Arts et spectacles

  • Viva Cinecittà! est une évocation vivante du cinéma italien en son Âge d'Or, à travers douze portraits consacrés aux Maîtres qui, en quelques années, hissèrent les films de la Péninsule au sommet du 7e art et l'y maintinrent pendant quelques décennies: De Sica, Rossellini, Fellini, Visconti, Pasolini, Antonioni, Blasetti, Soldati, Cottafavi, Comencini, Rosi, Olmi.
    Ces noms sont incontournables. Ce sont eux les rois du cinéma italien, les grands registi de Cinecittà.
    L'idée de Cinecittà et sa réalisation furent l'un des grands projets du régime mussolinien, attentif, comme ses homologues, au développement d'un art éminemment populaire. Le chantier est inauguré en 1937. «Hollywood sur Tibre» est né. Il s'agit de rivaliser avec les grands studios américains. Plus de soixante hectares, des dizaines d'édifices, plus de 20 studios de tournage seront mis au service de cette entreprise. Par-delà les variations et les fluctuations des idéologies dominantes, Cinecittà s'affirmera comme le plus prestigieux sanctuaire de la création cinématographique en Europe.
    Avec les douze metteurs en scène retenus par Philippe d'Hugues, sont ici présents tous les genres illustrés dans le fameux studio romain et dans son environnement: la fresque historique, le drame romantique, le fait divers néoréaliste, etc. Cette diversité montre l'exceptionnelle richesse du cinéma italien.
    On ne peut aborder la lecture de ce livre sans éprouver le besoin de la poursuivre. On ne peut l'achever sans rêver de repartir à la découverte de Cinecittà, des chefs-d'oeuvre qui en sont sortis, des acteurs et des actrices qui n'ont cessé d'enchanter les publics les plus variés.

  • Bernard de Fallois a tenu chaque semaine de 1959 à 1962, sous le pseudonyme de René Cortade la chronique cinématographique de l'hebdomadaire  Arts, dirigépar Jacques Laurent, puis celle du  Nouveau Candide. D'autres collaborations avaient auparavant précédé cette activité.
    Environ 150 films sont ici présentés, analysés et jugés dans leurs principales composantes : scénarios, distribution, dialogues, musique - exercice hebdomadaire périlleux puisqu'il s'agissait d'aller vite à l'essentiel, de séduire le grand public et de contenter les doctes ; exercice redoutable, Bernard de Fallois ayant été précédé dans ce magistère  par François Truffaut.
    Il a suffi de rassembler ces chroniques aujourd'hui pour composer tout naturellement un panorama du 7eArt en son Âge d'or, c'est-à-dire en un temps où il était dominé par les maîtres qui demeurent nos classiques: d'Hitchcock à Fellini, de Buñuel à Bergman, de René Clair à Jacques Tati - pour s'en tenir à quelques noms. On voit poindre également les étoiles montantes ; on suit les courants et les modes.
    Très vite les chroniques de Bernard de Fallois s'imposèrent par leur vivacité et  leur élégance, par leur densité aussi, lorsque la matière s'y prêtait.
    Une égale allégresse dans le dithyrambe et dans l'éreintement conserve à ces textes les couleurs de la vie.
    On y retrouve les paysages, les saisons et les rêves d'un temps où l'industrie de l'image n'avait pas encore dévoré le cinéma d'auteur.

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