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  • Le CNAEMO - mouvement militant dans le champ de la protection de l'enfance depuis quarante ans - a placé au centre de ses engagements l'action et la réflexion pluridisciplinaires autour de l'intérêt supérieur de l'enfant, de son épanouissement comme de ses besoins fondamentaux. Si nos sociétés contemporaines s'adaptent diversement à l'évolution des familles, notamment pour le « droit à l'enfant », un constat s'impose : l'enfant est aujourd'hui pris en compte et accompagné par des tiers multiples selon les difficultés qui jalonnent son parcours de vie.
    Famille, parenté et parentalité(s) se conjuguent ainsi et les expériences comme les controverses se déploient. Les auteurs - chercheurs de différentes disciplines et professionnels du terrain de la protection de l'enfance - partagent leurs questionnements et analysent les distinctions, les enjeux et les traductions de parentalité(s) plurielles, toujours dans un « après » et dans un « devenir » encore possible après la crise sanitaire planétaire qui a tant impacté nos vies, communes et relationnelles, à tous les âges de la vie.

  • Le concept d'inclusion, valorisé par les politiques publiques, vient questionner les pratiques professionnelles en protection de l'enfance qui sont mises en oeuvre dans les territoires.

    Cette nouvelle injonction s'adresse-t-elle aux individus sommés de « s'inclure » voire de devenir « conformes » dans une société qui, par ailleurs, ne se montre peut-être pas si ouverte et hospitalière que cela ? Donne-t-elle au contraire l'opportunité d'élargir le regard sur la famille et son environnement dans l'optique d'une prise en compte globale de celle-ci, à un moment où les directives imposent de recentrer l'accompagnement sur l'enfant ? Existe-t-il un risque de dilution des missions de la protection de l'enfance ou est-ce l'occasion pour l'assistance éducative en milieu ouvert de « s'inclure » dans les politiques publiques et de peser sur le milieu de vie des familles ?

    Dans cette réflexion pluridisciplinaire, les auteurs décryptent les enjeux de la préoccupation d'inclusion sociale des enfants et des familles sur leur territoire. Ils envisagent les freins à lever et les leviers à actionner pour construire collectivement des accompagnements inclusifs dans une société moins cloisonnée.

  • Des enfants et des adolescents aux comportements difficiles mettent à mal les dynamiques groupales, s'esquivent des prises en charges individuelles, épuisent les adultes, s'agrippent à l'agir et à la transgression dans des processus d'exclusion qui n'en finissent pas de se répéter. Auprès d'eux, des équipes éducatives s'interrogent sur le bien-fondé de leur action. En écho, les institutions qui les accueillent se trouvent déstabilisées et sont à la recherche de réponses pertinentes.

    Dans une sorte de laboratoire des pratiques, des professionnels, éducateurs, psychiatre, responsables institutionnels, formateurs ont mis en commun, pendant six années, leurs expériences et leurs recherches. Cet ouvrage restitue la formulation d'une pensée et d'une théorie de la pratique éducative, élaborée à plusieurs, qui se révèle essentielle dans le processus de maturation et d'humanisation de ces sujets en devenir et s'inscrit dans une dynamique réactualisée des fondements institutionnels.

    En effet, la nécessaire adaptation des institutions et de leur mode de fonctionnement aux problématiques de ces jeunes est un défi en termes de management pour les équipes de direction qui doivent conjointement gérer les procédures et protocoles, animer des temps d'élaboration clinique mais aussi ouvrir de nouveaux espaces de créativité et d'espoir.

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    Confrontées aux troubles psychosociaux des jeunes dont la courte histoire de vie est pleine de violences subies  ou commises, et aussi aux incessantes transformations dans le fonctionnement des institutions, les équipes éducatives des ITEP (instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques) sont envahies par les doutes quant à la pertinence de leurs actions et la pérennité de leur outil de travail.

    Le savoir théorique ne vient pas donner un surplus de légitimité aux professionnels mais il constitue un effort réflexif à mener au quotidien pour se distancier de la sidération morbide qu'exercent les agirs destructeurs et plus généralement, l'expression symptomatique de la négativité. Ce savoir est ici conjugué aux pratiques professionnelles pour tenter d'appréhender les problématiques institutionnelles qui, en écho à celles des jeunes, sont l'expression de profondes tensions dans le tissu psychosocial global de notre société.

