Editions Orizons

  • L'Énéide

    Virgile

    Oeuvre sacrée à Rome, L'Enéide est l'opus magnum de la culture occidentale avec les textes homériques d'une part, la Bible en son entier de l'autre. Marcel Desportes dans cet effort magistral de translation voyait en Virgile "un Voyant" et sur tous les plans "un devancier", "notre contemporain" permanent. Le genre humain étant le même, ce qui s'offrait à la spéculation de nos ancêtres nous concerne tout aussi pertinemment au troisième millénaire.

  • À travers diverses contributions qui explorent la production et la diffusion de l'écrit dans l'Europe de Gutenberg, les auteurs posent les jalons d'une histoire du livre-produit, depuis les imprimés d'Ancien Régime, en passant par l'apparition, au XIXe siècle, du « livre de boulevard » qui s'expose et se vend sans complexe, se diversifie et renouvelle ses stratégies pour conquérir de nouveaux lectorats, jusqu'à son apparente dématérialisation au temps du numérique.

  • Des spectacles scéniques et des récits filmiques faisant figurer marionnettes, objets animés et acteurs ensemble, que retenons-nous ? Le robot, la marionnette critiquent-ils le comédien vivant ? En désignent-ils les failles et les habitudes ? L'amènent-ils à modifier son jeu ou le complètent-ils ?
    Il s'agit, ici, en termes d'enjeux narratifs, d'interroger ce qu'il en est des représentations du comédien, de sa contestation ou de sa réévaluation.

  • Cet ouvrage, qui comporte un cahier de photos d'une trentaine de pages, concerne Paul Hillig, petit Parisien d'origine étrangère, arrivé en Beauce avec sa drôle de famille, à Cloyes où Zola trouva naguère l'inspiration pour son roman La Terre. Il réussit dans le commerce, gagne la confiance des habitants, dirige bientôt le club de football et l'harmonie municipale. Ce juif assimilé est frappé par la législation antisémite dès décembre 1940. Sa famille et lui-même périront à Auschwitz. Reconstitution de la vie quotidienne en Beauce dans la première moitié du XXe siècle et galerie de portraits où l'on observe des Cloysiens de tous âges et de toutes conditions.

  • Entre Michelangelo Antonioni et David Lynch, Gaspar Noé, Arnaud Desplechin et quelques autres réalisateurs, il existe un lien qui n'est pas celui d'une filiation artistique. Chacun éprouvant à sa manière une curiosité pour ce qui reste des grandes traditions dans le monde d'aujourd'hui. Vue par Angelina Jolie, la Seconde Guerre mondiale est une synthèse de tous les fratricides, où succombe l'idée du sacré. Un renouveau de la métaphysique s'annonce pourtant dans les films de certains de ces réalisateurs, à travers leur vision critique de la violence humaine. Et jusqu'au terrorisme contemporain, qui hante l'imagination de cinéastes moins connus.

  • Avec "Nunuche" et "Les pompes néantes", c'est de la "bastringue" qu'il s'agit, de réalités théâtrales intempestives, de clowneries qui veulent octroyer au drame, cette prétention transcendentale, d'exister... et d'en savoir mourir. Jean Gillibert a souhaité que les "Enfers" ne soient plus seulement sous les planches et qu'il faille frapper fort - après les trois coups du "brigadier"- pour les faire surgir sur scène, à hauteur de public. Nunuche est une bouffonnerie poétique qui d'évade un peu vers la féérie...Toutes deux s'attachent à faire vivre un réalité fantastique, une surrection du réel vers le surnaturel.

  • L'Histoire de Millau est ici racontée par les survivants de cette époque, selon trois points de vue successifs : la glorification de la Résistance et du maquis ; la "repentance", suscitée, notamment, par une rafle ; le rappel de l'action des "Justes". La région a servi de refuge à diverses population, de la Préhistoire au XXe siècle. Elle est restée marquée par l'idéologie des Templiers et par les guerres de Religion. La Franc-maçonnerie s'y est développée. Les gantiers y ont entretenu d'étroites relations avec leurs pareils Juifs.

