EDITIONS DU FELIN

  • Comment explorer plus de 22 siècles de l'histoire du vin en France !? Éric Glatre a sélectionné pour nous 36 des dates qui ont façonné les vignobles français tels que nous les connaissons aujourd'hui.

    De l'invention du tonneau à celle du bouchon de champagne, des premières lois des burgondes aux classements Grands crus, du travail des moines du moyen-âge aux prémices du marketing. La grande histoire des vins de France regorge de ces petites histoires qui sont le reflet de la diversité et de la richesse de nos vignobles.

    À la rencontre des premiers champagnes,

    Eric Glatre est historien mais surtout grand spécialiste de gastronomie et l'oenologie, il est l'auteur de plus d'une cinquantaine d'ouvrages sur ces sujets.

  • Anatole Delbier, l'homme qui trancha 400 têtes Nouv.

    Anatole Deibler avait le goût du travail bien fait. Il fallait donner des gages de sérieux à la République pour mériter sa confiance. Au vu de son bilan et de sa longévité - de 1885 à 1939 - on a tout lieu de croire que ce fils et petit-fils de bourreaux fut à la hauteur des espoirs mis en lui. Destiné par sa naissance à cette fonction, malgré des signes de fragilité et l'image troublée d'un père atteint par un dégoût délirant de sa carrière, Deibler fut un fonctionnaire consciencieux. Gérard Jaeger a consulté les « carnets d'exécutions » dans lesquels cet homme de devoir se justifiait et, en petit épicier de la mort, comptabilisait ses exécutions année par année. De Ravachol à Landru, du pauvre type au grand criminel, la «veuve» sous son mandat aura fait oeuvre de justice à 395 reprises.

    Gérard A. Jaeger, né le 1er décembre 1952 à Fribourg en Suisse, est historien, essayiste, romancier et grand reporter. Il vit à Montreux, en Suisse, et parcourt le monde pour ses articles de voyage et de géopolitique.

  • « Malet est un fou », a dit Napoléon à Caulaincourt dans la berline qui les ramenait de Russie après l'échec du coup d'État. L'Empereur ne se trompait pas, car il fallait avoir perdu le sens commun pour s'attaquer à une puissance aussi considérable que l'Empire français. L'homme, sans être un dément, était un exalté, un chimérique, un idéaliste. Gagné par la vocation de conspirateur, il s'y était entièrement consacré en y mettant une forme certaine de génie, mais qui devait fatalement le mener à sa perte.Jean-Claude Demory retrace dans ce livre le fascinant parcours de l'homme, qui a lui seul, faillit réussir là où toutes les grandes puissances de l'Europe réunies avaient échoué : renverser l'Empire.

    Jean-Claude Demory est journaliste et écrivain. Passionné d'histoire et particulièrement de la période napoléonienne, c'est aussi un grand spécialiste de la vie et de l'histoire des pompiers, en France.Auteur d'une vingtaine d'ouvrages, il assure la direction de la collection Maréchaux et Généraux d'Empire publiée par Hachette Collections.

  • II y aura soixante-dix ans, le 5 avril 1951, que les époux Rosenberg furent condamnés à mort pour des faits d'espionnage qu'ils n'ont pas commis. Exécutés 2 ans plus tard, parce que juifs et communistes en pleine guerre froide.Au-delà des jugements sur leur innocence ou leur culpabilité, leur geste de liberté face à l'accusation ne doit pas être considéré comme un épiphénomène de l'Histoire, mais bien comme un acte de résistance contre la « chasse aux sorcières ».Tout cela nous rappelle avec force qu'aucune fin ne peut justifier l'injustifiable : l'atteinte aux libertés individuelles.

    Gérard A. Jaeger est historien, essayiste, romancier et grand reporter Suisse.

