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  • L'augmentation de la monoparentalité va de pair avec une précarisation accrue des femmes élevant seules leurs enfants. Cet ouvrage apporte une réponse croisée (sociale et psychologique) aux nombreuses questions que pose cette tendance aussi bien aux analystes des processus sociaux et psychologiques qu'aux intervenants du social. Cet ouvrage a reçu le prix de la Fondation Mustela en 2004. Gérard Neyrand, sociologue (Aix-en-Provence), est professeur à l'université Paul Sabatier de Toulouse. Il s'intéresse aux questions touchant à l'après-séparation, la parentalité, la petite enfance. Patricia Rossi, psychologue clinicienne, psychanalyste (Marseille), participe à la conception et à la réalisation de dispositifs dans la cité, relatifs à la parentalité et à la lutte contre l'exclusion sociale. Mise en vente le 30 août 2007

  • Que signifie protéger pour les institutions ? Que signifie être protégé pour un enfant placé ? À partir d'une quarantaine d'entretiens individuels et collectifs et de 350 dossiers de l'Aide sociale à l'enfance, l'auteur tente de répondre à ces questions en analysant les parcours de prise en charge dans le cadre de placements (enfants placés, déplacés, replacés). Dans ce livre attachant, l'auteur nous plonge dans un univers peu connu, celui des parcours d'enfants placés par l'aide sociale à l'enfance. Cette situation n'est pas rare en France puisque chaque année 140 000 enfants font l'objet d'une mesure de placement. Construit autour de récits recueillis auprès des familles d'origine, des familles d'accueil, des profes-sionnels de l'enfance (juges, travailleurs so-ciaux...) et surtout des enfants et adolescents concernés, cet ouvrage restitue la parole et la dignité de ceux qui sont l'objet de ces mesures. Émilie Potin est docteure en sociologie, ingénieure de recherche à l'université de Bretagne occidentale à Brest, membre de l'Atelier de recherche sociologique.

  • Les intervenants du champ médico-social auprès des enfants et des adolescents en difficulté savent que les enfants de migrants constituent une part importante de la population concernée. De cette réalité, générant parfois incompréhension et sentiment d'impuissance, la question culturelle surgit, mais aussi la tentation d'y répondre comme à un phénomène sociologiquement limité et concernant les seuls migrants. Les auteurs de cet ouvrage, dans un paradoxe apparent, contribuent à élargir l'horizon de cette question, mais aussi à la porter au plus intime de chacun. Ils ouvrent des pistes concrètes et des repères pour outiller ces acteurs, désamorcer les crises et renforcer les postures, faisant dialoguer positivement identité et altérité dans les pratiques quotidiennes aussi bien éducatives, que sanitaires ou judiciaires. L'exigence éthique seule paraît en mesure de fonder une approche des phénomènes culturels débarrassée du naturalisme ethnologique, comme de conférer une efficacité véritable à des initiatives qui sans elle ne sauraient relever que d'une technicisation du social. Cet ouvrage a été constitué à partir des travaux du DERPAD (Dispositif public au service des professionnels de l'enfance et de l'adolescence en difficulté) et de ceux de l'association REGARDS (Repenser et gérer l'altérité afin de refonder la démocratie et les solidarités). Stéphane Tessier est médecin de santé publique.

  • Comment vivrons-nous « chez nous » quand nous serons nombreux à entrer dans le grand âge ? Cet ouvrage explore les manières d'habiter des personnes vieillissantes, leurs souhaits, leurs difficultés et fait part d'expériences innovantes pour la réalisation d'un cadre de vie adéquat. Les définitions du « chez-soi » sont multiples : entre les « chez soi » de toujours, construits dans son histoire personnelle et familiale, les mobilités et les diverses résidences, les choix entre rester ou partir, les déménagements ailleurs ou chez l'autre, la rupture vers la maison de retraite puis les débats sur les nouveaux lieux du vieillir et les alternatives possibles entre domicile et hébergement collectif. Une question centrale les traverse : comment préserver son sentiment d'exister, sa place dans l'espace environnant et au milieu des autres, comment continuer à être reconnu jusqu'au bout de la vie quand la fragilité survient ?

