Editions Le Mono

  • En lisant l'histoire du malheureux Werther, vous ne pouvez vous retenir d'admirer son esprit, d'aimer son caractère, et son sort vous fera peut-être verser des larmes. "Et toi qui souffres du même mal que lui, puise de la consolation dans ses douleurs, et permets que ce petit livre devienne pour toi un ami, si le destin ou ta propre faute ne t'en ont pas laissé un qui soit plus près de ton coeur."

  • Découvrez le 'Joueur d'échecs de Maelzel'. Aucune exhibition du même genre n'a jamais autant excité l'attention publique que le Joueur d'échecs de Maelzel. Partout où il s'est fait voir, il a été, pour toutes les personnes, l'objet d'une intense curiosité.

  • Eureka

    Edgar Allan Poe

    L'énigme que ce livre se propose d'élucider est celle de l'Univers. Embrassant d'un seul coup d'oeil l'immensité de l'univers, là où un esprit ordinaire ne percevrait que complexité et chaos, Edgar Allan Poe y découvre au contraire une unité, un ordre, un plan...

  • Vie de Beethoven

    Romain Rolland

    Roman Rolland, prix Nobel de littérature, retrace ici la vie du célèbre compositeur Beethoven.

  • Gerbault n'était pas le premier, mais son exploit, en 1923, eut un retentissement considérable. Ancien joueur de tennis, Alain Gerbault accomplit un exploit en affrontant la mer. Seul à travers l'Atlantique est un Témoignage du navigateur sur sa traversée de l'Atlantique en solitaire.

  • "L'Invasion de la mer" est souvent présenté comme le dernier roman de Jules Verne. L'histoire se déroule dans les années 1880 ; elle raconte un authentique projet, caractéristique de l'esprit colonial de la France de cette époque.

  • La philosophie française «a défendu l'idée du devoir et l'a fortement séparée de l'intérêt personnel. Elle a défendu la liberté humaine au point de vue philosophique, moral et politique.» (Paul Janet, La Philosophie de la Révolution française.) Le rôle de la France dans l'évolution de la philosophie moderne est bien net : la France a été la grande initiatrice. Ailleurs ont surgi également, sans doute, des philosophes de génie ; mais nulle part il n'y a eu, comme en France, continuité ininterrompue de création philosophique originale. Ailleurs on a pu aller plus loin dans le développement de telle ou telle idée, construire plus systématiquement avec tels ou tels matériaux, donner plus d'extension à telle ou telle méthode; mais bien souvent les matériaux, les idées, la méthode étaient venus de France.

  • Chacun a entendu, ou a pu lire quelque récit de la bataille de Solférino. Ce souvenir si palpitant n'est sans doute effacé pour personne, d'autant plus que les conséquences de cette journée se font encore sentir dans plusieurs des États de l'Europe. Cette rude bataille donna naissance à la création de la Croix-Rouge pour l'amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne.

  • On s'est beaucoup occupé des effets de l'attention, mais très peu de son mécanisme. Le travail présenté dans ce livre permet de combler cette lacune et aide à comprendre la psychologie de l'attention. L'objet de ce travail, c'est d'établir et de justifier les propositions suivantes : Il y a deux formes bien distinctes d'attention l'une spontanée, naturelle; l'autre volontaire, artificielle. La première, négligée par la plupart des psychologues, est la forme véritable, primitive, fondamentale, de l'attention. La seconde, seule étudiée par la plupart des psychologues, n'est qu'une imitation, un résultat de l'éducation, du dressage, de l'entraînement. Précaire et vacillante par nature, elle tire toute sa substance de l'attention spontanée, en elle seule elle trouve un point d'appui. Elle n'est qu'un appareil de perfectionnement et un produit de la civilisation. L'attention, sous ses deux formes, n'est pas une activité indéterminée, une sorte d' «acte pur» de l'esprit, agissant par des moyens mystérieux et insaisissables. Son mécanisme est essentiellement moteur, c'est-à-dire qu'elle agit toujours sur des muscles et par des muscles, principalement sous la forme d'un arrêt; et l'on pourrait choisir comme épigraphe de cette étude la phrase de Maudsley : «Celui qui est incapable de gouverner ses muscles est incapable d'attention.» « Dès à présent et sans sortir des généralités, nous pouvons ... arriver à définir l'attention. Si nous prenons un homme adulte, sain, d'intelligence moyenne, le mécanisme ordinaire de sa vie mentale consiste en un va-et-vient perpétuel d'événements intérieurs, en un défilé de sensations, de sentiments, d'idées et d'images qui s'associent ou se repoussent suivant certaines lois. À proprement parler, ce n'est pas, comme on l'a dit souvent, une chaîne, une série, mais plutôt une irradiation en plusieurs sens et dans plusieurs couches, un agrégat mobile qui se fait, se défait et se refait incessamment. Tout le monde sait que ce mécanisme a été très bien étudié de nos jours et que la théorie de l'association forme l'une des pièces les plus solides de la psychologie contemporaine. Non que tout ait été fait; car, à notre avis, on n'a pas assez tenu compte du rôle des états affectifs comme cause cachée d'un grand nombre d'associations. Plus d'une fois il arrive qu'une idée en évoque une autre, non en vertu d'une ressemblance qui leur serait commune en tant que représentations, mais parce qu'il y a un même fait affectif qui les enveloppe et qui les réunit. Il resterait aussi à ramener les lois de l'association à des lois physiologiques, le mécanisme psychologique au mécanisme cérébral qui le supporte mais nous sommes bien loin de cet idéal. L'état normal, c'est la pluralité des états de conscience ou, suivant une expression employée par certains auteurs, le polyidéisme. L'attention est l'arrêt momentané de ce défilé perpétuel, au profit d'un seul état c'est un monoïdéisme. Mais il est nécessaire de bien déterminer dans quel sens nous employons ce terme. L'attention est-elle la réduction à un seul et unique état de conscience? Non; l'observation intérieure nous apprend qu'elle n'est qu'un monoïdéisme relatif, c'est-à-dire qu'elle suppose l'existence d'une idée maîtresse attirant tout ce qui se rapporte à elle et rien d'autre, ne permettant aux associations de se produire que dans des limites très étroites et à condition qu'elles convergent vers un même point. Elle draine à son profit, du moins dans la mesure possible, toute l'activité cérébrale. »