  • Le soldat inconnu est, en France, avec le bleuet, le casque Adrian et nos 36 000 monuments aux morts, l'un des symboles emblématiques de la Première Guerre mondiale et de l'armistice du 11 novembre 1918. Il en est même le symbole universel pour avoir été « adopté » dans de nombreux pays

    Cependant, le Soldat inconnu n'est pas arrivé sans mal sous l'Arc de Triomphe. Loin de rassembler, ce combattant français anonyme a suscité, d'emblée, de nombreuses polémiques, devenant un point de crispation et de cristallisation des querelles idéologiques et politiques franco-françaises.

    C'est à la découverte de cette histoire méconnue que le lecteur est convié.

    Diplômé de droit et de sciences politiques, Christophe Soulard-Coutand a exercé de nombreux métiers dans la presse et les médias. Officier de réserve féru d'histoire, on lui doit notamment "Syndicats : 13 entretiens pour comprendre" aux éditions Gnos-Ellébore (2006), "Royan 14-18" au éditions Bonne Anse (2014), ou encore "Clemenceau au fil des jours" aux éditions Sud-Ouest (2013) et plus recemment "Guynemer, la légende et le mystère" aux éditions du Félin en 2017.

  • Reçu premier à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégé de philosophie en 1927, Jean Cavaillès fut l'un des intellectuels les plus brillants de sa génération. Gaston Bachelard, avec qui il noua une forte amitié, notait : «Jean Cavaillès avait une volonté de héros.» Lié dès le début au mouvement de résistance Libération, animé entre autres par Emmanuel d'Astier de La Vigerie, Jean Cavaillès fut arrêté par les Allemands en août 1943, puis condamné à mort et exécuté cinq mois plus tard. Gabrielle Ferrières retrace dans ce livre émouvant la vie d'un philosophe, inséparable de celle de l'homme d'action et de convictions.

    Le texte est suivi d'une étude de l'oeuvre de Jean Cavaillès par Gaston Bachelard.

    Gabrielle Ferrières (1901-2001) est la soeur aînée de Jean Cavaillès. Résistance, elle est arrêtée en même temps que lui en 1943. Après la guerre elle participe ainsi à la création de l'Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR) dont elle restera présidente ou vice-présidente pendant presque 50 ans.

  • Les émeutes étudiantes du Quartier latin, en Juillet 1893, sont aujourd'hui à peu près totalement disparues des mémoires. Les premiers jours de ce mois, à la suite d'une « bavure » policière, la communauté étudiante de Paris, alors peu nombreuse mais très solidaire, volontiers brutale et frondeuse, s'insurgea, érigea des barricades, pratiqua une véritable guérilla urbaine contre les forces de l'ordre.

    Fidèle à leurs traditions, les étudiants formaient une communauté fière de son originalité, souvent turbulente et il ne s'écoulait guère de mois sans qu'aient lieu des charivaris bruyants, des bagarres et des échauffourées qui pouvaient dégénérer et prendre la figure de véritables émeutes. La plus violente fut celle qui enflamma le Quartier latin, les premiers jours de juillet 1893.

    Bernard Hautecloque est un historien et écrivain français. Il est notamment l'auteur de biographies des célèbres criminels du passé, comme Antoine-François Desrues, Violette Nozière ou Frédéric Moyse.

  • Gilles Martinet disait de ce livre que c'était « l'un des meilleurs qu'on ait pu écrire sur la Résistance ». Et il faut bien dire que cette aventure incertaine, celle de la Résistance telle qu'elle fut vraiment, au plus haut niveau, est racontée ici par l'un de ses artisans les plus importants. Claude Bourdet est cofondateur avec Henri Frenay du réseau Combat, il crée et développe le service du Noyautage des administrations publiques et devient membre du Comité directeur des Mouvements unis de Résistance. Enfin, aux côtés de Jean Moulin, il en est membre du Conseil National de la Résistance dès mai 1943 avant d'être arrêté et déporté à Buchenwald.

    Ces mémoires sont une véritable référence pour qui veut comprendre ce que fut vraiment, de l'intérieur, la Résistance française.

