Editions Orizons

  • Avec "Nunuche" et "Les pompes néantes", c'est de la "bastringue" qu'il s'agit, de réalités théâtrales intempestives, de clowneries qui veulent octroyer au drame, cette prétention transcendentale, d'exister... et d'en savoir mourir. Jean Gillibert a souhaité que les "Enfers" ne soient plus seulement sous les planches et qu'il faille frapper fort - après les trois coups du "brigadier"- pour les faire surgir sur scène, à hauteur de public. Nunuche est une bouffonnerie poétique qui d'évade un peu vers la féérie...Toutes deux s'attachent à faire vivre un réalité fantastique, une surrection du réel vers le surnaturel.

  • " Dans la poésie ", nous dit Henri Heinemann, il y a "une part d'inné. On ne devient pas poète, on l'est". Dans ce recueil, L'auteur nous offre un ensemble dense, d'une sensibilité de créateur d'emblée reconnue. Chants d'opale est le dernier des titres, dans l'oeuvre d'Heinemann, romancier, poète, critique, conteur et diariste d'envergure.

  • Qui sont les vingt-quatre écrivains de ce recueil ? Certains vivent à Cuba, d'autres pas. Certains sont dissidents, d'autres pas. Certains sont jeunes, d'autres... moins. Certains, diffusés de par le monde, traduits, restent inconnus dans leur pays natal. Tous évoquent Cuba, certains directement, avec une double casquette d'écrivains et de journalistes ; d'autres, la plupart, empruntent des chemins de traverse.

  • Le Voyageur éparpillé, tome V du journal d'Henri Heinemann, court de 1987 à 1991, les quasi-dernières années d'une fin-de-siècle au cours desquelles l'Europe prendra le chemin de son affranchissement. Dans ce passionnant itinéraire, le diariste nous promène en Europe, en Afrique, en Asie, en Guadeloupe. L'Éternité pliée est le chef-d'oeuvre d'un écrivain altier qui a publié des romans, des nouvelles, des recueils de poésie.

  • Cette pièce est adaptée assez librement de La chartreuse de Parme de Stendhal. Commandée par le Théâtre Stabile des Abruzzes, elle a été créée au Festival de Capri 1999 et représentée pendant deux hivers (1999-2000 et 2000-2001) dans vingt-sept villes d'Italie. La Sanseverina, réflexion souvent ironique sur l'amour, le bonheur et le pouvoir du Prince, n'a retenu que neuf personnages du roman. Son action dramatique tire sa force des relations passionnées et ambigües du trio central : la Sanseverina, son neveu Fabrice del Dongo, son amant le comte Mosca.S

  • Vivre, en soixante-dix heures, une vie plus intense qu'en soixante-dix ans... Une nouvelle génération d'artistes et de savants, choisissaient d'entrer dans la clandestinité, le terrorisme, pour défendre à tout prix un nouvel art de vivre...

  • Jean Gillibert moud les poncifs et, de son écriture fulgurante, il nous donne à réfléchir sur la "raison" et ses "raisons" ; il voudrait qu'on valorise " l'événement, l'amour et non les attributs du manque". Pour "s'enraciner", il faudrait d'abord songer à "s'endéraciner", selon le mot de Marc Bloch, et d'ajouter ces mots de l'historien : "Quelque puisse être le succès final, l'ombre du grand désastre n'est pas près de s'effacer."

  • Venue approfondir ses investigations sur les lieux et les gens, et concevoir un livre, une femme entame un travail de réflexion sur elle-même. Le livre ne progressera jamais au-delà de l'idée de sa création, mais c'est une compensation : il contrebalance le sacrifice de soi à la famille, les vies parallèles d'un homme et d'une femme qui restent étrangers l'un à l'autre jusque dans l'étreinte amoureuse. Entre déception et colère, l'autodafé est le premier pas vers le dépassement de soi et l'autonomie de la pensée. La mer du Nord fascine. Telle une somnambule, la femme marche vers la mort, mais dans un ultime sursaut, elle revient auprès de son mari. Ce compromis avec la vie, elle l'arrache afin de tenter une survie possible dans la conscience de l'autre.

