Denoël

  • Lettres d'une vie Nouv.

    POUR LA PREMIÈRE FOIS PUBLIÉE, LA CORRESPONDANCE D'IRÈNE NÉMIROVSKY, AUTRICE DE SUITE FRANÇAISE.

    Les lettres d'un grand écrivain racontent une vie qui s'écrit en parallèle de son oeuvre. Celles d'Irène Némirovsky esquissent d'abord le portrait d'une jeune fille passionnée qui découvre l'ivresse des premiers flirts et la joie des études à la Sorbonne. Puis se dessine un portrait plus affirmé, celui d'une femme brillante, soucieuse et déterminée, qui deviendra la romancière accomplie du Bal et de David Golder. Ce sont ses échanges avec son "cher Maître", Gaston Chérau, avec ses éditeurs aussi, parmi les plus grands, Bernard Grasset, André Sabatier, Albin Michel, ou encore avec les auteurs de son temps - Henry Bernstein, Jacques-Émile Blanche, Henri de Régnier, Gabriel Marcel, Jacques Chardonne.

    Il y est question d'écriture, bien sûr, de livres, de cinéma, mais aussi des petits riens du quotidien. À partir de 1938, le ton se fait moins léger, jusqu'en juillet 1942 où la correspondance s'interrompt brusquement suite à l'arrestation tragique d'Irène Némirovsky. Ce sont alors les proches, amis, éditeurs, admirateurs qui prennent la plume, cherchant désespérément à la sauver et à faire vivre ses textes.
    Témoins de la fécondité d'une artiste, ces Lettres d'une vie éclairent de l'intérieur l'immense talent romanesque d'Irène Némirovsky dont l'oeuvre entière n'en finit pas d'être redécouverte.

  • "Maintenant que j'ai des photos d'elle, peut-être qu'à les regarder attentivement les traits de son visage s'inscriront à rebours dans ma mémoire. Peut-être qu'à force de la regarder elle reprendra vie, dans une boucle des synapses de mon cerveau. À défaut de me souvenir, arriverai-je, enfin, à l'imaginer ?"

    Christine Détrez a perdu sa mère à deux ans et demi et n'entendra plus jamais parler d'elle. Elle sera élevée par une autre femme, que de tout son coeur elle appellera maman. Devenue sociologue, épouse, mère à son tour, Christine Détrez s'autorise enfin le droit de savoir. Débarrassée de la peur et de la culpabilité, elle remonte avec ferveur le fil d'une vie, cherche, interroge, invente. À partir du souvenir d'un geste, celui d'une démarche, l'intonation d'un mot, mais aussi des comédies musicales qui ont bercé son enfance, elle érige le portrait d'une femme libre et passionnée, faisant ainsi de sa mère une véritable héroïne romanesque.
    Entre enquête de terrain et coïncidences magiques, un récit littéraire fascinant qui pose la question de l'identité face aux silences et aux secrets de famille.

  • Le silence des maquis - polar genealogique Nouv.

    Berlin, 1945. Dans le feu des derniers combats qui marquent la fin du IIIe Reich, Pierre Bénézet, un jeune Français, assiste à la mort d'un officier de la Luftwaffe. Récupérant ses papiers militaires, il découvre, stupéfait, qu'il s'agit de son quasi homonyme : Peter Bénézet.
    Soixante-quinze ans plus tard, Chloé, jeune archiviste passionnée, découvre les mystères qui entourent la vie de Pierre Bénézet, son grand-oncle. Elle décide de plonger dans le passé familial. D'énigme en énigme, de fausses pistes en révélations spectaculaires, d'espoirs en découragements, son enquête généalogique va entraîner Chloé du Languedoc à l'Afrique du Sud, de la Sibérie à Berlin, du XVIIe siècle à nos jours, sur la trace de ses ancêtres, protestants éparpillés à travers le monde suite à la révocation de l'édit de Nantes et aux persécutions qui l'ont suivie.

