Editions l'Escalier











  • Table des matières
    Le coup de feu
    Isidore Beautrelet, élève de rhétorique
    Le cadavre
    Face à face
    Sur la piste
    Un secret historique
    Le traité de l’aiguille
    De César à Lupin
    Sésame, ouvre-toi
    Le trésor des rois de France
    Postface
    Notes

  • Extrait
    De grand cœur, j’accepte la devise : «Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins» et j’aimerais la voir suivie de manière plus rapide et plus systématique. Poussée à fond, elle se ramène à ceci auquel je crois également : «Le gouvernement le meilleur est celui qui ne gouverne pas du tout» et lorsque les hommes y seront préparés, ce sera le genre de gouvernement qu’ils auront.
    Tout gouvernement n’est au mieux qu’une «utilité» mais la plupart des gouvernements, d’habitude, et tous les gouvernements, parfois, ne se montrent guère utiles.
    Les nombreuses objections - et elles sont de taille - qu’on avance contre une armée permanente méritent de prévaloir ; on peut aussi finalement les alléguer contre un gouvernement permanent. L’armée permanente n’est que l’arme d’un gouvernement permanent. Le gouvernement lui-même - simple intermédiaire choisi par les gens pour exécuter leur volonté -, est également susceptible d’être abusé et perverti avant que les gens puissent agir par lui. Témoin en ce moment la guerre du Mexique, œuvre d’un groupe relativement restreint d’individus qui se servent du gouvernement permanent comme d’un outil ; car au départ, jamais les gens n’auraient consenti à cette entreprise.
    Le gouvernement américain, qu’est-ce donc sinon une tradition, toute récente, qui tente de se transmettre intacte à la postérité, mais perd à chaque instant de son intégrité ? Il n’a ni vitalité ni l’énergie d’un seul homme en vie, car un seul homme peut le plier à sa volonté. C’est une sorte de canon en bois que se donnent les gens. Mais il n’en est pas moins nécessaire, car il faut au peuple des machineries bien compliquées - n’importe lesquelles pourvu qu’elles pétaradent - afin de répondre à l’idée qu’il se fait du gouvernement.
    Les gouvernements nous montrent avec quel succès on peut imposer aux hommes, et mieux, comme ceux-ci peuvent s’en imposer à eux-mêmes, pour leur propre avantage. Cela est parfait, nous devons tous en convenir. Pourtant, ce gouvernement n’a jamais de lui-même encouragé aucune entreprise, si ce n’est par sa promptitude à s’esquiver. Ce n’est pas lui qui garde au pays sa liberté, ni lui qui met l’Ouest en valeur, ni lui qui instruit. C’est le caractère inhérent au peuple américain qui accomplit tout cela et il en aurait fait un peu plus si le gouvernement ne lui avait souvent mis des bâtons dans les roues.
    Car le gouvernement est une «utilité» grâce à laquelle les hommes voudraient bien arriver à vivre chacun à sa guise, et, comme on l’a dit, plus il est utile, plus il laisse chacun des gouvernés vivre à sa guise. Le commerce et les affaires, s’ils n’avaient pas de ressort propre, n’arriveraient jamais à rebondir par-dessus les embûches que les législateurs leur tendent perpétuellement et, s’il fallait juger ces derniers en bloc sur les conséquences de leurs actes, et non sur leurs intentions, ils mériteraient d’être classés et punis au rang des malfaiteurs qui sèment des obstacles sur les voies ferrées.