  • Qui sont les vingt-quatre écrivains de ce recueil ? Certains vivent à Cuba, d'autres pas. Certains sont dissidents, d'autres pas. Certains sont jeunes, d'autres... moins. Certains, diffusés de par le monde, traduits, restent inconnus dans leur pays natal. Tous évoquent Cuba, certains directement, avec une double casquette d'écrivains et de journalistes ; d'autres, la plupart, empruntent des chemins de traverse.

  • L'auteur ne pouvait rester insensible au séisme politique, culturel, sociétal déclenché en 2010 par le suicide du jeune Mohamed Bouazizi. Il connaissait la Tunisie depuis toujours, par les récits de sa mère, notamment. Il y avait séjourné de 2004 à 2008 en qualité de Directeur des médiathèques françaises. Il y est résident depuis 2009. Il fallait donc que, de ces événements extraordinaires, il en fît chronique, avec cet équilibre délicat qu'imposent l'actualité des faits ressentis et la distance de l'écriture.

  • Qu'elles soient littéraires, linguistiques, historiques ou encore médiatiques, les études qui composent ce volume se réunissent autour de l'écriture au féminin dans les médias. S'il ne suffit pas, bien sûr, d'être une femme pour développer une expression féminine, quelles stratégies discursives sont mises en oeuvre dans le cadre d'une esthétique féminine ? Cette réflexion se veut interdisciplinaire et a pour enjeu les moyens discursifs mis en oeuvre dans les médias au féminin.

  • Comment peut-on expliquer l'attrait pour la France de l'intelligentsia iranienne des années 1830 après deux traités humiliants imposés par la Russie ? Notre hypothèse est que la diaspora iranienne francophone, née au 19e siècle, se nourrirait essentiellement d'une proximité culturelle et littéraire, de recherche d'un asile politique ; dans les années 1980, elle se serait étendue à un large éventail d'individus de parcours légal ou clandestin, au regroupement familial.

  • La fin des années 1960 est marquée par la disparition de la grande figure tutélaire gaullienne. Lui succéderont des financiers relativement poètes ou speculateurs, laissant filer les universalismes noirs et tricolores vers des rivages davantage encore ouverts au pillage des biens culturels et des cerveaux, d'un continent noir de plus en plus dépossédé de sa réalité et de sa fiction.

  • Une nouvelle fois, l'auteur fait défiler devant nous une galerie de personnages aux caractères accusés, assoiffés d'indépendance, révoltés par l'injustice ou luttant contre leurs propres contradictions afin que triomphe la liberté. Car le véritable destin de l'homme est d'être libre et, ainsi que le dit un proverbe espagnol, la libertad se compra cada dia.

  • Les amours des singes et des humains, aussi choquantes qu'elles puissent paraître, ont profondément fasciné l´Occident. D´emblée, elles questionnent la rupture abyssale qui fonde notre rapport à l´animal, nous invitant à une plongée ambiguuë dans notre propre bestialité. Nous suivrons donc la trace de cet Amour Singe qui a progressivement acquis la prégnance d'un mythe sexuel. Des cynocéphales antiques aux amours simiesques de notre postmodernité, c´est un continent enfoui qui peu à peu émerge.

  • Génie sans capacités, aristocrate mendiant, juif antisémite, troubadour misogyne..., l'antinomie s'attache en permanence au nom du poète viennois Peter Altenberg. Peut-on quand même trouver le système dans l'apparente incohérence, et définir un être humain par ses contradictions ? Pour répondre à ces questions, nous suivons ici l'itinéraire parcouru par un observateur subtil de la bourgeoisie, menant une existence de marginal entre ses amis les écrivains Karl Kraus et Arthur Schnitzler, l'architecte Adolf Loos et le peintre Gustav Klimt

  • L'Union européenne a fait de la transition énergétique un symbole fort de la lutte contre le réchauffement climatique. Or, le remplacement d'énergies fossiles par des sources renouvelables ne peut être réduit à une simple dimension technique mais interroge des aspects tant politiques, sociaux que territoriaux. L'ouvrage propose une comparaison franco-allemande pluridisciplinaire, à partir des sciences humaines et sociales, associant analyse des jeux d'acteurs et scénarios prospectifs.

