ESF Sciences Humaines

  • Dans l'esprit de ses fondateurs, l'École de la République ne devait pas seulement permettre à chacune et à chacun d'apprendre dans
    de bonnes conditions. Elle était une institution où toutes et tous devaient apprendre à « apprendre ensemble ».
    Guillaume Caron, Laurent Fillion, Céline Scy et Yasmine Vasseur assument ici pleinement cet héritage. Ils l'incarnent avec rigueur et précision, en nous montrant comment la classe coopérative est non seulement possible dans l'enseignement secondaire, mais aussi nécessaire pour rendre à ce dernier sa fonction de formation culturelle et citoyenne.
    Mobiliser les élèves sur les savoirs, leur permettre de se constituer en véritable « collectif apprenant », accompagner chacun d'eux de manière personnalisée tout en multipliant les interactions, découvrir que l'on apprend mieux avec les autres et que c'est seulement grâce à eux que l'on peut se dépasser soi-même, faire ainsi l'expérience, au quotidien, d'une solidarité exigeante et féconde... voilà les enjeux de la classe coopérative.
    Pour s'engager sur cette voie, les auteurs nous livrent, dans cet ouvrage, une démarche qu'eux-mêmes mettent en oeuvre depuis plusieurs années. Ils nous proposent aussi des outils concrets qui couvrent tous les champs et peuvent être utilisés à tous les niveaux du collège et du lycée. Ils passent en revue l'ensemble des questions pédagogiques concrètes que pose la mise en place d'une pédagogie coopérative.
    Cette nouvelle édition donne la parole à des enseignants qui conjuguent la coopération avec les contraintes de leur discipline. Autant de témoignages qui permettront au lecteur de construire son propre environnement coopératif.
    Philippe Meirieu

  • D ans cet ouvrage, Dominique Bucheton démontre que transmettre les « savoirs fondamentaux » n'est possible qu'en éveillant la liberté de
    penser, en suscitant le goût d'apprendre ensemble et la volonté de prendre soin du monde. Pour elle, tout enseignant, à travers ses postures et ses gestes, exprime des préoccupations et des valeurs qui confèrent à son enseignement son crédit, son sens et sa portée. C'est pourquoi les gestes professionnels sont porteurs, simultanément, de technique et d'éthique.
    S'appuyant sur de nombreuses recherches au plus près des pratiques, forte d'une grande compétence de l'enseignement de la langue, Dominique Bucheton montre comment enseignants et élèves peuvent s'enfermer dans un jeu de postures réciproques délétères ou, au contraire, travailler de concert pour faire de la classe un espace de curiosité et d'exigence.
    C'est là, tout à la fois, affaire de pilotage ferme et d'ajustements
    permanents, d'étayages rigoureux pour construire des situations d'apprentissage efficaces et de tissage systématique pour relier ces apprentissages au développement individuel et social de chaque enfant.
    Un livre essentiel riche d'exemples, de témoignages et d'outils, porté
    par une ambition pédagogique forte et aux résonances profondément
    politiques.
    Philippe Meirieu
    Cette nouvelle édition est augmentée d'une partie consacrée aux écueils, mais aussi aux nombreuses possibilités pédagogiques offertes par le numérique.

  • N'en déplaise aux spécialistes des « y a qu'à », tout enseignant sait bien que les apprentissages ne se décrètent pas. Et quoi qu'en pensent les technocrates, on n'éradiquera pas l'échec scolaire en multipliant les prothèses de toutes sortes après la classe, sans toucher à l'organisation même de cette dernière.
    Les pédagogues, en dépit des anathèmes et des malentendus, ne sont en rien de doux rêveus ayant abdiqué leur autorité et renoncé à transmettre des savoirs. Ils témoignent, au contraire, d'une inlassable obstination dans ce domaine. Articulant, avec inventivité, la volonté d'instruire et celle de former à la liberté.
    Sylvain Grandserre et Laurent Lescouarch en font ici la remarquable démonstration. Adossés aux grandes figures de la pédagogie, informés des meilleures recherches en éducation, soucieux d'être toujours au plus près des pratiques, ils nous offrent un ouvrage exceptionnel.
    Jean Houssaye dit d'eux, dans la préface, que ce sont des « sages ». Et, effectivement, ce livre est un livre de « sagesse pédagogique » : il conjugue, avec un rare talent, équilibre et exigence. Équilibre entre les informations théoriques et les préconisations concrètes. Entre le souci de créer du collectif et celui d'aider chacun au plus près de ses besoins. Entre les impératifs de la transmission et ceux de l'émancipation... Exigence aussi : d'apprentissages rigoureux, d'une
    culture porteuse de promesses d'humanité, d'une formation authentique à la démocratie... Voilà donc, tout à la fois, un manifeste et un outil pour une véritable pédagogie de la liberté.

