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  • La liberté de connaitre une vie intime, amoureuse, sexuelle participe, pour chacun d'entre nous, de la construction de soi et de l'édification de relations interpersonnelles. Ces expériences ne sont pourtant pas également accessibles à tous.

    Dans les établissements médico-sociaux, organisés selon des principes de vie collective et d'accompagnement, quels espaces de liberté et d'intimité sont-ils ouverts pour les personnes qu'ils accueillent ?

    Issu d'une recherche de terrain, l'ouvrage donne la parole aux personnes en situation de handicap et aux professionnels qui cheminent à leurs côtés. Quelle diversité d'approches et de pratiques leur propos révèlent-ils?

  • Le handicap peut s'inviter au cours de la vie à n'importe quel âge, à la suite d'un accident ou d'une maladie. Cette survenue, brutale ou insidieuse, inattendue ou prévisible, bouleverse le sujet dans sa relation au monde, change son statut social, modifie ses liens avec ses proches. Elle peut remettre en cause ses investissements les plus fondamentaux et, quand il s'agit d'un enfant, son envie même de grandir.

    En effet, lié à un traumatisme crânien ou coma prolongé, à une maladie évolutive ou une maladie neurodégénérative, le handicap acquis a un impact sur l'avenir du sujet. Projets et souhaits doivent désormais dialoguer entre la nostalgie du passé, les difficultés du présent et la crainte de l'avenir. Comment, dès lors, transformer cette étape possible de la vie en expérience structurante ?

    Les auteurs partent de la clinique, mais également de la littérature, de l'art, de l'anthropologie, pour montrer comment les professionnels, les aidants familiaux, l'entourage concourent au maintien de la continuité d'être du sujet ébranlé dans ses assises identitaires.

    Cet ouvrage est issu du 13e Séminaire interuniversitaire international sur la clinique du handicap (SIICLHA).

  • A travers récits, dialogues, observations, références théoriques, cet ouvrage aborde les questions essentielles suivantes : quels sont les processus esthétiques à l'oeuvre dans les créations des comédiens en situation de handicap ou les méthodes de travail théâtral les plus appropriées ? Quels sont les traits communs et les différences entre ces démarches artistiques et l'art-thérapie ? Comment et par quels méandres la société a-t-elle progressivement construit la pos-sibilité d'un art fait par des personnes handicapées et reconnu comme tel ? Pourquoi l'art brut a-t-il devancé de plusieurs dizaines d'années la diffusion de spectacles intégrant des personnes en situation de handicap dans leur distribution ? La création du Théâtre du Cristal, parmi les toutes premières expériences dans le champ du handicap, et la trentaine d'années passées à faire du théâtre avec des personnes en situation de handicap ont constitué un observatoire privilégié pour décrire et analyser l'émergence d'un art brut au théâtre.

     

  • « Une société n'est pas un club dont des membres pourraient accaparer l'héritage social à leur profit pour en jouir de façon exclusive. Elle n'est pas non plus un cercle réservé à certains affiliés, occupés à percevoir des subsides attachés à une "normalité" conçue et vécue comme souveraine. Il n'y a pas de carte de membre à acquérir, ni droit d'entrée à acquitter. Ni débiteurs, ni créanciers autorisés à mettre les plus vulnérables en coupe réglée. Ni maîtres ni esclaves. Ni centre ni périphérie. Chacun est héritier de ce que la société a de meilleur et de plus noble. Personne n'a l'apanage de prêter, de donner ou de refuser ce qui appartient à tous. Une société inclusive, c'est une société sans privilèges, exclusivités et exclusions. » Charles Gardou est professeur à l'Université Lumière Lyon 2 et dispense aussi des enseignements à l'Institut de Sciences Politiques de Paris. Il consacre ses travaux anthropologiques à la diversité et aux fragilités humaines. Il a créé et dirige la Collection Connaissances de la diversité aux éditions érès, où il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Fragments sur le handicap et la vulnérabilité ; Pascal, Frida Kahlo et les autres. Quand la vulnérabilité devient force.