  • Extrait
    Plus de deux mois s’écoulèrent avant que des Esseintes pût s’immerger dans le silencieux repos de sa maison de Fontenay; des achats de toute sorte l’obligeaient à déambuler encore dans Paris, à battre la ville d’un bout à l’autre.
    Et pourtant à quelles perquisitions n’avait-il pas eu recours, à quelles méditations ne s’était-il point livré, avant que de confier son logement aux tapissiers !
    Il était depuis longtemps expert aux sincérités et aux faux-fuyants des tons. Jadis, alors qu’il recevait chez lui des femmes, il avait composé un boudoir où, au milieu des petits meubles sculptés dans le pâle camphrier du Japon, sous une espèce de tente en satin rose des Indes, les chairs se coloraient doucement aux lumières apprêtées que blutait l’étoffe.
    Cette pièce où des glaces se faisaient écho et se renvoyaient à perte de vue, dans les murs, des enfilades de boudoirs roses, avait été célèbre parmi les filles qui se complaisaient à tremper leur nudité dans ce bain d’incarnat tiède qu’aromatisait l’odeur de menthe dégagée par le bois des meubles.
    Mais, en mettant même de côté les bienfaits de cet air fardé qui paraissait transfuser un nouveau sang sous les peaux défraîchies et usées par l’habitude des céruses et l’abus des nuits, il goûtait pour son propre compte, dans ce languissant milieu, des allégresses particulières, des plaisirs que rendaient extrêmes et qu’activaient, en quelque sorte, les souvenirs des maux passés, des ennuis défunts.
    Ainsi, par haine, par mépris de son enfance, il avait pendu au plafond de cette pièce une petite cage en fil d’argent où un grillon enfermé chantait comme dans les cendres des cheminées du château de Lourps; quand il écoutait ce cri tant de fois entendu, toutes les soirées contraintes et muettes chez sa mère, tout l’abandon d’une jeunesse souffrante et refoulée, se bousculaient devant lui, et alors, aux secousses de la femme qu’il caressait machinalement et dont les paroles ou le rire rompaient sa vision et le ramenaient brusquement dans la réalité, dans le boudoir, à terre, un tumulte se levait en son âme, un besoin de vengeance des tristesses endurées, une rage de salir par des turpitudes des souvenirs de famille, un désir furieux de panteler sur des coussins de chair, d’épuiser jusqu’à leurs dernières gouttes, les plus véhémentes et les plus âcres des folies charnelles.
    D’autres fois encore, quand le spleen le pressait, quand par les temps pluvieux d’automne, l’aversion de la rue, du chez soi, du ciel en boue jaune, des nuages en macadam, l’assaillait, il se réfugiait dans ce réduit, agitait légèrement la cage et la regardait se répercuter à l’infini dans le jeu des glaces, jusqu’à ce que ses yeux grisés s’aperçussent que la cage ne bougeait point, mais que tout le boudoir vacillait et tournait, emplissant la maison d’une valse rose.

  • Durant l'année 1902, les multiples informations provenant de Londres sur la misère noire qui y règne abondent et traversent l'Atlantique. Des informations parcellaires, contradictoires et si incroyables qu'un certain jeune écrivain américain nommé Jack London de juste 26 ans, décide de faire le voyage afin de s'immerger dans les bas fonds londoniens. Il réalise de l'intérieur, un terrible reportage sans concessions qu'il publie en 11 épisodes dans le Wilshire's magazine puis qui sera édité en livre, accompagné de 78 photographies faites par lui-même.C'est cette édition que nous vous proposons, dans la traduction de Louis Postif.







  • Extrait
    SCÈNE III
    Devant le château.
    Mélisande Il fait sombre dans les jardins. Et quelles forêts, quelles forêts autour des palais !...
    Geneviève Oui, cela m’étonnait aussi quand je suis arrivée ici, et cela étonne tout le monde. Il y a des endroits où l’on ne voit jamais le soleil. Mais l’on s’y fait si vite... Il y a longtemps, il y a longtemps... Il y a près de quarante ans que je vis ici... Regardez de l’autre côté, vous aurez la clarté de la mer...
    Mélisande J’entends du bruit au-dessous de nous...
    Geneviève Oui, c’est quelqu’un qui monte vers nous... Ah ! C’est
    Pelléas... Il semble encore fatigué de vous avoir attendue si longtemps...
    Mélisande Il ne nous a pas vues.
    Geneviève Je crois qu’il nous a vues, mais il ne sait ce qu’il doit faire... Pelléas, Pelléas, est-ce toi ?
    Pelléas Oui !... Je venais du côté de la mer...
    Geneviève Nous aussi, nous cherchions la clarté. Ici, il fait un peu plus clair qu’ailleurs, et cependant la mer est sombre.
    Pelléas Nous aurons une tempête cette nuit : il y en a toutes les nuits depuis quelque temps... Et cependant elle est si calme ce soir... On s’embarquerait sans le savoir et l’on ne reviendrait plus...
    Mélisande Quelque chose sort du port...
    Pelléas Il faut que ce soit un grand navire... Les lumières sont très hautes, nous le verrons tout à l’heure quand il entrera dans la bande de clarté...
    Geneviève Je ne sais si nous pourrons le voir... Il y a encore une brume sur la mer...
    Pelléas On dirait que la brume s’élève lentement...
    Mélisande Oui ; j’aperçois, là-bas, une petite lumière que je n’avais pas vue...
    Pelléas C’est un phare ; il y en a d’autres que nous ne voyons pas encore.
    Mélisande Le navire est dans la lumière... Il est déjà bien loin...
    Pelléas Il s’éloigne à toutes voiles...
    Mélisande C’est le navire qui m’a menée ici. Il a de grandes voiles... Je le reconnais à ses voiles...
    Pelléas Il aura mauvaise mer cette nuit...
    Mélisande Pourquoi s’en va-t-il cette nuit ?... On ne le voit presque plus... Il fera peut-être naufrage...
    Pelléas La nuit tombe très vite...
    Geneviève Il est temps de rentrer.