    Sans éluder les réelles difficultés rencontrées, les auteurs font la preuve des ressources existantes et de la créativité des équipes dans le domaine de l'accueil des jeunes en ITEP. Ils montrent que les apparentes impasses du dispositif sont en réalité des opportunités offertes pour réinventer son cadre théorico-pratique.

    Mise en vente le 12 mars 2015.

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    Confrontées aux troubles psychosociaux des jeunes dont la courte histoire de vie est pleine de violences subies  ou commises, et aussi aux incessantes transformations dans le fonctionnement des institutions, les équipes éducatives des ITEP (instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques) sont envahies par les doutes quant à la pertinence de leurs actions et la pérennité de leur outil de travail.

    Le savoir théorique ne vient pas donner un surplus de légitimité aux professionnels mais il constitue un effort réflexif à mener au quotidien pour se distancier de la sidération morbide qu'exercent les agirs destructeurs et plus généralement, l'expression symptomatique de la négativité. Ce savoir est ici conjugué aux pratiques professionnelles pour tenter d'appréhender les problématiques institutionnelles qui, en écho à celles des jeunes, sont l'expression de profondes tensions dans le tissu psychosocial global de notre société.

    Sans éluder les réelles difficultés rencontrées, les auteurs font la preuve des ressources existantes et de la créativité des équipes dans le domaine de l'accueil des jeunes en ITEP. Ils montrent que les apparentes impasses du dispositif sont en réalité des opportunités offertes pour réinventer son cadre théorico-pratique.

    Mise en vente le 12 mars 2015.

  • Fruit d'un travail collectif, cet ouvrage témoigne d'une expérience de psychothérapie institutionnelle dans un hôpital de jour accueillant des enfants de 0 à 13 ans. Les auteurs, membres de l'équipe pluridisciplinaire y développent les bases de leur action thérapeutique et les dispositifs mis en place. L'équipe du KaPP propose une approche originale de la souffrance de l'enfant. Plutôt que de prétendre à une théorie générale qui aurait pour intention de définir et d'arrêter la réalité de l'enfant à quelques idées fixes, elle s'attelle à rejouer sans cesse son savoir et son expérience. Dans le quotidien, l'anecdotique, le fugace, elle croise les regards de l'ensemble de ses membres pour approcher la singularité de chaque enfant. Philippe Kinoo est pédopsychiatre au KaPP, hôpital pédopsychiatrique, Cliniques universitaires Saint-Luc - UCL (Bruxelles).  

  • Préface de Bernard Penot, ancien interne des hôpitaux de Paris, membre titulaire de la Société Psychanalytique de Paris, médecin-directeur du Cerep-Montsouris (Paris XIVème).

    Les auteurs de ce livre retracent les fils qui guident leurs pratiques dans le champ de la psychothérapie des psychoses au sein du Chien Vert , un Service de santé mentale dont la pratique s'inscrit dans le champ de la psychiatrie ambulatoire. Ils expliquent comment ils essayent de se tenir au plus près de l'expérience psychotique pour en saisir les mouvements annulés, les retraits angoissés, les paniques morcelantes, les rages dissolvantes et comment par cette saisie un processus, lentement, se construit avec la famille, les parents, l'entourage, les autres intervenants. Ils montrent également combien les acquis d'expérience s'effritent, les théories sont mises à mal, l'éprouvé d'impuissance est toujours au rendez-vous et la confusion incontournable. L'élaboration commune en équipe est alors un allié précieux comme est précieuse la sédimentation théorique qu'elle produit.

    Docteur en psychologie (Université catholique de Louvain), Lina Balestriere est présidente de l'Ecole belge de psychanalyse. Elle est membre de l'Interassociatif européen de psychanalyse. Elle codirige le service de santé mentale Le Chien Vert à Bruxelles (Service de psychiatrie UCL) et est formatrice au Centre de formation aux cliniques psychanalytiques (UCL). Elle exerce à Bruxelles.