  • Le processus éducatif, depuis sa première parution, est devenu une référence pour de nombreux éducateurs en exercice et en formation. Jacques Marpeau y pose les bases d'une compréhension nouvelle de la complexité de « ce qui se passe » dans la démarche éducative, et qui concerne, bien au-delà de la question de la socialisation ou de la construction des savoirs, la structuration de la personne. Comment les éducateurs spécialisés peuvent-ils initier et soutenir ce processus face aux jeunes, et aux moins jeunes, handicapés, en difficulté sociale ou psychologique ? L'auteur dénonce l'idéologie de la maîtrise qui ferait de l'éducateur le maître qui à la fois conduit et libère. Pour lui, au contraire, l'acte éducatif n'a pas pour objet de soigner ni de combler des « manques », il doit créer les conditions pour que le sujet, pris dans les rets d'une situation sans issue, puisse devenir acteur de sa propre vie en s'ouvrant à de nouveaux possibles.

    Dans cette nouvelle édition, Jacques Marpeau met en évidence l'évolution du contexte sociétal des métiers de l'éducation et de l'accompagnement, mais aussi de la formation. Son objectif est de se situer en passeur de repères et de clés de compréhension, pour approcher les cheminements singuliers d'humanisation dans lesquels se déploie le processus éducatif.

  • L'accompagnement d'enfants en difficultés, de personnes âgées, en situation de vulnérabilité (handicap, précarité, etc.) confronte chaque professionnel à une rencontre humaine toujours singulière, dans un contexte à chaque fois particulier et complexe.

    Pierre Bonjour propose de les accompagner à leur tour dans des domaines où ils n'osent pas toujours s'aventurer. L'éthique, la morale, la déontologie, la laïcité sont des « grands mots » qui peuvent rebuter et les acteurs sociaux imaginent parfois qu'ils n'ont, de leur place, rien à en dire. Aujourd'hui pourtant, leur quête de repères et, encore plus, de sens montre qu'il est indispensable de multiplier les outils de compréhension pour mieux respecter la personne, qu'il s'agisse d'un usager, d'un résident, d'un élève ou encore d'un patient.
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    A partir de nombreux travaux théoriques toujours ancrés dans des situations concrètes issues de leur quotidien, l'auteur apporte sa contribution pour aider les professionnels des  secteurs social et médico-social, de l'éducation et de la santé, à répondre aux questions fondamentales : dans le travail social, au nom de quoi agissons-nous et pour qui ? Pourquoi le faisons-nous et comment ?

  • Handicap et mort, ce thème est encore, à double titre, tabou. Pourtant cette question est essentielle, fondamentale. Chaque soignant y est confronté, notamment dans les situations de handicap lourd, de maladie évolutive, dégénérative, dans le travail auprès des sujets en fin de vie, mais aussi partout dans le quotidien des pratiques.

    La question de la mort est envisagée à tous les âges de la vie, et dans des contextes divers. Depuis le deuil périnatal jusqu'à la fin de vie des sujets vieillissants. Depuis la « condamnation à mort » que représentent certains handicaps, certaines maladies génétiques, jusqu'aux handicaps provoqués par des actes suicidaires. Les auteurs parlent de l'approche individuelle, institutionnelle, familiale, groupale, sociétale de la mort. Ils rendent compte de la manière dont le sujet en situation de handicap et son entourage - familial, fraternel, institutionnel - sont convoqués par la question de la mort, réelle, imaginée ou fantasmée.

    Ce livre est issu du 12e séminaire interuniversitaire international sur la clinique du handicap (SIICLHA).

  • « Nous avons l'honneur de vous signifier votre admission au sein de l'établissement. » Cette phrase, adressée chaque année à de nombreux adultes en situation de handicap, marque le début d'une authentique aventure humaine. Loin d'être uniquement celle du futur usager, elle convoque de nombreux enjeux pour ses proches ainsi que pour l'institution elle-même et les professionnels qui y exercent.

