Ecriture

  • L'homme pas dieu

    Frankito

    « Arrêtez ! Arrêtez tout de suite ! Vous ne savez pas qui je suis ? Albert Gouti ! Je n'ai rien fait ! Lâchez-moi ! Je veux appeler mon avocat ! Ne fais pas ça, frère, ne les laisse pas kidnapper un innocent ! Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Dites-moi ce que j'ai fait, bon sang ! » Alors qu'il mène une existence paisible de séducteur dilettante, Albert Gouti, jeune professeur de sciences physiques au principal lycée de Guadeloupe, se retrouve impliqué dans une affaire de meurtres en série. Deux officiers de police s'acharnent sur l'enseignant et le pourchassent trois jours durant.
    Le voilà projeté, malgré lui, dans une succession d'aventures abracadabrantes et sanglantes... Hélas, comme disait son défunt père : « L'homme pas Dieu. » Autrement dit : à l'impossible, nul n'est tenu !
    L'Homme pas Dieu est un roman policier cocasse, servi par une plume percutante. C'est aussi une plongée dans la société guadeloupéenne, avec ses injustices et ses maux : trafic de travailleurs clandestins, pollution des sols par le chlordécone, agitation syndicale et mouvements indépendantistes...

  • La revenante

    Vénus Khoury-Ghata

    Trois officiers français, morts en 1941 dans le Djebel druze suite au bombardement alliés dans la montagne syrienne sous protectorat français, sont exhumés cinquante après. Le squelette d'une femme est trouvé parmi eux. Qui est-elle ? Que faisait-elle dans ce temple romain détruit par l'aviation anglaise ?
    Au même moment, une jeune Française travaillant dans un hôpital parisien est renversée par une voiture. Plongée dans un long coma, elle n'en sort que pour déclarer qu'elle n'est autre que la fille morte sous les décombres du temple de Djebel druze.
    Partie sur les lieux, elle y retrouve les traces de son ancienne vie et les personnes qui ont survécu...

  • Il n'est pas de pays qui ne dispose d'une politique linguistique. Or, paradoxalement, les modalités de la mise en oeuvre d'une telle politique, mais aussi de son évaluation, apparaissent rarement dans la littérature spécialisée, qui ne se prive pourtant pas de critiquer les politiques linguistiques des pays du Sud, lesquels auraient plutôt besoin d'aide et d'expertise.
    La vision de la politique linguistique présentée par Nazam Halaoui a fait en partie l'objet d'un séminaire de formation de cadres oeuvrant dans le domaine des langues et de l'éducation, organisé par l'OIF à Kinshasa en septembre 2005. L'ouvrage contribue à combler le vide théorique et surtout méthodologique et pratique qui caractérise le domaine de la politique linguistique. La première partie traite des fondements de la politique linguistique, concept à affiner et réalité observable à environnement multiple. La deuxième partie a pour objet de déterminer la place de la politique linguistique ; y sont abordées les questions de classification et proposée une typologie des situations africaines. La troisième et dernière partie traite de la mise en pratique de la politique linguistique dans sa diffusion, sa mise en oeuvre et son évaluation, et propose une analyse de la transition juridique qu'une telle politique opère.
    Fondé sur des données puisées dans le monde francophone, l'ouvrage se veut à la fois un guide pratique et l'esquisse d'une théorie. Il est surtout destiné aux cadres et agents des ministères qui, en Afrique et ailleurs, sont chargés des questions linguistiques et éducatives.