  • "On l'avait programmé pour tenir ses promesses, faillir était le lot des faibles, des mornes contemplatifs, des petites rêveuses de soie blonde qu'on balançait caissières faute d'en faire des chanteuses et qui léchaient l'écran glacé de leur smartphone en attendant l'amour dans ses habits de prince - mais foin de nostalgie, tout ça valait en l'an deux mille, cela faisait longtemps que les caissières au cheveu gras avaient disparu des rayons des grands magasins."
    Dans un futur indéterminé mais étrangement familier, la Cinquième République moribonde et corrompue se débat contre le terrorisme, la misère et l'extrémisme. Pourtant, les ors du pouvoir font encore rêver Hugo-Theo, jeune consultant qui travaille pour le gouvernement. Son frère Gaspard, qui a suivi un chemin radicalement différent, va gripper l'ascension d'Hugo-Theo et le conduire à s'interroger sur son parcours et le prix moral qu'il est prêt à sacrifier à ses rêves de grandeur.
    Une plume remarquable, trempée dans l'acide, pour peindre l'ascension d'un ambitieux dans un Paris au bord de l'implosion.

  • Quand Alma apprend la maladie de son fils, le temps s'arrête, son existence entière bascule. Elle essaie de faire face et navigue à vue entre la froideur des couloirs d'hôpitaux et l'ardeur des beaux jours. Au-dehors, l'été bat son plein et la vie continue, malgré tout. Alma se réfugie dans la petite maison rouge près du lac. Entourée d'une nature omniprésente, tantôt brutale, tantôt réconfortante, elle tente de trouver un exutoire à sa colère, un apaisement à sa peine, un sens à ce qui n'en a pas.
    Voyage émotionnel dans le coeur d'une femme, cet été exceptionnel, au-delà de tout autre, est avant tout un roman d'espoir, vivant, essentiel.

  • Par désir de paraître,déni du passé,pour cause d'inertie, de lâcheté,quelquefois par désespoir ou générosité,des gens ordinaires empruntent ces Passages d'enfer générés par l'ordre social.

  • Ses proches l'avaient prévenue. Ophélie devra jongler entre sa carrière, sa vie d'épouse et de mère. Mais personne ne lui avait dit qu'il faudrait jongler avec les fragments de son existence morcelée.

    Perfectionniste et investie, Ophélie renvoie une image parfaite : mère épanouie, médecin accompli, épouse dévouée. Pourtant, face au miroir, elle ne se reconnaît plus. Où est-elle ? Qui est-elle ?
    Au fil des mois, Ophélie s'enlise. Il n'y a que dans le reflet de l'eau qu'elle semble s'apaiser, se reconnaître, au risque de s'y perdre.

    A travers le parcours d'Ophélie, mère tragique tiraillée entre souffrances intimes et désir d'excellence, se dessine le portrait saisissant d'une femme des temps modernes.

  • LA VERSION INÉDITE DU SUCCÈS MONDIAL D'IRÈNE NÉMIROVSKY.
    Écrit dans le feu de l'Histoire, Suite française dépeint presque en direct l'exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique de nombreuses familles françaises. De son village de Saône-et-Loire où elle est réfugiée, Irène Némirovsky traque les innombrables petites lâchetés et les fragiles élans de solidarité d'une population en déroute. Au fil de l'écriture et de l'avancée allemande, son roman se fait le miroir inquiétant du quotidien d'un pays sous le joug, jusqu'à ce que la réalité dépasse tragiquement la fiction lors de son arrestation en juillet 1942.
    Ainsi la grande Histoire précipite-t-elle le destin de la romancière et, avec lui, celui de Suite française. Son manuscrit inachevé, ses notes et nombreux écrits sont confiés à ses enfants dans une précieuse valise. Des années plus tard, sa fille, Denise Epstein, en exhume le roman Suite française. Il existait cependant deux versions de la fameuse suite romanesque : une version brute, originelle, la toute première (Denoël, 2004), et puis une seconde remaniée, plus ramassée, plus aboutie, celle que l'auteure envisageait de publier.
    Enrichie d'une présentation remarquable retraçant la genèse du roman, cette version inédite de Suite française, plus acide et mordante, révèle une romancière implacable et passionnée, habile à capter les travers et faiblesses de chacun, témoin, malgré elle, du pire de notre humanité.