  • P
    rofesseurs débutants placés, sans formation suffisante,
    face à une classe, candidats aux concours d'enseignants
    et étudiants d'ESPE désorientés dans le
    foisonnement de la littérature pédagogique, tous se
    sentent démunis et aimeraient disposer d'une synthèse
    claire capable de vraiment les aider. Par ailleurs, les formateurs
    souhaiteraient avoir en main un outil cohérent
    et à jour pour soutenir leur action.
    L'auteur expose ici dans un style simple et direct les principales
    méthodes et options pédagogiques, qu'il s'agisse
    des précurseurs ou des recherches les plus récentes en
    sciences de l'éducation. Les sources théoriques sont
    présentées avec précision et toujours mises en relation
    avec les situations concrètes d'apprentissage et les problématiques
    de l'enseignement aujourd'hui.
    Un système d'index et de corrélats permet de trouver
    /> facilement les thèmes et références recherchées.
    Pour les uns et les autres, cet ouvrage sera une aide pour
    prendre de la hauteur tout autant que pour gérer le
    travail dans la classe au quotidien.
    Cette quatrième édition est actualisée avec la nouvelle
    version du socle commun en vigueur depuis la rentrée
    2016 et les nouveaux programmes.

  • Améliorer le climat scolaire : de la synergie des équipes aux compétences émotionnelles des élèves Nouv.

    La question du climat scolaire est fondamentale au sein d'un établissement scolaire : non seulement, elle conditionne la qualité des apprentissages, mais elle est aussi au coeur de la formation des jeunes citoyens.
    Pour Erik Dusart et Nicolas Roubaud, l'amélioration du climat scolaire commence par une équipe éducative épanouie. Ils proposent, pour cela, une démarche structurée, progressive et réaliste pouvant être mise en place dans tous les établissements de la maternelle au lycée quels que soient la situation ou les difficultés. Les outils développés permettent :
    - d'identifier les besoins de chacun et les facteurs du bien-être ;
    - de créer une cohésion relationnelle et une cohérence organisationnelle de l'équipe ;
    - de gérer les conflits, les violences et le harcèlement ;
    - de développer des pratiques collaboratives efficaces ;
    - de renforcer la motivation des enseignants et des élèves.
    Au bout du parcours, dans une école apaisée, les élèves développent leurs compétences émotionnelles, renforcent leur confiance en eux et leur ouverture relationnelle.

  • Pour nombre d'enseignants, l'hétérogénéité du niveau scolaire des élèves représente un problème.
    Comment prendre en compte les différences de niveau ou de culture ? Pas facile, sans doute. Pourtant, des réponses existent qui transforment la difficulté en une opportunité : celle de donner plus de sens au métier d'enseignant et d'innover.
    Dans cet ouvrage, constitué de contributions variées d'acteurs du terrain du premier et du second degré, Jean-Michel Zakhartchouk explore de nombreuses pistes : varier et différencier les approches pédagogiques, les rythmes, l'organisation de la classe, accompagner les élèves les plus fragiles tout en gardant des exigences fortes pour tous.
    Le lecteur trouvera ici du concret et du pragmatique, ainsi que des convictions étayées par des résultats de recherches et surtout par les effets produits sur les exemples analysés. Bref, loin de regretter une uniformité illusoire et, d'ailleurs, dangereuse, Jean-Michel Zakhartchouk fait le pari réaliste d'une réussite maximale pour tous.
    Cette nouvelle édition enrichie est d'une grande actualité à l'heure du socle commun et de la refondation de l'école.

  • L'école inclusive est depuis quelques années au centre des préoccupations de l'Education nationale : auparavant pensée en termes d'« éducation spéciale », l'intégration de chaque élève dans l'institution scolaire doit être aujourd'hui conçue selon le principe de « l'accessibilité universelle ».