  • Il y aura dix ans, le 9 août 2010, disparaissait Louis Nucéra. « Je n'écoute plus depuis longtemps les moutons et les perroquets ! », disait-il. Les écrivains qu'il aimait étaient les esprits libres, tels Marcel Aymé, Emmanuel Berl, son ami Cioran ou Joseph Kessel, niçois comme lui, qui l'éveilla à la littérature. Proche des maudits, Louis Nucéra aura bataillé toute sa vie pour faire sortir du purgatoire les Calet, Guérin, Perros, Caraco ou Jean Gaulmier. « La critique négative n'était pas son domaine, écrit Bernard Morlino. Il préférait dire du bien des auteurs qu'il estimait plutôt que de se faire remarquer en disant du mal de plumitifs en mal de gloire. » Ce volume rassemble 50 portraits inédits, autant d'exercices d'admiration, une bibliothèque idéale.
    Au sommaire : Marcel AYME - Marie BASHKIRTSEFF - Emmanuel BERL - André BEUCLER - Antoine BLONDIN - Jorge Luis BORGES - Alphonse BOUDARD - Jacques BREL - Dino BUZZATI - Louis CALAFERTE - Henri CALET - Albert CARACO - Francis CARCO - Louis-Ferdinand CELINE - Blaise CENDRARS - Jacques CHARDONNE - Charles-Albert CINGRIA - Emil Michel CIORAN - Jean COCTEAU - Arthur CONAN DOYLE - Alphonse DAUDET -Joseph DELTEIL - Michel DEON - Raymond DEVOS - René FALLET - Romain GARY -Jean GIONO - José GIOVANNI - Raymond GUERIN - André HARDELLET - Victor HUGO - Panaït ISTRATI - Joseph KESSEL - Paul LEAUTAUD - Jack LONDON - Albert LONDRES - Guy de MAUPASSANT - Henry MILLER - Oscar MILOSZ - Vladimir NABOKOV - NORGE - Claude NOUGARO - Marcel PAGNOL - Charles PEGUY - Jacques PERRET - Henri POURRAT - Albert SIMONIN - André SUARES - Alexandre VIALATTE - Émile ZOLA.

  • Céline s'est toujours défendu de s'être engagé politiquement, rappelant qu'il n'adhéra jamais à aucun parti, se flattant d'être un « homme de style » dépourvu de « message ». Ses écrits l'ont pourtant associé aux controverses politiques de son époque.
    « Trois thèmes principaux se détachent. Le pacifisme semble l'avoir emporté par la vigueur du sentiment. L'antisémitisme a chargé l'écrivain du fardeau d'un péché capital. Le socialisme, entendu au sens large, l'a entraîné dans la voie d'un «communisme Labiche» et dans des projets largement utopiques d'organisation sociale. L'anarchisme et le fascisme, attitudes politiques souvent attribuées à l'écrivain, méritent discussion », explique l'auteur.
    Une autre approche de la pensée célinienne fait de l'écrivain un précurseur à la fois de la démarche existentialiste et des philosophies de l'utopie. Si l'acceptation tragique et absurde de l'existence, le sens du nihilisme se retrouvent dans la pensée sartrienne, Céline se réfugia plutôt dans l'« utopie concrète », selon le mot d'Ernst Bloch, la plupart de ses propositions s'inspirant de cet « idéalisme pessimiste » cher à Marcuse.
    Enfin, les pamphlets, motifs de sa condamnation définitive. S'ils ne semblent pas avoir influencé profondément l'immédiat avant-guerre, leur outrance même desservant leur cause, la critique des maux de son époque demeure comme un témoignage de la crise des esprits, caractéristique des années 1930. Ici, « dogmatisme brutal, provocation, lyrisme, recherche de l'effet aux dépens de la rigueur sont autant d'artifices et d'obstacles à franchir pour dégager l'idée elle-même ».

  • Poète et chroniqueur, Pierre Graziani parcourt l'Afrique et le Sahara depuis les années 1970. En novembre 1980, invité aux fêtes de l'indépendance de la Guinée, il décide de résider chez les Dogons, à Gao et à Niamey au Niger, d'où il traverse à nouveau le Sahara. En 1982, bénéficiant d'une bourse du ministère des Affaires étrangères, il séjourne au Kenya, en particulier au lac Turkana. Il voyage ensuite au Rwanda, au Burundi, en République démocratique du Congo, et enfin au Gabon, où il réside désormais.
    Ses voyages à travers l'Afrique sont la matière de ces carnets à l'écriture sensuelle où les mots dessinent un continent voluptueux. Au fil des pages, le lecteur suit Pierre Graziani dans la mangrove du Cameroun, sur les rapides du fleuve Zaïre, chez les Pygmées de Kribi, au coeur du royaume de Mendu, sur la route Douala-Bamenda ou pour une fête de Noël à Brazzaville...
    Choses vues, senties ou entendues, illustrées de croquis extraits du carnet personnel de l'auteur.