  • Il s'agit d'un roman d'amour intense et émouvant. L'écriture, tendue et contemporaine, a su juguler, par sa grâce, le péril du mélodrame. Un premier grand amour. Un avenir éclatant. Un accident. Une trahison. Deux vies sabotées. Errance de Léna et de Jean, vingt ans durant, tour à tour victimes ou bourreaux. Subir. Agir. Vaincre?

  • Après L'Éternité pliée, La Rivière entre les doigts, Graine de lumière, voici le quatrième tome du journal monumental d'Henri Heinemann, Dialectique de l'instant. Comme dans ses précédents volumes, l'auteur fait défiler une France si proche et, déjà, sur le point de sauter une fin de siècle dont nous connaissons l'impact sur notre vie actuelle, quels qu'aient été les changements foudroyants opérés par le début du XXIe siècle. Heinemann nous conte un quotidien que traversent réflexions, voyages, lectures.

  • On cherche, tous, et vainement, un mode d'emploi pour vivre et lorsqu'on commrnce à rassembler les éléments du puzzle, c'est un peu tard et il n'est pas sûr que cela fonctionne encore. Des émois d'une période libre en France, marquée par l'immigration à ceux d'une période d'organisation de ces nouvelles libertés marquées par un choix plus volontaire de ressourcement. L'auteur nous livre ici un chapitre supplémentaire des amitiés tumultueuses franco-maghrébines. Patrick Cardon est chercheur et prosateur

  • La vie pourrait être douce à la Villa Dampierre pour Romain Borghèse. L'écrivain poursuivrait son oeuvre littéraire en toute quiétude s'il n'y avait son fils, Enzo, instable et incompris...

  • Portraits, vies brèves, microfictions, histoires de... Qu'ils soient réels, mythiques ou fictionnels, ils célèbrent des existences humaines avérées, supposées ou possibles. Ils méritent notre attention fervente, perplexe ou accablée.

  • Une femme, Andrée Amour - quel nom ! - écrivaine pour la jeunesse, est en pleine rupture amoureuse. Enfant d'un couple mixte, fille de l'absence et du silence - ceux du père - elle a construit seule sa vie et ses rêves jusqu'au jour où... Le fantôme du père, décédé depuis dix ans, revient. Que vient-il faire ? Si longtemps après ?

  • Écrire une épopée pour notre temps ? Tentative insensée si elle n'était pas réfléchie. Guy Vincent mène son projet d'une plume qui, par l'épos qu'elle cerne, articule une geste étonnante par son souffle et son inspiration. L'auteur reprend le récit biblique de Joseph jeté par ses frères dans un puits et finissant ses jours en Égypte ; d'autres figures mythiques s'ajoutent au récit, entre trahisons, guerres, rêves et voyages.

  • Parlons rat est une fable reposant sur un substrat de science et de politique-fiction. Résultat des manipulations imprudentes d'un Dr Frankenstein du CNRS, des rats mutants munis d'une capacité d'organisation supérieure, s'évadent du laboratoire et pullulent dans et sous Paris. Un défi posé à toute la société, minée, déstabilisée. Parlons rat est le premier roman de Robert Havas, ancien cadre supérieur de la grande industrie française.

  • Hyacinthe, au physique très étrange, divague de par les rues Rome. Il reconnaît, dans les momies d'Urbania où il se rend, les êtres qui peuplent l'univers clos de sa vie quotidienne. Parmi eux, Jeanne-Amour, qu'il dit avoir tuée parce qu'elle le trompait avec son cousin Gilbert. Nul, pas même lui, n'en est persuadé. Tous les protagonistes de l'histoire sont finalement convoqués devant un tribunal pour décider du sort réservé à l'éventuel coupable.