    Il ne s'agit pas de nier le handicap, ni uniquement de s'assurer de la présence dans les classes « normales » d'élèves présentant des troubles ou des handicaps. Il s'agit de repenser le fonctionnement même de la classe et de l'école à partir d'axes forts :

    un partenariat structuré au service de l'élève, mettant en relation parents, institutions et professionnels spécialisés ;
    une pédagogie différenciée mobilisant des ressources multiples pour aider l'élève à progresser et à se dépasser ;
    une démarche d'orientation tout au long de la vie pour lui permettre de s'inscrire dans un emploi durable.
    Cet ouvrage de référence répond aux interrogations et accompagne les différents acteurs pour une intégration et un épanouissement de tous les élèves. Il offre des perspectives nouvelles et indispensables à l'école d'aujourd'hui. Les enseignants et les formateurs trouveront dans cette nouvelle édition actualisée des analyses, des référentiels, ainsi que des outils utilisables au quotidien et adaptables à chaque contexte éducatif.

  • Pour un enseignement de l'écrit : faire écrire des textes à l'école Nouv.

    Alors que tout le monde s'accorde sur le caractère essentiel de la maîtrise de l'écrit, les élèves écrivent finalement assez peu en classe. Ils recopient, cochent des cases, remplissent des « trous » ou répondent à des questions, mais ils s'engagent rarement dans la rédaction de textes longs qui leur permettraient de faire de l'écriture un authentique moyen de construction de soi. Car l'écriture, parce qu'elle articule l'intention d'un sujet et la contrainte des normes linguistiques, parce qu'elle est un exercice individuel qui peut être socialisé dans un collectif, est au principe même du développement
    intellectuel. Non seulement elle est la clé de la « réussite scolaire » mais elle permet d'accéder à la pensée et à la culture. Écrire, c'est pouvoir décrire, représenter, symboliser, organiser et, fi nalement, construire sa pensée. Écrire, c'est mettre son expression à l'épreuve d'une exigence grâce à laquelle on apprend à se dépasser.
    C'est pourquoi le livre de Luc Baptiste est essentiel. Il montre pourquoi et comment l'apprentissage de l'écrit a été institué dans l'histoire de l'École. Il s'interroge sur une question fondamentale et, fi nalement, peu explorée : « Apprendre à écrire, c'est apprendre quoi ? » Il analyse les enjeux de l'écriture narrative au regard de l'ensemble des apprentissages scolaires. Et il propose une « pédagogie de l'écrit » qui ne se réduit pas à l'enseignement d'un ensemble de techniques mais constitue un véritable accompagnement de « l'entrée dans l'écrit ».
    Remarquablement écrit et documenté, cet ouvrage constitue un élément essentiel de culture professionnelle pour toutes les enseignantes et tous les enseignants du premier degré.
    Philippe Meirieu

  • Pédagogues majeurs du xxe siècle, Maria Montessori, Élise et Célestin Freinet sont paradoxalement méconnus aujourd'hui. On parle beaucoup à leur place, on les oppose de façon souvent caricaturale, voire on les instrumente pour des raisons lucratives. Il est temps que l'on revienne aux sources pour retrouver la source de l'entreprise éducative.
    Qu'on se penche sur les oeuvres fondatrices pour en saisir le sens et la portée. Qu'on les interroge à la lumière des défis que nous devons relever.
    C'est ce que font admirablement Henri Louis Go et Bérengère Kolly dans cet ouvrage. Le premier est un fin connaisseur de Élise et Célestin Freinet, la seconde une spécialiste de Maria Montessori. Ils confrontent ici leurs travaux et leurs visions en un dialogue qui n'élude aucune des questions que le lecteur pourrait se poser.
    Loin des lieux communs et des récupérations en tous genres, ils nous livrent un texte d'une extraordinaire richesse. Avec un souci permanent de la rigueur historique et intellectuelle mais sans jargon inutile, ils conjuguent ensemble, bien plus qu'ils n'opposent, les oeuvres de ces grands pédagogues. Sans rien céder sur leurs désaccords mais sans jamais céder, non plus, à la polémique.
    Ce livre aide à comprendre et suscite la réflexion. Il décourage toute caricature et invite à cheminer avec les auteurs pour saisir ce qui se joue dans toute entreprise éducative mais aussi les choix qui nous y sont offerts. Décidément, c'est une boussole indispensable pour naviguer par gros temps.

