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  • Un livre qui fait le point sur la notion de peurs partagées collectivement en confrontant différents niveaux d'analyse et différents regards à travers des objets d'actualité (catastrophes naturelles, risques technologiques, virus, changements sociaux comme le mariage homosexuel). L'ouvrage aborde les peurs collectives du point de vue de la psychologie sociale et de la sociologie dans le souci d'analyser les mécanismes psychosociaux à l'oeuvre dans la construction et la manifestation de celles-ci. Son ambition est de constituer un ouvrage de référence pour qui s'intéresse aux processus psychologiques et sociaux impliqués dans les grandes peurs contemporaines.

  • La pensée sociale pose l'existence d'un Sujet pratique dont les activités cognitives sont à la fois motivées et conditionnées par son insertion sociale particulière, autrement dit par sa citoyenneté au sens étymologique du terme ; et c'est donc du côté même de cette insertion qu'il convient de rechercher les principes de production et de régulation de ces activités cognitives. Touchant à l'ensemble des sciences sociales, à l'épistémologie et à l'histoire, les travaux sur la pensée sociale, dont ce livre rend compte, offrent des outils d'analyse et des clés de compréhension pour les mouvements sociaux d'hier et d'aujourd'hui. Ils permettent de restituer les faits de communication dans un espace conceptuel enrichi, intégrant les activités cognitives et les rapports intergroupes. Ils contribuent ainsi à rendre à la psychologie sociale son statut de discipline nécessaire. Michel-Louis Rouquette est professeur en psychologie sociale à l'université Paris Descartes.

  • La pensée sociale pose l'existence d'un Sujet pratique dont les activités cognitives sont à la fois motivées et conditionnées par son insertion sociale particulière, autrement dit par sa citoyenneté au sens étymologique du terme ; et c'est donc du côté même de cette insertion qu'il convient de rechercher les principes de production et de régulation de ces activités cognitives. Touchant à l'ensemble des sciences sociales, à l'épistémologie et à l'histoire, les travaux sur la pensée sociale, dont ce livre rend compte, offrent des outils d'analyse et des clés de compréhension pour les mouvements sociaux d'hier et d'aujourd'hui. Ils permettent de restituer les faits de communication dans un espace conceptuel enrichi, intégrant les activités cognitives et les rapports intergroupes. Ils contribuent ainsi à rendre à la psychologie sociale son statut de discipline nécessaire. Michel-Louis Rouquette est professeur en psychologie sociale à l'université Paris Descartes.

  • L'inconnu du B.L.B. est un roman policier qui entraîne le lecteur à la découverte d'énigmes intriquées, celle de la recherche d'un inconnu entrevu par un livreur de pizzas dans les lacis d'une cité, celle de la découverte progressive de ce qui rythme et anime la vie de cette cité de banlieue, rassemblements explosifs, tumultueux ou festifs, celle de la recherche de soi que les jeunes citoyens poursuivent à travers un mode d'écriture - matérialisé dans l'ouvrage par les scansions de rap et de diverses créations - dans un désir d'inscription sociale hors de la ségrégation qui les plombent. La solidarité qui se dévoile, au fil de l'ouvrage, entre les habitants de cette cité est un enseignement pour ceux qui lui sont étrangers. Cette solidarité ne se constitue pas « contre » l'extérieur : elle met en lumière la nécessité pour chaque jeune d'avoir un interlocuteur qui lui permette d'être reconnu, de découvrir ce qui l'anime en son for intérieur et qu'il ne fait qu'entrevoir, car cette part de lui-même lui est aussi inconnue qu'une rencontre impromptue dans les rues de la cité. Gérard Streiff : journaliste, essayiste et romancier français auteur de 25 ouvrages dont Le Cas G.B., La Baleine-Le Poulpe, 2000 ; Le Putsch, Issy-Les-Moulineaux, Ed. du Toucan, 2008, et directeur de collection chez Passages ; et des jeunes d'une cité de banlieue parisienne Le Bois L'Abbé, qui ont participé à l'élaboration d'un roman dans le cadre d'un atelier d'écriture entre janvier et juin 2006.

