Editions du Rocher

  • La poignée de mains de Montoire, le 24 octobre 1940, entre le maréchal Philippe Pétain et le chancelier du IIIe Reich Adolf Hitler, est le symbole d'une collaboration qui s'annonce entre un pays vaincu et son vainqueur. Dans son discours aux Français du 30 octobre 1940, le chef de l'État français emploie lui-même le terme de collaboration : « J'ai rencontré, jeudi dernier, le chancelier du Reich. Cette rencontre a suscité des espoirs [...]. Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J'en ai accepté le principe [...]. Cette collaboration doit être sincère. »Par ce discours, les bases d'un rapprochement politique entre les deux pays sont bien jetées. Dès lors, certains pousseront très loin leur collaborationnisme avec les nazis, au point d'avoir du sang sur les mains. Ce livre trace le portrait des plus significatifs d'entre eux : hauts ou modestes fonctionnaires, militaires (Raoul Dagostini, Joseph Darnand, René Bousquet...), responsables politiques et économiques (Jacques Doriot, Philippe Henriot dit le « Goebbels » français...), artistes, écrivains, journalistes (Robert Brasillach, Ferdinand Céline, Alphonse de Châteaubriant, Lucien Rebatet...), et voyous (Henri Lafont, André Francis dit « Gueule-Tordue », Maurice Solnlen...) se mettent, pour beaucoup, au service de l'occupant. Un ouvrage passionnant qui s'intéresse aux individualités afin de comprendre comment ces hommes ont glissé, basculé dans la collaboration. Un travail d'enquête minutieux, s'appuyant sur de nombreux documents d'archives.
    Surnommé « le détective de l'histoire », Jean-Paul Lefebvre-Filleau, ancien colonel de gendarmerie, diplômé de l'université en droit, criminologie et théologie, a publié une vingtaine d'ouvrages, dont le dernier, La Franc-maçonnerie au coeur de la République, de 1870 à nos jours, réédité aux éditions De Borée en 2016.

  • L'épopée du communisme a marqué la vie politique et intellectuelle du xxe siècle. Tout a pourtant commencé par la prise du pouvoir en Russie par un petit groupe d'hommes, les bolcheviks. Appuyé sur des documents d'archives inédits, ce livre nous introduit dans l'intimité inavouable des acteurs principaux de la Révolution russe.
    Rejetant l'épique et le monumental au profit de l'intime et de l'humain, ce récit rigoureux prend parfois des allures d'enquête policière, voire de roman d'espionnage alors que tout est pourtant vrai, argumenté, référencé. C'est la grande originalité du livre de Victor Loupan qui nous fait passer des caves de la Tcheka aux salons feutrés de Wall Street, des geôles sibériennes aux cafés à la mode des capitales européennes. En se penchant sur la part invisible de la Révolution russe, il ouvre des portes restées fermées jusqu'ici.
    Voyant le nom de Léon Trotski dans les journaux, le maître d'hôtel du célèbre Café central de Vienne s'exclame : « C'est ce gars-là qui a pris le pouvoir en Russie ? Mais il me doit encore de l'argent pour des consommations ! » Au fil des mois passés dans l'intimité souvent choquante de Lénine, de Trotski et d'autres acteurs de la Révolution, nous comprenons vraiment ce qui s'est passé.
    Auteur de plusieurs ouvrages de référence consacrés à la Russie et au monde communiste, dont La Révolution n'a pas eu lieu (Robert Laffont), L'Argent de Moscou (Plon), Le Défi russe (Éditions des Syrtes) et Nicolas II, le saint tsar (Presses de la Renaissance), ancien grand reporter au Figaro magazine, Victor Loupan est journaliste et éditeur. Il est l'une des voix les plus connues de Radio Notre-Dame. Grand spécialiste de la Russie, il contribue aux pages « Opinions » du Figaro.

  • Le 23 octobre 1956, le sang coule à Budapest. Un peuple de 10 millions d'habitants en défie un autre de 220 millions qui possède la plus forte armée du monde : l'URSS, le pays aux cent divisions. Armés de «cocktails Molotov», étudiants, ouvriers, femmes et tout jeunes enfants, affrontent les chars de l'Armée rouge. Au prix d'un héroïsme inouï, qui bouleverse les correspondants de presse du monde entier, ils en détruisent plusieurs centaines.La révolution hongroise qui s'est poursuivie en résistance passive aux conséquences inhumaines pour la population, a fait des milliers de morts et de blessés et poussé 200 000 Hongrois à l'exode. Elle a aussi provoqué en Occident une crise de conscience qui a ouvert les yeux à plus d'un admirateur de la «grande lueur à l'Est». Cette autre révolution d'Octobre, fondée sur le retour de la nation, ruinait l'aura de la « mère des révolutions » porteuse du rêve policier et sanglant de l'internationalisme prolétarien.À cette insurrection, il n'aura manqué ni la trahison la plus vile (qui a laissé une tache sur l'honneur de la légendaire armée rouge), ni l'obscure manoeuvre des États-Unis d'Amérique qui, derrière le paravent de l'indignation, ont délibérément instrumentalisé cette tragédie, via l'ONU, pour en faire le test de leur volonté de coexistence pacifique.Fondé sur les archives soviétiques et américaines et les recherches les plus récentes, cet ouvrage dévoile les multiples aspects de cette «Révolution antitotalitaire», qui sonnait en réalité le glas de l'empire soviétique et du communisme. Il y a des défaites plus prometteuses que des victoires.
    Henri-Christian Giraud est journaliste. Ancien directeur adjoint de la rédaction du Figaro Magazine, il est l'auteur de De Gaulle et les communistes (Albin Michel, 1988 et 1989), t. 1 : L'Alliance (juin 1941-mai 1943), t.2 : Le Piège (mai 1943-janvier 1946), et de Terres de Mafia, (J.-C. Lattès, 1993). Il a dirigé l'ouvrage collectif Réplique à l'amiral de Gaulle (Le Rocher, 2004).

  • La Révolution française a mis fin à la Royauté pour établir la République, non sans difficultés. Comment détruire les ennemis de la République et anéantir les opposants ? De grands noms y contribuèrent comme Robespierre, Barère, Couthon qui furent les théoriciens. Les exécutants, moins connus furent envoyés en province pour « faire le ménage ». Les tyrannosaures peuvent être de petits ou de grands tyrans. Dans ce livre à la fois tout public et néanmoins érudit, les auteurs montrent aussi le rôle des petits, responsables d'importantes purges et de massacres , notamment en Vendée et qui, pour la plupart, ont su éviter la guillotine et mourir dans leur lit !
    Jean-Joël Brégeon est historien, spécialiste de la Révolution française et du Premier empire. En 2011, il a publié un très remarqué Écrire la Révolution française (Ellipses, 2011). En 2012, 1812 La Paix et la Guerre (Perrin).Gérard Guicheteau est romancier et journaliste. On lui doit des enquêtes qui font référence sur la France occupée ; Marseille 1943. La destruction du Vieux-Port (Daniel et Cie. Le Provençal) ; Papon Maurice ou la continuité de l'État (Mille et Une Nuits, 1998.)

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