  • Table des matières
    Un Scandale en Bohême
    La Ligue des Rouquins
    Une Affaire d’Identité
    Le Mystère de Boscombe-Valley
    Les Cinq Pépins d’Orange
    L’Homme à la Lèvre Tordue
    L’Escarboucle Bleue
    La Bande Tachetée
    Le Pouce de l’Ingénieur
    L’Aristocrate Célibataire
    Le Diadème de Béryls
    Les Hêtres Rouges











  • Extrait
    II
    Lorsque nos aïeux voulaient se rendre compte de ce qui pousse l’homme à agir d’une façon ou d’une autre, ils y arrivaient d’une façon bien simple. On peut voir jusqu’à présent des images catholiques qui représentent leur ex- plication. Un homme marche à travers champs et, sans s’en douter le moins du monde, il porte un ange sur son épaule gauche et un ange sur son épaule droite. Le diable le pousse à faire le mal, l’ange cherche à l’en retenir. Et si l’ange a eu le dessus, et l’homme est resté vertueux, trois autres anges s’emparent de lui et l’emporte vers les cieux. Tout s’explique ainsi à merveille.
    Nos vieilles bonnes d’enfants, bien renseignés sur ce chapitre, vous diront qu’il ne faut jamais mettre un enfant au lit sans déboutonner le col de sa chemise. Il faut laisser ouverte, à la base du cou, une place bien chaude, où l’ange gardien puisse se capitonner. Sans cela, le diable tourmenterait l’enfant jusque dans son sommeil.
    Ces conceptions naïves s’en vont. Mais si les vieux mots disparaissent, l’essence reste toujours la même.
    La gent éduquée ne croit plus au diable ; mais comme nos idées ne sont pas plus rationnelles que celles de nos bonnes d’enfants, elle déguise le diable et l’ange sous un verbiage scolastique, honoré du nom de philosophie. Au lieu de “diable“, on dira aujourd’hui “la chair, les passions“. “L’ange“ sera remplacé par les mots “conscience, ou âme“, “reflet de la pensée d’un Dieu créateur“ ou du “grand architecte“ comme disent les francs-maçons. Mais les actes de l’homme sont toujours représentés comme le résultat d’une lutte entre deux éléments hostiles. Et toujours, l’homme est considéré d’autant plus vertueux que l’un de ces deux éléments - l’âme ou la conscience- aura remporté plus de victoires sur l’autre élément - la chair ou les passions.

  • Extrait
    M'écartant du chemin qui borde la mer je m'enfonce dans un fourré qui va assez loin dans la montagne. Arrive dans une petite vallée. Là, quelques habitants qui veulent vivre encore comme autrefois. Tableaux Matamua "Autrefois" et Hina maruru.
    Je continue ma route. Arrivé à Taravao (extrémité de l'île), le gendarme me prête son cheval. Je file sur la côte est, peu fréquentée par les Européens. Arrivé à Faaone petit district qui annonce celui d'Hitia, un indigène m'interpelle :
    - Eh! L'homme qui fait des hommes (il sait que je suis peintre), viens manger avec nous! (Haere mai ta maha), la phrase hospitalière.
    Je ne me fais pas prier, son visage est si doux. Je descends de cheval ; il le prend et l'attache à une branche, sans aucune servilité, simplement et avec adresse.
    J'entre dans une maison où plusieurs hommes, femmes et enfants sont réunis, assis par terre, causant et fumant.
    - Où vas-tu? me dit une belle Maorie d'une quarantaine d'années.
    - Je vais à Hitia.
    - Pour quoi faire?
    Je ne sais pas quelle idée me traversa la cervelle. Je lui répondis :
    - Pour chercher une femme. Hitia en a beaucoup et de jolies.
    - Tu en veux une?
    - Oui.
    - Si tu veux je vais t'en donner une. C'est ma fille.
    - Est-elle jeune?
    - Eha ("oui").
    - Est-elle jolie?
    - Eha.
    - Est-elle bien portante?
    - Eha.
    - C'est bien, va me la chercher.
    Elle sortit un quart d'heure et tandis qu'on apportait le repas des maioré, des bananes sauvages et quelques crevettes, la vieille rentra suivie d'une grande jeune fille, un petit paquet à la main.
    A travers la robe de mousseline rose excessivement transparente on voyait la peau dorée des épaules et des bras ; deux boutons pointaient dru à la poitrine. Son visage charmant me parut différent de celui des autres que j'avais vus dans l'île jusqu'à présent et ses cheveux poussés comme la brousse, légèrement crépus. Au soleil une orgie de chromes. Je sus qu'elle était originaire des Tonga.
    Quand elle fut assise près de moi je lui fis quelques questions :
    - Tu n'as pas peur de moi?
    - Aita ("non").
    - Veux-tu toujours habiter ma case?
    - Eha.
    - Tu n'as jamais été malade?
    - Aita.
    Ce fut tout. Et le coeur me battait tandis qu'elle, impassible, rangeait devant moi par terre sur une grande feuille de bananier les aliments qui m'étaient offerts. Je mangeais, quoique de bon appétit, timidement. Cette jeune fille, une enfant d'environ treize ans, me charmait et m'épouvantait : que se passait-il dans son âme? Et dans ce contrat si hâtivement conçu et signé j'avais la pudeur hésitante de la signature, moi presque un vieillard.

