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  • Psychothérapie interpersonnelle ; guide du clinicien Nouv.

    La psychothérapie interpersonnelle (PTI) est une psychothérapie de courte durée fondée sur la théorie de l'attachement.  Partant de l'idée que la détresse interpersonnelle a un lien étroit avec les symptômes psychiatriques et la souffrance psychologique générale, elle a pour objectif d'aider les patients à optimiser leurs relations et à faire appel au soutien affectif et pratique dont ils ont besoin pour mieux gérer leur détresse. Elle est particulièrement adaptée pour le traitement des dépressions du post-partum.

    La PTI se distingue ainsi des traitements cognitivo-comportementaux (TCC), centrés principalement sur les schémas cognitifs du patient, et des thérapies psychanalytiques où l'intérêt est avant tout porté sur les origines précoces du fonctionnement psychique. En effet, la PTI se concentre avant tout sur les interactions de l'individu avec les autres, à tous les niveaux de son réseau social. Elle se propose d'aider le patient à améliorer sa communication et son soutien social dans le présent.

    Ce guide méthodologique et clinique rend la psychothérapie interpersonnelle accessible aux professionnels désireux de la pratiquer.

  • La réalité clinique et institutionnelle, et ses difficultés actuelles, ont conduit les auteurs à relire plusieurs séminaires de Jean Oury, mais aussi à revisiter la catégorie de l'imaginaire à partir de l'élaboration de Cornelius Castoriadis. Là où Lacan mettait le symbolique, puis le Réel, au coeur de la problématique du sujet, Castoriadis place l'imaginaire radical - à entendre dans ses deux acceptions : à la racine du sujet, mais aussi dans son inscription dans les « productions imaginaires du social-historique » -, une manière pour lui de se détacher très tôt du structuralisme, de tout déterminisme, et de ce qu'il appelle « la pensée héritée ».

    À partir de cet ancrage théorique et politique, les auteurs explorent les pistes offertes par leur clinique des psychoses et des états limites, attentive à la narrativité, aux productions plastiques des patients, à leur accès à l'espace imaginaire... Ils insistent sur la nécessité actuelle de repenser leur pratique clinique et institutionnelle en prise avec une « nouvelle raison du monde » néolibérale qui engendre une vision réifiée des sujets en souffrance, et promeut un imaginaire comptable, marchand, où chacun se trouve mis en concurrence avec tous.

  • Le Collectif à venir indique d'emblée la dimension et le projet politique de ce livre, au sens de : comment s'organiser, comment se regrouper, comment agir ensemble ? Ou encore : comment créer du commun ?

    Les auteurs rassemblés par La Criée, association créée en 1986 à Reims, exercent dans des institutions psychiatriques. En s'appuyant sur ceux qui les ont précédés, et en particulier sur la pensée de Jean Oury, ils témoignent de leur résistance opiniâtre contre les folies évaluatrices et les volontés de mise au pas de la Haute Autorité de santé, qui s'institue aujourd'hui en « police de la pensée » du soin et des pratiques. Ils montrent comment leur clinique prend sens dans un collectif à construire et à entretenir en ayant le souci de tenir le cap des « praxis instituantes », autrement dit de relancer sans cesse la création de lieux d'accueil et de soins qui s'appuient sur la créativité et la parole mise en acte de ceux qui s'y tiennent : patients, soignants, mais aussi familles et personnes concernées.

  • Olivier Labouret dénonce le tournant sécuritaire que le gouvernement impose à la psychiatrie et qui a abouti à la loi de juillet 2011 permettant de traiter de force à domicile tout trouble du comportement. La psychiatrie publique ne doit pas devenir l'instrument d'une persécution d'État bafouant les droits humains fondamentaux.