  • Avec en toile de fond la question cruciale posée par la demande d'euthanasie, cet ouvrage propose ici une réflexion laïque sur la question du sens en fin de vie. L'auteur s' attache à la recherche de pistes pratiques (relecture de la vie, contrat soignant soigné, recherche de tâches signifiantes) pour ouvrir un espace de cheminement en fin de vie, en repositionnant le malade en tant que sujet de sa vie et de sa mort au coeur du processus de soin. Cette place centrale accordée au patient s'intègre dans l'approche globale défendue par le mouvement des soins palliatifs et constitue, au sein d'une médecine contemporaine dominée par la toute puissance technique, un enjeu éthique majeur. Bénédicte Echard est médecin homéopathe à Toulouse. Elle a travaillé pour Médecins sans frontières en Côte d'Ivoire et au Cambodge (prise en charge du VIH).

  • Cet ouvrage collectif ouvre une réflexion non seulement sur la mort elle-même mais aussi sur les circonstances en amont (accompagnement des mourants, soins palliatifs, question du sens de la vie/de la mort...) et en aval (travail de deuil, place des religions/finitude, l'acceptation de la mort par les équipes soignantes et/ou médico-sociales, etc.). Occultée, dissimulée, refoulée, la mort est devenue dans nos sociétés industrialisées, synonyme de solitude voire de non-accompagnement. Mais les causes sociales et culturelles ne suffisent pas à expliquer la solitude de bien des mourants. Il faut également analyser nos résistances inconscientes pour tenter de comprendre nos fuites et nos dérobades. Il n'est pas uniquement question de domestiquer, d'apprivoiser voire de converser avec la mort mais il s'agit surtout d'humaniser et de dédramatiser le mourir, de lui rendre une dimension humaine totalement oubliée et laissée pour compte dans l'ère de l'industrialisation et de la technologie que nous vivons. 

  • Depuis deux décennies, la maladie d'Alzheimer en France suscite des inquiétudes multiples, mobilise les politiques et renouvelle les pratiques professionnelles : diagnostic, accompagnement, équipes spécialisées... S'appuyant sur une enquête sociologique approfondie, Aude Béliard propose un pas de côté par rapport aux représentations communes. Elle révèle des différenciations sociales, peu visibles dans les discours publics et pourtant bien réelles. L'écriture, proche du terrain, livre des observations, des récits, fait entendre la voix des acteurs. L'enquête donne directement accès à deux univers : celui des relations familiales bouleversées par la maladie - où le lecteur croisera peut-être des scènes familières - et celui des consultations hospitalières - où il comprendra le travail et l'engagement des soignants, mais aussi leur perplexité face aux situations complexes des patients et de leurs proches.

    En décalage par rapport aux discours publics et aux idées reçues, l'auteure montre que l'expérience vécue de la maladie d'Alzheimer est sociale parce qu'elle est déterminée par les cadres collectifs, les mots, les manières de penser et de faire qui ont été construits autour de cette maladie dans nos sociétés. Sociale également parce tous les malades et toutes les familles ne la vivent pas de la même manière.

  • Au moment où les décideurs locaux ont la responsabilité de penser l'accompagnement des personnes âgées d'aujourd'hui et de demain, ce premier ouvrage méthodologique guide les élus dans l'élaboration de leur projet gérontologique territorial. Celui-ci constitue un vrai défi en termes de logement, de santé, d'accompagnement des personnes dépendantes, de solidarités, d'image, de sens de la vie..., qu'ils vont devoir relever pour faire face au vieillissement de la population. Les auteurs proposent ici des pistes de réflexion opérationnelles pour les aider à penser ce projet, à le formaliser, à le mettre en oeuvre et à l'évaluer. Diplômé en gérontologie sociale de l'université Paris 12 et de l'IEP de Paris, Franck Jahan est consultant en gérontologie. Diplômé en droit, titulaire d'un master en management des entreprises du secteur de la Santé, Matthieu Leclair est consultant en gérontologie.

  • Faire l'éloge de l'insuffisance est une autre manière de dire la nécessaire interdépendance des membres de la société et de mettre en évidence les forces insoupçonnées que recèle la vulnérabilité.

    N'est-ce pas l'insuffisance constitutive de l'être humain qui, en se revendiquant comme telle, permet de fonder le lien social comme une nécessité réciproque de vivre et de travailler ensemble ? Les configurations sociales de vulnérabilité qui concernent les « perdus de vue » de la République sociale - jeunes incasables, familles avec un enfant autiste ou polyhandicapé, un adulte handicapé, ou des parents malades d'Alzheimer - mobilisent des compétences et des savoir-faire le plus souvent ignorés de tous, qui permettent de remplacer pour un temps toutes les aides prévues par le système de protections sociales habituelles.