    « UN ROMAN HALLUCINÉ. ON EN SORT SECOUÉ, RÉVOLTÉ, ÉMERVEILLÉ. »
    PASCAL BRUCKNER, LE NOUVEL OBSERVATEUR

  • «- Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !... - T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sage, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie... - Il y a l'amour, Bardamu ! - Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds.»

  • Au collège de Clerval, près de Tours, Éric Capadis, jeune professeur d'histoire-géographie, vient de se suicider en se jetant par la fenêtre de sa classe.Lorsque Pierre Hoffman, son remplaçant, prend contact avec ses nouveaux élèves, il décèle chez eux des comportements étranges. Soudés, anormalement disciplinés, ces adolescents forment un bloc impénétrable. Surtout, ils dégagent une hostilité diffuse, une violence sourde dont le narrateur sent qu'elle peut devenir extrême. Quelques blagues d'enfants attardés : c'est ce que pense d'abord Hoffman lorsqu'il reçoit par la poste un curieux objet en peluche, lorsqu'il retrouve balafrée au cutter une jeune élève qui l'avait simplement «mis en garde», ou lorsqu'il récupère une cassette vidéo à l'énigmatique contenu.Mais le collège tout entier semble conspirer pour banaliser la situation. Lucide et paralysé, Hoffman prend lentement la mesure de l'ascendant des enfants dans cette déliquescence scolaire, de leur savoir-faire manipulateur. Et tandis que tout s'accélère, il assiste impuissant au déroulement du plan qu'ils ont conçu. Comme une issue logique à leur destinée autiste. Comme une impeccable mise en scène pour leur adieu au monde.

  • L'histoire n'est pas banale. Flavières, pourtant, preuves à l'appui, ne pourra que confirmer plus tard toutes les craintes de son ami Gévigne au sujet de sa jeune épouse Madeleine. Ses absences, ses mystères, cette étrange mélancolie lui faisant regarder l'eau durant des heures¿ Pas d'amants, pas de simulation, aucune maladie. Peut-être une arrière-grand-mère morte noyée à 25 ans et qui souffrait des mêmes maux¿ Flavières ne quitte plus Madeleine des yeux. Son ami le lui a demandé. Il s'inquiète trop. Très vite, ils seront deux à ne plus fermer l'oeil. Madeleine ne peut pas mourir. Elle ne le doit pas. Flavières ne le supporterait pas...

  • Il y a un peu moins d'un siècle paraît pour la première fois L'Ennemie, petit bijou d'une jeune romancière encore inconnue du public. Dans ce roman, publié sous le nom de Pierre Nerey, Irène Némirovsky dissèque sous couvert de la fiction toutes les ambivalences de sa relation avec sa mère. Ici, Irène devient Gabri, une jeune fille de dix-sept ans en révolte, avec toute la violence confuse de l'adolescence, contre une mère indifférente, vieille coquette sur le déclin aux prises avec son dernier amour.
    Ce conte cruel du Paris des années folles suit le terrible apprentissage par Gabri d'une féminité déchirée entre désirs naissants et solitude irréductible, où le visage de l'être détesté devient d'autant plus haïssable pour la jeune fille que ces traits se confondent peu à peu avec les siens. Telle une nouvelle Électre, Irène Némirovsky n'épargne pas cette mère qui ressemble furieusement à la sienne et dont elle dresse le portrait-charge sous les traits d'une coquette aussi vaine que cruelle.
    Toute une société déboussolée renaît ainsi sous la plume acide d'une auteure emblématique de l'entre-deux-guerres.

  • Elle le rencontre, et c'est un émerveillement. Tristan est un artiste génial qui transforme le rêve en réalité. À ses côtés, la vie devient une grande aire de jeux où l'on récite des poèmes en narguant les passants. Il ne ressemble à personne, mais cette différence a un prix. Le monde est trop étriqué pour lui qui ne supporte aucune règle. Ses jours et ses nuits sont ponctués d'angoisses et de terreur. Seul l'amour semble pouvoir le sauver. Alors elle l'aime éperdument, un amour qui se donne corps et âme, capable de tout absorber, les humeurs de plus en plus sombres, de plus en plus violentes.
    Jusqu'à quel point ? Au point de s'isoler pour ne plus entendre les insultes, au point de mentir à ses proches, au point de s'habituer à la peur ? Est-ce cela, aimer quelqu'un ?
    Un premier roman d'une rare justesse sur l'emprise amoureuse.

