Editions Orizons

  • L'Enéide

    Virgile

    Oeuvre sacrée à Rome, L'Enéide est l'opus magnum de la culture occidentale avec les textes homériques d'une part, la Bible en son entier de l'autre. Marcel Desportes dans cet effort magistral de translation voyait en Virgile "un Voyant" et sur tous les plans "un devancier", "notre contemporain" permanent. Le genre humain étant le même, ce qui s'offrait à la spéculation de nos ancêtres nous concerne tout aussi pertinemment au troisième millénaire.

  • Dominique Delouche est le réalisateur de 24 heures de la vie d'une femme, de L'homme de Désir, de Divine. Il est aussi le Cinéaste de la Danse. Puisant dans ses souvenirs de tournage, au regard de sa caméra et des liens qu'il a tissés avec eux, il évoque ici les plus grands danseurs et chorégraphes, de Lifar à Jerome Robbins, de Vassiliev et Plissetskaïa à Markova, de Chauviré à Guillem, de Vassiliev à Noureev en passant par les plus grandes étoiles de l'Opéra de Paris.

    Anecdotes, admiration, études stylistiques éclairent cette trentaine de portraits et constituent un Essai sur l'histoire récente du Ballet.

  • Else Lasker-Schüler est née, en Allemagne, en 1869, dans une riche famille juive. Son oeuvre restera toujours inséparable de sa vie. Idole des folles années berlinoises, avant l'avènement du nazisme, elle échoue à Jérusalem, dans les années 40. Ses poèmes nostalgiques nous émeuvent par leur bouleversante sincérité. Raoul de Varax, son traducteur, a traduit d'autres grandes voix de la lyrique allemande.

  • À travers diverses contributions qui explorent la production et la diffusion de l'écrit dans l'Europe de Gutenberg, les auteurs posent les jalons d'une histoire du livre-produit, depuis les imprimés d'Ancien Régime, en passant par l'apparition, au XIXe siècle, du « livre de boulevard » qui s'expose et se vend sans complexe, se diversifie et renouvelle ses stratégies pour conquérir de nouveaux lectorats, jusqu'à son apparente dématérialisation au temps du numérique.

  • Les villes de la Méditerranée, évoquées dans ce travail, occupent une place de choix dans des cinématographies prestigieuses. La question est posée : comment représentent-elles ces espaces et les cultures qu'ils portent ?

  • Réalisateur majeur du cinéma français de la Seconde moitié du XXe siècle, Claude Sautet (1924-2000) est, après sa mort, de plus en plus estimé par la critique et le grand public. Ces entretiens inédits que l'auteur, confident et ami, a enfin décidé de publier, couvrent quinze années de la vie et de l'oeuvre du réalisateur. Témoignage unique d'un artiste-créateur qui se penche sur ses films et, par endroits, sur ceux de ses confrères ; c'est aussi une radiographie de la société française de son époque.

  • Cet ouvrage est un événement éditorial en France. C'est la première fois que l'ensemble des lettres d'Emily Dickinson est publié! Née en 1830 à Amherst où elle y meurt en 1886, Emily Dickinson, est devenue, dans le premier tiers du XXe siècle, un des grands mythes des Lettres américaines et, sans doute, l'un des poètes majeurs de la littérature universelle.

  • Brigitte Manceaux (1914-1963), nièce de Poulenc, excellente pianiste elle-même, fut pour son oncle une indispensable conseillère musicale, une secrétaire, et une confidente de chaque instant. Cette Correspondance est composée de 192 lettres soigneusement conservées par leur destinataire. Elle constitue un véritable journal, dans lequel Francis Poulenc, l'un de nos grands épistoliers, livre comme nulle part ailleurs, avec tous ses paradoxes, sa vérité de musicien et d'homme.