  • Grand lecteur devant l'Eternel, Pierre Mertens évoque les auteurs qui l'ont marqué et qui ont inspiré son oeuvre : le poète allemand Gottfried Benn (qui vécut à Bruxelles), l'Argentin Julio Cortazar, Milan Kundera, Marguerite Duras, André Malraux, Pier Paolo Pasolini, Malcolm Lowry, Cesare Pavese, Paul Gadenne, Iouri Tynianov...
    Mais c'est à Franz Kafka qu'il consacre les pages les plus vibrantes. Quant à Pasolini, qu'il a personnellement connu, il en parle avec la ferveur d'un ami lucide.
    Un livre qui reflète la vaste culture de son auteur et sa faculté à jeter des ponts entre des écrivains qui, souvent, ne se sont jamais rencontrés.

  • Devenu photographe après-guerre, Pierre Duverger réalise, de 1957 à 1961, une série de 71 clichés au domicile de Céline, à Meudon, à l'aide de son Leica M3. Les meilleures de ces photos inédites, dont quelques-unes furent révélées en 1981 par la Revue célinienne, sont rassemblées dans cet album sobrement légendé.
    Les clichés de 1957 présentent l'écrivain à sa table de travail ou au côté de sa femme Lucette, au balcon de leur pavillon. Ceux de juillet 1960 sont en couleur : on y voit l'écrivain, en pelisse, assis dans son jardin, muni de sa canne. Enfin, un reportage réalisé le 1er juillet 1961 montre notamment Céline sur son lit de mort.

  • Cent ans après sa naissance, que reste-t-il de l'ouvre de Simone de Beauvoir (1908-1986) ? Son apport au féminisme, avec Le Second Sexe , historiquement important mais dont l'héritage est contesté ? Ses mémoires, dont on sait les lacunes, les parts d'ombre ? Ou bien son oeuvre romanesque, réévaluée après une sorte de purgatoire ?
    Il serait plus judicieux d'avoir une perception globale. Ne retenir qu'une image de Beauvoir, ce serait en effet trahir son projet d'écrivain : délivrer non pas une représentation d'elle-même, mais le goût de sa propre vie. Que sont ses Mémoires d'une jeune fille rangée , sinon le récit de son combat, adolescente, pour opposer ce goût de soi aux images d'elle-même que son milieu veut lui imposer ? Il faut y voir le moteur de cette lutte pour la liberté qui la caractérise. Toute son oeuvre s'interprète à cette lumière : dénoncer celui qui oublie le libre goût de sa vie pour s'aliéner à une image.
    Fut-elle toujours été fidèle à cette exigence ? Ne l'a-t-elle pas trahie, en préférant sa place auprès de Sartre à une vie en Amérique auprès de son amant, l'écrivain Nelson Algren ? N'y a-t-elle pas manqué lors de sa grave dissension avec Sartre, juste avant qu'il ne meure ? Car contrairement à ses dires, et au mythe, la mort les a séparés en plein désaccord.
    Ce livre offre une vision synthétique de la vie et de l'oeuvre de Simone de Beauvoir, échappant aux obligations d'une biographie chronologique ou thématique, linéaire ou sectorielle. Avec un résultat inattendu : dans une époque où l'identification aux images, et l'uniformisation du goût étendent leur emprise, il se pourrait que l'oeuvre de Beauvoir, d'une étonnante actualité, redonne sens et vertu à l'existentialisme.

  • - Quel écrivain s'est présenté 24 fois en vain à l'Académie française ?
    - Quel écrivain était le plus jeune au moment de son prix Goncourt ?
    - Combien de mots y a-t-il dans A la recherche du temps perdu ?

    Dans l'esprit des recueils de mélanges, Friandises littéraires n'aborde que la littérature, mais dans son ensemble, d'hier et d'aujourd'hui, petite et grande, de tous pays et de tout genre. Au fil des 220 entrées surprenantes, décalées, insolites, inattendues et singulières de cet almanach, le lecteur découvrira entre autres : la liste des écrivains morts dans des accidents de la circulation ; les armes du crime le plus souvent utilisées dans les romans policiers ; l'emplacement des tombes des grandes plumes ; les plus mauvaises ventes du prix Goncourt ; les coups bas et autres chausse-trapes des prix littéraires ; les plagiats les plus mémorables ; le catalogue des pseudonymes ; les maîtresses « officielles » des écrivains ; les auteurs qui furent emprisonnés, fusillés, et ceux qui se sont suicidés ; ceux qui allaient au bordel, ceux qui n'y allaient pas ; les auteurs d'un seul livre ; un annuaire de la négritude... Et des anecdotes, des citations, des vignettes...
    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir - et ne pas savoir - sur la littérature se trouve dans ce recueil, où l'inutile confine à l'indispensable.
    Réponses : Zola - Jean-Louis Bory (1946) - 1 267 069