  • La philosophie, la psychiatrie, la médecine, la psychologie des ruptures, la sociologie sont ici mobilisées pour une approche humaniste de la souffrance, générée par les situations de grande vulnérabilité (handicap, avancée en âge). Des chercheurs, des enseignants et des auteurs investis sur le terrain réfléchissent à « ce qui reste à faire quand il n'y a plus rien à faire » auprès des personnes vieillissantes, de ceux qui prennent soin d'elles, professionnels et aidants rencontrant au quotidien les affres du corps et de l'âme d'autrui.

    Si la douleur est souvent traitée à l'aide de soins techniques, la souffrance l'est beaucoup plus rarement car elle exige des moyens humains. La technicité omniprésente à l'hôpital, la logique des marchés financiers envahissant le champ de l'accompagnement des plus âgés, nous ont fait passer d'une politique des soins à une police des soins qui met en souffrance les professionnels, devenus agents techniques auprès des personnes âgées. Comment retrouver du sens dans l'accompagnement (care) des personnes en souffrance qui ne peuvent prétendre à une guérison (cure) ?

  • S'inspirant de destins de centenaires rencontrés ici et là au détour de ses pratiques de gérontologue, l'auteur a souhaité apporter une vision positive de ce long chemin qu'est la vie de chacun à travers des analyses réflexives mais également la parole de femmes et d'hommes qui ont vécu cent ans et plus. Dans ces pages, leurs discours romancés constituent avant tout une leçon de vie pour les générations à venir, témoignant qu'au-delà des désillusions, des peines, des trahisons, des difficultés rencontrées, vieillir est une expérience extraordinaire. Cet ouvrage s'achève par une partie consacrée au Bien-vieillir, véritable manuel pour un meilleur vieillir en devenir. Le lecteur y puisera des vivres symboliques et des forces pour continuer d'aller de l'avant quel que soit son âge.

  • Quel sens revêt la maladie d'Alzheimer pour le conjoint valide et quelles conséquences entraîne-t-elle dans la vie de celui-ci ? Comment le conjoint affronte-t-il le changement de relation à l'autre ? Comment, pourquoi, dans quelles conditions, sur quel registre affectif et instrumental (d'aide ou de non-aide) poursuivre la relation à l'autre ? Quels chemins les conjoints empruntent-ils pour conserver leur désir et leur force de vivre ? A travers trois témoignages très différents l'auteur pointe les difficultés nouvelles et inédites dans un contexte social qui n'a pas préparé les conjoints à intervenir.

  • Vieillir avec ou sans déficiences pose avant tout la relation de l'individu au monde qui l'entoure, aux interactions avec les autres et interroge en permanence sur l'échange, au sens du partage, et dans ce mouvement, de l'amour à donner mais également à recevoir, la sexualité n'étant, elle, que l'une des formes de la manifestation de cet amour si vital et indispensable pour notre survie quotidienne. Les professionnels de ce secteur, acteurs de l'accueil en institution comme du soutien au domicile, mais également les familles, trouveront là un espace de réflexion, de confrontation et de débats pour se pencher, en retour, sur leurs pratiques professionnelles comme sur leur engagement auprès de ces populations souvent privées d'une vie intime.  Praticien de l'action médico-sociale depuis 30 ans, chercheur et enseignant, Philippe Pitaud est directeur de l'Institut de gérontologie sociale à Marseille et professeur associé à l'université de Provence.

  • Avec l'augmentation de l'espérance de vie et le vieillissement de la population, les troubles cognitifs pathologiques, au premier rang desquels figure la maladie d'Alzheimer, sont en constante augmentation. Les syndromes démentiels sont un problème de santé publique bien identifié actuellement de par leur fréquence et leur gravité. Le retentissement des troubles cognitifs et du comportement de ces patients dans la vie quotidienne a des conséquences lourdes, parfois dramatiques, pour le patient et son entourage. La crise familiale naît alors car les incompréhensions dues au comportement de la personne démente provoquent des tensions au sein du cercle privé : des chercheurs, des praticiens-chercheurs, des professionnels du secteur médico-social et des familles exposent leurs constats et leurs analyses dans le but de proposer des réponses adaptées à ces situations difficiles. Philippe Pitaud est sociologue, directeur de l'Institut de gérontologie sociale (Marseille), professeur à l'université Aix-Marseille.

