Littérature générale

  • En lisant l'histoire du malheureux Werther, vous ne pouvez vous retenir d'admirer son esprit, d'aimer son caractère, et son sort vous fera peut-être verser des larmes. "Et toi qui souffres du même mal que lui, puise de la consolation dans ses douleurs, et permets que ce petit livre devienne pour toi un ami, si le destin ou ta propre faute ne t'en ont pas laissé un qui soit plus près de ton coeur."

  • Découvrez le 'Joueur d'échecs de Maelzel'. Aucune exhibition du même genre n'a jamais autant excité l'attention publique que le Joueur d'échecs de Maelzel. Partout où il s'est fait voir, il a été, pour toutes les personnes, l'objet d'une intense curiosité.

  • Eureka

    Edgar Allan Poe

    L'énigme que ce livre se propose d'élucider est celle de l'Univers. Embrassant d'un seul coup d'oeil l'immensité de l'univers, là où un esprit ordinaire ne percevrait que complexité et chaos, Edgar Allan Poe y découvre au contraire une unité, un ordre, un plan...

  • Gerbault n'était pas le premier, mais son exploit, en 1923, eut un retentissement considérable. Ancien joueur de tennis, Alain Gerbault accomplit un exploit en affrontant la mer. Seul à travers l'Atlantique est un Témoignage du navigateur sur sa traversée de l'Atlantique en solitaire.

  • "L'Invasion de la mer" est souvent présenté comme le dernier roman de Jules Verne. L'histoire se déroule dans les années 1880 ; elle raconte un authentique projet, caractéristique de l'esprit colonial de la France de cette époque.

  • Marcel Proust est l'un des plus grands auteurs de la littérature française. On dit qu'il est mort épuisé par le travail. Il écrivait beaucoup. Une persévérance qui lui a permis de surmonter les embûches faites de critiques désagréables, de refus de son oeuvre par les éditeurs.
    Ce livre rassemble deux récits haletants qu'il a choisis de publier comme des articles littéraires. Nous avons choisi de l'éditer sous le titre « Un Baiser avant l'Agonie », un titre qui traduit bien la vie et le parcours littéraire de cet auteur qui, rappelons-le, n'a eu que peu de temps pour profiter de la reconnaissance et du succès, comme un doux baiser avant l'agonie.

  • Nous prions le lecteur de vouloir bien entrer avec nous au coeur du sujet de cette histoire, comme il fait quand, au théâtre, la toile se lève sur une situation que les personnages vont lui révéler.

  • Galilée est l'un des scientifiques et philosophes les plus connus au monde pour avoir bravé l'autorité de l'église très puissante à son époque ; et opérer la révolution qui devait changer la face des sciences. L'étude de la vie de Galilée permet de comprendre son oeuvre et sa contribution au développement de la science.

  • Combien le lecteur, - tandis que, commodément assis au coin de son feu, il s'amuse à feuilleter les pages d'un roman, - combien il se rend peu compte des fatigues et des angoisses de l'auteur ! Combien il néglige de se représenter les longues nuits de luttes contre des phrases rétives, les séances de recherches dans les bibliothèques, les correspondances avec d'érudits et illisibles professeurs allemands, en un mot tout l'énorme échafaudage que l'auteur a édifié et puis démoli, simplement pour lui procurer, à lui, lecteur, quelques instants de distraction au coin de son feu, ou encore pour lui tempérer l'ennui d'une heure en wagon !

  • « Ah ! maître, si vous aviez été ici !... » Nous ne saurions songer à Georges Bizet sans nous rappeler ce regret des soeurs de Lazare. S'il avait été ici, s'il y était encore, le maître de l'Arlésienne et de Carmen, la musique d'abord compterait trois ou quatre chefs-d'oeuvre de plus. Et puis Bizet eût été un maître au vrai sens du mot ; il eût fait école et montré la route où nous devions marcher et que nous cherchons encore. Il nous aurait prouvé que cette route ne sort pas de France, qu'elle peut longer les frontières allemandes, mais ne doit jamais les franchir ; qu'on fait bien une excursion, un séjour même à l'étranger, mais qu'on finit toujours par rentrer chez soi, et que l'artiste, s'il doit être de son temps, doit être aussi de son pays.
    Bizet a été de l'un et de l'autre... Bizet a trouvé dans l'atmosphère artistique de notre temps une grande idée et un grand nom : la vérité. L'effort principal et parfois excessif de notre littérature et de notre art tend à faire du vrai la condition essentielle et l'unique loi du beau. La musique, comme la prose, a ses réalistes, et ce gigantesque remueur de notes et de mots qui fut Wagner, n'a ébranlé le monde musical, n'a rêvé de le détruire et de le reconstituer qu'au nom de la vérité. Au nom de la vérité, il a rejeté l'opéra de presque tous ses prédécesseurs et de tous ses contemporains, même les plus glorieux ; au nom de la vérité.