    Comment construire une pratique favorisant un accompagnement propice au bien-être et à l'épanouissement de chacun ? Quels sont les écueils d'un système institué visant le délicat équilibre entre individualisation et vie en collectivité ?

    Ces questions constituent le coeur de cet ouvrage qui explore différentes facettes de l'aventure institutionnelle dans ses dimensions tant éthiques que cliniques. L'entrée en institution, le quotidien de la dépendance physique et mentale, les projets de vie, le devenir de chacun, la vie affective et sexuelle, les défis institutionnels... Autant de thématiques dont l'abord permettra de dessiner une démarche concrète de concertation éthique au sein des établissements.  

    Les auteurs, psychologues expérimentés dans l'accompagnement des personnes en situation de handicap et de dépendance, développent une approche intégrative mêlant différents courants de la psychologie contemporaine à des considérations éthiques héritées de la philosophie. L'esprit humaniste de leur démarche vise en premier lieu à favoriser un accompagnement institutionnel respectueux de chaque sujet dans sa singularité.

  • Cet ouvrage est entièrement consacré à la subjectivité de la personne handicapée. Que peut dire la personne handicapée de son expérience singulière, en partant de l'hypothèse que toute personne humaine, aussi démunie soit-elle, a quelque chose à dire de sa position subjective ?
    Encore faut-il l'entendre Peu de publications font place à cette dimension qui implique d'interroger les places respectives du Soi et de l'Autre. Car la question de la subjectivité engage celle de l'identification. Comment s'identifier à une personne qui paraît si différente ?
    Si loin de notre expérience quotidienne et de nos certitudes perceptives, de nos éprouvés corporels ? Bref de nos présupposés inquestionnés ? Qu'avons-nous en commun ? Malgré les conséquences invalidantes et l'impact de la réalité traumatique et traumatisante, les personnes atteintes d'un handicap ont quelque chose à dire et nous avons quelque chose à entendre.

  • Cet ouvrage présente au lecteur un ensemble de points de vue, issus aussi bien de professionnels que d'artistes sur la rencontre entre le monde de l'art et le monde du handicap. Quel est le rôle de l'art et de l'expression artistique dans les lieux de vie et les dispositifs de soins, s'adressant aux personnes en situation de handicap, à tous les âges de la vie ? Comment le handicap apparaît-¬il dans différents domaines artistiques : littérature, arts plastiques, danse, théâtre, cinéma... ? Que nous enseigne l'art des personnes handicapées quant aux processus de création, aussi bien pour les artistes handicapés que pour tous les artistes ? Les pratiques artistiques dans les institutions sont-elles un moyen de modifier les représentations sociales, souvent dévalorisantes et stigmatisantes, suscitées par le handicap ?

  • A travers le récit de l'oeuvre-vie de Robert Schumann, Frida Kahlo, Blaise Pascal, Jean-Jacques Rousseau, Fedor Dostoïevski, Joë Bousquet, Helen Keller et Démosthène, Charles Gardou donne à voir la place de la vulnérabilité dans toute vie et les ressorts nécessaires pour la surmonter. A l'heure où l'on exalte la facticité, où s'affiche la loi de la force avec indécence, il met en lumière, à travers eux et bien d'autres figures, souvent mythifiées, les valeurs oubliées de la fragilité. Il montre que le mépris et l'exclusion naissent de cet oubli. A l'instar de Fragments sur le handicap et la vulnérabilité (érès, 2005), il ouvre à une intelligence de la fragilité et donne à comprendre que l'Homme est d'autant plus fort qu'il se connaît et s'assume vulnérable. Un ouvrage passionnant qui s'adresse à tout un chacun. Charles Gardou, professeur à l'Université Lumière Lyon 2.