  • Cet ouvrage se présente comme un antidote aux dérives instrumentales et managériales qui affectent aujourd'hui en profondeur le travail social. Face à la tendance actuelle à réduire le traitement des difficultés et des souffrances humaines à de simples procédures ou dispositifs, il engage les acteurs sociaux à fonder scientifiquement leurs interventions par une confrontation permanente entre la façon dont ils appréhendent la réalité sociale qu'ils ont pour tâche de traiter et un modèle explicatif susceptible d'éclairer les diverses modalités de la raison humaine. Jean-Yves Dartiguenave et Jean-François Garnier sont sociologues, université de Rennes. Réédition actualisée de L'homme oublié du travail social (érès, 2003)

  • Encore jeunes, en bonne santé, bénéficiant des ressources culturelles et économiques de bon niveau, les nouveau retraités ne peuvent plus et ne veulent plus être assimilés aux retraités oisifs et dépendants des générations antérieures. Les modèles de retraite mort sociale ou de retraite-loisir ne correspondent plus à leurs aspirations. Ils souhaitent mener une vie post-professionnelle organisée autour de plusieurs pôles non exclusifs : la vie familiale, la culture et les loisirs, mais aussi l'engagement dans des activités d'utilité sociale.

  • Les crises sporadiques qui agitent le système scolaire depuis une vingtaine d'années sont bien plus que la traduction d'un désenchantement de l'école ou d'un « malaise enseignant », lycéen ou étudiant. Elles sont à saisir comme symptôme d'une crise de citoyenneté collective, d'une véritable crise du politique. Si la violence scolaire est au coeur d'un malaise dans la citoyenneté, c'est que notre citoyenneté nationale est aujourd'hui confrontée à une implosion à la fois par le « haut » liée à la mondialisation et par le « bas » liée à des résurgences plurielles de communautés ; cette rupture du pacte républicain est porteuse de violences scolaires. Agrégée de sciences sociales, Béatrice Mabilon-Bonfils est enseignante à l'IEP d'Aix-en-Provence, chercheure associée à l'IREDU-CNRS de Dijon.

  • Sont exposées ici les pratiques d'accueil et d'accompagnement que propose le service d'accompagnement du deuil du Centre François-Xavier Bagnoud. Une équipe pluridisciplinaire offre une aide psychologique (entretiens de soutien, groupes d'entraide) à ceux qui s'adressent à elle à propos d'un décès qui les fait souffrir ou qui les obsède. Ces praticiens décrivent leur expérience et tentent d'en dégager les principes sous-jacents, les repères qu'ils se sont donnés au cours du temps, les doutes et les interrogations qui subsistent. Ils exposent aussi les conceptions théoriques auxquelles ils se réfèrent, dont ils ont besoin pour donner du sens à leur action. Alain Bercovitz, psychosociologue, est consultant au Centre François-Xavier Bagnoud (Paris).

  • En France, parents et professionnels font preuve d'une frilosité extrême en ce qui concerne l'éducation sexuelle des adolescents. Cet ouvrage est une sorte de programme d'éducation à la sexualité étayé de nombreux outils pédagogiques. L'auteur s'appuie sur les données les plus récentes de la sexologie, de la sociologie et sur 20 ans de recherches et d'expériences en tant que professeur d'éducation sexuelle.

  • À la fois guide méthodologique et analyse des pratiques, cet ouvrage constitue un véritable outil de formation professionnelle à destination des assistants sociaux dont la fonction est aujourd'hui mise à rude épreuve. La précarité des situations sociales, la diversité et la multiplicité des dispo-sitifs législatifs, le poids des exigences institution-nelles tendent à instrumentaliser la demande des usagers et la réponse professionnelle. Il devient alors difficile d'écouter, de comprendre, de reconnaître et d'accompagner le cheminement de la demande, afin d'établir une relation d'aide qui ait du sens pour l'usager et pour l'assistant de service social. Anne-Marie Bernard, Josette Demmou, Véronica Gargan, Michèle Girardet, Geneviève Jolicoeur, Charlotte Périé sont assistantes de service social. La plupart d'entre elles sont formatrices et assurent des supervisions dans le cadre de l'association FARE à Toulouse. Mise en vente le 6 mai 2010.

  • Le théâtre de la mort s'est profondément modifié en cette fin de XXe siècle. Dans les années soixante-dix, la mort, de plus en plus médicalisée, a ouvert un débat passionné sur la puissance de la médecine, l'acharnement thérapeutique, l'euthanasie... Aujourd'hui, le développement du concept d'accompagnement et de soins palliatifs ne manque pas de soulever de nouvelles questions : celle de la pertinence d'une législation du droit à la mort, celle du partage de l'information et de la vérité, celle de la souffrance et du respect de la dignité de la personne en fin de vie, celle de la responsabilité de la poursuite ou de l'arrêt des investigations et traitements, etc. En proposant une réflexion et des repères cliniques, philosophiques, juridiques, théologiques, les auteurs de cet ouvrage nous invitent à en débattre. Ils sont tous engagés dans la promotion d'une éthique clinique qui consiste, dans l'action, à se poser toujours trois questions : pourquoi faisons-nous cela ? Pour qui le faisons-nous ? En avons-nous le droit ?