  • « La médecine, pour bien la connaître et bien l'exercer, il faut avoir au plus haut degré l'esprit d'observation et d'induction qui fait le fond de l'esprit scientifique. Il faut observer, et l'observation y est plus difficile que partout ailleurs ; il faut expérimenter, et les conditions de l'expérience ne sont jamais identiques : elles varient avec le pays où l'on exerce, le médicament que l'on emploie, l'âge, le sexe et les dispositions du malade. Les tempéraments divers mettent à chaque instant l'observateur dans des conditions nouvelles et l'empêchent de conclure avec certitude. Telle blessure, telle maladie sont mortelles pour l'un et légères pour l'autre. Tel homme peut supporter l'ablation du bras, tel autre, qui parait aussi vigoureux, mourra parce qu'on lui aura coupé le doigt. Bien plus, les mêmes maladies changent de nature sans qu'on puisse assigner une cause à ces variations, et le remède qui les guérissait peut devenir d'un jour à l'autre inutile ou funeste. Il n'est donc pas sans intérêt de rechercher ce que l'on sait des origines de la médecine et du commencement de son histoire, en suivant, dans cette étude, les deux savants traducteurs d'Hippocrate, M. Littré et M. Daremberg. À peine connaît-on dans le monde le nom de quelques-uns des grands médecins de l'antiquité, mais en tout cas on ne sait guère s'ils étaient des théoriciens ou des empiriques, on ignore en quoi leurs opinions ressemblent à celles qu'on enseigne aujourd'hui, et en quoi elles s'en distinguent. C'est là ce que nous voudrions exposer pour Hippocrate, après avoir cherché où en était la science au moment où il parut et ce qu'on savait avant lui. »  Né à Cos le 26 du mois agrianos, la première année de la LXXXe olympiade (460 ans avant Jésus-Christ), c'est au milieu d'un mouvement scientifique très prononcé que parut Hippocrate, celui qui devait faire oublier tous ces devanciers, et réunir sous une gloire qui lui devint personnelle et ses maîtres et ses contemporains.

  • Un soldat marchait sur la grand'route : Une, deux ! Une, deux ! Il avait le sac sur le dos et le sabre au côté ; il avait fait la guerre, et maintenant il revenait chez lui.
    Chemin faisant, il rencontra une vieille sorcière ; elle était bien vilaine, sa lèvre inférieure tombait sur sa poitrine...
    Ce recueil inédit regroupe les contes de grands auteurs évoquant des histoires et aventures de soldat.

  • Quelques regards craintifs se dirigèrent sur les carreaux lumineux que la lumière commençait à dessiner sur le parquet ; mais bientôt le petit cercle se rétrécit et chacun se tut...

  • Les poèmes de ce recueil sont écrits, sur plusieurs années, par Marceline Desbordes-Valmore, une poétesse française qui, selon Paul Verlaine a joué un rôle majeur dans l'écriture.
    « Olivier, je t'attends ! déjà l'heure est sonnée. Je viens de tressaillir comme au bruit de tes pas. Le soleil qui s'éteint va clore la journée. Ici j'attends l'amour, et l'amour ne vient pas... »

  • Presque tous les voyageurs ont noté la place que tient la bible dans la vie américaine. La Bible est là ce qu'elle n'est pas ailleurs, une tradition historique, et la plus ancienne de toutes. Ce furent des persécutions religieuses, - la religion et la politique s'étant singulièrement amalgamées, - qui poussèrent vers l'Amérique les premiers colons anglais. Pour montrer dans toute sa puissance, dans toute son intensité croissante, l'influence biblique telle qu'elle s'exerce aux États-Unis, la forme du roman se prête à cette curieuse étude.