  • Cet essai se penche sur les enjeux historiques et esthétiques de l'inflation des discours ou des pratiques associant musique, écritures et scène théâtrale contemporaine. C'est en remontant jusqu'au tournant esthétique du romantisme d'Iéna qu'en émergent les véritables fondements. Une passerelle inattendue relie ainsi romantisme et postmodernité ; elle expliquerait peut-être, en partie au moins, la crise de la représentation », voire l'effondrement du symbolique, qui serait à l'oeuvre dans les arts de la scène en ce début de XXIe siècle.

  • La première partie de cet ouvrage comporte des études du texte dostoïevskien. Sur les rapports que l'énonciation y entretient avec la multitude de voix qui se répondent. Boulgakov, Olecha, Dombrovski et même Nabokov s'inspirent de l'auteur de Crime et Châtiment. Tel est le sujet de la seconde partie. En France, Dostoïevski exerça une influence majeure sur nombre d'écrivains du XXe siècle. La troisième partie en donne des exemples (Mauriac, Bernanos, Kessel, Carco, Camus, Michel del Castillo).

  • Entre Michelangelo Antonioni et David Lynch, Gaspar Noé, Arnaud Desplechin et quelques autres réalisateurs, il existe un lien qui n'est pas celui d'une filiation artistique. Chacun éprouvant à sa manière une curiosité pour ce qui reste des grandes traditions dans le monde d'aujourd'hui. Vue par Angelina Jolie, la Seconde Guerre mondiale est une synthèse de tous les fratricides, où succombe l'idée du sacré. Un renouveau de la métaphysique s'annonce pourtant dans les films de certains de ces réalisateurs, à travers leur vision critique de la violence humaine. Et jusqu'au terrorisme contemporain, qui hante l'imagination de cinéastes moins connus.

  • Identité nationale, citoyenneté, appartenance, exclusion, exil... tant de mots largement utilisés aujourd'hui dans les discours. Cet ouvrage croise ainsi les questions des identités, fréquemment plurielles, et des appartenances, parfois multiples. Il dégage les éléments saillants d'une histoire, sensible et souvent délicate à appréhender.

  • Avec "Nunuche" et "Les pompes néantes", c'est de la "bastringue" qu'il s'agit, de réalités théâtrales intempestives, de clowneries qui veulent octroyer au drame, cette prétention transcendentale, d'exister... et d'en savoir mourir. Jean Gillibert a souhaité que les "Enfers" ne soient plus seulement sous les planches et qu'il faille frapper fort - après les trois coups du "brigadier"- pour les faire surgir sur scène, à hauteur de public. Nunuche est une bouffonnerie poétique qui d'évade un peu vers la féérie...Toutes deux s'attachent à faire vivre un réalité fantastique, une surrection du réel vers le surnaturel.

  • Ce recueil témoigne d'un double ancrage : dans la phénoménologie de la vie de Michel Henry et dans la tradition zen. En confrontant ces deux pensées, il montre la fécondité d'une mise en relation de deux approches philosophiques radicales de la réalité humaine sise dans la vie qui la porte et constitue son origine absolue. L'auteur lit chez Michel Henry, dont il fut l'élève et l'ami, les catégories capables d'établir une lecture croisée entre deux formes d'exploration rigoureuses de la subjectivité.

  • Rien de moins sage que certaines images qui, du XIXe au XXIe siècle ne semblent là que pour inquiéter le discours implicite sur lequel elles s'érigent, et, le faisant trembler, vaciller sur ses bases, l'obligent à se repenser non plus comme vecteur de transmission du monde mais comme écran entre le monde et nous. Des corps aussi affolés qu'affolants s'exposent ainsi dans des "petits" genres comme la pantomime et le tableau vivant, tour à tour défiant les "grands" genres et les revivifiant...

  • " Dans la poésie ", nous dit Henri Heinemann, il y a "une part d'inné. On ne devient pas poète, on l'est". Dans ce recueil, L'auteur nous offre un ensemble dense, d'une sensibilité de créateur d'emblée reconnue. Chants d'opale est le dernier des titres, dans l'oeuvre d'Heinemann, romancier, poète, critique, conteur et diariste d'envergure.

