Eclats d'encre

  • « Comme une eau en décrue et qui donnerait à voir, sur l'estran, sa partition de signes à déchiffrer (branches, pierres, cailloux, algues...), Partage des Eaux se voudrait la mémoire tracée de cette année d'investigation et de rêverie à la fois, construite en un simple mouvement de flux et de reflux. »
    Laurent Contamin

  • Dialogue théâtrale et poétique autour de la rencontre et reconstruction d'un homme et d'une femme.

    Distribution : 1 homme/1 femme/1 voix (modulable).

  • Au coeur d'un mas provençal, de lointains cousins - pour le moins singuliers - se retrouvent. Derrière l'apparente légèreté de cette tribu improvisée, bien des émois se préparent...

  • L'album "Rapsodies émosexuelles" (électro-punk et spoken word, sorti en mars 2011/Label Factotum) reprend des textes de "Encore des crépuscules" et d'autres inédits mis en musique par le musicien Vincent Fallacara (issu de Torso).
    « ma bouche est une machine à vomir
    des phrases amoureuses
    ma gorge est un hall de gare
    où l'on fouille les souvenirs
    à coups de vigipicrate
    et mon tout est un appart à l'abandon
    une salle-cantine de tribunal »

  • Des accordes

    Lilian Lloyd

    Sam, une jeune SDF, joue péniblement de la guitare dans le métro. Louis galère dans des petits boulots et cherche un sens à sa vie. Tous deux essaient d'accorder leurs instruments sentimentaux pour s'inventer une histoire d'amour. Humour et de tendresse pour cette comédie douce-amère.
    Distribution : 1 homme/1 femme.
    « Sam - ``Le rêve comme moteur''. Un jour, j'ai lu ça sur un mur, avec pas signature, rien d'autre. Un mec était venu, avait écrit ça et disparu. Moi, ça fait un certain temps que je rêve plus. C'est peut-être pour ça que je bouge pas mon cul. Et puis, je sais pas à quoi ça sert un rêve. Ou alors c'est juste fait pour t'endormir. Moi, j'aime pas qu'on me fasse croire à un truc qui existe pas. Sur une bouche d'aération bien chaude, de toute façon, à quoi tu rêves ? Suite présidentielle dans un hôtel ? Jacuzzi ? Ou juste à la prochaine bouteille... »

  • « Une
    patience de velours
    qui fasse trembler l'air
    jusqu'à taire l'offense »

  • Vestiges du vent

    Fabien Pio

    « et ce vent
    son souffle en toi
    comme sur l'olivier
    qu'il te traverse
    humide
    irrigue
    ta soif »

  • L'air libre

    Albane Gellé

    « Dans sa première publication en 1993, Albane Gellé écrivait qu'un homme lui avait "arraché la langue". Depuis, elle cherche, poète, à se donner une langue neuve, sa langue.
    "Je me tais", répète-t-elle (dix fois dans "L'Air libre"), en précisant, à chaque fois, pourquoi : parce que quand j'étais petite, un homme à côté de moi parlait parlait il me donnait envie de vomir ; parce que tout près ça parle bien je ne vois pas ce que je pourrais ajouter ; parce que quelqu'un parle fort il n'y a plus de place ; par hasard ; par habitude ; et croyez-moi c'est mieux comme ça ; parce que je suis fatiguée; par provocation (pas souvent) ; comme ça pour rien ; et alors. Jusqu'à la dernière page, porte qui claque sur un "Je ne me tais pas". Prise de parole (poème) intransitive.
    On quitte ce livre un peu comme on sort de "Parle avec elle", le dernier film d'Almodovar : avec une sorte d'anxiété éblouie, de contrariété désirante qui ramène à la surface. Mène à l'air libre, quasi malgré soi.»

    « pouvoir être tout à tout souriante en larmes débordée bouleversée en miettes amoureuse casse-cou silencieuse terrifiée fatiguée en colère »

  • Entre douceur de vivre, parfum estival entre soleil et mer.
    « veillez veillez
    de vos yeux
    emprisonnés
    scrutez la beauté donnée »

  • Du fond des mots, l'enfance, le silence des silences.
    « Sur une île
    à fleur d'eau
    Le pied posé
    sur l'eau
    Ton chant éclate
    à la merci du ciel »

  • Carnets extimes

    Laurent Contamin

    « Ces carnets sont, dans l'esprit du Journal extime de Michel Tournier (à qui le titre souhaiterait rendre hommage), une tentative d'écriture de l'être, non pas dans une démarche introspective et close, mais au contraire en ouverture, conscient que je suis que l'on n'est et n'existe que dans la rencontre, la confrontation, la découverte, c'est-à-dire en faisant l'expérience de l'altérité : "Je est un autre", écrivait déjà Rimbaud.» Laurent Contamin

  • Pour toujours... Recueil d'amour, de cris, de révolte, de légèreté, comme autant d'éclats de vie.

