobés : les noms phares de l'histoire taurine. Leur portrait va faire grincer les dents des vieux combattants des gradins. Car, si leur talent était immense, certains de leurs toros étaient minuscules, et leur influence sur la déontologie de ce mythique combat de l'homme et du toro fut bien néfaste. Ainsi, de Belmonte à nos actuels novilleros vedettes, ce livre, parfaitement documenté et riche d'anecdotes inédites, est un récit d'humeur et d'humour. Il pose la question essentielle de l'avenir de la corrida. Avec la naissance de l'Europe et les abus réglementaires des technocrates de Bruxelles, la corrida devra-t-elle bientôt basculer dans la clandestinité, ou dérivera-t-elle vers le show-business ?

  • Ancien journaliste, ancien consul des Seychelles pour le sud de la France, proche de certains opposants au régime en place, l'auteur nous donne un document vécu qui se lit comme un thriller sur le coup d'Etat.

  • À l'approche de l'élection présidentielle, le prétendant à la couronne de France s'adresse au futur chef de l'État, mais aussi à tous les Français. Héritier d'une tradition multiséculaire qui, à travers les générations, a incarné les grandeurs et les difficultés de la France et des Français, le comte de Clermont évoque, à la lumière de cette histoire, les grands problèmes de notre temps : justice sociale, solidarité des hommes, éducation, rôle des médias, religion et modernité, institutions politiques, rôle de la France dans le monde. Au coeur de cette réflexion nourrie par les expériences personnelles du prince, se dégage une interrogation concrète sur le devenir de nos sociétés menées par l'individualisme, l'argent et la politique spectacle.

  • Le discours est l'instrument par excellence du débat démocratique. Contre les émotions instantanées sur lesquelles joue la médiacratie, il cherche à réintroduire le temps long de l'argumentation raisonnée. Contre la réduction des hommes au statut de consommateur par la sondocratie, il cherche à s'adresser au citoyen. Contre le conformisme propre à la tyrannie cathodique, il cherche à réintroduire la contradiction. Voici donc les raisons qui me font croire que le renouveau de notre démocratie, et la réhabilitation du politique, sont indissociables du retour au premier plan de la parole publique. Voici pourquoi, au moment où la France s'apprête à engager le grand débat qui déterminera ses choix pour cette fin de siècle, j'ai accepté volontiers de publier ces textes, qui témoignent à la fois d'une conception de la politique et d'une vision de la République. Philippe Séguin

  • Ce livre est le fruit d'une enquête de plusieurs mois menée au coeur d'une ville tombée aux mains du Front national : Toulon. L'auteur, à partir de nombreux témoignages inédits, nous fait comprendre les causes de l'ascension du Front national dans cette ville, dévoile ses réseaux en tout genre, politiques, économique ou mafieux..., met à jour les facettes d'une cité du Var marquée par les scandales, la corruption et les mises en garde à vue. Virginie Martin n'essaie pas seulement d'élucider le mystère toulonnais dans le contexte varois, de l'assassinat de Yann Piat et de Jean-Claude Poulet-Dachary, au rôle joué par Maurice Arreckx, ses dauphins ou ses concurrents. Elle met en perspective une victoire patiemment préparée par le travail d'un parti politique, le Front national, qui a fait de Toulon, avec d'autres villes, un laboratoire pour expérimenter ses idées. La compréhension de cette expérience est indispensable à celle de l'enracinement du Front national en France.

  • Madame de Rênal, Eugénie Grandet, Coralie, Mathilde de La Mole... Ou mère, ou amante, ou courtisane, ou femme de tête, telles nous apparaissent, curieusement limitées à l'un ou l'autre de ces rôles, les héroïnes des grands romans du XIXe siècle, étudiées par Annie Goldmann. Fantasmes de leurs créateurs, mais aussi reflets des femmes de l'époque, ces personnages ont nourri, jusqu'à nos jours, l'imaginaire des hommes et des femmes, celles-ci se conformant aux modèles et ceux-là les cherchant sans fin, pour leur commun malheur. D'où vient que les femmes aient dû ainsi s'amputer de toute une partie de leur personnalité potentielle ? Pourquoi un tel appauvrissement par rapport aux héroïnes à multiples facettes du siècle précédent ? Comment de tels schémas ont-ils pu s'installer, générant tant de rêves d'amour perdus ? Et en sommes-nous libérés aujourd'hui ? La relecture que fait Annie Goldmann d'une douzaine de romans célèbres tâche de répondre à ces questions. Outre le charme de cette relecture, on trouvera ici une interprétation excitante des faits historiques, sociologiques et littéraires.

  • Sept ans après le succès de Tous Nuls, Pierre Pellissier récidive... et dresse un portrait sans complaisance de notre société et de ses travers : l'inégalité triomphante, un tissu social en loques, des privilèges arrogants. De l'inconséquence de nos élus locaux, à l'absurdité de certaines lois oubliées, en passant par le cumul des mandats, l'auteur dévoile aussi les vices cachés et les mécomptes de notre classe politique et administrative. Il ose aussi parler, autrement qu'avec la langue de bois, de sujets tels que la Corse, les clandestins, internet, les prébendes des élus... Ironique et provocateur, sans jamais tomber dans l'excès, bien informé pour tout ce qui touche à la face cachée de notre vie politique et sociale ou de notre économie, Pierre Pellissier fait découvrir au citoyen lecteur l'envers de notre démocratie, de la crise que nous vivons, ses causes, ses faux-semblants, ses mythes : un petit livre rouge et explosif d'éducation civique.