    Claude Bourdet, né le 9 octobre 1909 à Paris et mort le 20 mars 1996 à Paris, est un résistant (alias Lorrain, dans la Résistance), déporté, compagnon de la Libération, écrivain, journaliste, polémiste et militant politique français de l'Union de la gauche socialiste (UGS) puis du Parti socialiste unifié (PSU) et du Mouvement pour le désarmement, la paix et la liberté.

  • Dans cet ouvrage, publié à Londres en décembre 1942 et jamais réédité depuis 1945, l'auteure retrace en détail son propre parcours depuis les jours dramatiques de juin 1940 jusqu'à son arrivée en Angleterre et son engagement dans la France libre, un peu plus d'un an et demi plus tard, à la toute fin de l'année 1941.
    Conçu et rédigé dans le feu de l'action ou presque, c'est-à-dire sans attendre l'après-guerre, le livre possède d'abord la fraicheur d'un témoignage livré à vif. Récit précurseur, il figure au rang des tous premiers témoignages à paraître sur l'effondrement de la France et ses conséquences immédiates.
    D'une richesse rare, les pages de ce livre constituent bien une source de première main sur une période certes brève mais à la densité événementielle hors-norme

    Madeleine Gex-Le Verrier a presque 50 ans lorsque la guerre éclate et que la France capitule. À la tête de la prestigieuse revue L'Europe nouvelle, il est très introduite dans les milieux politiques et économiques. Ouvertement antifaciste, elle cherche à rejoindre de Général de Gaulle dès le mois de juin 1940, il lui faudra près d'un an et demi pour y parvenir. De ce périple à travers la France défaite, elle écrira ce livre.

  • La lettre d'un homme décrivant à sa femme ce qu'il reste de leur maison après qu'elle fut rasée par l'artillerie allemande ; La canne sculptée par le Poilu Claude Burloux dans la boue d'une tranchée ; Le combat de la veuve Maupas pour la réhabilitation de son mari ou encore la présence de la délégation des gueules cassées à Versailles en 1919 sont autant de « petits sujets sur la violence du fait guerrier ».

    Stéphane Audoin-Rouzeau aime cette micro-histoire, Le temps court (le plus court possible parfois), l'incident (souvent minuscule), l'objet isolé ou l'image unique, et finalement l'acteur social dans sa singularité irréductible.

    Le texte est accompagné d'un cahier en couleurs illustrant les sujets du livre.

    /> Stéphane Audoin-Rouzeau est historien, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et président du Centre international de recherche de l'Historial de la Grande Guerre de Péronne, dans la Somme. Grand spécialiste de la guerre, en particulier du premier conflit mondial dont il a fortement contribué à renouveler l'historiographie.

  • La guerre de l'indépendance de la Grèce, qui s'étend sur une dizaine d'années, constitue avec l'expédition d'Espagne menée par le duc d'Angoulême en 1823, l'un des deux actes déterminants de la politique étrangère de la Restauration.

    Long, acharné, confus le plus souvent car étant de type guérillas et razzias, c'est un conflit atroce pendant lequel les belligérants multiplient les exactions sur les combattants et les populations civiles, femmes et enfants compris.

    Si la situation géographique de la Grèce attise la convoitise des « Puissances » de la fameuse question d'Orient, ce sont bien les opinions publiques européennes - entre poussée du romantisme et résurgence du christianisme - qui forceront leurs gouvernements à intervenir en faveur du peuple grec.
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    Antoine Roquette est historien, spécialiste de la Réstauration. Il a déjà publié aux éditions du Félin Le Concordat de 1817 et La Restauration et la révolution espagnole.