  • P uisant parmi les auteurs les plus réputés en pédagogie, cet ouvrage propose des extraits de leurs travaux pour constituer une anthologie de textes de référence sélectionnés dans les ouvrages publiés chez ESF Editeur. Perrenoud, Meirieu, De Peretti, De Vecchi, Houssaye, Develay, Hameline et bien d'autres ont marqué l'histoire de la pédagogie ces quatre dernières décennies.
    Réunir des textes fondateurs mais aussi faire découvrir ou redécouvrir des textes moins connus, certains très récemment publiés, faire entendre d'autres auteurs, tel est le parti pris de cet ouvrage dont la nouvelle édition est une version entièrement revue, enrichie et en prise avec les problématiques actuelles.
    Ainsi, étudiants et débutants pourront entrer dans cet univers foisonnant qu'il faut absolument connaître pour réussir les examens et les concours. Cette anthologie s'adresse également aux enseignants désireux de se former
    et fournit à chacun un fl orilège de textes pour nourrir la réfl exion. Les extraits sélectionnés sont classés par mots-clés et éclairés systématiquement par les commentaires de Danielle Alexandre. Elle replace les textes fondateurs dans leur contexte historique, précise des concepts, restitue les débats ambiants et souligne la pertinence, l'importance de ces travaux
    et leur actualité.
    Le lecteur trouvera des fondamentaux : comment les élèves apprennent-ils ? Evaluer, pourquoi et comment ? Qu'est-ce que la pédagogie différenciée ? Mais aussi des problématiques actuelles : le numérique bouleverse-t-il les modes d'apprentissage ? Comment exercer une autorité réfl échie dans le contexte d'aujourd'hui ? Intérêt et limites de l'approche par compétences... Les entrées multiples de cette anthologie permettront à chacun de revenir aux sources.

  • Éduquer comme instruire supposent, tout à la fois, une part de « nourrissage », comme disaient les Anciens, et une part de « lâcher
    prise » qui permet au sujet de « penser par lui-même », selon le voeu des Lumières. Depuis bien longtemps, les pédagogues se sont préoccupés de cette diffi cile articulation. En s'emparant de la métaphore de l'« étayage » empruntée au marin et au bâtisseur et déjà largement utilisée par les psychologues, Laurent Lescouarch nous offre une « entrée en pédagogie » particulièrement pertinente et féconde. Car il s'agit bien, pour lui, de s'interroger sur les pratiques pédagogiques qui « étayent » vraiment un sujet, c'est-à-dire qui lui permettent d'apprendre et de devenir autonome. En s'attachant plus particulièrement aux « publics qui résistent », il en tire des leçons pour tous. Plutôt que de rajouter sans cesse des prothèses nouvelles, il propose de s'interroger sur ce qui, à un moment donné, va vraiment contribuer à l'étayage d'une personne ou d'un groupe. Il se ressaisit ainsi des notions de « besoins », d'« aide », d'« accompagnement » de « dispositif » ou de « différenciation » pour proposer une conception globale de « l'étayage et du désatayage pédagogique » en termes d'écosystème. D'où son insistance sur le cadre (son caractère structurant et sa richesse), les rituels, les appuis au développement, les interactions de tutelle (avec le maître et entre pairs). D'où sa réfl exion sur les consignes, les niveaux de tâches proposés, la place de l'explicitation, les sanctions, l'évaluation, la stimulation de la réfl exivité et le processus de subjectivation.
    Ce faisant, Laurent Lescouarch donne matière à penser et à agir concrètement à tous les enseignants. Riche d'exemples, son livre nous montre comment tout éducateur doit devenir un constructeur d'architectures pédagogiques et un pourvoyeur de richesses culturelles qui permettront à l'élève de « s'instituer », c'est-à-dire de « tenir debout » par lui-même.

  • Les pédagogies différenciées ne tournent pas le dos au projet de l'école qui reste de donner à tous une culture de base commune. Sans renoncer à diversifier tout ce qui peut l'être, leur enjeu est ailleurs : faire en sorte que tous les élèves aient un réel accès à cette culture, se l'approprient vraiment.
    Tenir compte des différences, c'est alors placer chacun dans des situations d'apprentissage optimales pour lui, c'est aller vers l'éducation sur mesure dont rêvait Claparède au début du siècle. Les pédagogies différenciées s'attaquent à ce défi. Si l'intention principale demeure stable, les façons de poser le problème se renouvellent : à l'enseignement individualisé, isolant l'élève face à des tâches papier-crayon, on cherche à substituer une différenciation à l'intérieur de situations didactiques complexes et ouvertes, confrontant chacun à ce qui fait obstacle, pour lui, à la construction des savoirs. On travaille sur le transfert et les compétences. On interroge la relation pédagogique, les fonctionnements de groupe, la distance culturelle, le sens des savoirs et du travail scolaire.
    Parallèlement, on construit des dispositifs d'individualisation des parcours de formation, on fait éclater les limites de la classe, on organise le suivi des progressions sur plusieurs années, on crée des cycles d'apprentissage, on invente une nouvelle organisation pédagogique.
    Philippe Perrenoud fait le point sur l'état des principaux chantiers de la pédagogie différenciée. Chacun est confronté au même dilemme : comment tenir compte des différences sans enfermer chacun dans sa singularité, son niveau, sa culture d'origine ?