  • Cet ouvrage propose un périple anthropologique inédit à l'intérieur même de nos frontières. Du sud au nord de l'Hexagone,  il offre un florilège d'expressions culturelles autour du handicap. En Quercy,  Forez, Gascogne, Aveyron, Poitou, Corse et dans les Alpes, en Bretagne, Beauce, pays d'Othe et Alsace, quelles significations les communautés humaines attribuaient-elles au handicap ? Quelles illusions collectives partageaient-elles face à la blessure, aux « irrégularités » du corps ou de l'esprit ?

    La plongée au coeur de ces « échantillons de civilisations » découvre les profondes racines de notre patrimoine imaginaire, avec son cortège de représentations immémoriales, dont nous discernons, aujourd'hui encore, des empreintes multiples et enchevêtrées.

    Ces trésors anthropologiques, dénichés dans des cultures populaires d'antan, montrent que les représentations du handicap agissent comme un tourbillon qui, de tout temps, emporte la raison.

    Il a rassemblé autour de lui des chercheurs de diverses régions françaises : Jean-Luc Blaise, Fabrice Bertin, Bernard Blethon ; Marie-Françoise Bonicel, René Descazeaux, Charlie Galibert, Michèle Gauthier, Thierry Goguel D'allondans, Yves Jeanne, Aggée Célestin Lomo Myazhiom, Pascale Peretti ; Frederic Reichhart ; Jean Rigouste

  • Aujourd'hui, l'augmentation de la violence des mineurs interroge la capacité des professionnels à relever les défis de l'éducation. Quelles épreuves et quels écueils jalonnent l'accompagnement de ces jeunes ? Quelles approches sont mises en oeuvre pour contenir, déjouer ou dévier leur violence ? Quelles sont les conditions de la réussite éducative ? L'auteur apporte des éléments de réponse en prenant appui sur l'oeuvre de pionniers qui ont su contenir la violence et, avec elle, faire éducation et en donnant à voir les " arts de faire " des praticiens. Au-delà des contingences sociales et historiques, des univers intellectuels et des divergences idéologiques, les conceptions éducatives efficientes ont en commun des éléments structurels qui leur donnent force et cohérence.
    L'auteur montre que dans les situations de violence, la totalité de la conception éducative du professionnel - valeurs, arts de faire et construction du réel - est mobilisée et que seul le travail collectif est en mesure de restaurer l'atteinte identitaire profonde que constitue la confrontation à la violence.

  • Ça bouge dans le monde du handicap ! Avec la loi de 2005, l'intégration des enfants porteurs de handicaps est obligatoire dans les lieux d'accueil (crèches, écoles) proches de leur domicile. Pourtant, en pratique, rares sont ceux qui peuvent profiter de ces dispositions. A la maison Dagobert, cela fait 15 ans qu'un tiers des enfants accueillis présente un handicap quelle qu'en soit la gravité. Dans ce lieu, l'enfant n'a pas à fournir de preuve de son adaptabilité, les parents épuisés peuvent confier leur enfant sans avoir à expliquer, justifier, raconter ; les équipes spécialisées peuvent adresser des enfants sur un simple coup de téléphone, sans dossier à remplir, sans réunions préparatoires. Les auteurs présentent et analysent cette expérience originale, riche d'enseignements applicables dans d'autres institutions, dans d'autres secteurs que la petite enfance. Elles montrent dans quelles conditions cette utopie humaniste peut être réalisable et vécue au quotidien. Une réédition particulièrement actuelle. Cécile Herrou a créé et dirige la halte-garderie La maison Dagobert (1992), le jardin d'enfants L'école Gulliver (1998) et la structure multi-accueil La caverne d'Ali Baba (2006) dans le cadre de l'association pour l'accueil de tous les enfants. Simone Korff-Sausse est psychanalyste.