  • Cet ouvrage ouvre les portes des ESAT engagés dans le projet innovant européen Equal « Différent et compétent » et livre le fruit de leurs expériences. Il traite des problématiques actuelles du secteur du handicap et du travail protégé qui rejoignent les travaux en sociologie, philosophie politique, anthropologie, sciences de l'éducation, sur la reconnaissance, la formation tout au long de la vie, l'évolution des rapports au travail et la société éducative. La démarche de reconnaissance des compétences des travailleuses et travailleurs han-dicapés porté par le projet Européen Equal « Différent et compétent » et quelques directions d'établissement et structures d'aide par le travail (ESAT) de Bretagne dès 2002, puis soutenu par le décret de mai 2009 sur la « reconnaissance des savoirs professionnels » semble s'inscrire dans un profond mouvement de défi sociétal. Cet ouvrage présente la Reconnaissance de acquis de l'expérience (RAE) comme une alternative possible complé-mentaire à la loi sur la Validation des acquis de l'expérience (VAE 2002) qui tend à s'essouffler. La dynamique de RAE s'ancre dans une dimension collective, agissant sur les organisations du travail, par opposition à la VAE le plus souvent développée à l'initiative du salarié, dans une démarche individuelle. Patrice Leguy, docteur en sciences de l'éducation et de la formation, est chef de projet du pôle Ressource et recherche en travail social de la région Centre. Il a publié Travailleurs handicapés : reconnaître leur expérience (érès, 2007). Cet ouvrage en constitue le prolongement.

  • Un projet innovant, impliquant 24 ESAT bretons, des entreprises privées, 500 travailleurs handicapés engagés dans des parcours qualifiants dans différents métiers, articule objectifs économiques, formation, intégration, reconnaissance des compétences grâce à la loi 2002 sur la validation des acquis de l'expérience, et développement personnel : une expérimentation réussie dans le champ médico-social et dans celui de la formation des adultes qui peut augurer d'un possible transfert dans d'autres secteurs. Docteur en sciences de l'éducation, Patrice Leguy est enseignant à l'université de Tours, chercheur au laboratoire Dynadiv.

  • Un point actuel sur les expériences des communautés thérapeutiques au Québec, en France, en Belgique et en Suisse qui, en se référant à la psychothérapie institutionnelle, accueillent des personnes psychotiques.

    Les communautés thérapeutiques existent depuis les années 1940. Destinées à modifier les hôpitaux asilaires du milieu du siècle, elles ont ensuite quitté ces lieux pour offrir de nouvelles approches aux patients psychotiques dans la communauté. Souvent installées dans de petites structures (maisons), elles ont approfondi différentes approches psychodynamiques susceptibles de répondre aux besoins de personnes stabilisées, mais insatisfaites de leur qualité de vie, ou en crise. Malgré les philosophies de soins et les modalités d'intervention actuelles qui reposent sur l'approche bio-sociale, les communautés thérapeutiques pour psychotiques ont persisté dans leur démarche et n'ont pas perdu leur pertinence. Elles suscitent d'ailleurs de plus en plus d'intérêt, en particulier dans le monde anglophone.

     

  • Accessible à toute personne que l'abord de la folie intéresse, ce livre est le récit d'une expérience de communauté thérapeutique (pour adultes le plus souvent psychotiques), s'inspirant de quelques principes essentiels de la psychothérapie institutionnelle. Il vise à en défendre la pertinence et l'actualité, à contre-courant de la psychiatrie actuelle, dominée par le savoir de la biologie et des techniques comportementales et cognitivistes. Sans récuser l'apport du savoir scientifique quand il est rigoureux, ce témoignage fait valoir que toute approche de la folie est vaine si elle ne donne pas réellement, c'est-à-dire au sein même du dispositif de soins, une place à d'autres dimensions humaines telles que l'incomplétude, le temps, la parole, l'inattendu, l'angoisse, le risque, la responsabilité, certaines transgressions...
    Licencié en droit et en criminologie, François de Coninck mène des travaux de recherche et d'écriture, en particulier dans les territoires d'outre-langue.