  • Si chacun convient que l'Ecole ne peut pas résoudre à elle seule tous les problèmes de la société, Sylvain Connac, en chercheur et en pédagogue, montre dans ce livre que l'enseignement peut lutter néanmoins contre toutes les formes d'exclusion qui gangrènent le
    lien social et compromettent l'avenir de nombreux enfants tout autant que notre avenir collectif.
    L'auteur tourne résolument le dos aux fausses solutions de la sélection précoce ou de l'externalisation des aides aux élèves. Tout au contraire, il propose de faire de l'hétérogénéité une richesse et d'investir la classe comme lieu possible d'une pédagogie authentiquement démocratique.
    Pour cela, il expose la « pédagogie du colibri » inspirée d'André de Peretti. C'est une pédagogie où chacun « fait sa part » en assumant délibérément une tension fondatrice entre la présence et la distance,
    l'engagement et la retenue, l'exercice de l'autorité et la promotion de l'autonomie. Dans la « pédagogie du colibri », le maître construit du collectif et encourage le travail personnel, il promeut un fonctionnement coopératif en interaction avec les plans de travail personnel, il programme rigoureusement son enseignement tout en étant attentif aux besoins de chacune et de chacun, il articule étroitement découverte et formalisation, tâtonnement expérimental et structuration des connaissances. Ainsi, la lutte contre l'exclusion ne relève plus de l'incantation : elle est à portée de main de tout enseignant.
    Remarquablement argumenté et informé, illustré d'exemples et de propositions concrètes, ce livre est, tout à la fois, une leçon d'optimisme éducatif et de créativité pédagogique.

  • Chacun s'accorde aujourd'hui à reconnaître que la vocation de l'École est bien de faciliter les apprentissages. Mais pour être établi, le consensus n'en est pas moins insuffisant s'il n'est pas accompagné de l'énoncé des moyens. Apprendre... oui, mais comment ? Les enseignants et les formateurs savent bien que l'exhortation, ici, n'est d'aucun effet, aussi péremptoire soit-elle.
    Avec le présent ouvrage, Philippe Meirieu poursuit et approfondit la réflexion entreprise dans L'École, mode d'emploi, mais il s'attache, plus particulièrement, à l'acte d'apprentissage... Il en débusque les représentations trompeuses, dénonce les illusions qui traînent à son sujet et tente d'établir quelques repères à partir desquels l'enseignant puisse élaborer, réguler et évaluer son action. C'est ainsi qu'il aborde aussi bien la relation pédagogique, la rationalisation didactique et les stratégies individuelles d'apprentissage. Il montre comment l'attention à ces trois dimensions permet de maintenir « l'équilibre écologique du système apprendre ».
    Mais l'originalité de ce livre tient aussi à sa forme : le lecteur s'y trouve mis en situation d'activité, confronté à des exercices, des récits d'expériences pédagogiques ou d'événements de la vie scolaire. À partir de là, l'auteur dégage avec lui quelques principes fondamentaux et propose toute une série d'outils qui pourront être utilisés par les instituteurs, professeurs, formateurs : des outils pour imaginer, construire et adapter une pédagogie véritablement différenciée, des outils pour pratiquer l'aide méthodologique, des outils pour travailler à la réussite de tous.
    Un livre qui dépasse le clivage théorie-pratique et qui est vite devenu une référence pour tous les « professionnels de l'apprentissage ».

  • Avec L'école mode d'emploi, Philippe Meirieu évoque les grands thèmes de la réflexion pédagogique contemporaine ; mais, plutôt que d'en présenter un nouveau résumé ou une ultime apologie, il les questionne à travers les aventures d'un élève parmi tant d'autres, qui se trouve confronté avec tous ceux qui, de Freinet à Legrand, de la psychanalyse à la pédagogie par objectifs, n'ont cessé de s'intéresser à lui.