  • Extrait
    ... Mon grand plaisir, alors, était de me rendre chaque mardi matin au pied des escaliers Richelieu, chez notre « Comte Déchu » comme il aimait à se faire appeler.
    Autour d’un café bien arrosé nous faisions voler les pages des revues invendues de la semaine précédente. Parcourant sans les voir les gros titres et les colonnes verbeuses, nos regards s’illuminaient soudain devant une de ces gravures dont nous étions si gourmets, ces gravures au noir trouant le papier comme par une simple évidence on creuse un puits en l’âme du faussaire ; ces gravures faites parfois sur un coin de temps, graves et tendres à la fois, ornées de ces deux lettres comme un paraphe de Force et de Vie : FV...
    Lucien Morel – Équinoxe (1923)







  • Table des matières
    JACQUES VACHÉ
    Lettre 1 (à André Breton)
    Lettre 2 (à André Breton)
    Lettre 3 (à André Breton)
    Lettre 4 (à André Breton)
    Lettre 5 (à Théodore Fraenkel)
    Lettre 6 (à André Breton)
    Lettre 7 (à Théodore Fraenkel)
    Lettre 8 (à André Breton)
    Lettre 9 (à Théodore Fraenkel)
    Lettre 10 (à André Breton)
    Lettre 11 (à André Breton)
    Lettre 12 (à Théodore Fraenkel)
    Lettre 13 (à Louis Aragon)
    Lettre 14 (à André Breton)
    Lettre 15 (à André Breton)
    Dessins
    ARTHUR CRAVAN
    Maintenant 1
    Maintenant 2
    Maintenant 3
    Maintenant 4
    Maintenant 5
    JULIEN TORMA
    Le Bord de la Mer
    Côte
    Pêche
    A l'Ancre
    Bordée
    Carré
    En Poupe
    Naufrage











  • Extrait
    PRÉFACE
    Je travaillais à ramasser les pièces qui devaient servir à dresser mon Testament Politique, lorsque je fus arrêté.
    Sans cet événement auquel je ne m’attendais pas si tôt, cet ouvrage eut formé probablement à ma mort plusieurs volumes, qui, peut-être, eussent été plus utiles à la France que ceux qui ont paru sous le titre de Testament Politique de Richelieu, Colbert et Louvois.
    Les livres de ces hommes d’administration sont toujours à pure perte pour l’état ; car, en parlant du remède, ils ne pénètrent jamais jusques à la source du mal.
    Les actions des particuliers, celle des chefs de parti, des vagabonds et autres, à qui la société donne des noms odieux, sont plus décisives parce qu’elles montrent pour l’ordinaire aux souverains, des endroits faibles du gouvernement.
    Cartouche découvrit un vice dans l’administration française, qui, en débordant d’un autre coté, eut peut-être renversé la monarchie.
    La misère qui forçait alors une infinité de gens de tout état en France à devenir cartouchiens, avertit le ministère qu’il était temps de prévenir les dangereux effets de cette indigence.
    Comme j’avais été arrêté sur les terres du duc de Savoie et qu’il fallait une espèce de négociation à mon sujet pour justifier cette démarche de la France auprès de ce prince, j’aurais eu assez de loisir pour donner un peu plus d’étendue à cet ouvrage ; mais la curiosité du peuple à me voir dans ma prison et la manière d’une infinité de gens à m’entretenir, fit que je n’eus que le temps de faire un abrégé. Toutes les lettres qui y sont rapportées sont d’après les originaux que je n’avais point sur moi lorsqu’on m’arrêta, mais qui m’étaient très présentes à l’esprit.











  • Table des matières
    La Neige
    La vieille Chéchette
    Robin des Bois
    L’Héritage du Grand-Père Blaise
    Les dix sous de Marthe
    Le Père Rémy
    La famille Pouffard







  • Table des matières
    LE SANGLOT DE LA TERRE
    Complainte de l’organiste de notre-dame de Nice
    Soir de carnaval
    La chanson du petit hypertrophique
    Spleen des nuits de juillet
    Farce éphémère
    Apothéose
    Encore à cet astre
    Sieste éternelle
    Médiocrité
    Curiosités déplacées
    Marche funèbre pour la mort de la Terre (Billet de faire-part)
    Fantaisie
    Rosace en vitrail
    Litanies de misère
    Pour le livre d’amour
    Hypertrophie
    Crépuscule de dimanche d’été
    Couchant d’hiver
    Noël sceptique
    Petite chapelle
    L’impossible
    Devant la grande rosace en vitrail de Notre-Dame
    Sonnet pour éventail
    Méditation grisâtre (sonnet)
    Les têtes de morts (sonnet)
    Éclair de gouffre
    La première nuit (sonnet)
    Intarissablement (sonnet)
    La cigarette (sonnet)
    LE CONCILE FEERIQUE