  • Peu de peintres ont incarné l'américanité de façon aussi manifeste qu'Edward Hopper (1882-1967), dont les toiles les plus fameuses (Un bar de nuit, Chambres avec vue sur la mer, Gas, Hotel Room, Maison près du chemin de fer), à mi-chemin de la photographie et du naturalisme, sont devenues des icônes de l'Amérique des classes moyennes, celle des motels, du cinéma, de la vie de bureau et du métro aérien - sans rien perdre de leur étrange mélancolie.
    L'auteur raconte l'enfance modeste de Hopper dans l'État de New York, ses années de formation à Paris (1906-1910), sa découverte des maîtres européens, sa rencontre avec Atget, le choc de la peinture de Manet et Caillebotte, son indifférence pour le cubisme, son travail d'illustrateur publicitaire et de dessinateur de presse, qui marquera son style. Avec la première rétrospective de son oeuvre, en 1933 au MoMA, arrive enfin la reconnaissance...
    Il souligne les sous-entendus de sa peinture, nourrie de psychanalyse, sa dimension littéraire et cinématographique (Hopper a inspiré romanciers et réalisateurs, tel Hitchcock), mais aussi philosophique, portant sur le monde un regard désenchanté. Par son réalisme, son classicisme, mais aussi sa conception personnelle de l'abstraction, la peinture de Hopper, précurseur du Pop' art et de l'hyperréalisme, nous invite à une autre approche de la modernité picturale.

  • Une détonation. Violeta vient de se donner la mort. S'ouvrant sur ce drame, ce récit retrace le destin de l'une des plus célèbres chanteuses latino-américaines. Violeta Parra (1917-1967) a contribué à changer le regard du monde sur le Chili par son exploration de la chanson engagée, symbolisant tout à la fois la solitude, la misère, l'espoir, la révolte d'un peuple.
    Angel Parra se remémore son enfance, ses odeurs, ses couleurs, faisant revivre une mère bohème et ivre de liberté qui lui a transmis sa vision du monde, sa foi en l'homme et sa passion pour la musique (chanson).
    Une préface de l'écrivain chilien Luis Sepúvelda et une présentation de la carrière de Violeta Parra par le musicologue Marc Legras complètent ce livre.

  • Tout à la fois la fois écrivain, philosophe et musicien, Jean-Jacques Rousseau (né le 28 juin 1712 à Genève et mort le 2 juillet 1778 à Ermenonville) a eu plusieurs existences en une seule. Cet essai biographique analyse sept de ses vies qui s'inscrivent toutes sous le signe du paradoxe.
    On y découvrira notamment les vies d'un enfant sage qui fut aussi un enfant sauvage, d'un sédentaire sur les routes de l'exil, d'un tâcheron qui devint un styliste accompli, d'un père spirituel qui fut un père absent, d'un solitaire très solidaire de ses contemporains, d'un romancier à succès qui fit figure de proscrit et d'un réactionnaire étonnamment visionnaire.
    La face cachée de Rousseau qui déclarait préférer être « homme à paradoxes » plutôt qu' « homme à préjugés », et n'est jamais là où l'on croit. D'un paradoxe à l'autre, Valère-Marie Marchand montre comment cet inclassable renaît sans cesse de ses précédentes existences et comment il a survécu à tous les préjugés le concernant.

  • Céline rencontre Joseph Garcin avant la rédaction de Voyage au bout de la nuit (1932). Celui-ci lui fournit des informations sur la pègre qu'il fréquente et alimente ainsi la mythomanie de Céline, que le personnage d'affranchi fascine.
    De septembre 1929 à octobre 1938, Céline a adressé à Joseph Garcin vingt-huit lettres qui constituent un apport précieux sur la genèse de l'oeuvre célinienne et de sa création romanesque.
    Cette correspondance permet d'approcher l'alchimie du travail d'écriture et la genèse tant de l'écrivain lui-même que de son oeuvre majeure. Ce livre constitue une édition augmentée de lettres inédites de l'ouvrage éponyme paru en 1987 aux éditions Librairie Monnier.