    Au terme de ce parcours, des évidences se dégagent de L'école mode d'emploi : la fonction de l'école est bien la transmission des savoirs. Mais l'apprentissage ne se décrète pas, il s'effectue, pour chacun, de manière active et singulière. Et c'est l'apprentissage réussi qui, à l'école, est véritablement éducatif. Il restait encore à fournir des jalons qui permettent de passer à l'acte.

    C'est ainsi qu'est définie la « pédagogie différenciée » : elle se propose de briser la rigidité du fonctionnement habituel de la classe en élaborant des itinéraires d'apprentissage diversifiés et en mettant en oeuvre de nombreux outils (grilles d'évaluation, diversification des méthodes et des technologies, travail en équipe des enseignants, groupes de besoins, etc.).

    Plus profondément encore, elle permet d'associer l'élève à la recherche et à la définition de ses méthodes de travail ; la différenciation de la pédagogie est un moyen particulièrement précieux pour redonner vie et sens à l'éducation scolaire.

    La dernière édition de L'école mode d'emploi interpellera les enseignants et les formateurs, nourrira leur réflexion et les outillera efficacement pour l'action pédagogique.

  • La pédagogie scolaire et la formation d'adultes mobilisent de plus en plus de concepts issus de la psychologie cognitive et des travaux de sciences humaines. Ainsi les praticiens comme les formateurs, les enseignants comme les cadres administratifs, les étudiants comme les chercheurs ont-ils besoin de disposer d'un outil nouveau qu'Alain Rieunier et Françoise Raynal nous proposent aujourd'hui avec cette nouvelle édition revue et augmentée de leur dictionnaire.
    Ce livre, qui comprend plus de 700 articles, articule trois questions simples :
    - qu'est-ce qu'apprendre ?
    - Comment enseigner ou former ?
    - Et quelles sont les réponses actuellement disponibles sur le sujet ?
    Pour cela, il mobilise tous les travaux existants et présente avec clarté et précision les auteurs, les théories et leurs applications concrètes. Voici donc une « interface conviviale », capable d'offrir des réponses aux questions légitimes que se pose le « novice » et de l'orienter, s'il le désire, vers les ouvrages spécialisés de « l'expert ».
    Quiconque souhaite affermir ses connaissances en pédagogie et en psychologie appréciera cette formidable « base de données » et y trouvera, sans nul doute, l'envie d'aller plus loin et les moyens de s'y rendre. Car, comme l'indique Marcel Postic dans la préface : « Cet ouvrage n'est pas un dictionnaire encyclopédique à placer sur le rayon

  • Les débats éducatifs s'organisent souvent autour de « lieux communs ». Issus de la tradition pédagogique, repris par les discours officiels, relayés par les médias, ils constituent une « vulgate pédagogique » bien connue : « l'élève au centre », « le respect de l'enfant », « les méthodes actives » ou « l'individualisation de la formation » sont ainsi présentés comme des évidences... avant de devenir des lignes de clivage, voire des objets d'épiques batailles idéologiques.
    Mais, ces « lieux communs » sont rarement explicités et l'on se garde bien de chercher comment ils sont apparus, dans quels sens ils ont été mobilisés et quelles différences, voire divergences d'interprétation, ils recouvrent. Que signifie « respecter un enfant » ? Qu'est-ce qu'un « élève actif » ? Que faut-il « individualiser » dans l'éducation et la formation ?
    Aussi est-il absolument nécessaire de regarder de près le sens et la portée de ces expressions. Derrière leur apparente simplicité, elles cachent des partis pris souvent contradictoires. C'est pourquoi il faut en débusquer les significations et, derrière les slogans, chercher les concepts.
    C'est tout l'enjeu du livre de Philippe Meirieu : éclairer le pédagogue en lui permettant d'accéder aux véritables enjeux qui se cachent derrière les « lieux communs » pédagogiques. L'armer pour son métier, l'éclairer pour sa mission, lui fournir les « concepts clés » nécessaires pour mener à bien, le plus lucidement possible, l'entreprise éducative.

  • Développer l'esprit critique des élèves est, pour Gérard De Vecchi, aussi fondamental que leur apprendre à lire, écrire ou à compter. Aujourd'hui, plus que jamais, on a besoin de citoyens capables de faire le tri dans les informations et d'effectuer des choix pertinents.