  • Pour le psychanalyste, le psychologue clinicien, la personne handicapée est avant tout un " sujet ", et les questions relatives à la sexualité, à la filiation, à la temporalité, ou encore à la parentalité se posent pour elle, comme pour tout autre sujet. Malgré ses déficiences, cet " autre " reste un être pensant et induit des mouvements contre-transférentiels réellement originaux sur lesquels il est nécessaire de se pencher. Les réflexions théoriques, cliniques et épistémologiques menées dans ce livre ouvrent sur des questionnements et des propositions concernant les dispositifs de soin qui favoriseraient le travail de la pensée permettant pour tous une subjectivation singulière et aussi groupale de l'atteinte au corps, ceci à toutes les étapes de la vie des sujets.

  • L'éducation inclusive est une notion qui interroge. Mondialisée au cours des années 1990, elle est pourtant aujourd'hui encore émergente au plan des politiques publiques en France, notamment avec la création récente du CAPPEI (Certificat aux pratiques professionnelles à l'éducation inclusive). Quels sont les enjeux de son déploiement ?

    L'éducation inclusive est un processus d'ouverture à la diversité culturelle par l'éducation qui concerne la sphère scolaire mais également d'autres secteurs de la vie publique (santé, politique, justice...). L'auteur en éclaire les problématiques fondamentales à partir d'exemples singuliers. De niveau scientifique et à l'écoute de l'expérience internationale, l'ouvrage constitue un outil pour la formation professionnelle initiale et continue des enseignants, amenés à devenir de véritables interprètes de la diversité culturelle et à orchestrer le difficile accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers. Avec des convictions fortes, étayées sur la recherche, Magdalena Kohout-Diaz y défend le droit de tous à une éducation de qualité, pour en finir avec toute forme de discrimination scolaire et favoriser la cohésion sociale.

  • L'auteur se refuse à considérer les personnes avec handicap comme ayant une sexualité elle-même handicapée. Dans un objectif de bientraitance, ce livre est un engagement personnel et professionnel contre les violences qui entourent trop souvent la sexualité dans les institutions. La vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap ou de vulnérabilité pose, dans notre pays, un problème de maltraitance quasi généralisé. Une maltraitance active ou « en creux » surtout quand les personnes doivent vivre en institution. Les professionnels de l'accompagnement sont le plus souvent gênés dans leur action dès que cette question surgit. Cet ouvrage se veut un guide pour comprendre ce qui vient faire frein à cette reconnaissance et propose un soutien pratique, méthodologique et éthique pour tous ceux qui ont le désir et la volonté de ne pas en rester là.

  • Au coeur des débats actuels concernant les personnes en situation de handicap, la parole leur est donnée concernant l'amour et la sexualité. En écho, des chercheurs venus d'horizons divers prolongent la réflexion. La reconnaissance des personnes en situation de handicap se heurte encore à de nombreux écueils. Ainsi en est-il de leur droit à l'intimité et de leur accès à une vie amoureuse et sexuelle en toute liberté. Dans cet ouvrage, elles disent leurs aspirations et leurs espoirs et témoignent des entraves qui, constamment, y font obstacle. En écho, des sociologues, anthropologues, philosophes, sexologues, théologiens et des professionnels engagés dans leur accompagnement éclairent les déterminants culturels, sociaux et situationnels qui, sous couvert de leur dépendance à autrui pour les gestes de la vie quotidienne, invalident leur autonomie. Ces réflexions ouvrent des pistes de compréhension et d'action pour que leurs constants efforts pour exister en dignité ne restent pas lettre morte.

  • En définissant le handicap comme une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, la loi française du 11 février 2005 rapproche les secteurs de la pédopsychiatrie et du médico-social : un bilan des connaissances, des tensions et des enjeux qui mobilisent actuellement professionnels et chercheurs de ces secteurs. Les auteurs conceptualisent les liens qui existent entre les champs du handicap et de la psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent, en fonction de l'état des connaissances sur le sujet et en les mettant en perspective avec les nouvelles considérations sociales et législatives, y compris dans leurs dimensions économiques. Ce livre situe dans leur contexte les questions actuelles et les discute au regard des apports de la psychologie, de la psychopathologie, des neurosciences, de la sociologie, de l'anthropologie et plus généralement des sciences de l'éducation et des sciences humaines et sociales.