  • A partir de nombreux entretiens menés depuis une dizaine d'années, de l'exploitation d'archives internes, collectées et conservées, des travaux de recherche existant, cet ouvrage constitue un témoignage précieux sur le développement des services sociaux à la SNCF, dans un contexte original tant du point de vue institutionnel que du point de vue social. 1945-1985 : ces seuils chronologiques peuvent étonner, car ils ne correspondent qu'en partie aux inflexions globales de la société française. Pour la SNCF, ce sont, après 1945, des années de reconstruction et de modernisation rapide du réseau ferré, de recrutement, de mise en place et d'évolution des structures de management (dirait-on maintenant) comme de concertation entre direction et représentants du personnel. Plus particulièrement pour son action sociale, dont le fonctionnement obéit à des règles spécifiques, dérogatoires au droit commun, s'ouvre une période de développement et de diversification des activités, de professionnalisation des personnels, de réflexion sur les politiques sociales de l'entreprise.

  • L'adolescence n'est pas cet âge de sinistre réputation qui meurtrit et handicape. Non, la majorité des adolescents ne sont ni immatures, ni violents, ni « opposants-nés », ils regorgent d'intelligences et de capacités. Au-delà des préjugés, voici un regard neuf sur l'adolescence, période de la vie définie socialement et culturellement et non biologiquement, car elle débute avant la puberté et se termine bien plus tôt qu'on ne le dit, avec l'entrée dans la première jeunesse. Marie Cipriani-Crauste, psychosociologue et anthropologue, Michel Fize, sociologue, sont chercheurs au CNRS (Centre d'ethnologie française).

  • L'adolescence n'est pas cet âge de sinistre réputation qui meurtrit et handicape. Non, la majorité des adolescents ne sont ni immatures, ni violents, ni « opposants-nés », ils regorgent d'intelligences et de capacités. Au-delà des préjugés, voici un regard neuf sur l'adolescence, période de la vie définie socialement et culturellement et non biologiquement, car elle débute avant la puberté et se termine bien plus tôt qu'on ne le dit, avec l'entrée dans la première jeunesse. Marie Cipriani-Crauste, psychosociologue et anthropologue, Michel Fize, sociologue, sont chercheurs au CNRS (Centre d'ethnologie française).

  • Non, la crise d'adolescence (de la puberté en réalité) n'est pas une fatalité, ne répond à aucun déterminisme biologique. Non, l'opposition aux parents (aux enseignants quelquefois) n'est pas une nécessité. Pourtant, chacun le voit, le vit : tensions et oppositions existent. Quelle en est donc l'origine ? Il semble bien, comme le soulignait déjà Rousseau, que certaines conditions familiales (de dialogue et de responsabilités) ou sociales (d'implication des adolescents dans la vie de la cité) soient de nature à contrarier le processus de crise pubertaire. Ce livre n'a d'autre but que de montrer un visage tranquille des adolescents. Probablement le visage le plus courant.

  • L'exclusion sociale, et les problèmes qu'elle engendre, constitue aujourd'hui l'une des préoccupations majeures des travailleurs sociaux, des magistrats, des hommes politiques, des enseignants, des policiers, etc. Comment comprendre et analyser la dynamique de l'exclusion ? Comment agir pour la prévenir et la réduire ? Représentatif des recherches menées en psychologie sociale, cet ouvrage apporte sa contribution en proposant analyse et réponses concrètes.