  • Table des matières
    Introduction
    Première partie
    Chapitre I
    Chapitre II
    Chapitre III
    Chapitre IV
    Chapitre V
    Chapitre VI
    Chapitre VII
    Seconde partie
    Chapitre I
    Chapitre II
    Chapitre III
    Chapitre IV
    Chapitre V
    Chapitre VI
    Chapitre VII

  • Table
    Comme un rêve
    Étude de nuages
    Le blé
    Le nuage et l’oiseau
    La couleur fille de la lumière
    Dans le bleu
    Sous les étoiles
    La musique éternelle
    Tambour et violoncelle
    La voix des choses
    L’âme de la terre
    Rêve étoilé
    Dans l’espace
    Le secret de l’univers
    Descente dans l’infini
    L’étonnement éternel
    Ivresses panthéistes
    L’âme et Dieu

  • Schilda, petit village d'Allemagne, était réputé au moyen-âge pour la bêtise de sa population. Bêtise tout à fait volontaire et assumée qui, selon son maître d'école ne pourrait qu'être contagieuse...
    Au-delà de cet aspect anecdotique, c'est surtout le plaisir de se confronter au monde et à son étrange douceur que ces contes illustrés par Sophie Desprez nous révèlent.
    Recueil de 12 dessins détachables.

  • Extrait
    ACTE II
    Scène 2
    Hélène, Bacchis, un esclave

    BACCHIS
    Y pensez-vous, madame?... ne pas vous décolleter un jour comme aujourd’hui !...
    HÉLÈNE
    (assise près du guéridon) Je garderai cette toilette.
    BACCHIS
    Dans une heure, ici, vous aurez le jeu des Rois : la partie d’oie qui vous a été demandée hier par le grand Agamemnon... puis, ce soir, le souper de cent couverts dans la galerie de Bacchus.
    HÉLÈNE
    Je garderai cette toilette.
    BACCHIS
    L’étiquette la plus vulgaire exige...
    HÉLÈNE
    (avec force, se levant) Je garderai cette toilette... et si j’en connaissais une plus austère et plus montante, je m’y voudrais emprisonner jusqu’au retour de mon mari.
    BACCHIS
    C’est contraire à tous les usages...
    HÉLÈNE
    C’est un voeu.
    /> BACCHIS
    Heureusement que la réputation de madame est faite et que l’on sait bien que madame est la plus belle femme du monde!...
    HÉLÈNE
    (agitée) Ne dis pas cela !
    BACCHIS
    Grande reine, ce trouble... (entre un esclave par la droite)
    HÉLÈNE
    Ah! fatale beauté !... (haut) Que me veut cet esclave?
    L’ESCLAVE
    Madame, c’est le seigneur Pâris.
    HÉLÈNE
    Bing ! Voilà ce que je craignais.
    BACCHIS
    Madame...
    HÉLÈNE
    Je ne le recevrai pas.
    BACCHIS
    C’est laisser croire que vous avez peur...
    HÉLÈNE
    Moi, fille de Léda, j’aurais peur !...
    BACCHIS
    Alors, recevez-le...
    HÉLÈNE
    Oui, tout à l’heure, Bacchis, tu le feras entrer ; mais laisse moi consulter ma mère.
    BACCHIS
    Combien de temps ?
    HÉLÈNE
    Dame!...
    BACCHIS
    Combien?
    HÉLÈNE
    Que sais-je, moi ?... Le temps qu’il faut à une fille pour consulter sa mère... tu dois savoir cela aussi bien que moi.
    BACCHIS
    Oui, madame... (à part) Pauvre Ménélas ! (elle sort par la droite avec l’esclave)








  • Extrait
    La même voix 
    Voilà !... Qui qu’en désire ?... 
    La Miche, continuant 
    ... qui vend le Passe-Temps, le Programme, là-bas ? 
    Le Bret 
    C’est Ragueneau-Gnafron... Vous ne connaissez pas ?... 
    Un ancien savetier qui n’a pas fait fortune, 
    Et qui, las de percer tant de trous dans la lune, 
    S’est fait — oui ! — pâtissier, rôtisseur, camelot !... 
    La voix 
    Demandez le Programme ! Il est très rigolo !... 
    La Miche, se tournant vers Terrenfrich 
    À propos, je vais vous apprendre une nouvelle : 
    J’ai reçu, ce matin, la promesse formelle 
    D’être nommé bientôt... 
    Terrenfrich 
    Vous le méritez bien ! 
    La Miche 
    ... Colonel des Cadets du Plateau Croix-Roussien ! 
    Terrenfrich 
    Ce fameux régiment ?... 
    La Miche 
    Celui-là même ! 
    Terrenfrich 
    Peste !... 
    La Miche, l’entraînant un peu vers la gauche 
    Et maintenant, mon cher, causons un peu... du reste ! 
    Avez-vous vu Roxane ?... 
    Christian, qui a entendu 
    Hein ?... Que dit-il ?... 
    Terrenfrich 
    Mais... non... 
    Ou plutôt... si !... Je vous... Elle a... Mais à quoi bon 
    Vous mentir ?... Pauvre ami ! 
    Ce n’est pas vous qu’elle aime ! 
    La miche, avec colère 
    Mais qui donc aime-t-elle ?... 
    Christian, à part 
    Ah ! Peut-être moi-même !... 