  • Le 1er octobre 2013, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe adoptait la résolution 1952 et la recommandation 2023 classant la circoncision parmi les "violations médicalement non justifiées de l'intégrité physique des enfants". En mars 2014, elle renonça à s'engager dans cette voie d'interdiction de la circoncision. C'est devant l'inquiétude suscitée par la première recommandation que l'AJLT et la LICRA ont décidé d'organiser un colloque sur ces questions.

  • Ce premier volume détermine les conditions de possibilité d'un théâtre politique contemporain, à l'heure où le politique semble avoir déserté les scènes et manquer à l'art comme à la société. Il critique les formes actuelles de théâtre prétendument politiques, distingue le théâtre politique des théâtres asservis à une idéologie et explore tant ses modèles historiques que ses (re)définitions, à travers l'étude de philosophes sensibles à l'idée d'une essence politique du théâtre tels que Badiou, Guénoun, Rancière et Stiegler.

  • En traitant des "Capitales de l'ésotérisme européen", l'ambition de ce volume est d'associer à la dimension historique et donc chronologique de la question des échanges culturels en général, un relevé topologique des lieux et des espaces où s'élabore une véritable "culture ésotérique", en prenant en compte les lieux - réels ou symboliques - autour desquels naissent et s'organisent réseaux, contacts, influences et traditions...

  • Ce récit relate l'un des événements fondateurs de la révolution tunisienne de 2010-2011 et des révolutions arabes. Mohamed a vingt-six ans. Sa vie est déjà un dur combat... Un matin de décembre 2010, le jeune Tunisien se révolte. Son défi lui coûtera cher : la police le réprimera violemment. Désespéré, il s'immolera par le feu. Cette scène épouvantable sera inaugurale : toute une jeunesse, touchée, s'insurgera... La Hogra : le mépris ; la Huria : la liberté ; tels sont les mots-clés de ce livre.

  • L'Histoire de Millau est ici racontée par les survivants de cette époque, selon trois points de vue successifs : la glorification de la Résistance et du maquis ; la "repentance", suscitée, notamment, par une rafle ; le rappel de l'action des "Justes". La région a servi de refuge à diverses population, de la Préhistoire au XXe siècle. Elle est restée marquée par l'idéologie des Templiers et par les guerres de Religion. La Franc-maçonnerie s'y est développée. Les gantiers y ont entretenu d'étroites relations avec leurs pareils Juifs.

  • Qui sont les vingt-quatre écrivains de ce recueil ? Certains vivent à Cuba, d'autres pas. Certains sont dissidents, d'autres pas. Certains sont jeunes, d'autres... moins. Certains, diffusés de par le monde, traduits, restent inconnus dans leur pays natal. Tous évoquent Cuba, certains directement, avec une double casquette d'écrivains et de journalistes ; d'autres, la plupart, empruntent des chemins de traverse.

  • Ittamar Ben-Avi était le fils d'Éliézer Ben-Yéhudah, l'initiateur de l'hébreu moderne, qui lui offrira cette qualification : "premier enfant hébreu" ; l'un des premiers à avoir été élevé dans cette langue. Voici presque un siècle, il préconisait un projet de fédération, ou plutôt de confédération judéo-arabe. L'État juif, selon ce précurseur, ne s'insérerait dans son environnement arabe qu'à cette condition.

  • De la bibliothèque de son enfance, où elle puisa le goût des mots, Françoise Loiret nous fait partager des lectures éclectiques et sans a priori : d'Albert Camus à Dorothée Letessier .
    Fascinée par le monde de l'édition, le saint des saints, elle y devient standardiste et rencontre ainsi de nombreux auteurs dont François Cheng, Jeanne Champion, Philippe Murray, Régine Deforges et tant d'autres !
    Dans ce récit, Françoise Loiret brosse notamment un émouvant portrait de Claude Durand, l'inoubliable éditeur de Cent Ans de solitude, et nous fait découvrir « personnellement » un milieu éditorial méconnu
    Julien Cendres évoque le parcours de son amie dans une « lettre » à Pierre Assouline, qui fut à l'origine de l'aventure singulière racontée « au fil de ces pages »

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