  • Ce travail de recherche se propose de définir quelques-uns des processus par lesquels les sujets répondent au besoin de donner sens à leurs conduites. Comment le sujet se donne-t-il une image évolutive de lui-même, de son système de préférence ? Comment, à chaque étape de sa vie, exerce-t-il des activités de coordination de ses conduites, exigées par son appartenance à des groupes (à des socialités) différents (famille, milieux éducatifs, travail, religion, vie culturelle...) ? Pour l'exploration de ces processus, l'auteur a recours à l'analyse des parcours de vie (témoignages, autobiographies, journaux intimes...) qui invite à prendre en compte les hésitations, les délibérations, les attachements, les rejets, les représentations exprimés par les sujets eux-mêmes.

  • Denise Jodelet poursuit une oeuvre dont la créativité rejoint celle des pionniers des sciences sociales, interrogeant le fonctionnement de leur société, actifs sur tous les terrains, curieux des autres cultures et respectueux des différences. Ses travaux explorent la pensée et la mémoire sociales, scrutées dans leur fonctionnement symbolique, cognitif, émotionnel et pratique, tel qu'il apparaît dans les différents aspects de la vie quotidienne. Cette orientation privilégie une méthodologie qualitative ouverte et scientifiquement rigoureuse, qu'elle a su diffuser avec conviction. Cet ouvrage rend compte de ses apports qui ouvrent une alternative au courant de la cognition sociale dominant en psychologie sociale. Un collectif de quarante enseignants et chercheurs, européens et latino-américains, provenant de différentes disciplines de sciences sociales, analysent l'originalité de cette oeuvre, interrogent les liens intellectuels et affectifs qui ont permis la création d'un réseau universitaire international et qui contribuent à la diffusion et au rayonnement scientifique d'une rare intensité. Cette posture de chercheur crée des liens avec les acteurs de terrain et initie une réflexion collective tournée vers notre devenir. Le lecteur trouvera dans l'ouvrage un aperçu des développements récents de la théorie des représentations sociales, de la mémoire sociale, des recherches liées à l'éducation, à la santé, au corps, à la maladie mentale, à l'environnement et un modèle charismatique de fonctionnement intellectuel, propre à éveiller des vocations. Elisabeth Lage est maître de conférences à l'EHESS. Elle a dirigé le Laboratoire de psychologie sociale de 1999 à 2006. Ses premières recherches, effectuées avec Serge Moscovici, ont porté sur l'influence minoritaire. Béatrice Madiot est maître de conférences à l'université de Picardie Jules Verne. Angela Arruda est professeur à l'Institut de psychologie de l'université fédérale de Rio de Janeiro, Brésil.

  • « L'Europe est sous l'eau. Des habitants de Bagatelle, quartier populaire de Toulouse, attendent sur le toit d'un immeuble une embarcation pour partir en Afrique. Pendant ce temps, dans un bunker sous-marin, se tient une réunion exceptionnelle des ministres européens de l'environnement ». Ailleurs est une expérience de création théâtrale avec des habitants d'un quartier populaire de Toulouse. Cet ouvrage révèle cette aventure singulière, rencontre humaine et défi artistique à laquelle se sont joints des universitaires.

  • Les auteurs, en référence aux enseignements de Philippe Malrieu (1912-2005), auteur majeur de la psychologie du xxe siècle trop peu connu, prolongent sa réflexion, la renouvellent, en resituant ses visées et ses exigences à la fois scientifique et citoyenne. En écho ou en contrepoint aux nombreux travaux de sociologie qui font des structures sociales le déterminant premier, voire unique, des conduites humaines, en débat avec les travaux de psychologie qui minimisent le rôle des structures et des normes sociales dans la construction du sujet humain, l'ouvrage montre comment Malrieu, ainsi que les chercheurs et les praticiens en psychologie qui adoptent, discutent et prolongent son modèle de la socialisation en psychologie, mettent au coeur de la construction de la personne, la délibération et les choix actifs concertés des individus, vis-à-vis des interactions plus ou moins conflictuelles qu'ils développent tout au long de leur vie avec la pluralité hétérogène de leurs environnements sociaux.