  • À son apogée, au XVIe siècle, l'Empire ottoman s'étendait sur trois continents. Puis il amorça son déclin. Les sultans ne pouvaient moderniser l'empire en préservant les règles théologiques sur lesquelles il reposait. L'Empire ottoman subit les pressions divergentes des puissances européennes puis, au XIXe siècle, miné par l'éveil des nationalismes, l'empire commença à se démembrer et perdit ses possessions européennes et africaines. En rêvant de reconstituer un ensemble turc asiatique, les Jeunes-Turcs précipitèrent son effondrement qui se produisit après la Première Guerre mondiale. La révolution kémaliste préserva l'empire d'une désintégration. Sur ses ruines, Mustafa Kemal édifia une République turque laïque et moderne.

    Yves Ternon est chirurgien et historien français. Spécialiste des génocides, il est l'auteur de nombreux livres sur le génocide arménien avant d'écrire ces dernières années sur le Rwanda.

  • En croisant les archives de l'INA et du Quai d'Orsay, La Révolution cubaine vue par la lucarne gaulliste (1959-1969) permet de revenir sur les relations franco-cubaines au cours de la présidence de Charles de Gaulle et de la première décennie castriste. Il porte également un regard inédit sur la télévision gaulliste, nouveau vecteur de connaissance pour les Français mais également outil de propagande pour le pouvoir qui la mit largement à profit afin de servir ses intérêts. Contre toute attente, la Révolution cubaine fut bien un moyen pour le général d'imposer ses choix en matière de politique intérieure et extérieure, avec l'aide des instances de contrôle de l'information chargées d'en préserver le plus possible les téléspectateurs de son contenu subversif.
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    Docteur en histoire contemporaine, professeur de culture générale et de techniques rédactionnelles pour à l'université catholique de Lille. En 2017, il a publié un premier essai intitulé Ernesto « Che » Guevara - La fabrique française d'un mythe (1957-1967).

  • Mary Shelley et Frankenstein... Quelle plus bizarre rencontre que ces deux noms unis par une postérité littéraire et cinématographique imprévisible ? À dix-huit ans, l'amie de Lord Byron, l'épouse du poète Percy B. Shelley, a écrit son chef-d'oeuvre en toute innocence, ou presque. Née dans une famille d'écrivains « engagés », audacieuse, voire révolutionnaire dans ses écrits, la jeune fille timide n'a pas seulement inventé une créature infernale. Frankenstein sera salué par Walter Scott pour ses qualités d'écriture et pour son message. Car le monstre, à l'image de son époque - et de la nôtre -, est aussi la créature d'un monde où le bien n'est trop souvent que le masque grimaçant du mal. Avec son ouvrage sur Mary Shelley, Cathy Bernheim ne peint pas seulement l'existence mouvementée d'une femme blessée et aimée par la vie. Elle donne aussi le portrait d'un écrivain fulgurant, témoin des mutations d'un siècle peu à peu transformé par l'évolution générale des sciences, les révolutions naissantes de la biologie, et les mutations technologiques et industrielles. Et son regard, pour cela, nous est encore proche et précieux. Romantique, femme de tête et de coeur, Mary Shelley demeure, deux siècles après sa naissance, l'un des auteurs les plus émouvants de la littérature universelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Comenius est un maître de la pensée européenne. Michelet, enthousiaste, le célébra comme « le Galilée de l'éducation ». Tchèque, né en Bohême en 1 592, mort à Amsterdam en 1670, il met au point un système de réforme ambitieux de l'école qui lui valut une large audience en Angleterre, en Suède, aux Pays-Bas, et en France où Richelieu le sollicita. Une réforme résolument moderne : la classe doit être un lieu d'épanouissement et non un espace austère où l'écolier s'ennuie et finalement prend en aversion l'étude. Pédagogue, théologien protestant, philosophe engagé, défenseur inlassable de la cause tchèque durant les convulsions de la guerre de Trente Ans, Comenius a pensé et vécu dramatiquement ces temps marqués par les conflits religieux où périrent sa famille et nombre de ses amis. Par-delà les troubles de son époque, Comenius imaginait un chemin vers la vérité qui donnerait naissance à un monde réconcilié. Et l'éducation était pour lui la voie royale pour faire naître une humanité meilleure. Cette idée, aujourd'hui évidente mais loin d'être universellement partagée, donne à l'oeuvre de Comenius son étonnante actualité.

