Parascolaire

  • Les quinze conférences prononcées par W. James devant de futurs enseignants traitent librement de questions pédagogiques aussi diverses que celles de l'éducation de la volonté, de la formation des habitudes, de la mémoire, de l'acquisition des idées et de l'intérêt, etc. Si librement d'ailleurs qu'il se voit conduit à trois paradoxes :
    - invité en tant que psychologue célèbre, il marquera surtout les limites de sa discipline et en démasquera les abus ;
    - fondateur de la théorie des comportements, il défendra avec vigueur la conception la plus humaniste de l'unité de la conscience ;
    - réputé utilitariste, il affirmera la liberté individuelle la plus réfractaire au conformisme.
    Eduquer ne consiste pas seulement à créer dans l'enfant de "bonnes" association et à détruire les "mauvaises", mais à stimuler le dynamisme associatif. L'avenir est à venir ; il serait criminel d'inculquer mécaniquement des stéréotypes comportementaux.
    Le plus anglo-saxon des psychologues oppose, avec Bergson, à la pédégogie "close" qui se réclame encore trop souvent de lui, une pédagogie "ouverte" vers la liberté.

  • Si les époques de haute tenue intellectuelle (le siècle de Périclès, la Renaissance, les Lumières) se reconnaissent à la vigueur avec laquelle elles débattent de ce qui est digne d'être étudié, la nôtre se distingue par la pauvreté de sa réflexion sur les contenus d'une culture qui instruit. Certes, le mot culture n'a jamais été autant employé, y compris dans les acceptions les plus sureprenantes. Mais s'il en est venu à désigner tout et son contraire, n'est-ce pas par l'indication, que notre conception de l'éducation a atteint le point de confusion le plus extrême ? L'éducation contemporaine n'en vient-elle pas alors, au rebours de ses proclamations de foi libertaire, à promouvoir le conformisme intellectuel et social le plus étriqué ?

  • Quelles finalités l'Ecole doit-elle poursuivre ? Faut-il en priorité éduquer ou instruire ? Pourquoi former le citoyen de la République ? Comment la laïcité est-elle réalisable ? Que vaut l'apprentissage de la politesse ? Que faire des enfants "perdus" ? Autant de question étudiées par l'auteur, afin d'aider à mieux faire le point sur les difficultés et les interrogations touchant le sens et la valeur des pratiques qui sont celles de tout enseignement qui prétend comprendre ce qu'il fait, et, par suite, ne pas faire n'importe quoi.

  • A l'heure où l'école, le collège et le lycée du XXIè siècle sont à l'ordre du jour avec les réformes discutées, il nous paraît indispensable de porter un regard philosophique sur les enjeux de valeurs qui sous-tendent les conceptions dominantes dans les discours sur l'éducation et dans l'opinion publique. Une prise de recul conceptuelle et une analyse des choix possibles sont une nécessité citoyenne pour qui ne veut pas abdiquer devant les pouvoirs en tous genres qui convoitent l'avenir de nos enfants.

  • Six études de Bruno Barthelmé, Charles Coutel, Bernard Jolibert, Jean Lechat, Yves Lorvellec et Bernard Vandewalle réexaminent, à partir des pratiques pédagogiques actuelles et des idéaux qui les fondent, les conditions et les enjeux de l'accès scolaire au savoir scientifique, les apports de la philosophie à ce débat fondateur, la "contre-révolution épistémologique" qui fait de la science elle-même un obstacle, l'idée, essentielle mais souvent malmenée, de culture scientifique.

  • Cet ouvrage est une présentation des conceptions pédagogiques du philosophe italien idéaliste Giovanni Gentile (1875-1944). A une première partie biographique succède une analyse de l'"actualisme pédagogique", nom donné à sa théorie éducative. L'étude finale de la réforme du système éducatif italien qu'il conduisit en 1923, sous le gouvernement de Mussolini, nous fait connaître les arguments d'un des plus brillants partisans et théoriciens de l'élitisme.

  • Ces études invitent à une réflexion sur la relation mutuellement fondatrice de la philosophie et de l'école, actuellement en crise : longtemps considérée comme vaine et obscure, la "discipline reine" est désormais accueillie avec empressement dès l'école primaire, séduite par sa fonction pseudo-socratique d'opérateur intellectuel idéal dans un monde pressé et affairé.

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