  • « Ne dites pas à ma mère que je suis éducateur technique spécialisé, elle croit que j'enseigne la menuiserie ! » Relativement peu nombreux par rapport aux autres travailleurs sociaux, les éducateurs techniques spécialisés exercent une profession méconnue, créée officiellement en 1976, mais qui a dû attendre novembre 2005 pour qu'un diplôme d'État reconnaisse leurs compétences. Ayant exercé un métier manuel en entreprise ou dans l'artisanat, les éducateurs techniques spécialisés occupent une place originale à l'interface entre le monde ordinaire du travail et celui de l'éducation spécialisée. Ils y jouent ce rôle de passeurs dont on sait combien il est tout à la fois indispensable et difficile à tenir, car il impose la prise en compte et la mise en synergie de plusieurs réalités complexes et mouvantes. Cet ouvrage, qui reprend en l'actualisant un numéro de la revue Empan largement plébiscité depuis sa sortie en 2002, donne à voir la spécificité et l'originalité de ces professionnels qui se consacrent aux jeunes et aux adultes en difficulté en mettant à leur service leurs savoirs techniques dans un souci de transmission des valeurs essentielles à toute vie professionnelle et sociale. Manuel Sanz, formateur à l'Institut régional de formation aux carrières éducatives et sociales (Institut Saint-Simon, Toulouse), responsable du centre d'activité Educateurs techniques spécialisés, moniteurs d'ateliers. Paule Sanchou est ingénieur de recherche (université Toulouse-Le Mirail). Mise en vente le 8 février 2007

  • Les accompagnements de milieu ouvert, qu'ils soient administratifs (aide éducative à domicile AED) ou judiciaires (action éducative en milieu ouvert AEMO), visent avant tout à s'assurer du bon développement de l'enfant et à accompagner les parents, afin d'éviter autant que possible son placement.

    Même si, et les textes de lois le réaffirment, ce sont bien les difficultés particulières de l'enfant liées à des comportements parentaux insuffisants ou inadaptés au regard de ses besoins qui nécessitent les mesures de protection, les interventions éducatives menées au domicile sont, très majoritairement, à destination de familles dites « pauvres ». Si l'affirmation d'une corrélation entre pauvreté des parents et décision de protection de l'enfance n'est pas nouvelle, elle ne reste pas moins dérangeante et source d'interrogation : les difficultés éducatives seraient-elles favorisées par la précarité sociale des parents ? La pauvreté des parents et le regard porté sur leur mode de vie justifieraient-ils l'intervention éducative, dans l'objectif d'un contrôle social ? S'agit-il d'une question de repérage des difficultés, les services sociaux s'adressant historiquement à des publics en difficultés ?

    A l'initiative du CNAEMO, les auteurs s'attachent à cerner les enjeux theoriques mais aussi politiques, philosophiques autant que cliniques et pratiques des interventions sociales et éducatives au domicile.

    Créé en 1981, le CNAEMO (Carrefour national de l'action éducative en milieu ouvert), composé de professionnels, personnes physiques, associations et personnes morales, est une structure de rencontre, de liaison, d'étude et de recherche ainsi qu'une instance d'interpellation et de confrontation des personnes et des institutions du champ social.

  • Cet ouvrage sur la fonction d'aide médico-psychologique rend compte de l'ambition d'un métier : prendre soin au quotidien. Son objectif est de redonner toute leur place à ces professionnels qui, dans le partage du quotidien des personnes accueillies, contribuent à créer des lieux de vie, de rencontre, de transmission et d'engagement. Professionnels, résidents, formateurs, psychologues témoignent de l'importance de cet accompagnement sensible et humain au coeur de l'intimité des personnes les plus vulnérables.

  • Créés en 1996, les CER ont pour objectif d'offrir des séjours de rupture et une alternative éducative à l'incarcération des mineurs. Comment ces dispositifs innovants ont-ils vu le jour ? Qu'en est-il dix ans plus tard, dans un contexte sociale différent qui stigmatise « la jeunesse délinquante » ? Des chercheurs, des professionnels engagés dans les CER, des acteurs de la prévention spécialisée apportent analyses et témoignages et proposent un autre regard, politique et social, sur la jeunesse d'aujourd'hui. Rémy Puyuelo est pédopsychiatre, psychanalyste, rédacteur en chef de la revue Empan ; Denis Turrel a été directeur de l'Institut régional de formation aux carrières éducatives et sociales (IRFCES Saint-Simon ,Toulouse).

  • Préface d'Axel Kahn C'est un livre novateur sur la manière de travailler ensemble au sein d'équipes pluridisciplinaires dans le champ médico-psychosocial. Tout en assumant la complexité des situations, cette démarche prend en compte la diversité des diagnostics sans dénaturer leur singularité. Le traitement et l'accompagnement des personnes vulnérables (handicapées, atteintes de maladies chroniques, en état de dépendance ou socialement marginalisées) nécessitent les soins de services différents (médicaux, psychologiques ou sociaux), en principe complémentaires. L'expérience montre combien ces acteurs peinent à réaliser un ensemble cohérent qui préserve la spécificité de chacun. Cet essai dessine les bases d'une clinique en partenariat. Il présente un cheminement inédit qui assume les différences irréductibles des diverses disciplines mais dégage un point de convergence ouvert à un espace de rencontre. Nourrie des travaux de Georges Devereux, Edgar Morin et Bruno Latour, cette étude est une invitation à repenser la pluridisciplinarité.