  • C'est une confrontation entre psychanalystes et anthropologues sur la problématique de la banlieue. Des chercheurs et spécialistes de l'adolescence à problème s'interrogent sur le lien entre les limites de la ville, les limites du social et les pathologies psychologiques de la limite. Cet ouvrage pose la question de l'existence d'une pathologie sociale particulière qui prendrait racine dans ce lieu d'exil.

  • Susciter dans un service de la SNCF, peu connu du public et en pleine mutation, l'émergence d'une mémoire jusque là négligée, retrouver et comprendre les ressorts d'une action souvent exemplaire, mobiliser pour cette tâche des hommes et des femmes fortement liés au service lui-même, par leur vie professionnelle, leurs amitiés et leur engagement, le projet était ambitieux.
    Elaboré par une équipe d'acteurs sociaux, cet ouvrage en est l'aboutissement. Il raconte la mise en place des services sociaux dans les réseaux ferroviaires par les pionnières de l'action sociale en France. A travers des analyses historiques et sociologiques, est expliqué le rôle de ces étonnants ingénieurs qui eurent l'idée de créer de tels services. Enfin il montre que ces services sociaux furent à la pointe du travail social, par exemple en introduisant en France le case-work.

    Construit à partir des archives et de nombreux témoignages, cet ouvrage apporte une contribution originale à l'histoire sociale, à l'histoire des femmes en particulier et à l'histoire immédiate du XXe siècle

  • Cet ouvrage présente les différentes démarches méthodologiques et les différents outils de recueil et de mesure des représentations sociales. Conçu comme un manuel pratique, il expose un ensemble d'exemples de travaux empiriques ainsi que de recherches fondamentales et appliquées.

  • A l'heure où les préoccupations se concentrent sur la délinquance, les mauvais traitements, le droit des usagers, ce livre permet d'éclairer les enjeux actuels de la protection de l'enfance. L'association Olga Spitzer a été fondée en 1923 par des pionniers de la protection sociale et judiciaire de l'enfance. Ceux-ci étaient convaincus que, d'une part, il fallait apporter des réponses plus éducatives que répressives à la délinquance juvénile et aux défaillances parentales et que, d'autre part, seuls des professionnels qualifiés auraient les conditions requises pour cela. Attachés aux valeurs humanistes et à la solidarité sociale, les professionnels des établissements de l'association ont contribué à l'élaboration des grandes lois de protection de l'enfance et à la modélisation de techniques d'intervention auprès des enfants et des familles en difficulté. Cette monographie qui met en interaction le fait institutionnel et le fait politique décrit, à la façon des historiens, les mutations du droit des mineurs, celle des politiques de santé et de la Famille ainsi que celles du travail social. Michèle Becquemin, sociologue spécialisée en histoire des institutions, conseillère technique au service social de l'enfance de Paris.

  • La précarité socio-économique est devenue aujourd'hui une préoccupation quotidienne pour un nombre grandissant de personnes. Le présent ouvrage cherche à vérifier les effets psychologiques, négatifs ou positifs, de cette précarité. Il s'agit de tester les limites du préjugé selon lequel toute personne ayant des difficultés physiques, économiques, sociales ou culturelles, aura inévitablement des difficultés psychologiques, se trouvera automatiquement plus vulnérable. Selon une méthode rigoureuse, les auteurs montrent qu'au contraire, dans les situations difficiles, la personne n'est ni passive, ni totalement déterminée par les données externes que la vie lui impose. Elle est en mesure de trouver autour d'elle et en elle-même les ressources nécessaires pour résoudre ses problèmes et lutter contre l'effet dévastateur du stress, de l'exclusion et de l'indifférence. Pierre Tap est professeur émérite de l'université de Toulouse- Le Mirail ; Maria de Lourdes Vasconcelos est professeur à l'Institut supérieur Bissaya Barreto (Coimbra).

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