  • L'oeuvre de Fustel de Coulanges a influencé plusieurs générations d'historiens, notamment pour ce qui est de l'interprétation du rôle fondamental des religions dans la structuration des sociétés. Le sociologue Émile Durkheim a choisi de dédier sa thèse d'université à sa mémoire.

  • Marcel Proust est l'un des plus grands auteurs de la littérature française. On dit qu'il est mort épuisé par le travail. Il écrivait beaucoup. Une persévérance qui lui a permis de surmonter les embûches faites de critiques désagréables, de refus de son oeuvre par les éditeurs.
    Ce livre rassemble deux récits haletants qu'il a choisis de publier comme des articles littéraires. Nous avons choisi de l'éditer sous le titre « Un Baiser avant l'Agonie », un titre qui traduit bien la vie et le parcours littéraire de cet auteur qui, rappelons-le, n'a eu que peu de temps pour profiter de la reconnaissance et du succès, comme un doux baiser avant l'agonie.

  • Nous prions le lecteur de vouloir bien entrer avec nous au coeur du sujet de cette histoire, comme il fait quand, au théâtre, la toile se lève sur une situation que les personnages vont lui révéler.

  • De toute la bataille des frontières la partie restée la plus obscure jusqu'ici est la bataille dans la région des Ardennes et ses environs. Une bataille qui a laissé sa trace dans l'histoire de la Grande Guerre. Sur un front d'au moins cent kilomètres, trois armées allemandes, trois armées françaises, se livrèrent des combats obscurs, extrêmement meurtriers, qui eurent les plus graves conséquences sur le sort de la guerre elle-même. A la suite des premiers engagements, les armées françaises furent refoulées ; la France fut envahie ; mais elle trouva, dans ces mêmes combats, les gages de sa prochaine victoire : la victoire de la Marne. Ce livre publié dans la Collection « Les Pages de l'Histoire », raconte l'histoire de la bataille des Ardennes et ses environs, avec une analyse des plans de bataille des différentes armées, les tactiques des forces en présence...

  • Voici l'histoire des guerres de Napoléon sous les plumes de Stendhal. «Napoléon était doué de talents extraordinaires et d'une dangereuse ambition, l'être le plus admirable par ses talents qui ait paru depuis César, sur lequel il nous semble l'emporter... Napoléon a été engagé dans plusieurs guerres qui ont fait répandre des flots de sang, mais dans aucune, si l'on excepte la guerre d'Espagne, il ne fut l'agresseur. Il a été sur le point de faire du continent de l'Europe une vaste monarchie...» « Quelle partie du monde habitable n'a pas ouï les victoires de ce grand homme et les merveilles de sa vie ? On les raconte partout ; le Français qui les vante n'apprend rien à l'étranger, et quoi que je puisse aujourd'hui vous en rapporter, toujours prévenu par vos pensées, j'aurai encore à répondre au secret reproche d'être demeuré beaucoup en dessous.»