  • Cette pièce est adaptée assez librement de La chartreuse de Parme de Stendhal. Commandée par le Théâtre Stabile des Abruzzes, elle a été créée au Festival de Capri 1999 et représentée pendant deux hivers (1999-2000 et 2000-2001) dans vingt-sept villes d'Italie. La Sanseverina, réflexion souvent ironique sur l'amour, le bonheur et le pouvoir du Prince, n'a retenu que neuf personnages du roman. Son action dramatique tire sa force des relations passionnées et ambigües du trio central : la Sanseverina, son neveu Fabrice del Dongo, son amant le comte Mosca.S

  • Vivre, en soixante-dix heures, une vie plus intense qu'en soixante-dix ans... Une nouvelle génération d'artistes et de savants, choisissaient d'entrer dans la clandestinité, le terrorisme, pour défendre à tout prix un nouvel art de vivre...

  • Jean Gillibert moud les poncifs et, de son écriture fulgurante, il nous donne à réfléchir sur la "raison" et ses "raisons" ; il voudrait qu'on valorise " l'événement, l'amour et non les attributs du manque". Pour "s'enraciner", il faudrait d'abord songer à "s'endéraciner", selon le mot de Marc Bloch, et d'ajouter ces mots de l'historien : "Quelque puisse être le succès final, l'ombre du grand désastre n'est pas près de s'effacer."

  • Venue approfondir ses investigations sur les lieux et les gens, et concevoir un livre, une femme entame un travail de réflexion sur elle-même. Le livre ne progressera jamais au-delà de l'idée de sa création, mais c'est une compensation : il contrebalance le sacrifice de soi à la famille, les vies parallèles d'un homme et d'une femme qui restent étrangers l'un à l'autre jusque dans l'étreinte amoureuse. Entre déception et colère, l'autodafé est le premier pas vers le dépassement de soi et l'autonomie de la pensée. La mer du Nord fascine. Telle une somnambule, la femme marche vers la mort, mais dans un ultime sursaut, elle revient auprès de son mari. Ce compromis avec la vie, elle l'arrache afin de tenter une survie possible dans la conscience de l'autre.

  • Il s'agit d'un roman d'amour intense et émouvant. L'écriture, tendue et contemporaine, a su juguler, par sa grâce, le péril du mélodrame. Un premier grand amour. Un avenir éclatant. Un accident. Une trahison. Deux vies sabotées. Errance de Léna et de Jean, vingt ans durant, tour à tour victimes ou bourreaux. Subir. Agir. Vaincre?

  • Après L'Éternité pliée, La Rivière entre les doigts, Graine de lumière, voici le quatrième tome du journal monumental d'Henri Heinemann, Dialectique de l'instant. Comme dans ses précédents volumes, l'auteur fait défiler une France si proche et, déjà, sur le point de sauter une fin de siècle dont nous connaissons l'impact sur notre vie actuelle, quels qu'aient été les changements foudroyants opérés par le début du XXIe siècle. Heinemann nous conte un quotidien que traversent réflexions, voyages, lectures.

  • Qu'ils soient acquisitionnistes, didacticiens, pédagogues, théoriciens ou praticiens, ce volume s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à la question d'appropriation précoce des langues. Loin de proposer des recettes, les auteurs nous invitent avant tout au dialogue, celui de la théorie avec la pratique, ensuite à l'observation de l'interrelation étroite entre un idéal à poursuivre et une réalité à vivre.

  • On cherche, tous, et vainement, un mode d'emploi pour vivre et lorsqu'on commrnce à rassembler les éléments du puzzle, c'est un peu tard et il n'est pas sûr que cela fonctionne encore. Des émois d'une période libre en France, marquée par l'immigration à ceux d'une période d'organisation de ces nouvelles libertés marquées par un choix plus volontaire de ressourcement. L'auteur nous livre ici un chapitre supplémentaire des amitiés tumultueuses franco-maghrébines. Patrick Cardon est chercheur et prosateur

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