  • Depuis la disparition de sa mère, Fée n'existe pour ainsi dire plus. Pour quitter son isolement, elle fréquente Vivien et Alain, des camarades de lycée. Vivien, qu'elle aime mais qui menace de la lâcher, pris entre l'amour et le besoin d'écrire, et qu'Alain voudrait bien garder pour lui seul. Fée leur raconte une histoire qui pourrait être la sienne, des mots qu'elle sème, entre rire et douleur, dans l'espoir que Vivien en tirera un roman et qu'ainsi, pour lui comme pour elle, elle existera enfin...

  • Vingt-sept lieux où la trace mauve, stigmate, va se former comme un fil de vie, forgé par une Ariane et tenu par le héros, Conrad. Trader devenu peintre, il plonge au pays des harceleurs et tente de préserver le manuscrit de la Voie lactée. Dans la calme abbaye de Rosamonde, Conrad recherche le sens caché du manuscrit et part jusqu'à Alexandrie pour comprendre. Ce long voyage, parsemé de morts soudaines, désamorce l'intrigue et renvoie le lecteur aux arcanes de la vie.

  • Qu'il se trouve en Egypte, en Inde, en Italie, ou au Kurdistan, Didier Mansuy, humant l'aventure humaine, n'oublie ni sa perspicacité, ni son don d'analyse auxquels se mêle souvent une troublante dimension fantastique. Drôlerie, humour, circonstances picaresques ponctuent le recueil ; et si "toujours l'inattendu arrive", les surprises qu'il nous ménage gardent sans cesse un lien avec la fatalité mystérieuse qui articule souvent nos vies.

  • L'abondance est-elle d'abord et essentiellement celle de l'eau ? Et, s'il en est ainsi, d'où vient la surabondance ? De l'eau elle-même ? Du désir qui la porte ? Du réveil désordonné d'un passé qui ne veut pas être celé avant de connaître l'apaisement ? Du vertige des mots affolés par l'approche de la mort ? D'un flot d'images, de pensées et de correspondances nourri de réminiscences littéraires ? Ou la surabondance est-elle l'expérience d'« un plus fin silence » qui fait surgir, dans son sillage, un ouragan de voix ? Elisabeth, l'héroïne de ce récit, tente de résoudre cette énigme, de la décrire, de la chérir et, finalement, de s'en détacher. Avec son dernier souffle, elle abandonnera l'eau à sa liberté d'eau et ses mots à leur destin de signes dans des carnets que le hasard, l'élection ou le devoir, mettront entre les mains d'inconnus plongés dans un « sommeil surnaturel ».

  • Les textes repris et remis dans ce volume, ont fait l'objet de publications antérieures séparées, dont la première il y a trente ans, en 1981 à Beyrouth en pleine guerre.Cette écriture expérimentale et matricielle se cherche, tourne sur elle-même et se construit en se déconstruisant, au fur et à mesure.SLe temps et l'espace, mesures de la rationalité n'existent plus en tant que cadres empruntés de l'action mais en tant qu'articulations indispensables d'un discours lucide et obsessionnel. Il s'agit de cartes postales, de journal fictif, de paragraphes rythmés et d'écritures parallèles.

  • Bertrand du Chambon poursuit ici la saga commencée avec "Flavie ou l'échappée belle". Depuis que nous avions laissé Flavie en Europe, revenue du Brésil où elle avait été esclave puis richissime princesse, nous avons pu craindre qu'elle ne se perde au fil de ses aventures. Cette fois, vers 1820, elle part pour l'Afrique, afin de poursuivre sa lutte contre les trafiquants d'esclaves. Une part mystérieuse de ce continent va s'ouvrir, livrant ses ahurissants secrets à Flavie et sa compagne Inaua. Les deux femmes connaîtront chacune la forme étrange et sinueuse de ce qu'elles se refusent à nommer leur destin.

  • Une nouvelle fois, l'auteur fait défiler devant nous une galerie de personnages aux caractères accusés, assoiffés d'indépendance, révoltés par l'injustice ou luttant contre leurs propres contradictions afin que triomphe la liberté. Car le véritable destin de l'homme est d'être libre et, ainsi que le dit un proverbe espagnol, la libertad se compra cada dia.

empty