  • À chaque instant tout le monde parle de l'intelligence et on semble comprendre de quoi il s'agit, mais il est vraiment très difficile de préciser. Un maître d'école, un professeur nous diront facilement : "cet enfant est très paresseux, il ne sait pas grand'chose, mas cela s'arrangera, car il est très intelligent" et ils diront d'un autre : "c'est un bon petit garçon, plein de bonne volonté, il travaille, il apprend beaucoup, il est un puits de science ; mais que voulez-vous qu'on en fasse, il est si peu intelligent". Sans doute ces paroles nous donnent déjà une petite indication au moins négative ; pour ces professeurs, ne rien savoir n'empêche pas d'être intelligent, savoir beaucoup, être un puits de science n'empêche pas d'être bête ; mais si nous demandons au professeur : "À quoi voyez-vous que celui-là est intelligent et que celui-ci est bête ?" il ne nous répondra rien de précis et nous sentirons le vague de cette notion populaire de l'intelligence. L'homme a sans doute peu de pouvoir dans ce monde, mais il a quelque pouvoir. Quand je déplace un papier sur la table je fais peu de chose mais je fais quelque chose : le destin, les lois naturelles avaient voulu que ce papier fût à ma droite, je l'ai mis à ma gauche, j'ai changé quelque chose dans l'ordre du monde. On nous répète que l'homme a peu de durée, qu'il passe comme une ombre sans laisser de trace. Mais enfin il y a des hommes qui ont bâti des cathédrales ; ces cathédrales ont changé quelque chose dans la région et ce changement se prolonge pendant des siècles. On dirait que l'homme a du pouvoir non seulement à l'endroit où il est, mais encore à l'endroit où il n'est pas : je puis déplacer un livre à côté de moi, mais je puis aussi le jeter à deux mètres, à un endroit où je ne suis pas. L'architecte qui a bâti la cathédrale a jeté son action en avant dans le temps et il a encore de l'efficience des siècles après sa mort. De quoi dépend cette efficience ? Si nous le savions nous pourrions la gouverner, l'augmenter indéfiniment et nous deviendrions maîtres de tout, maîtres même de la mort, comme disait M. Bergson. Les études publiées dans ce volume qui a pour titre « Les débuts de l'intelligence », portent sur les divers stades des tendances psychologiques, afin de situer l'intelligence élémentaire à sa place dans le tableau hiérarchique de ces tendances. Puis elles portent sur l'analyse des premiers objets intellectuels, la route, la place, l'outil, le portrait, la forme. Pierre Janet, médecin, philosophe et psychologue français, fut l'une des figures majeures de la psychologie et fondateur de la psychologie clinique.

  • Les forces psychologiques, dont les actions morales font partie, ne règlent pas seulement le sort des batailles. Elles régissent aussi tous les domaines de la vie des peuples et fixent leur destinée. La plupart des questions politiques, militaires, économiques ou sociales sont du ressort de la psychologie. Si tant de problèmes présents ou passés sont d'ordre psychologique, c'est que la vie des peuples a pour mobiles, en dehors de leurs besoins biologiques, les conceptions qu'ils se font des choses. Or ces conceptions dérivent des sentiments et des passions qui furent toujours les grands moteurs de l'humanité depuis les origines de son histoire...

  • Ce traité basé sur un essai historique aide à répondre à différentes questions qu'on se pose sur le bon sens qui «est un trésor de famille à l'égard duquel l'homme et la femme ont une responsabilité égale et dont tous deux connaissent également le prix » « Le bon sens n'a d'autres ennemis, de pires ennemis, que l'orgueil et que la sottise, et que, sans la tyrannique intervention de celle-ci et de celui-là, nous userions tous de notre bon sens de la façon la plus naturelle, sans même qu'il soit besoin ni question de le remarquer. »

  • Une des plus grandes nouveautés de l'histoire moderne, comparée à l'histoire des sociétés antiques, est sans doute la papauté. Rien n'a de véritable ressemblance avec elle, soit dans les théocraties orientales, soit dans le polythéisme des Grecs et des Romains. L'histoire de la papauté est un des plus beaux sujets qui puissent s'offrir à la plume d'un penseur ; elle a la rigueur d'un système, l'intérêt d'un drame, l'ironie d'une comédie. De grandes époques la divisent naturellement. Les premiers siècles de l'épiscopat romain sont comme une introduction simple et progressive qui nous mène aux premiers développements politiques de l'autorité morale qu'exerce l'église de Rome sur les autres églises.

  • Qu'est-ce que la mémoire ? Qu'est-ce que c'est que se souvenir ? Quelle est la cause de ces phénomènes ? On a souvent cherché les moyens d'augmenter la mémoire: l'ensemble de ces moyens forme la mnémotechnie. Il y a dans cette science, bien qu'elle soit peu constituée, des principes utiles à recueillir. Nous pouvons d'ailleurs déduire ces principes de la définition même de la mémoire. On peut susciter par des procédés différents l'activité nécessaire pour développer la mémoire. Il y a pour cela trois moyens principaux: 1. La répétition. En forçant plusieurs fois l'esprit à s'attacher à la même idée, cette idée se fixe naturellement mieux. 2. L'émotion. En suscitant une émotion, on développe une certaine somme d'énergie, ce qui par conséquent aide à retenir. 3. L'attention. C'est par l'attention qu'elle suscite que la mise en ordre de nos souvenirs, aide à se les rappeler. La mémoire peut présenter différentes qualités. Ce livre est basé sur des études et traités pour bien la connaître et mieux la développer.