  • L'Épopée de Gilgamesh, l'un des plus vieux textes de l'humanité, raconte les aventures du premier héros connu. Gilgamesh, roi d'Ourouk, ne veut pas mourir. Demi-dieu, surhomme frénétique, il se livre à toutes sortes d'excès, dont ses sujets sont victimes. Aussi les dieux lui opposent-ils un rival de même force, Enkidou ; leur affrontement ramène un équilibre, et la paix. Coup de théâtre : Gilgamesh et Enkidou sortent amis de leur duel, et se lancent ensemble dans une suite de « travaux », avec l'idée fixe de conquérir ainsi l'immortalité. Leur démesure et leurs sacrilèges trouvent leur punition dans la mort d'Enkidou, décidée par les dieux. Fou de chagrin et de terreur, Gilgamesh entreprend une quête jusqu'aux confins de la terre, chez « le Lointain », le seul rescapé du Déluge dont il espère obtenir le secret de l'immortalité... Premier des textes fondateurs, de multiples éléments de L'Épopée de Gilgamesh se retrouvent dans la Genèse et la mythologie, sans qu'on puisse toujours tracer leur généalogie. Aussi bien témoigne-t-elle, en termes « mythiques », d'un mécanisme universel : la crise dans la communauté, l'emballement vicieux de la violence, la chasse aux victimes émissaires, jusqu'au lynchage final, le « meurtre fondateur », ritualisé sous forme du sacrifice. « [Gilgamesh] nous a transmis un savoir plus vieux que le Déluge. »

  • Nul titre n'exprime mieux l'esprit profond du Japon. Un livre indispensable pour les hommes d'affaires et les hommes de culture qui veulent comprendre l'âme, l'esprit et l'efficacité de ce prodigieux pays. Les Japonais sont peut-être les « Martiens » de notre planète. Leurs cerveaux et surtout leurs concepts sont en fait extrêmement différents des nôtres. Comment voyager au Japon et surtout percer dans le monde des affaires sans comprendre comment la dynamique quantitative qui fait du Japon une nation ultramoderne repose sur des fondements très subtils. Une loi non écrite mais omniprésente détermine son prodigieux développement autant que son mystère. L'irréversible guerre économique du Japon s'explique par une stratégie immuable à travers l'histoire mais invisible à l'analyse.

  • Février 2000. En Autriche, État membre de l'Union Européenne, les conservateurs s'allient avec le FPÖ de Jorg Haider. Ce parti détient aujourd'hui de nombreux ministères clés comme la Justice et la Défense Nationale. Mais qui est Jrg Haider ? Quelle est la véritable nature du FPÖ qui, malgré ses prises de position xénophobes et nationalistes, essaie de passer pour une formation de la droite traditionnelle ? Jrg Haider, le successeur ? répond à ces questions et donne raison à ceux qui pensent que ce qui se passe en Autriche doit inquiéter tous les démocrates.