    Composante essentielle de notre enseignement, l'esprit critique est, en réalité, l'autre face de l'exigence de précision, de justesse et de vérité que chaque élève doit s'appliquer. Et pourtant, développer une pensée libre n'a rien d'évident. L'esprit critique, dont il est ici question, vise donc à permettre à tout un chacun d'acquérir des connaissances et de s'émanciper de ses croyances. Dans un seul but, que la vérité nous rende libres !

    Découpé en 26 courts chapitres, la nouvelle édition enrichie de Former l'esprit critique se veut un véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien. Étayé de nombreux exemples pratiques, il montre comment les enseignements peuvent entrer dans une démarche mettant en oeuvre l'esprit critique.

    Un livre résolument simple et pratique adapté aux enseignants du primaire comme du secondaire.

  • Tenir une classe est aujourdhui un véritable enjeu pour tous les enseignants et particulièrement pour ceux qui démarrent leur carrière. Le face-à-face éducatif est souvent complexe ou conflictuel, et toutes les difficultés ne peuvent se résoudre par le dialogue apaisé, la persuasion ou lautorité.
    La ruse bienveillante dont il est question ici, sans être ennemie de la franchise, sutilise occasionnellement (et avec finesse) dans les relations éducatives comme un outil de facilitation, de courtoisie, dapaisement, de déminage des conflits, de motivation scolaire.
    Pour surmonter en douceur les obstacles liés à la démotivation et aux comportements difficiles, pour répondre aux problèmes dautorité, les enseignants trouveront dans ce livre comment user de calculs et de stratégies pour gérer les relations affectives, introduire de lintelligence dans la sanction, combattre le harcèlement, entretenir leffervescence intellectuelle
    Cet ouvrage, véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien, rédigé dans un style simple et direct, est facile daccès, très opérationnel et synthétique. Yves Guegan croise approches psychosociologique et pédagogique, et témoigne de laction quotidienne des enseignants aux prises avec les difficultés du métier, à travers de nombreux exemples de terrain collectés au cours dentretiens ou de réunions de groupes déchange des pratiques.

  • Comment mettre les élèves au travail ? Comment préparer la classe ? Comment ramener à la tâche les élèves distraits ou agités ? Comment mettre en place des activités qui fassent réellement apprendre ? Comment réagir à l'agressivité ou à l'insolence de tel ou tel ? Comment et quand évaluer ? Comment aider les élèves en difficulté ?
    À ce type de questions, ce livre donne des réponses précises et concrètes, et même ce qu'on pourrait appeler des « recettes ». Mais faire la classe n'est pas une activité ordinaire qu'on pourrait pratiquer mécaniquement. Il faut faire des choix et se donner des principes. Ce sont eux que Bernard Rey s'attache à éclairer.
    Il s'adresse ainsi aux enseignants débutants. Mais le livre provoquera aussi la réflexion des maîtres chevronnés. Quant aux parents d'élèves, ils trouveront grâce à lui un accès aux coulisses d'une activité qui concerne, jour après jour, leurs enfants.

  • Chacun sait bien, même si on ne l'avoue guère, que la réussite de l'acte pédagogique ne tient pas seulement aux qualités strictement scientifiques et didactiques de l'enseignant.
    Et c'est d'abord cela que Philippe Meirieu prend le risque d'expliquer dans cet ouvrage, devenu un grand classique des ouvrages de pédagogie.

    Il montre l'importance décisive des choix éthiques de l'éducateur, quand il se donne pour fin l'émergence de sujets libres, quand il oeuvre simultanément pour leur instruction et leur émancipation, quand il parvient à articuler le principe d'éducabilité et celui de liberté.

    L'éducation est ainsi une aventure imprévisible, une histoire toujours différente à écrire, et dans laquelle l'éthique n'est pas une « nouvelle matière scolaire » ni même un « supplément d'âme », mais bien ce qui oeuvre, à travers l'ensemble des activités que l'éducateur organise.

    À partir de cette approche, Philippe Meirieu aborde les thèmes majeurs de la réflexion éducative : l'universalité de la culture, la formation à la citoyenneté, la discipline et les sanctions, la place de la didactique et des apprentissages méthodologiques, la formation des maîtres, le travail en équipe, etc.
    Mais il les traite de manière originale, en une trentaine de chapitres dans lesquels il s'efforce de faire apparaître les enjeux essentiels.

    Ainsi, le livre peut-il se prêter à une multiplicité de lectures : certains le liront « comme un roman » et sans doute, à bien des égards, en est-il un , d'autres y trouveront un outil de réflexion individuelle ou collective, l'occasion de questionner leur activité, le moyen de faire le point sur bien des débats d'aujourd'hui.