  • Extrait

    Acte 3
    LA SOIRÉE DE LA PIE-PELETTE
    Chez la Pie-Pelette. — Une loge de concierge. On entre à droite et à gauche. Au fond, baie vitrée, par où l’on peut apercevoir la cour où l’on se trouvait au 1er acte.
    Scène 1
    La Pie-Pelette, Lemerle
    LA PIE-PELETTE, affairée
    Aujourd’hui dans ma loge il y aura du monde ;
    Je crois qu’il faudra bien toute ma table ronde,
    — En se serrant, encor — pour y prendre le thé…
    Songez donc que j’aurai… vous, d’abord…
    LEMERLE
    Très flatté !
    LA PIE-PELETTE, énumérant
    L’Étrangère…
    LEMERLE
    Guignol…
    LA PIE-PELETTE
    Vraiment ?
    LEMERLE
    Soyez certaine
    Qu’il viendra. Je l’ai vu ce matin.
    LA PIE-PELETTE
    Quelle aubaine !…
    Et puis, tous ces Messieurs que vous m’avez promis,
    Et qui me font l’honneur d’accep…
    LEMERLE, négligemment
    Oh !… des amis !
    Et d’ailleurs, vous savez, c’est le Guignol des Voûtes
    Qui va les amener.
    LA PIE-PELETTE
    Jamais je ne l’écoute !
    Il est si drôle… Il dit des horreurs, parfois !… Mais
    Je me bouche une oreille, et je n’entends jamais…
    LEMERLE
    … Que de l’autre.
    LA PIE-PELETTE
    Plaît-il ?
    LEMERLE
    Oh ! rien !
    LA PIE-PELETTE
    C’est tout à l’heure
    Qu’ils vont arriver ?…
    LEMERLE
    Oui.
    LA PIE-PELETTE
    J’ai deux livres de beurre,
    Des palmiers, des gâteaux…
    LEMERLE
    Il n’en fallait pas tant !
    Nous allons faire un lunch épatant…
    LA PIE-PELETTE
    Épatant,
    Vous verrez.
    LEMERLE
    Nous verrons.
    (entre l’Étrangère)

  • Extrait
    Antonio, vivement, avec gravité
    Tu es injuste ! Je t’ai aimée, comme toi tu m’as aimé, tu le sais bien ! Je t’ai conseillé la prudence... Ai-je mal fait ? C’était plus pour toi que pour moi. Oui parce que moi, dans cette affaire, je n’ai rien à perdre, tu l’as dit toi-même. (brève pause, puis en insistant sur les mots) Je ne t’ai jamais blâmée, ni reproché quoi que ce soit : je n’en ai pas le droit...
    (il se passe une main sur les yeux, puis, changeant de ton et d’attitude) Allons, allons... remets-toi. Andrea ne saura rien... tu le crois... et il en sera ainsi... Même à moi à présent il me paraît difficile qu’il ait pu se maîtriser autant. Il ne se sera rendu compte de rien... Et comme ça... Allons, allons... rien n’est fini... Nous serons...
    Giulia
    Non, non, ce n’est plus possible ! Comment voudrais-tu que désormais... Non, il vaut mieux, il vaut mieux en finir...
    Antonio
    Comme tu voudras.
    Giulia
    Voilà ton amour.
    Antonio
    Tu veux me rendre fou ?
    Giulia
    Non, vraiment il vaut mieux en finir, et immédiatement ; quoi qu’il doive se passer. Tout est fini entre nous. Tu entends, et peut-être serait-il encore mieux qu’il sache tout.
    Antonio
    Es-tu folle ?
    Giulia
    Beaucoup mieux même ! Que sera ma vie ? Tu y penses ? Je n’ai plus le droit d’aimer personne, moi ! Pas même mes enfants ! Si je me penche pour leur donner un baiser, j’ai l’impression que l’ombre de ma faute tache leur front immaculé ! Non... non... Est-ce qu’il se débarrasserait de moi ? C’est moi qui le ferais si lui ne le fait pas.
    Antonio
    Voilà que tu perds la raison !
    Giulia
    Sérieusement ! Je l’ai toujours dit. Trop... c’est trop... Il ne me reste plus rien désormais ! (elle prend sur elle pour se reprendre) Ah, pars, pars maintenant : qu’il ne te trouve pas ici.
    Antonio
    Je dois partir ? Te laisser ? J’étais venu exprès... Ne vaut-il pas mieux que je... ?
    Giulia
    Non tu ne dois pas te trouver là. Mais reviens, quand il arrivera. C’est nécessaire. Reviens vite, et avec calme et indifférence, pas comme ça... Parle-moi, devant lui, adresse-toi souvent à moi. Je te seconderai.
    Antonio
    Oui, oui.
    Giulia
    Vite. Et si jamais...
    Antonio
    Si jamais ?
    Giulia
    Rien ! De toute façon...
    Antonio
    Quoi ?
    Giulia
    Rien, rien... Je te dis adieu.
    Antonio
    Giulia !
    Giulia
    Va-t’en !