  • Jeanne d'Arc est considérée, sans ambages, comme une héroïne française. Elle fait d'ailleurs partie des saints patrons secondaires de la France. Il s'agit donc d'une figure importante de l'histoire française qui, en plus de nourrir de nombreux ouvrages d'histoire, a inspiré beaucoup d'écrivains qui lui ont consacré des oeuvres tant poétiques, tragiques que romanesques. Sa vie et sa mort inspirent tant les auteurs car elle fut un personnage extraordinaire. «De tous les humains ayant laissé leur nom dans l'histoire, Jeanne d'Arc est la seule personne qui ait jamais accédé à l'âge de dix-sept ans au commandement suprême d'une force militaire. La vie de Jeanne d'Arc et sa mort inspirent les auteurs car elle fut un personnage extraordinaire. Son histoire est aussi celle de la France d'une certaine époque.»

  • Galilée est l'un des scientifiques et philosophes les plus connus au monde pour avoir bravé l'autorité de l'église très puissante à son époque ; et opérer la révolution qui devait changer la face des sciences. L'étude de la vie de Galilée permet de comprendre son oeuvre et sa contribution au développement de la science.

  • Combien le lecteur, - tandis que, commodément assis au coin de son feu, il s'amuse à feuilleter les pages d'un roman, - combien il se rend peu compte des fatigues et des angoisses de l'auteur ! Combien il néglige de se représenter les longues nuits de luttes contre des phrases rétives, les séances de recherches dans les bibliothèques, les correspondances avec d'érudits et illisibles professeurs allemands, en un mot tout l'énorme échafaudage que l'auteur a édifié et puis démoli, simplement pour lui procurer, à lui, lecteur, quelques instants de distraction au coin de son feu, ou encore pour lui tempérer l'ennui d'une heure en wagon !

  • Comment il se peut qu'un homme enseveli dans un profond sommeil, entende, marche, écrive, voie, jouisse en un mot de l'exercice de ses sens, et exécute avec justesse divers mouvements ? 
    Comment l'on peut éprouver des sensations sans que les sens y aient part ; voir, par exemple, sans le secours des yeux ? 
    Comment il arrive qu'en dormant il se rappelle le souvenir de ce qui lui est arrivé étant éveillé, qu'il sache aussi ce qu'il avait fait pendant les autres sommeils, et qu'il n'en conserve aucun souvenir en s'éveillant ?  
    On croit communément que le sommeil consiste dans un relâchement général qui suspend l'usage des sens et tous les mouvements volontaires ; cependant le somnambule ne se sert-il pas de quelques sens, ne meut-il pas différentes parties du corps avec motif et connaissance de cause ? Mais le sommeil n'est cependant pas moins profond...

  • D'après ce que l'on sait des différences fondamentales qui existent entre deux pays situés aux antipodes pour ainsi dire l'un de l'autre, dans le domaine de la civilisation, celui-là étant le berceau de la liberté, celui-ci la forteresse de l'absolutisme, il peut sembler étrange que cette rêveuse et mystique Russie m'ait rappelé si souvent, au cours de mon récent voyage, la positive Amérique. C'est qu'elles ont en effet plus d'un trait en commun : d'abord toutes les deux représentent l'avenir. Considérées au point de vue physique, la Prairie et la Steppe sont soeurs. Sur d'immenses étendues absolument vides de détails, les chemins de fer offrent les mêmes aspects de campement désordonné, précurseurs de l'irruption du progrès. Dans les deux pays, le mouvement féministe, très accentué, a le même caractère, c'est-à-dire qu'il n'implique aucun sentiment d'antagonisme ni de révolte contre le sexe fort, et cela par la bonne raison que l'homme en général, Américain ou Russe, favorise plutôt qu'il ne les contrarie, et en tout cas ne raille jamais cette soif de savoir, ce besoin effréné de culture, qui sévit chez l'« Eve nouvelle. » Il faut dire que l'égalité des sexes est reconnue par la loi au pays de l'absolutisme beaucoup plus qu'on ne le croit généralement, de grandes impératrices l'ayant gouverné d'une main ferme, et la femme de toute classe y possédant des privilèges inconnus chez nous, par exemple la libre disposition de ses biens qu'elle peut administrer à sa guise et sans contrôle...

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