  • L'autonomie est aujourdhui une injonction tant scolaire que sociale : il faut former les élèves à « devenir autonomes », les citoyens sont invités à se « prendre en main » et à « être autonomes », lévolution des technologies est censée contribuer à nous «autonomiser», etc. Mais quest-ce donc que lautonomie ?

    Le premier mérite de ce livre est den fournir une définition stabilisée : lautonomie est la capacité dagir, de choisir et de penser par soi-même afin de se diriger dans le monde. Son deuxième mérite est de nous permettre de comprendre la surchauffe idéologique autour de cette notion : dès lors quil ny a plus de consensus sur le but de léducation, lautonomie en devient une finalité nécessaire.

    Son troisième mérite est dinsister sur le fait que lautonomie nest ni un don ni le résultat dun développement naturel, mais suppose une interaction avec lenvironnement et les expériences quil permet, lintégration de normes sociales, lacquisition de connaissances scolaires. Elle requiert bien une prise en charge, un ensemble dinterventions éducatives assumées qui sont, ici, très précisément décrites. Car cest grâce à léducation que lenfant peut devenir autonome.

  • Aujourd'hui face à la complexité et à la diversité des situations de travail, l'enjeu est de réhabiliter la raison pratique, les savoirs d'action et d'expérience, l'intuition, l'expertise fondée sur un dialogue avec le réel et la réflexion dans l'action et sur l'action. Comme tous les « métiers de l'humain », le métier d'enseignant est particulièrement concerné par cette démarche.

    Enseigner requiert, en effet, outre la connaissance des contenus d'enseignement et en étroite relation avec eux, un ensemble de savoirs multiples, didactiques ou transversaux, les uns issus de la recherche en sciences humaines et sociales, d'autres participant de la tradition et de l'expertise professionnelles collectives, d'autres encore construits par chacun au fil de son expérience. La pratique réflexive a notamment pour fonction de solidariser et de faire dialoguer ces divers savoirs.

    Philippe Perrenoud tente de montrer que le « paradigme réflexif » peut précisément concilier, dans l'exercice du métier d'enseignant, raison scientifique et raison pratique, connaissance de processus universels et savoirs d'expérience, éthique, implication et efficacité. Ce débat a de fortes incidences sur la façon de penser la formation des enseignants et la professionnalisation de leur métier.

    Ce livre est destiné d'abord à tous les professionnels qui analysent et transforment leurs pratiques, mais aussi à ceux qui les accompagnent : conseillers, formateurs, responsables de projets innovateurs, cadres scolaires.
    Construit en référence au métier d'enseignant en voie de professionnalisation, cet ouvrage concerne plus globalement tous les métiers confrontés à l'humain et à la complexité, qui exigent lucidité professionnelle et implication critique.

  • Par habitude ou par ignorance, nous sommes parfois amenés à reproduire dans les classes toujours les mêmes schémas. Ainsi se pérennise un modèle qui n'est plus interrogé et qui a de plus en plus de mal à
    mobiliser les élèves. Non que les « méthodes éprouvées » soient mauvaises, mais parce qu'elles sont souvent répétitives et, parfois, peu adaptées. Parce qu'aussi, l'enseignant qui n'améliore pas constamment sa manière de transmettre les savoirs est lui-même menacé de s'ennuyer... et d'être débordé par ses élèves !
    Mais, a contrario, l'improvisation permanente, le pragmatisme systématique et la fantaisie débridée ne sont pas des gages de réussite. C'est pourquoi le livre d'André de Peretti et François Muller est si précieux : il présente un ensemble raisonné des ressources auxquelles on peut faire appel pour enrichir sa panoplie méthodologique.
    Ce livre ouvre le champ des possibles, tout en respectant les fondamentaux de la pédagogie et de la didactique. Il permet de trouver une extraordinaire quantité d'idées et de propositions pour être, à la fois, plus à l'aise et plus effi cace dans sa classe. Il nourrit le travail quotidien, de manière très concrète,
    et stimule l'imagination.
    Conçu comme un véritable inventaire des ressources et des possibles, c'est, en même temps, un outil de travail et de formation. Utilisé seul ou en équipe, il permet de retrouver le goût d'un métier trop souvent encore considéré comme répétitif et taylorien... C'est un formidable livre de bord pour ceux qui
    veulent faire du métier d'enseigner une aventure éducative au service de la réussite de tous.

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