Editions L'Harmattan

  • A Paris, Daisy Larochelle, jeune étudiante louisianaise venue à la recherche de ses racines, fait la rencontre d'un mystérieux Touareg aux yeux verts dont elle tombe immédiatement amoureuse. Séparés par un concours de circonstances, ils croiseront des personnages atypiques et savoureux : Monsieur Sourdingue, l'alerte octogénaire ch'timi, Madame, la bourgeoise grande consommatrice de thé vert, le couple Quadra, la Femme du Boulanger, l'Homme Africain... Ces rencontres, aussi anodines soient-elles, favoriseront leurs retrouvailles.

  • Moussa abandonne la plaine aux Turcs. Pour préserver de l'extinction sa tribu vaincue, il s'installe à Thirga, qui subit bientôt les assauts des conquérants. Pendant que des hommes tombent sous l'envoûtement de Boutabani, marabout venu de la rive atlantique, des femmes, fidèles aux guerriers disparus, résistent et entretiennent l'espoir des enfantements. Debbia, est soumise dès l'enfance aux violences de noces sans amour. Elle accepte sa condition jusqu'au jour où elle croise le regard d'Ameddah, le troubadour. Enceinte, elle est bannie de Thirga.

  • "Je m'appelle Aderfi. Je suis le vieillard inutile de Kabylie. J'habite un petit village de la commune de Yattafen qui s'appelle Aït Saâda, à quarante kilomètres de notre capitale, Tizi Ouzou. Mon petit village est enturbanné d'oliviers tordus et se trouve perché sur les montagnes Amazigh du Djurdjura. Y vivent trois mille âmes berbères. Et environ cinq mille brebis. Malheureusement la terre est devenue très dure et plus personne ne veut la cultiver. Je m'appelle Aderfi et je m'apprête à faire un long voyage."

  • Au coeur de la Guerre d'Algérie, un jeune lycéen, un " bleu ", est incarcéré dans un cachot de Blida. Pour survivre, il entreprend dans les ténèbres, une quête identitaire, une archéologie intérieure. Sur un arrière-plan social de violence, d'arrivisme, de patriotisme de façade, d'égoïsme des générations, de solitude, du non-dit omniprésent de la souffrance collective, anonyme, silencieuse.

    Ce roman a provoqué dès sa parution le débat qui occupa l'année 2001sur la torture durant la Guerre d'Algérie, débat enfin ouvert après un demi-siècle d'attente mais interrompu par l'attentat du 11 septembre.

  • Lila-Kahéna, 15 ans, vit au dessus d'un bar PMU de Belleville, tenu depuis des lustres par la famille Aberdane. La mort atroce de ses parents, égorgés par un commando islamique lors d'un voyage en Algérie, agit sur elle comme un séisme ravageur. Hantée par le souvenir de sa mère, elle ne rêve que de vengeance en guerrière inflexible, comme la Kahéna, cette mythique reine berbère dont la légende a bercé son enfance. Elle décide donc d'affronter seule les islamistes bellevillois. La Kahéna peut-elle survivre sur le pavé parisien ?

  • Wahmed Ben-Younes signe ici un premier roman d'une intensité et d'une sensibilité remarquables. En des mots simples, d'où jaillissent poésie et musique, il relate les étapes de la vie du jeune montagnard qu'il fut. Yemma, sa mère et son inspiratrice, l'accompagnera tout au long de ce voyage initiatique au cours duquel il tissera des attaches profondes avec sa culture amaziy.

  • La terre piétinée est un combat de femme dans la transition. Ce roman est aussi un voyage entre les deux rives : l'ici et là-bas. A travers ses larmes, ses cris de désespoir, Fatiha sait que l'émancipation passe par le savoir. Ce savoir-libérateur qui va lui permettre de déjouer les manipulations, et les incohérences des deux sociétés différentes, mais si proches dans le regard qu'elles posent sur l'autre.

  • Comme une lame de fond, une vague de terreur déferle sur le pays. Face à la démission et à la lâcheté ambiantes, deux jeunes gens amoureux, Aker et Amina, s'accrochent désespérément à leur attachement comme à un esquif. Tous les deux revendiquent leur appartenance à la culture berbère et leur respect des valeurs universelles. Ils vont symboliser ainsi ce que les intégristes veulent éliminer à jamais de la terre d'Algérie: les traces de l'origine historique berbère des habitants et les réminiscences de la présence française.

  • "Idir Amediaz sait que son esprit est hors de sa chair en détresse. Il n'est nullement déconcerté par cette situation insolite. Le poète comprend qu'il flotte dans l'antichambre de la mort. Non, il n'a pas encore rompu toute attache terrestre. La présence d'un poète est forte après sa mort, ses poèmes plus vigoureux et son influence encore plus prégnante sur les coeurs et la conscience des hommes. Les créatures de l'immédiat que sont tous les fanatiques méjugent de cette souveraine puissance posthume des créateurs".

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