    L'évolution actuelle de la psychiatrie sert de caution scientiste à une politique néolibérale qui ne cesse de se durcir. Ainsi la nouvelle loi sécuritaire du 5 juillet 2011 marque un tournant historique en permettant de traiter de force tout trouble du comportement individuel à domicile. À l'heure où une politique d'austérité généralisée vient répondre à l'emballement insensé du système économique, le contrôle social de la « santé mentale » des populations est ainsi assuré par la peur de la folie et de l'exclusion. Pour que la psychiatrie publique ne devienne pas le nouveau ministère de l'Intérieur psychique, ni la police des comportements, l'auteur nous invite à lutter contre ce nouvel ordre psychiatrique profondément déshumanisant.

    Olivier Labouret est médecin psychiatre en hôpital public. Il est l'auteur de La dérive idéologique de la psychiatrie. Quand le président se prend pour un psy, c'est la France qui devient folle (érès, 2008). Il est président de l'Union syndicale de la psychiatrie, membre de la Ligue des droits de l'Homme et du conseil scientifique de l'Association pour la taxation des transactions et l'action citoyenne (ATTAC).

  • Le propre de la folie, dans ce qu'elle a de plus humain, est peut-être de ne jamais se laisser saisir. Elle échappe, met en tension toute tentative de théorisation à son égard. Et le sujet, par-delà son trouble, résiste à l'objectivation d'un discours univoque. Ainsi en témoigne l'histoire de la psychiatrie qui semble vouée à l'éclatement, aux querelles intestines, aux revirements idéologiques les plus brutaux : de l'apogée du mouvement asilaire à la sectorisation, du «?traitement moral?» de Pinel à la découverte des neuroleptiques, de la psychanalyse aux thérapies cognitivo-comportementales.

    Dès lors, le jeune psychiatre se trouve confronté à des choix parfois difficiles et éprouve quelques difficultés à faire sienne cette histoire mouvementée. Comment peut-il se repérer dans les querelles théoriques, cliniques, épistémologiques qui animent cette discipline ? Comment concilier un goût pour les sciences humaines et la nécessité d'une rigueur propre à l'approche statistique?? Comment croiser les apports nécessaires de l'antipsychiatrie et les bienfaits des institutions de soin?? Comment entendre le sujet au-delà de ses symptômes ?

    Des psychiatres, des psychanalystes et des philosophes expérimentés ont accepté de livrer leur approche des savoirs en psychiatrie et de faire ainsi oeuvre de transmission auprès des jeunes professionnels en santé mentale.

  • Dans un souci de transmission, Jacqueline Maqueda croise son savoir-faire professionnel de l'orthophoniste-musicothéra-peute à une approche plus personnelle, mêlant expérience singulière, récit clinique, narration littéraire et poétique.

    Comme dans son premier livre L'enfant et la gourmandise des mots (Eres 2001), l'auteur introduit le lecteur dans les arcanes de son métier d'orthophoniste, en partageant avec lui son plaisir de la langue et du jeu avec la polysémie des mots et leurs sonorités. Elle ouvre pour lui ses malles à trésors où sont précieusement entassés mots et objets de ses patients, en majorité des enfants autistes et psychotiques. Occasion de chiner les mots et les histoires cliniques pour mieux les transmettre. Occasion de dire aussi les valeurs qui ont fondé son travail et auxquelles elle tient.

    Jacqueline Maqueda est orthophoniste-musicothérapeute à Villeurbanne (Lyon).

  • La haine de la psychanalyse et de la psychothérapie institutionnelle, la haine de l'inconscient font rage et engendrent des campagnes de calomnies qui tournent sur Internet et dans de nombreux médias. Le récent plan Autisme en est un symptôme politique accablant. Comment en sommes-nous arrivés là ?

    Des cultures, des civilisations ont pu disparaître sous nos yeux au profit d'une homogénéisation. Rien ne nous dit qu'il n'en sera pas de même pour nos pratiques, marquées par la psychothérapie institutionnelle et la psychanalyse, si nous n'avons pas le souci de les transmettre.

    Transmettre suppose un processus dialectique de dessaisissement chez les uns et de réappropriation/réinvention chez les autres. Encore faut-il aussi qu'il n'y ait pas empêchement, voire interdiction d'une telle transmission, en contradiction flagrante avec l'entreprise de formatage actuelle qui prône une non-pensée.