  • "Voici la première enquête de l'inspecteur Ali, aussi abracadabrante que lui. Il y en aura d'autres, si du moins ce ouistiti ménage quelque peu ma santé. Je l'ai créé un beau jour de printemps, pour ma plus grande joie. Et puis, au fil des semaines et des pages, il a acquis sa propre vie, tel le monstre de Frankenstein. Des bas-fonds de Casablanca à l'hôtel somptueux de la Mamounia, en passant par les hautes sphères politico-financières de la coopération internationale, il a dérouté tous ceux qu'il a côtoyés par ses interrogatoires et ses facéties au troisième degré. Il m'a dérouté, moi aussi, même au niveau du langage. J'avoue que j'ai poussé un soupir de soulagement lorsque je l'ai vu partir à la fin de ce livre. Cela dit, avec du recul vis-à-vis de moi-même, je me demande si cet inspecteur Ali de malheur ne m'a pas rendu service à mon insu. Oui : le temps n'est-il pas venu en effet de dérouter, de faire dérailler vers d'autres voies cette littérature dite maghrébine dont je suis l'ancêtre en quelque sorte ? Et, par voie de conséquence, notre culture française qui risque de devenir un produit d'économie de marché ? Bref, de mettre carrément les pieds dans le monde réel où nous écrivons ?", Driss Chraïbi.

  • "Je ne dis plus grand-chose, mon verre est vide et ma vie se fait la malle."
    Suzanne et ses amis travaillent parce qu'il le faut et boivent pour chasser l'ennui. Vagabonds immobiles, ils rêvent d'amours durables ou au moins d'un peu de tendresse. Tandis que les jours passent comme un disque rayé et emportent leur jeunesse, ils laissent se jouer la mélodie du hasard.
    Portrait de groupe d'une jeunesse en déshérence, La Vie consommée est un premier roman brut et incandescent.

  • Que vous aimiez lire dans votre bain ou par-dessus l'épaule de votre voisin, laisser votre roman dans un wagon de métro ou l'offrir à votre meilleure amie, partager vos lectures en famille ou seulement à deux, que vous collectionniez les marque-pages, les éditions rares ou les "poches" d'occasion, alors ce livre est fait pour vous...

    Juliette prend le métro tous les jours à la même heure. La ligne 6, le métro aérien. Ce qu'elle aime par-dessus tout, c'est observer, autour d'elle, ceux qui lisent. La vieille dame, le collectionneur d'éditions rares, l'étudiante en mathématiques, la jeune fille qui pleure à la page 247. Elle les regarde avec curiosité et tendresse, comme si leurs lectures, leurs passions, la diversité de leurs existences pouvaient donner de la couleur à la sienne, si monotone, si prévisible.
    Jusqu'au jour où Juliette décide de descendre deux stations avant son arrêt habituel, et de se rendre à son travail en coupant par une rue inconnue ; un pas de côté qui va changer toute sa vie.

  • "Gabrielle distinguait ses amis en deux catégories : ceux des livres, qu'elle voyait à la bibliothèque ou au lycée, et ceux des plantes, qu'elle rencontrait chez les pépiniéristes ou dans les foires aux plantes de la région. Martin les confondait tous - vieilles dames amoureuses de Marcel Proust ou des fougères arborescentes, créateurs de jardins feng shui ou poètes du dimanche, fleuristes aux mains calleuses, botanistes pensifs..."

    Gabrielle a deux passions : la lecture et son jardin. Lorsqu'elle meurt accidentellement, le monde de Martin, son compagnon, s'effondre. Inconsolable, il s'efforce de maintenir vivant le souvenir de la femme qu'il aimait. Lui qui n'ouvrait jamais un livre et pour qui le jardin était le domaine réservé de Gabrielle, se met à lire ses romans et à entretenir ses fleurs. C'est ainsi qu'il découvre un secret que, par amour, Gabrielle lui avait caché. Ce secret bouleversera sa vie, mais lui permettra de surmonter son deuil d'une manière inattendue.