  • Admirée en Occident, louée pour sa modernité, la fille d'Ali Bhutto, Benazir, fut saluée à son arrivée au pouvoir en 1988, comme l'héroïne du retour de la démocratie et de l'émancipation féminine dans une république islamique. Charmeuse, émouvante et cynique, Benazir, près de dix ans plus tard, doit choisir entre sacrifier son mari soupçonné de meurtre ou son ambition politique. Chassée en 1990, redevenue Premier ministre en 1993 jusqu'à sa déchéance trois ans plus tard pour corruption, battue aux élections de 1997, Benazir est au centre d'une tragédie familiale trempée d'or et de sang, de l'exécution de son père en 1979 jusqu'à la mort de son dernier frère, et rival, en 1996. C'est au contact des réalités pakistanaises que Laurence Gourret découvre combien l'image de Benazir en Occident est rudimentaire, confuse et naïve. Au fil de ses rencontres avec Benazir et les siens, avec ses adversaires politiques, avec les femmes, qu'elles soient de milieu pauvre ou aisé, Laurence Gourret affine son portrait. D'un côté l'autorité en trompe l'oeil, de l'autre le vrai pouvoir, avec ses féodaux, ses barons de la drogue... Ce n'est pas seulement l'envers du voile de la fée Benazir que montre Laurence Gourret, mais la vie de cent trente millions de Pakistanais, dont une majorité fait face au jour le jour à une vie dominée par la violence et la peur.

  • À l'inverse de son grand voisin australien, où les Blancs ont submergé les aborigènes, la Nouvelle-Calédonie vit, depuis l'installation du premier Européen en 1843, dans la contradiction de deux logiques, l'une liée séculairement au droit coutumier canaque, l'autre importé d'Occident par des vagues successives de Français (bagnards, déportés, colons). Deux communautés d'égale importance, qui coexistent sans véritablement cohabiter, comme en ont témoigné plusieurs révoltes, de 1878 à 1984... Devenue une sorte de porte-avions américain durant la Seconde Guerre mondiale, l'île connaît ensuite un essor économique qui entraîne une immigration massive de travailleurs, asiatiques et océaniens, mais aussi une âpre concurrence entre le groupe Rothschild et le géant américano-canadien I.N.C.O. Après les espoirs suscités par l'esquisse d'une politique de promotion mélanésienne (une demi-douzaine de statuts en trente ans), nombre de dirigeants canaques se sentent cependant floués et basculent vers l'indépendantisme, tandis que d'autres rejoignent les caldoches. L'affrontement, qui se prolonge depuis la publication du plan Fabius, marque-t-il la fin de l'utopie d'une sociéte multiraciale sur le Caillou ? Tels sont les éléments d'un dossier qui constituera l'un des enjeux de la prochaine campagne électorale en France.

  • Depuis plus d'un an et demi, l'Europe, à la recherche d'une identité internationale, se trouve incapable, tout comme les Nations Unies, de mettre fin à la guerre qui a éclaté dans l'ancienne Yougoslavie. Comment s'explique l'impuissance de la Communauté à assurer la paix sur ses marches ? Pourquoi la guerre en Croatie a-t-elle autant duré ? Quelles sont les ambitions serbes ? A-t-on précipité la Bosnie dans la guerre, par la reconnaissance prématurée de la Croatie et de la Slovénie ? C'est à ces brûlantes interrogations que l'auteur s'emploie à répondre dans ce document d'autant plus passionnant qu'il permet, pour la première fois, au lecteur, spécialiste ou non, de suivre, au jour le jour, le travail d'un diplomate en prise directe avec l'Histoire...

  • Face aux hérauts de la fin de l'histoire, Jean-Antoine Giansily relance le débat sur la crise des idées, de la représentation et de la politique. L'auteur veut en finir avec les illusions idéologiques des vingt-cinq dernières années, l'écologie et l'antiracisme n'étant que des épigones des idées soixante-huitardes. La guerre éternelle de l'utopie et de la tragédie continue. Pour Jean-Antoine Giansily, aujourd'hui plus qu'hier, les utopies mettent en péril la cohésion nationale. La droite au pouvoir peut-elle se contenter d'assurer une bonne gestion libérale du pays ? Pour l'auteur, la droite doit réaffirmer les fondements moraux et culturels de son projet, et affronter controverses philosophiques ou découvertes scientifiques. Elle a besoin d'élaborer une théorie des médias, une vision nouvelle de la sociologie, une approche iconoclaste des idées reçues, comme une conception inédite de l'État. Jean-Antoine Giansily, qui passe ici de la pratique politique à la théorie, propose de nouvelles armes intellectuelles à une droite critique, pour qui tout commence.

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