    L'association La Criée reprend à bras le corps un de ses motifs fondateurs - les enjeux cliniques et politiques du transmettre en psychiatrie - dans un mouvement de mise au travail du Collectif. Les auteurs s'attachent à préciser « l'inestimable objet de la transmission » (Legendre) et à le distinguer de l'enseignement d'un savoir. Cette transmission ne saurait s'opérer sans reste, sans butée sur l'intransmissible et l'impartageable, faute de quoi elle produirait « une bande de clones » (J. Hassoun).

    Ce livre est dédié à la mémoire de Jean Oury

  • Les lieux de vie proposés aux patients psychotiques favorisent-ils ou freinent-ils la démarche de soin ? Vont-ils dans le sens de l'aliénation ou de la réhabilitation ? Une réflexion innovante étayée sur des expériences concrètes offre aux soignants des outils pour rester lucides dans le difficile exercice de leur métier.

    Le soin psychiatrique peut difficilement se passer de lieux résidentiels au long cours : hier l'asile, puis l'hôpital, aujourd'hui les diverses sortes d'appartements et de communautés thérapeutiques, les différentes formules de foyers, les pensions, les maisons d'accueil spécialisé, les maisons-relais - sans oublier les services hospitaliers, ultime recours lorsque les capacités de contenance et de tolérance de ces structures sont dépassées. L'évolution actuelle des services hospitaliers vers la seule prise en charge des décompensations aiguës souligne chaque jour davantage la place centrale, dans toute stratégie de soin, de ces structures résidentielles, celles qui existent... et celles qui sont à créer. Pour autant, il ne suffit pas qu'une institution se veuille thérapeutique pour qu'elle le soit : comment un « toit » parvient-il à être soignant ?

    Marcel Sassolas est psychiatre et président de l'association « Santé mentale et communautés » dont il a été responsable médical pendant trente ans. Depuis 1986, il anime en qualité de directeur scientifique le cours sur les techniques de soins en psychiatrie de secteur organisé tous les deux ans à Villeurbanne par cette association. Il est membre de la Société parisienne de psychanalyse.

  • Ce livre collectif interroge la possibilité du soin psychique dans un moment politique où se trouve mis à mal le « lieu de la fabrique » (J. Oury).

    Il s'agit de penser l'actuel des pratiques de soin à destination des personnes psychotiques, mises à mal par une logique managériale de marchandisation de l'humain, redoublée maintenant d'une logique prétendument sécuritaire, en campant très fermement sur les deux jambes de la psychothérapie institutionnelle - la politique et la psychanalytique - pour soutenir les processus de subjectivation et de création au coeur même de la crise de la culture.

    Patrick Chemla est psychiatre, psychanalyste à Reims, La Criée. Il a dirigé de nombreux ouvrages aux éditions érès.

  • De la soif de connaître, de savoir, d'apprendre, aux indiscrétions les plus pathologiques, en passant par le vilain défaut, des pulsions épistémophiliques à la recherche de la vérité, et aux aléas de la recherche scientifique, la curiosité est au coeur de nos mouvements de pensée et du va-et-vient de nos affects. Elle anime de manière variée notre travail relationnel en psychiatrie, nos recherches cliniques, nos conceptualisations.
    François Tosquelles nous le rappelle, dans curiosité il y a cure, prendre soin de. On ne peut éprouver la curiosité que dans la mesure où on prend soin de l'autre. Il y a donc cure dans la cure qui suppose l'éveil mutuel d'un certain nombre de curiosités l'un pour l'autre, aussi bien du thérapeute vis-à-vis du soit-disant malade que du malade vis-à-vis du thérapeute, et même au-delà pour sa famille, enfin pour tout ce qui touche sa vie.

    À condition toutefois que dans cet élan vers l'autre, notre curiosité ne soit jamais satisfaite et qu'elle nous permette d'accueillir le sujet dans toute son opacité.