  • Mai 1945. L'Armée rouge occupe Berlin. Pour le lieutenant Viktor Ivanovitch Baldine, officier de la 65e brigade des pionniers, la guerre est terminée. Le retour vers la patrie n'est plus un rêve. Mais au bord du lac Wuppersee où son unité a fait halte, le rêve vire au cauchemar. Dans le château de Karnzow, domaine du comte Friedrich von Knigsmarck, esthète, chasseur, grand protecteur des arts, Baldine est mêlé à un vol d'oeuvres de grands maîtres dissimulées dans une cave. De retour en Russie, le pillage découvert, Baldine sera le jouet d'un chantage qui va changer le cours de sa vie. Au même moment, dans les ruines de la capitale du Reich, Kurt Reutti, un sculpteur mis à l'index par la propagande nazie, tente de sauver ce qui peut l'être du patrimoine allemand enfoui sous les décombres, tandis que les sbires de Staline font main basse sur les oeuvres d'art, en compensation des pillages perpétrés en Russie par les hommes de main d'Hitler. Le Musée des pillards est l'histoire d'un individu et celle d'une époque. Dans son dédale évoluent des artistes, des escrocs, mais aussi des hommes de bonne volonté, victimes d'un temps de fer où l'Europe a perdu son âme. Viktor Baldine, soldat de la victoire, et Kurt Reutti, Allemand de la défaite, et bien d'autres personnages, sont les héros de ce récit à multiples rebondissements où l'art et la création sont devenus affaires d'État.

  • Le monde des médias connaît un bouleversement sans précédent. La révolution est à la fois technologique, économique et déontologique. Alain Codros dresse l'état des lieux dans une vaste analyse claire, incisive et impartiale. Sur le plan déontologique, de la morale professionnelle, c'est trop souvent la victoire de l'esbroufe, du spectacle, de la manipulation de l'image, le règne du sexe et du sang, le cynisme. C'est l'alliance sulfureuse et dangereuse de la politique, des médias et de l'argent, avec son cortège d'affaires. C'est la télé poubelle, la radio racoleuse et la presse à sensation. Sur le plan économique, c'est la mondialisation du marché, les fusions d'empires multimédias, et le remplacement de la culture et de la création par l'argent et le profit comme moteur de « l'industrie de la communication », pour le grand péril de l'« exception culturelle française », bien démunie face à la machine hollywoodienne. Sur le plan technologique, c'est l'ère du cyberespace. L'abolition du temps et de l'espace, la multiplication des chaînes de télévision et l'envoi instantané d'images, de sons, de textes partout dans le monde. C'est aussi l'explosion des autoroutes de l'information, Internet et autres réseaux, avec pour conséquence l'enserrement de la planète dans un vaste filet, qui peut rapprocher les hommes, mais aussi les emprisonner encore plus, et creuser le fossé entre pays riches et pays pauvres. Est-ce pour autant l'apocalypse médiatique ? Il n'y a pas de fatalité, conclut Alain Codros au terme d'une enquête sans concessions. Il suffirait en France, et partout ailleurs, d'une résistance concertée des pouvoirs publics, des responsables des médias, et surtout des téléspectateurs citoyens pour que le quatrième pouvoir - un journalisme honnête et responsable - retrouve son véritable rôle de contrepoids, et cesse d'infiltrer, à la manière d'une « cinquième colonne », les autres pouvoirs des sociétés démocratiques, qu'il est censé surveiller.

  • Coquets les hommes ? Le vêtement n'est plus la chasse gardée des femmes. Couleurs et formes s'émancipent. De nouvelles lignes assouplissent l'allure. Le masculin se libère. Enfin... Une étonnante enquête où, à travers les souvenirs de l'enfance, les poses émancipatrices ou conformistes de l'adolescent, les choix de la maturité, les nouveaux hommes osent enfin avouer leur entrée dans le grand spectacle du paraître. Ces hommes, dont Jane Hervé a reçu les confidences, évoquent la mère qui se veut leur premier guide, le père qui est leur modèle secret, les amantes exigeantes, etc. Ils se mettent à nu, non sans drôlerie et émotion, pudeur ou provocation. Une galerie de portraits avec ses personnalités affirmées : l'homme Cendrillon, sous son beau costume, se croit au bal du prince ; le samouraï est protégé par son armure d'étoffe ; le littéraire s'inspire des habits des écrivains adulés ; l'amoureux croit que le succès s'obtient grâce à une tenue magique ; le chien de salon intègre les normes de son milieu, le sac à patates n'y parvient pas ; l'épouvantail s'affuble de résidus vestimentaires... Et tous, sous le regard amusé des femmes.

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