  • Le handicap est interrogé par la culture, tout comme il interroge la culture de manière spécifique. Comment la culture influence-t-elle les pratiques de soin, d'accompagnement et de traitement des situations de handicap, pour le sujet et le groupe familial ? Le traumatisme que génère le handicap affecte les liens aux autres, et plus particulièrement les liens entre enfants de la famille et entre les enfants et chacun des parents. Dans ces situations, la culture offre au sujet une manière de penser, de rêver, de fantasmer à propos des multiples expressions de la vulnérabilité humaine que représente le handicap. Elle propose ou impose un cadre pour affronter la réalité des pathologies et ses conséquences. Elle peut favoriser l'inclusion comme l'exclusion de la famille et du groupe social, favoriser ou entraver le travail de pensée de chacun des membres de la famille individuellement et collectivement. Ce livre propose des clefs pour comprendre les processus qui donnent à la culture tantôt des fonctions protectrices, tantôt aliénantes et traumatiques face au handicap d'un membre de la famille.

  • Le handicap force la philosophie à repenser ce qu'est un homme. Platon demandait « si la vie valait la peine d'être vécue avec un corps en loques et en ruines ». Il nous parlait ainsi d'une société qui n'était pas prête à envisager la situation de handicap. Mais la philosophie n'est pas un savoir mort. C'est une pratique sans cesse à réactiver. Bertrand Quentin ne se contente pas de donner la parole aux grands philosophes de l'histoire, il se risque à proposer de nouveaux concepts (« l'empathie égocentrée », les « compensations inopportunes », etc.) et à poser des questions gênantes : la personne qui ne pense pas est-elle un humain ? La médecine a-t-elle à résoudre les problèmes posés par le handicap ? Pourquoi avons-nous davantage peur de la ressemblance avec la personne handicapée que de sa différence ?

  • Sous prétexte d'aide, d'accompagnement, d'intégration, de soin, les pratiques sociales et les liens aux sujets en situation de handicap peuvent être porteurs de violences non seulement manifestes mais souvent clandestines. Comme dans toutes les relations humaines, la violence est mobilisée dans tous les liens autour des sujets atteints par le handicap. En quoi celle-ci est-elle inévitable, voire aux fondements des liens ? Quelle est la part inutile, évitable, désorganisatrice de la violence ?

  • Cet ouvrage unique en son genre propose un panorama complet de la façon dont les Sourds - dont l'auteur professeur de culture sourde à l'université fait partie - se perçoivent et sont perçus, dans une perspective culturelle.

    Dans une approche très pédagogique, Thomas Holcomb présente la culture sourde qui est la sienne, d'une manière personnelle et vivante. Il expose les traits caractéristiques d'une culture qui sert de ciment à une population fière de ses valeurs et de son identité. Être Sourd est ici envisagé en termes positifs, loin des stéréotypes et des représentations sociales ou individuelles déficitaires. Conçu comme un manuel universitaire, l'ouvrage s'appuie sur des observations et des anecdotes qui rendent la lecture vivante et attrayante pour les Sourds et passionnante pour les entendants amenés à découvrir cette culture avec sa langue, ses règles et ses codes en vigueur dans les interactions sociales, ses traditions, ses normes collectives, la littérature et l'art sourds...

  • Cet ouvrage rend compte du 4e séminaire interuniversitaire sur la clinique du handicap, où se retrouvent annuellement, de plus en plus nombreux, chercheurs et professionnels désireux de confronter leurs expériences relatives au handicap. Autour de la thématique de l'identité sexuelle dans les contextes de handicap seront abordées dans ce nouveau volume les questions relatives à la construction identitaire, à la place de la sexualité, à la parentalité.

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