  • La plainte occupe une place prépondérante dans tout discours de souffrance, elle constitue naturellement Yordinaire de toute pratique clinique. Evidence de cette présence pourrait en faire un point aveugle pour une conceptualisation.

    La plainte se fonde initialement sur la reconnaissance d'un objet : la mère et le constat, toujours récusé, de sa nécessaire distance. Avec cette hypothèse, cet essai voudrait la penser sans forcément la panser.

    La pratique de la psychanalyse met en évidence le recours répété aux mots pour dire la plainte, sans toujours préjuger des maux qui semblent la susciter. Sans jamais prétencire l'abolir, cet ouvrage ne se résigne pas à l'inéluctable de la plainte.

    Conçu à partir d'une clinique psychanalytique, il évoque régulièrement et concrètement des paroles de plainte pour en situer la valeur ajoutée subjectivement et les significations portées dans le lien intersubjectif.

    Pour autant, la réflexion proposée n"est pas repliée entre divan et fauteuil, tout praticien (médecin, travailleur social, psychologue, soignant...) à l'épreuve quotidienne de plaintes réitérées y trouvera l'occasion de les revisiter sans peut-être sien plaindre.

  • Illustre et... méconnu, F.J.V. Broussais reste cependant celui qui, par la critique radicale qui accompagna l'invention de la « médecine physiologique », entraîna la grande rupture entre l'ancien et le nouveau dans l'analyse des phénomènes vivants normaux et pathologiques. Avec lui, les « entités » laissent place aux localisations fonctionnelles, aux phénomènes d'interaction, de régulation, de rétroaction, du fait « élémentaire » de l'irritation, à ceux, les plus complexes, des états mentaux, selon une conception « organismique-dynamique » qui synthétise phénomènes généraux et spéci?ques. Pourtant sa mémoire et son oeuvre furent plus que déconsidérées par ses héritiers ingrats qui en exploitèrent les ressources pour mieux en occulter la source !

    C'est que la « révolution » conceptuelle du réformateur, fondateur de surcroît de la médecine préventive et de l'hygiène publique, prit naissance dans un climat polémique de luttes idéologiques, politiques et sociales violentes, re?étées jusque dans la science, en une époque où l'histoire défaisait et refaisait toutes les valeurs dans la traversée des régimes bouleversés laissant jusqu'à nos jours des traces toujours sensibles. Une lecture de l'oeuvre du précurseur n'en fait que mieux ressortir l'étonnante modernité, l'ampleur programmatique, la richesse des intuitions et représentations d'attente sur fond de questionnement éthique.

    Elle fait apparaître la grandeur du personnage au-delà de ses travers et limites, et le remet à la place centrale qui est la sienne dans l'évolution des idées médicales et dans la compréhension de la fonction mentale. Son dossier ouvert dans le contexte de sa recherche et des appréciations de ses pairs, puis des historiens, épistémologues ou littérateurs qui témoignèrent sur lui, à charge et à décharge, permettra au lecteur soucieux de ne pas dissocier l'oeuvre de l'homme, le corps du sens, le psychisme de l'histoire
    personnelle et collective, de rendre enfin « justice » à Broussais.

  • Le port d'attache des deux auteurs - l'un est neuropsychiatre, l'autre est plasticienne - n'est ni la faculté de Géométrie ni l'académie d'Interprétation du dessin d'enfant, mais une clinique de psychiatrie institutionnelle (La Chesnaie, à Chailles dan le Loir et Cher). Leur cheminement improbable s'est à proprement parler effectué de conserve, chacun naviguant en gardant à vue le travail de l'autre. Au départ, une trouvaille de Will de Graaff, relevée par Claude Jeangirard : Dans le dessin d'enfant on voit apparaître des invariants graphiques universels dont la trace subsistera au coeur des oeuvres d'art de tous les temps. Portée à un plus haut degré de généralité, elle s'exprime ainsi : L'objet de ce travail est de comprendre comment l'espace s'inscrit dans la subjectivité - ou manque à le faire dans la pathologie mentale - et comment l'enfant dessinant et l'artiste parviennent à monter ensemble l'homme et l'espace. Ainsi nolisés, les deux navires ne se sont pas refusé des détours dignes de Michel Serres, empruntant aux savoirs (psychanalyse, anthropologie, étude structurale des contes, neurologie, philosophie, psychiatrie...) juste ce qu'il faut pour nourrir une exploration constamment inventive : c'est ainsi que se tendent les voiles au vent de la liberté, autre nom du travail de la pensée.