  • L'apparition de la logique managériale dans le secteur de la santé, du médicosocial et du social peut être considérée comme une rupture épistémologique. Elle s'est imposée dans un champ où l'humain est au centre de l'intervention et où la question du sens des pratiques est menacée de dissolution. Mais elle a aussi permis, paradoxalement, des effets d'ouverture, de relance de l'innovation, de redéfinition des missions et du bon usage des ressources en fonction des orientations institutionnelles.

    L'ouvrage met à jour les principales lignes d'opposition entre préoccupations cliniques et managériales : la tentation totalitaire d'un discours managérial se posant en référence dominante et, inversement, sa réduction à la position de mauvais objet par les professionnels du secteur médicosocial, le risque de voir la clinique se poser en victime et donc en bon objet sacrifié, ce qui évite ainsi aux cliniciens de soumettre leurs pratiques à une analyse critique.

    Il s'agit aujourd'hui de construire des logiques corrélatives plutôt qu'exclusives qui reconnaissent les héritages et les légitimités historiques tout en tenant compte des évolutions sur le terrain. Chercheurs, praticiens et personnes qui assument des fonctionsde management en articulation avec des pratiques cliniques proposent une réflexion ouverte qui reflète diverses positions parfois contradictoires, l'objectif étant d'aider le lecteur à fabriquer les outils d'une transition sans renier ses valeurs professionnelles et sans dénier la nécessité de leur transposition dans un monde devenu autre.

    Mise en vente le 22 février 2013

  • Travailler en institution est à la fois passionnant et difficile. Comment le dispositif permet-il l'articulation des professionnels entre eux pour rester à l'écoute des usagers ? Quelle définition des fonctions et des rôles, et plus particulièrement ceux de direction ? Les équipes de professionnels rassemblés autour de projets éducatifs, soignants ou socioculturels, sont en peine, aujourd'hui, pour ajuster le modèle d'organisation de leurs actions. Comment exercer une forme d'autorité qui conjugue à la fois l'autonomie dont chacun a besoin pour exercer sa compétence, et la nécessaire confrontation des différents points de vue, constitutive de situations envisagées dans leur complexité ? Cette question est au centre de ce manuel concis qui allie les références théoriques et cliniques pour nourrir les pistes d'action. Christine Vander Borght est psychologue et psychothérapeute systémicienne, membre du groupe Institutions au centre de santé mentale Chapelle-aux-champs (Bruxelles). Muriel Meynckens-Fourez est pédopsychiatre, systémicienne, directrice médicale à Feux-Follets, hôpital psychiatrique, responsable du groupe Institutions et du CEFORES (Centre de formation et de recherche en systémique) au centre de santé mentale Chapelle-aux-champs (Bruxelles).

  • A travers un exemple précis de traitement d'une crise sociale (l'explosion de l'usine AZF à Toulouse), l'auteur interroge les enjeux de la place tenue par les travailleurs sociaux aujourd'hui dans les institutions publiques. Quelles sont les conditions réelles de l'efficacité des pratiques en organisation dans les métiers du social au regard des impératifs de l'urgence ? Quelles leçons a-t-on tirées des expériences innovantes menées pendant la crise ? Comment l'organisation « travaille-t-elle » les professions et les pratiques dans le social, au regard des transformations gestionnaires à l'oeuvre dans les fonctionnements quotidiens des institutions chargées de la mise en oeuvre des politiques publiques d'action sociale ? Corinne Saint-Martin est maître de conférences en sociologie à l'université de Toulouse II Le-Mirail, où elle a effectué une thèse sur le milieu professionnel des assistant(e)s de service social (1994) et publié un ouvrage sur le sujet (1999). Une partie de ses travaux porte actuellement sur la précarisation du travail. Elle est membre du Centre d'étude et de recherche Travail, organisation, pouvoir (CERTOP - UMR 5044) et exerce une partie de son activité au service de la formation continue de l'université dans le secteur du travail social.

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