  • Recueil marqué par la perte, le silence, la mémoire fragmentée.
    « Je perds la boussole de l'Ouest
    car l'aiguille du coeur s'affole
    la mésange est sans repère
    et sans tête »

  • Pas de mot pour

    Mathias Lair

    Poésie érotique.
    « On ne peut écrire la mort ni la jouissance. La mort parce qu'on n'est pas là pour en parler, par définition. La jouissance parce qu'elle reste inconsciente, on n'en connait que les effets bouleversants. Pari d'écriture impossible, et donc tentant...
    Par jouissance, je n'entends pas le plaisir sexuel (encore moins l'orgasme de la pornographie), mais la satisfaction totale qui renvoie à un désir primordial sinon exaucé, du moins approché. Un désir que les psychanalystes qualifient d'incestueux.
    "Pas de mot pour" est un moment de cette recherche qui s'est conclue par la publication d'"Inzeste" aux éditions Gros Textes - les paradoxes de l'édition ayant voulu qu'il paraisse avant Pas de mot pour.
    "Pas de mot pour" tente de retrouver dans les mots (et donc de répéter à chaque lecture !) cette ouverture vers la jouissance que provoque la rencontre amoureuse.
    Aujourd'hui que ce cycle d'écriture a trouvé son aboutissement, je cherche à explorer l'extase poétique, qui me semble au fondement de notre élan vital. Toujours la jouissance, donc ! »
    Mathias Lair

  • Gestes courts

    Benoît Reiss

    « Gestes Courts rend compte d'un bouleversement dans la perception : ce n'est plus le sujet, l'individu, qui, par son regard (sa pensée, son geste...), fait advenir les choses, ce sont les choses (poteau, mur, odeur...) qui se nomment et qui, de cette façon, font apparaître le sujet, le « tu » des textes. Il y a un renversement.
    Il ne s'agit cependant pas de se laisser porter, de laisser-faire, il ne s'agit pas non plus ici d'une mollesse contemplative - bien au contraire : car aussi peu que soit vouloir, il est "seul bâti/entre le feu".
    Une chose a changé cependant : la place du "tu" n'est plus centrale. "Tu" est en marge - dans le regard d'un rongeur : "non pas toi mais [...] le rongeur qui te voit", dans l'indifférence d'un insecte.
    Ce "tu" doit être diminué encore. "Tu" doit aller vers les "mots de moins", les gestes les plus courts. C'est un long travail que celui de se défaire - mais alors paraît (il faut l'espérer), sous ces "mots de moins", "l'éclat de lame" du réel. »
    Benoît Reiss

  • Histoire d'un ravissement amoureux, en 93 poésies photographiques et quelques chuchotements.

  • « On en finit pas
    De regarder tomber la pluie
    On délègue pour un temps
    Le chagrin aux fenêtres
    On voit bien
    Qu'un ciel trop bas
    Se déleste de sa clarté
    Et on assiste
    Impuissant
    Au démantèlement du jour. »

  • « Un corps, une vie - si peu : quelques souvenirs, secrets, silences ; un être, une vie - tout : une existence éternelle. »
    Vincent Motard-Avargues

  • « Vienne l'instant où
    il faut se lever et
    partir
    vers la mer le vent
    écouter
    le chant runique du
    vide »

  • « Mon corps, comme celui de tout mammifère, est un poste émetteur et récepteur. J'aime le poser sur un banc : tantôt celui d'un chemin campagnard, tantôt celui d'un jardin public et champêtre.
    Les antennes y captent des presque riens qui résonnent du monde social et humain, et de l'univers.
    "A l'envers de tout" est la traduction de ces émissions sur ondes physiques, après bidouillage dans la matière du langage. »
    Dany Moreuil

  • Troisième et dernier recueil du triptyque constitué de "Passions tristes" et "Tombeau des belles disparues".
    « Jean-François Sené, humaniste et fin poète, nous révèle ici son amour pour l'Indochine ; ces terres partagées entre plusieurs vents et mers. Le vent de l'Ouest aura certainement été le plus violent, au Viêt Nam, entre 1946 et 1972. [...] Le poète, dans la citation qu'il met en exergue à son recueil, précise son projet : "Je dirai les massacres d'hier pour garrotter ceux de demain" ».
    Laurent Fels, Postface.
    « ma beauté n'est que
    maladresse tempérée
    mélodie atonale
    rime ébréchée
    macule sur la pupille
    où se brouille le monde
    crâne peuplé d'échos
    voix éteintes convoquées
    au sabbat des morts
    dernière larme de fiel
    dans la coupe des flammes »

  • Creuser le sillon du deuil pour atteindre la lumière.
    « Larme
    en terre
    Lieu
    d'étincellement
    Brisure
    du temps »

  • Un souffle au coeur

    Lilian Lloyd

    Comédie. Commencement et fin d'un couple.
    Distribution : 1 homme/1 femme.
    « Lilas - Il est si facile de s'imaginer solide sous chaque angle. On se dit que malgré la vie qui ne nous a pas fait de cadeau, on a tenu bon, la poitrine bombée, là où d'autres sont tombés devant un combat qui n'avait même pas commencé. On sait alors qu'on est fait d'un matériau que le monde ne peut que nous envier. On peut narguer toutes ces vagues qui voudront nous secouer et défier l'usure du temps. Il est si facile de s'imaginer invincible, comme dans un rêve d'enfant, lorsqu'une main se fond à la nôtre. "Et on s'aimera d'un horizon à un autre !"... Mais c'est fou de voir combien la distance entre ces deux horizons peut se faire rapidement... Rien qu'un souffle. Juste le temps d'un souffle, un de ceux qui peuvent enrhumer un coeur, révèle des fissures insoupçonnées. »

  • « Partager avec le lecteur de petits moments de vie, en espérant qu'ils feront écho en lui. Voilà la seule ambition de ce recueil de haïkus ; rien de plus, rien de moins. »
    Damien Gabriels

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