  • Qu'est-ce que la qualité de vie en maison de retraite ? Cette question est d'importance quand on sait que la population accueillie en structure collective est de plus en plus âgée, de plus en plus dépendante, et qu'elle présente une forte probabilité d'être hébergée jusqu'à la fin de sa vie. Les réponses possibles à cette interrogation initiale ont suscité chez les auteurs une enquête nationale dont l'objectif était de confronter les pratiques observées aux besoins des résidents au sein des différentes institutions. Les résultats présentés mettent l'accent sur les notions de bien-être social et individuel, sur le rôle de l'équipe professionnelle et l'organisation du travail. Leur analyse a conduit à élaborer une méthode d'évaluation du projet de vie de l'institution - que celui-ci soit formalisé ou non - que les auteurs mettent ici à la disposition de tous ceux qui consacrent leur vie professionnelle aux personnes âgées en institution. Cet ouvrage, qui s'appuie très concrètement sur des observations et des propositions d'actions, invite les professionnels à envisager la qualité de vie au regard de leurs propres comportements envers les personnes âgées dont ils ont la charge. Personnel, direction, familles, bénévoles, mais aussi les résidents eux-mêmes se trouvent donc impliqués dans cette recherche d'une meilleure qualité de travail et d'existence.

  • Face à une révélation d'inceste, que font et que peuvent faire les travailleurs sociaux et les autres intervenants habituels (magistrats, médecins, enseignants...) ? Quelles mesures de protection des victimes mineures faut-il privilégier ? pour quelle efficacité ? Comment assurer en justice la défense et la représentation des intérêts de l'enfant ? Doit-on mener, au-delà des mesures d'urgence, une action auprès du groupe familial afin de prévenir une récidive toujours menaçante ? Telles sont les questions qui ont servi de fil directeur à la recherche de cinq années menée par un groupe de travailleurs sociaux et de psychologues de la Sauvegarde de l'enfance de Vendée dont cet ouvrage est l'aboutissement. À l'écart de toute ambition normative, leur travail - s'appuyant sur l'examen attentif de cas singuliers et sur une investigation statistique conduite par Gildas Loirand, sociologue - constitue une évaluation des actions menées sur le terrain auprès d'une centaine de familles à transaction incestueuse, révélée ou soupçonnée. Sont ainsi abordés le contexte du travail social dans l'approche des situations de violences sexuelles, les organisations familiales à risque incestueux, les conséquences des violences sexuelles sur la victime et son entourage pour souligner l'importance de la prévention et déboucher sur des pistes d'intervention possibles. Dans tous les cas, la protection et le soutien des victimes, pour lesquels se mobilisent les travailleurs sociaux, ne sauraient être véritablement assurés sans une coordination raisonnée de l'action des diverses institutions qui interviennent dès qu'un inceste est déclaré ou suspecté. Ainsi les auteurs qui ne proposent pas des « solutions clés en main » invitent tous les intervenants concernés à mettre en place localement des dispositifs d'actions concertées, y compris préventives, susceptibles d'offrir à chacun, dans le souci de l'intérêt de l'enfant, la possibilité d'exprimer sa spécificité professionnelle et sa compétence propre sans interférer sur celles des autres.

  • L'insertion sociale et professionnelle de malades mentaux en milieu ordinaire est-elle un mythe, une mode, une lubie expérimentale ? La spécificité de la maladie mentale nécessite-t-elle des aménagements de la réalité quitte à n'accéder qu'à une pseudo-insertion ? Peut-on mener une existence sociale et professionnelle satisfaisante, malgré la maladie ? L'insertion serait-elle une nouvelle thérapeutique de la psychose, ou le constat de sa cicatrisation ? Une institution peut-elle « prendre en charge » des personnes qui veulent devenir autonomes ? S'appuyant sur les douze années de fonctionnement du centre d'insertion sociale et professionnelle Jean Caurant, créé à l'initiative de l'UNAFAM, cet ouvrage examine avec attention ces questions, leurs incidences pragmatiques, et les bribes de réponses que cette expérience commence à apporter. Soignants, travailleurs sociaux, familles trouveront là matière à réflexion, car, comme le dit Jean-Claude Benoit dans sa préface « dans ce livre tout est concret, en contact immédiat avec « l'humain » et le « terrain ». De nombreuses et claires observations témoignent du cadre d'action des auteurs et de leur cheminement avec chaque client ».

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