  • Victor et Picot sont deux copains à la ramasse. Le premier passe ses journées vautré sur un canapé à écouter Bach ; le second enchaîne les petits boulots. Ils se retrouvent vigiles de nuit à Lagny-sur-Marne, chargés de veiller sur un parc de camping-cars avec deux chiens récupérés en hâte à la SPA. Mais les deux bras cassés s'endorment dans l'un des véhicules et celui-ci est volé. Ils se réveillent près de la frontière allemande et décident alors de s'installer dans un camping isolé d'une vallée alsacienne où ils font la rencontre d'une jeune fille et de son père, qui avec quelques amis du coin se préparent à l'effondrement de la société. Les deux compères se sentent très à l'aise dans leur nouvelle famille, mais voilà que le "progrès" pointe le bout de son nez dans la vallée : une décharge industrielle et un Center Parc de deux cents hectares menacent de s'implanter sur la lande. Et si la catastrophe attendue était déjà là ? Pour la petite bande que va bientôt diriger un "général" très spécial, il est l'heure d'entrer en résistance au coeur de la montagne... Olivier Maulin excelle dans l'art de dénoncer les travers du monde moderne avec une verve et une gouaille irrésistibles. Un roman aussi désopilant qu'intelligent, salutaire par les temps qui courent.

  • "Je me rappelle son nom : Pétrelle. Un homme de haute taille, soixante-quinze ans, moustache grise, forte pomme d'Adam, teint maïs de fumeur, cancer du poumon. Ma soeur avait noué la cravate assez bas, pour cacher le vilain trou de la trachéotomie. Le mort portait une perruque, la famille savait-elle ?
    J'avais quinze ans. C'était la première fois que j'assistais à la toilette d'un mort.
    - C'est dégueulasse."
    Le jeune Gabriel Spautz a côtoyé la mort dès son plus jeune âge. À quatre ans, il rencontrait son premier macchabée. À six, il connaissait tous les cimetières de son petit pays. À quinze, c'était un habitué des convois funéraires. Robbe Spautz en est sûr : son fils lui succédera à la tête de l'agence LUMIÈRE-DE-L'EST.
    Pourtant, Gabriel n'a pas la vocation. Au Centre de formation aux métiers du funéraire, ses certitudes vacillent. S'accrocher, par fidélité aux siens ? Quitter le métier, et trahir sa famille ?

  • Heureuse, elle plaçait leur amour au-dessus de tout jusqu'au jour où elle découvre que son mari mène une double vie. Elle, écrivain, reporter de guerre, se retrouve submergée par la douleur de la trahison. Dévastée, elle choisit pourtant de ne pas confronter son mari à la vérité. Dans un huis clos étouffant, elle observe le traître, supporte son regard, son corps devenu étranger. Peu à peu, elle perd pied, flirte avec la folie jusqu'à ce que naisse l'idée d'une vengeance implacable.
    Juste après l'amour dessine l'itinéraire d'une femme trompée. Un roman coup de poing qui dénonce une autre forme de violence, celle qui détruit les êtres à force de mensonge et de trahison.

  • Sa passion ? L'opéra. Son métier ? Tueuse à gages.
    Elle n'a pas de nom. Se tient à distance, de tout et d'abord d'elle-même. Restauratrice le jour, elle se transforme, la nuit, en machine à tuer.
    Quand elle n'obéit pas aux ordres de ses commanditaires, elle court le monde, d'opéra en salle de concerts, pour écouter les oeuvres de son compositeur fétiche, Richard Strauss.
    Son prochain contrat ? Une cheffe d'orchestre à la célébrité naissante...
    Elle s'appelle Hope Andriessen. D'origine rwandaise, elle a assisté au massacre d'une grande partie de sa famille. Depuis, la musique est son foyer et sa seule raison de vivre.
    Après des années d'efforts acharnés, elle vient enfin d'être nommée à la tête d'un grand orchestre ; juste avant Noël, elle dirigera un opéra de Strauss, La Femme sans ombre.
    Deux femmes que tout sépare, sauf leur passion pour la musique.
    Et le fait que la première va devoir tuer la seconde...

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