  • Cet ouvrage porte sur les questions fondamentales de la pratique et de la théorisation de la psychiatrie aujourd'hui : la prise en charge des enfants, des adolescents et des adultes autistes et psychotiques, à chacun des âges de la vie. Quelle est la trajectoire de ces sujets singuliers, soumis à une angoisse qui fragilise en permanence leur appareil psychique ? Ne reflète-t-elle pas les difficultés des familles, des équipes soignantes à assumer la continuité des soins ? Ne ressemble-t-elle pas trop souvent à un parcours du combattant où l'intensité des soins et leur cohérence interne diminuent avec le temps qui passe ? Après une mobilisation souvent très grande au début des soins pendant la petite enfance, comment se négocient les différents passages de l'enfance, de l'adolescence à l'âge adulte puis à la vieillesse ? Agit-on toujours au mieux des intérêts des sujets ? Les équipes soignantes prennent-elles la peine de se coordonner et d'aménager des relais pour améliorer la qualité de la prise en charge ? Des solutions artisanales sont-elles encouragées, possibles ou empêchées par les organisations qui sont imposées sous couvert de rationalisation des soins ?

    Jean Oury, Geneviève Haag, Salomon Resnik, Michel Minard et de nombreux autres psychiatres, psychanalystes, soignants, confrontent leurs expériences et leurs théorisations.

    Pierre Delion est psychiatre des hôpitaux, psychanalyste, responsable d'un service de psychiatrie infanto-juvénile à Angers. Président de la fédération nationale inter-associations culturelles, il est engagé depuis vingt-cinq ans dans la rénovation de la psychiatrie contemporaine avec les différentes équipes qu'il a animées et anime aujourd'hui. Pour mieux soigner les enfants autistes et psychotiques, il tente d'allier les avancées rendues possibles par la psychiatrie de secteur et celles résultant de la psychothérapie institutionnelle. Il a dirigé ce volume dans le cadre de l'Association culturelle en santé mentale d'Angers.

  • En quel sens peut-il être question, dans l'evolution des connaissances, de l'action et des rapports humains d'un devenir proprement historique ? On tend à nous proposer, à cet égard, l'alternative entre deux représentations du passé et de la mémoire : celle qui, sans changer de méthodes, prétend perfectionner la qualité des résultats ; et celle, tout autre, qui prétend rassembler les démarches intellectuelles et techniques par des voix
    radicalement nouvelles. De ce point de vue, on qualifie d'historique l'avènement d'un nouvel état d'esprit. Ce changement réduirait les démarches liées au passé à un souvenir archaïque. Le passé ne serait que ce qui est dépassé.

    L'ouvrage que voici accorde une importance spécifique à la dimension proprement historique de l'existence humaine. La signification du temps vécu s'y manifeste de multiples manières parmi lesquelles les références à la santé mentale et au devenir culturel se font constamment sentir. Par là s'explique aussi la différence jamais négligeable entre l'histoire et les histoires. Le travail thérapeutique en psychiatrie s'échaffaude à l'entrecroisement de toutes sortes d'histoires : histoire du patient, histoire du soignant ou des soignants, histoire de la
    maladie, histoire de l'institution, histoire de la clinique, histoire des théories psychiatriques, histoire tout court.

    Et le travail psychothérapique consiste pour l'essentiel à tisser ou retisser l'histoire d'un sujet qui s'en trouve plus ou moins dépossédé, sans trop se raconter d'histoires. Cest autour des différents aspects de la notion d'histoire que les auteurs de cet ouvrage tissent à leur tour leurs histoires qui traversent le temps et les continents.

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