  • Il est à peine besoin d'observer qu'un poème ne mérite ce nom qu'autant qu'il émeut l'âme en l'élevant. La valeur d'un poème est en raison directe de sa puissance d'émouvoir et d'élever.

  • Les esprits qui ne voient les choses que par leur plus petit côté ont imaginé que le dandysme était surtout l'art de la mise, une heureuse et audacieuse dictature en fait de toilette et d'élégance extérieure. Très certainement c'est cela aussi ; mais c'est bien davantage.

  • J'ai tout essayé pour atteindre le bonheur. Je n'ai jamais pu me créer que de bonnes fortunes, rares et fugitives... Adorable caprice du Destin qui donne sur terre le bonheur à ceux qui y cherchent à diminuer la tristesse d'autrui... Heureux, trois fois heureux celui qui, loin du monde, peut borner ses désirs et son ambition ! Heureux celui qui vit dans une paix profonde, et s'affranchit du joug de toute passion ! Hélas ! Combien de fois, songeant à ma misère, j'ai résolu de mettre un terme à mes malheurs !

  • Mais souvenez-vous... là-bas, très loin, du fond de notre ignorance et de nos quinze ans, nous rêvions d'amour, d'amitié. Déjà nous connaissions la solitude, mais cette solitude, nous cherchions des mots pour l'embellir, l'excuser et surtout la circonscrire.
    Me voici seul dans ma chambre. Seul.
    ...ce soir, mon souhait enfin réalisé, je me trouve disponible à moi-même.

  • "On est écrivain de profession : cela veut dire qu'on ne doit ignorer aucun des secrets de cette dangereuse escrime de la polémique ; qu'on a entre les mains cette pierre qui peut frapper au front et abattre les plus grands : le mot, le mot qu'on jette avec la phrase, comme on lance un caillou avec la fronde ; qu'on sait toutes les ruses des attaques, les perfidies cachées sous les compliments, les allusions trompeuses comme les feintes ; qu'on jongle avec les difficultés de la langue comme un escamoteur avec des billes..." 

  • Quand je reviens joyeux dans ma belle Bretagne, ...je suis heureux de retrouver cette terre de Bretagne, dont je lis des vers et des contes qui me font rêver...

  • Le sujet de ce livre n'est pas le libre arbitre, mais bien la liberté sociale ou civile, c'est-à-dire la nature et les limites du pouvoir qui peut être légitimement exercé par la société sur l'individu.
    Aucune société n'est libre, quelle que puisse être la forme de son gouvernement, si ces libertés n'y sont pas à tout prendre respectées ; et aucune n'est complètement libre, si ces libertés n'y existent pas d'une façon absolue et sans réserve.
    La seule liberté qui mérite ce nom, est celle de chercher notre propre bien à notre propre façon, aussi longtemps que nous n'essayons pas de priver les autres du leur, ou d'entraver leurs efforts pour l'obtenir.
    Chacun est le gardien naturel de sa propre santé, soit physique, soit mentale et spirituelle. L'espèce humaine gagne plus à laisser chaque homme vivre comme bon lui semble, qu'à l'obliger de vivre comme bon semble au reste.

  • Il y a eu cette nuit du grabuge au n° 3 du Jardin Lauriston. L'agent de faction dans ce quartier aperçut vers deux heures du matin une lumière qui semblait venir de cette maison ; comme elle est inoccupée, il trouva la chose anormale et se dirigea de ce côté.
    La porte était ouverte ; dans la première pièce, complètement démeublée, gisait le cadavre d'un homme bien mis et paraissant appartenir à une condition sociale élevée... Le corps ne porte aucune trace de blessure.
    Comment cet homme a-t-il pu entrer dans cette maison inhabitée ? C'est là que commence le mystère ; et, pour tout dire, cette affaire n'est d'un bout à l'autre qu'une parfaite énigme.

  • Là, la végétation affecte des formes altières et bizarres ; mais elle ne déploie pas ce luxe désordonné sous lequel les lignes du paysage suisse disparaissent trop souvent. La cime du rocher dessine ses contours bien arrêtés sur un ciel étincelant, le palmier se penche de lui-même sur les précipices sans que la brise capricieuse dérange la majesté de sa chevelure, et jusqu'au moindre cactus rabougri au bord du chemin, tout semble poser avec une sorte de vanité pour le plaisir des yeux.

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