  • Table des matières
    It is more precious than emeralds, and dearer than fi ne opals. Pearls and pomegranates cannot buy it, nor is it set forth in the market-place. it may not be purchased of the merchants, nor can it be weighed out in the balance for gold.”
    “The musicians will sit in their gallery,” said the young student, “and play upon their stringed instruments, and my love will dance to the sound of the harp and the violin. she will dance so lightly that her feet will not touch the fl oor, and the courtiers in their gay dresses will throng round her. But with me she will not dance, for i have no red rose to give her” and he fl ung himself down on the grass, and buried his face in his hands, and wept.







  • Table des matières
    Le Bon Petit Henri
    I - La pauvre mère malade
    II - Le Corbeau, le Coq et la Grenouille
    III - La moisson
    IV - La vendange
    V - La chasse
    VI - La pêche
    VII - La plante de la vie
    Histoire de la Princesse Rosette
    I - La ferme
    II - Rosette à la cour du roi son père première journée
    III - Conseil de famille
    IV - Deuxième journée
    V - Troisième et dernière journée
    La Petite Souris Grise
    I - La maisonnette
    II - La fée Détestable
    III - Le prince Gracieux
    IV - L’arbre de la rotonde
    V - La cassette
    Ourson
    I - Le crapaud et l’alouette
    II - Naissance et enfance d’Ourson
    III - Violette
    IV - Le rêve
    V - Encore le crapaud
    VI - Maladie et sacrifice
    VII - Le sanglier
    VIII - L’incendie
    IX - Le puits
    X - La ferme, le château, l’usine
    XI - Le sacrifice
    XII - Le combat
    XIII - La récompense






  • Extrait
    7 avril
    Aucune douleur n’aura été épargnée à notre malheureux pays. Depuis six jours, le canon tonne autour de Paris, le bruit strident des mitrailleuses, le pétillement de la fusillade se mêlent à ces lugubres roulements; une véritable bataille est engagée; les morts jonchent nos champs et les rues de nos villages; les blessés arrivent en nombre dans les ambulances, et, des deux côtés, ce sont des Français qui tombent, ce sont des Français qui s’entr’égorgent, tandis que le Prussien est là, encore à nos portes, tenant Paris sous le feu de ses canons, prêt à intervenir, quand il lui plaira, avec une force irrésistible. Aujourd’hui il écoute, froidement railleur, l’écho sanglant de nos discordes. Demain peut-être, il demandera Paris, ou la moitié de la France, pour gage de ses cinq milliards, pour garantie d’une créance dont la guerre civile lui paraîtra rendre le recouvrement douteux !
    Jamais pays n’a subi une plus effroyable accumulation de malheurs; la plume tombe des mains lorsqu’on essaye de se figurer tout ce que ces sinistres événements représentent de souffrances individuelles, de deuils, de déchirements, et l’épouvantable misère qui attend l’immense population de Paris quand cette lutte fratricide aura pris fin, quelle qu’en soit l’issue. Si la Commune réussissait à chasser de Versailles l’Assemblée Nationale, qui a de bien graves torts à se reprocher, et le pouvoir exécutif auquel cette Assemblée a remis le gouvernement, ce triomphe même de la Commune la perdrait. Elle aurait, par sa victoire, détruit la confiance, aussi bien en France qu’au-dehors, et avec la confiance dans l’avenir du pays disparaîtraient le crédit et le travail, c’est-à-dire la possibilité de suffire aux écrasantes obligations du traité de paix. Aussi personne ne doute que le triomphe de l’armée de la Commune ne fût le signal d’une nouvelle invasion prussienne, plus implacable que jamais, et dont Paris serait la première victime. Il y a de mauvais Français, et il se peut que quelques-uns d’entre eux désirent voir les casques prussiens défiler dans nos rues pour y rétablir l’ordre, à la façon de M. de Bismarck. Pour nous, notre voeu le plus ardent, c’est que cette humiliation dernière nous soit épargnée à tout prix.