  • Lors d'une séance de signature de son dernier livre à Amiens, le narrateur apprend que Clara, une jeune fille qu'il a aimée, est morte depuis vingt ans. Il la croyait mariée, mère de famille. Il éprouve un choc... Il la revoit, gaie, délurée, apprentie hippie au cours des seventies, au côté de son amie Katia, morte elle aussi dans un accident de voiture. Le narrateur, perturbé, erre dans la ville, et finit par appeler son copain Pierrot qui, lui aussi, les a connues. Les deux amis se retrouvent, se remémorent des souvenirs. Les boums. L'histoire amoureuse du narrateur et de Clara. Puis sa liaison avec Katia. Un jour, un représentant de commerce, vulgaire, aviné, se vante d'avoir « cueilli » une jeune auto-stoppeuse qui s'est offerte à lui. C'était Clara. Le narrateur la revoit un peu plus tard, vers 1980, amaigrie, au Golf Drouot, à Paris, une nuit. Ce fut là leur dernier contact.
    Le narrateur s'apprête à quitter la maison de Pierrot. Il s'enfonce dans la nuit. Dans le silence où se balancent, ballottés par le vent, les rires de Clara et de Katia. Comme des rires qui s'éteignent.

  • La vie, la vie

    Alain Vircondelet

    « Souvent, ici, sous le sable, les bêtes qui y logent trépident sous le roulement des camions et des tanks, des chenilles écrasent les fleurs naissantes, et c'est la guerre... » Quand il quitte la France pour l'Algérie, Pierre-Marie, le jeune appelé, sait-il qu'il ne résistera pas longtemps aux horreurs et aux violences de la guerre et qu'il s'enfuira ? Sait-il qu'il rencontrera Hassiba et l'amour dans les maquis de Grande Kabylie ? et Karim, son double, son frère en amitié ?
    Sait-il encore que, protégé par la tendresse de la terre et des mères, la sienne d'abord, Marilou, et celle qu'elle invoque chaque jour pour lui, la Vierge Marie, il reconquerra sa dignité d'homme ?
    C'est cette lutte acharnée pour la vie que raconte Alain Vircondelet avec la passion qui nourrit ses romans.

  • Un Cubain à Paris

    Eduardo Manet

    Dans ce livre, Eduardo Manet revient sur l'ardent désir qu'il a eu, jeune homme, de venir en France pour apprendre le cinéma et le théâtre. Comment a-t-il vécu la réalité de ce voyage par rapport à la vision mythifiée qu'il s'était faite de la France ?
    Sans être uniquement biographique, ce livre présente une vision originale de la vie culturelle française, celle d'un Cubain tout d'abord ingénu et favorablement disposé, qui analyse, juge, admire mais est également critique.
    Son récit est composé en triptyque : tout d'abord les années 1950, la jeunesse et les études à Paris ; puis les années 1960, et les Français à Cuba ; et, enfin, le retour à Paris.
    Eduardo Manet livre ses souvenirs, ses réflexions dans ce livre en forme de carnet intime, journal de bord d'une initiation à la vie parisienne que traversent ombre de personnalités, de Roger Blin et Montand au couple Beauvoir-Sartre.

  • Léonard de Vinci le qualifiait de « vrai chef d'oeuvre ». Est-il vrai que Dieu créa l'homme afin d'en faire cadeau au chat, lequel eut la bonté de ne pas le croquer ? Un chat, fût-il sans nom, n'est jamais n'importe qui. De la déesse Bastet à tête de chat de l'Égypte ancienne, qui assure, en luttant chaque nuit contre le Serpent, le retour du Soleil, jusqu'au chat domestique contemporain, croqué par les dessinateurs humoristes, tous les chats ont ici leur place.
    Doué de pouvoirs énigmatiques, le chat fascine par son mélange unique de détachement et de vigilance. Comment ne pas voir en lui une créature magique, frontalière des univers invisibles où elle va et vient à sa guise, se livrant à de fantasques contrebandes ? Ne dispose-t-il pas de sept âmes et de neuf vies ?
    Le monte-en-l'air à la patte subtile, familier de nos toits qu'il arpente avec une assurance de fil-de-fériste, sait garder en toute circonstance élégance et dignité. C'est le Chat dans toute sa splendeur et son mystère. On connaît ses façons d'illusionniste : il apparaît soudain et, désormais, on ne voit plus que lui, mystique gris ou clochard de sang bleu.
    Marc Alyn nous offre ici un hymne à la gloire du félin, un voyage littéraire et artistique en terre matoue. Le lecteur y rencontrera le matagot enrichissant son maître endormi, le roi des chats et les greffiers de Venise aux ordres de Corto Maltese.

empty