  • Extrait
    À SOI-MÊME
    Journal (1867-1915)
    NOTES SUR LA VIE, L’ART ET LES ARTISTES
    1867-1868 — Si par enchantement ou par la puissance d’une baguette magique vous pouviez voir ce qui se passe dans un petit atelier des Allées d’Amour, entre ces quatre petits murs témoins de tant d’erreurs et de fautes, de tant de lassitude et de défaillances, vous seriez étonné de la nouveauté de son aspect et de cette atmosphère toute nouvelle d’étude et de travail que l’on y respire. Si l’on entend par génie le désir de faire si simple, si large, que la nature même soit traduite dans une mesure insensée, mais grandiose, j’en ai.
    15 octobre — Je suis à la campagne depuis un mois; mon impression est celle que j’ai toujours eue, il y a longtemps, avant que la beauté de l’art m’ait été révélée. Un grand bien-être physique, d’abord, ce qui n’est pas à dédaigner; ensuite, une disposition d’âme excellente qui influe sur le caractère et nous rend véritablement meilleurs.
    Donc, pour le moment je suis content; je travaille. L’isolement de l’objet aimé fait son éclat et sa force. Il grandit, il s’impose et prend plus que partout la loi de son empire. Les hommes officiels se croient puissants parce qu’ils décernent des médailles, des récompenses.
    Un artiste est puissant quand il a des imitateurs. Nul n’a reçu de diplômes des mains de Millet, Courbet, Rousseau, et que de peintres ont reçu d’eux cette influence directe et dominatrice qui les entraîne à eux quand même.
    Il y a un livre à faire sur l’Apothéose.
    Les jurés officiels de peinture vous recommandent officieusement de présenter au Salon des oeuvres importantes. Qu’entendent-ils par ce mot-là ? Un ouvrage d’art est important par la dimension, l’exécution, le choix du sujet, le sentiment, ou par la pensée. Le principe du nombre n’entre pour rien dans les jugements portés sur le beau. Toute oeuvre reconnue bonne et belle par un seul juré devrait être admise. Le Salon n’aura de diversité que lorsqu’il sera formé selon ce mode.
    Que de désillusions en approchant très près d’un homme de génie! Quelle illusion éternelle et intarissable le génie garde à l’égard des autres hommes !
    Par la vision des murs de nos cathédrales, comme par celle des marbres de la Grèce ou de l’Égypte, partout où l’homme civilisé ou sauvage a vécu, nous revivons par l’art sa vie morale la plus haute; nous la revivons spontanément, radieusement et c’est une résurrection prodigieuse.
    En somme, il faut souffrir, et l’art console; il est un baume. Et cet oubli que nous trouvons dans la recherche heureuse fait notre richesse, notre noblesse, notre fierté.
    Ma vie dérogea peu de certaines habitudes coutumières, les déplacements rares que je fis ne m’ont pas permis d’interroger davantage les lois de mon expansion. Nos jours ont alterné entre la ville et la campagne; celle-ci me reposant toujours, me donnant, avec les forces physiques, des illusions nouvelles; celle-là, et surtout Paris, m’assurant le tremplin intellectuel sur lequel tout artiste doit s’exercer sans cesse; elle me donna surtout la conscience dans la direction de l’effort aux heures d’étude et de jeunesse : autant il est bon de s’abandonner quand on crée, autant encore il est bien de savoir ce qu’il est bien d’aimer et où l’esprit s’envole.
    Rembrandt me donna des surprises d’art toujours nouvelles. Il est le grand facteur humain de l’infini de nos extases. Il a donné la vie morale à l’ombre. Il a créé le clair-obscur comme Phidias la ligne.
    Et tout le mystère que comporte la plastique n’est désormais possible que par lui, pour le nouveau cycle d’art qu’il a ouvert hors de la raison païenne.
    Je n’ai vraiment aimé la peinture et mon art que lorsque — le pli étant fait — après des efforts en plusieurs sens, j’ai senti, je ne dis pas la virtuosité, mais tout ce que me donnaient d’imprévu et de surprises mes propres inventions : comme si leur résultat eût dépassé mes espérances. J’ai lu quelque part que le pouvoir de mettre ainsi dans un ouvrage plus de signification qu’on désirait soi-même et de surpasser en quelque sorte son propre désir par l’imprévu du résultat n’est donné qu’aux êtres de sincérité et de loyauté entières, à ceux qui portent dans leur âme autre chose que leur art même. Je le croirais aussi : il leur faut le souci de la vérité, peut-être le don de pitié, ou d’en souffrir.
    L’art serait-il un étai, un soutien de la vie expansive, et supposeraitil que, bornés et faibles, nous avons besoin de son appui !
    Communion sublime avec toute l’âme du passé. Patrimoine grandiose de l’humanité défunte.

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